1. Résumé / Abstract
L’échelle de Supériorité liée à l’achat (Superiority [Purchase-Related]) constitue une sous-dimension centrale du construit d’arrogance du consommateur (Consumer Arrogance), conceptualisée et validée psychométriquement par Ruvio, Bagozzi, Hult et Spreng (2020) dans le Journal of the Academy of Marketing Science. Cette mesure opérationnalise la tendance psychologique et comportementale par laquelle un individu mobilise ses comportements d’achat, ses acquisitions matérielles et ses choix marchands dans le but explicite de signaler publiquement sa supériorité, sa sagacité et son habileté financière par rapport à autrui. Composée de 4 items mesurés sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »), l’échelle capte la motivation d’auto-rehaussement statutaire à travers la démonstration d’une compétence d’achat hors pair, notamment la capacité à dénicher les meilleures affaires commerciales et à faire preuve d’intelligence marchande (smart shopper).
D’un point de vue psychométrique, l’instrument présente des propriétés de mesure robustes au sein de multiples échantillons transculturels et méthodologiques. La cohérence interne est invariablement élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach (α) et des fiabilités composites (ρc) excédant systématiquement les seuils conventionnels de 0,85. L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) démontre des saturations factorielles standardisées substantielles (toutes supérieures à 0,75) ainsi qu’une variance moyenne extraite (AVE) supérieure à 0,65, attestant d’une excellente validité convergente. De surcroît, la validité discriminante est fermement établie par rapport aux construits adjacents tels que le matérialisme, la susceptibilité à l’influence interpersonnelle et les autres dimensions de l’arrogance du consommateur. Enfin, l’échelle démontre une validité prédictive notable vis-à-vis de comportements de transmission d’informations marchandes, plus particulièrement le bouche-à-oreille (word-of-mouth) vantard et l’ostentation sociale.
2. Mots-clés / Keywords
Arrogance du consommateur, supériorité liée à l’achat, psychométrie, consommation ostentatoire, comparaison sociale, bouche-à-oreille, auto-rehaussement, signalement statutaire, comportement du consommateur, validation d’échelle.
3. Auteurs / Authors
L’échelle de supériorité liée à l’achat a été élaborée et validée par une équipe de chercheurs de premier plan dans les domaines du marketing, du comportement du consommateur et de la psychométrie appliquée :
- Ayalla Ruvio, Ph.D. : Professeure agrégée de marketing au sein de l’Eli Broad College of Business, Michigan State University (East Lansing, MI, États-Unis). Spécialiste du comportement du consommateur, de l’identité matérielle et de la psychologie des marques. Courriel institutionnel : [email protected].
- Richard P. Bagozzi, Ph.D. : Dwight F. Benton Professor of Behavioral Science in Management à la Stephen M. Ross School of Business, University of Michigan (Ann Arbor, MI, États-Unis). Figure mondiale des modèles d’équations structurelles, de la méthodologie de recherche et de la psychologie sociale des émotions. Courriel institutionnel : [email protected].
- G. Tomas M. Hult, Ph.D. : Byington Endowed Chair et professeur de marketing et de gestion stratégique au sein de l’Eli Broad College of Business, Michigan State University (East Lansing, MI, États-Unis). Expert en stratégie globale, méthodologie de recherche et modélisation causale. Courriel institutionnel : [email protected].
- Richard Spreng, Ph.D. : Professeur agrégé émérite de marketing à l’Eli Broad College of Business, Michigan State University (East Lansing, MI, États-Unis). Spécialiste de la satisfaction du consommateur, de la dynamique relationnelle client et de l’évaluation post-achat. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle de supériorité liée à l’achat est de quantifier avec exactitude la disposition d’un individu à utiliser l’acte d’achat et ses résultats mercantiles comme un vecteur de domination sociale et de valorisation comparative de son soi marchand. Dans la littérature classique du marketing et de la sociologie économique, l’acte d’achat a longtemps été modélisé soit sous le prisme de la rationalité utilitaire (maximisation de l’utilité économique et optimisation du rapport qualité-prix), soit sous celui de la consommation ostentatoire théorisée par Thorstein Veblen, où le prix élevé et l’exclusivité d’un bien signalent la richesse patrimoniale. Toutefois, ces cadres théoriques omettent un mécanisme psychologique fondamental : le sentiment de triomphe et de supériorité personnelle découlant non pas uniquement de la possession en soi, mais de l’expertise manifestée lors de l’acte d’achat lui-même.
Cette échelle a été développée pour combler cette lacune théorique et empirique. Elle permet de mesurer comment certains consommateurs transforment leurs transactions en une arène de compétition sociale où l’acquisition avantageuse d’un bien sert de preuve tangible d’une intelligence tactique supérieure (« smart consumer »). Le construit capture le désir de montrer aux pairs que l’on possède un talent exceptionnel pour identifier les promotions, négocier les meilleurs tarifs ou sélectionner les produits les plus judicieux, déclassant ainsi autrui dans la hiérarchie informelle des acheteurs.
Sur le plan de la recherche fondamentale, cet instrument permet d’analyser les déterminants motivationnels profonds de la transmission d’informations commerciales. Contrairement à l’opinion d’expert désintéressée ou à l’altruisme informatif souvent postulés chez les leaders d’opinion (market mavens), les individus scoring haut sur cette dimension propagent des recommandations marchandes dans le but narcissique de confirmer leur supériorité. Sur le plan appliqué et managérial, l’identification de ces consommateurs permet aux marques d’anticiper la propagation virale de programmes promotionnels, d’optimiser les stratégies de gamification de l’acte d’achat et de concevoir des mécanismes de fidélisation valorisant publiquement l’ingéniosité du consommateur.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de supériorité liée à l’achat s’inscrit au sein d’une conceptualisation multidimensionnelle plus large : l’arrogance du consommateur (Consumer Arrogance). Ruvio et al. (2020) définissent l’arrogance du consommateur comme une orientation durable de la personnalité qui se manifeste par la propension à utiliser des possessions, des connaissances d’achat ou des privilèges de consommation pour afficher une image de supériorité, d’inaccessibilité et de dédain envers les autres. L’arrogance globale se structure autour de quatre dimensions distinctes mais interdépendantes :
- La supériorité liée à l’achat (Purchase-Related Superiority) : focalisée sur l’habileté transactionnelle, l’intelligence d’achat et la capacité à surpasser les autres dans la négociation et la quête de bonnes affaires.
- La supériorité liée à la possession (Possession-Related Superiority) : centrée sur l’usage des biens matériels et de leur rareté pour prouver son statut supérieur.
- La domination sociale (Social Domination) : caractérisée par l’emploi de ses privilèges de consommation pour exercer une influence asymétrique et contrôler autrui.
- Le désintérêt insolent (Insolent Dissociation) : tendance à se distancer méprisamment des consommateurs ordinaires jugés inférieurs.
La sous-échelle spécifique de Supériorité liée à l’achat opérationnalise plus précisément la dynamique psychologique d’« acheteur rusé » poussée à l’extrême narcissique. Dans la psychologie cognitive du shopping, le sentiment de fierté issu d’une bonne affaire (smart-shopper feelings) est une émotion intra-individuelle agréable liée à la compétence auto-perçue. Cependant, transposé dans la sphère de l’arrogance du consommateur, ce phénomène devient hautement relationnel et agonistique. Il ne s’agit plus seulement d’éprouver une satisfaction interne d’efficacité marchande, mais de transformer cette transaction en une preuve sociale indéniable de supériorité intellectuelle et fonctionnelle.
Par exemple, un individu présentant un score élevé sur cette échelle ne se contentera pas d’acheter un produit électronique à un tarif exceptionnel : il ressentira le besoin impérieux d’exposer publiquement les modalités de cet achat à son entourage pour susciter l’admiration ou l’envie, démontrant implicitement que ses pairs sont des consommateurs naïfs, passifs ou incompétents. Cette dimension relie donc intimement l’estime de soi mercantilisée, le besoin d’auto-rehaussement statutaire et l’externalisation compétitive des compétences de négociation.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique de l’échelle de supériorité liée à l’achat repose sur l’intersection féconde de trois grands corpus théoriques de la psychologie sociale et du marketing :
La théorie de la comparaison sociale
Formulée initialement par Leon Festinger (1954), la théorie de la comparaison sociale postule que les individus possèdent une pulsion intrinsèque les poussant à évaluer leurs opinions, capacités et statuts en se comparant à autrui. Dans le contexte de la consommation, cette dynamique s’oriente fréquemment vers une comparaison sociale descendante (downward social comparison). Les consommateurs arrogants recherchent activement des contextes marchands où ils peuvent constater et démontrer que leurs aptitudes transactionnelles dépassent celles de leurs pairs. La conclusion de transactions perçues comme remarquables fournit une justification objective et quantifiable à leur sentiment d’élévation personnelle.
La théorie de la gestion des impressions et du signalement coûteux
Dérivée des travaux sociologiques d’Erving Goffman (1959) sur la mise en scène du soi et de la théorie de la signalisation évolutionniste (Costly Signaling Theory), cette approche suggère que les comportements humains sont structurés pour envoyer des signaux informatifs cruciaux sur les traits sous-jacents de l’individu. Traditionnellement, le signalement statutaire passait par la dépense ostentatoire de ressources financières (Veblen, 1899). Avec la démocratisation des marchés et l’avènement du consommateur omnicanal informé, l’intelligence d’achat (smart-shopper prowess) est devenue une ressource symbolique prestigieuse. Signaler que l’on paie moins cher tout en obtenant plus atteste de compétences cognitives supérieures (intelligence, perspicacité, réseau, agilité technologique).
La psychologie du narcissisme et de l’auto-rehaussement
Le cadre théorique s’articule également avec les conceptualisations contemporaines du narcissisme grandiose et des motifs d’auto-rehaussement (self-enhancement). Dans les travaux de Sedikides et Gregg (2008), l’auto-rehaussement désigne le besoin fondamental de préserver et d’amplifier une image positive de soi. Chez le consommateur arrogant, ce besoin prend une teinte agonistique (narcissistic rivalry) : le soi ne peut être rehaussé qu’en infériorisant symboliquement les autres. L’acte d’achat n’est plus une fin d’approvisionnement matériel, mais un instrument psychologique d’affirmation de pouvoir et de dominance intellectuelle.
7. Validité / Validity
Le processus de validation psychométrique mené par Ruvio et al. (2020) a suivi les protocoles méthodologiques les plus rigoureux recommandés dans la littérature psychométrique (par exemple, DeVellis, Churchill, Bagozzi et Yi). Les propriétés de validité ont été établies à travers plusieurs études empiriques indépendantes totalisant des milliers de répondants :
Validité de contenu et validité faciale
La génération initiale des items a été issue d’une revue systématique de la littérature sur l’arrogance, l’hubris, le narcissisme et le shopping intelligent, complétée par des entretiens qualitatifs approfondis. Un panel d’experts académiques en psychométrie et marketing a ensuite évalué la pertinence, la clarté et l’exhaustivité des énoncés. Les items redondants ou ambigus ont été éliminés, consolidant une sélection finale de 4 items mesurant de manière non équivoque la supériorité marchande transactionnelle.
Validité convergente
La validité convergente de la sous-échelle a été évaluée par le calcul de la variance moyenne extraite (AVE) et l’examen des saturations factorielles standardisées (λ) dans le cadre de modèles d’équations structurelles. Dans l’ensemble des études rapportées par Ruvio et al. (2020), les saturations factorielles des 4 items oscillent entre 0,76 et 0,89, toutes statistiquement significatives au seuil de p < 0,001. L’AVE de la dimension de supériorité liée à l’achat dépasse systématiquement 0,65 (seuil de référence de Fornell et Larcker : 0,50), démontrant qu’une part prépondérante de la variance des indicateurs est imputable au construit latent sous-jacent.
Validité discriminante
La validité discriminante a été rigoureusement démontrée selon le critère de Fornell-Larcker ainsi que le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). La racine carrée de l’AVE pour la dimension de supériorité liée à l’achat est supérieure à l’ensemble des corrélations bivariées inter-dimensions au sein du modèle global de l’arrogance (corrélations variant typiquement entre 0,45 et 0,68), ainsi qu’aux corrélations avec des construits externes tels que :
- Le matérialisme (échelle de Richins et Dawson) ;
- La sensibilité au prix et la recherche de bonnes affaires (mesures de Lichtenstein et al.) ;
- Le narcissisme vulnérable et grandiose (NPI) ;
- La susceptibilité à l’influence interpersonnelle du consommateur (CSII).
Ces résultats confirment que la supériorité liée à l’achat ne se confond ni avec la simple chasse aux promotions économiques, ni avec la vanité matérielle passive.
Validité prédictive et nomologique
L’intégration de la sous-échelle dans des modèles prédictifs structurels confirme sa validité nomologique. Ruvio et al. (2020) démontrent que la supériorité liée à l’achat prédit positivement et significativement :
- La propension au bouche-à-oreille auto-rehaussant (bragging word-of-mouth, β ≈ 0,38, p < 0,001) ;
- La transmission ciblée d’informations visant à démontrer l’incompétence de l’interlocuteur ;
- L’engagement dans des comportements d’achat compétitifs lors d’événements promotionnels majeurs (Black Friday, soldes privées).
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’échelle de supériorité liée à l’achat témoigne d’une précision de mesure remarquable, invariante à travers divers profils démographiques et contextes culturels. Les indices de cohérence interne et de stabilité temporelle rapportés dans l’article séminal et les réplications ultérieures confirment la fiabilité absolue de l’instrument :
Cohérence interne
Le coefficient alpha de Cronbach (α) de la sous-échelle de supériorité liée à l’achat s’établit entre 0,88 et 0,93 selon les différents échantillons de l’étude (par exemple, α = 0,91 dans l’échantillon principal de calibrage ; α = 0,89 dans l’échantillon de réplication interculturelle). La fiabilité composite (ρc ou McDonald’s ω), qui offre une estimation moins biaisée sous l’hypothèse de non-tau-équivalence des items, se situe systématiquement au-dessus de 0,90.
| Étude / Échantillon (Ruvio et al., 2020) | Taille de l’échantillon (N) | Alpha de Cronbach (α) | Fiabilité Composite (ρc) | AVE |
|---|---|---|---|---|
| Étude de développement d’échelle | 384 | 0,91 | 0,92 | 0,74 |
| Étude de validation croisée (États-Unis) | 452 | 0,89 | 0,90 | 0,69 |
| Étude d’extension comportementale (WOM) | 310 | 0,92 | 0,93 | 0,77 |
Fidélité test-retest et invariance
Les procédures de test-retest administrées sur des intervalles temporels de quatre à six semaines auprès de sous-groupes d’étudiants ont révélé des corrélations intra-classe (ICC) supérieures à 0,82, attestant du caractère stable et dispositionnel du construit. De plus, des analyses d’invariance de mesure multi-groupes (invariance configurales, métrique et scalaire) ont confirmé que les paramètres psychométriques de la sous-échelle demeurent invariants selon le genre et à travers différents groupes d’âge.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la sous-échelle de supériorité liée à l’achat a été minutieusement investiguée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales, suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) multivariées dans le cadre de modèles de mesure hiérarchiques et de premier ordre :
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors des phases initiales de réduction des données sur des bassins d’items étendus (méthode d’extraction en composantes principales et factorisation en axes principaux avec rotation oblique Promax), les items constitutifs de la supériorité liée à l’achat ont spontanément émergé sur un facteur unidimensionnel distinct. Les valeurs propres (eigenvalues) associées à ce facteur dépassaient systématiquement 3,0, expliquant à elles seules plus de 70 % de la variance totale des 4 items. Les saturations factorielles étaient particulièrement nettes (> 0,80), sans aucune saturation croisée (cross-loading) substantielle (< 0,25) sur les facteurs adjacents de l’arrogance.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Dans l’AFC globale modélisant l’arrogance du consommateur comme un modèle factoriel de second ordre (ou un modèle à quatre facteurs corrélés de premier ordre), la structure tétradimensionnelle a présenté des indices d’ajustement globaux impeccables. Les critères standards ont largement été satisfaits :
- Chi-deux normé (χ²/df) : compris entre 1,85 et 2,30 (recommandé < 3,00) ;
- Comparative Fit Index (CFI) : > 0,96 (seuil d’excellence ≥ 0,95) ;
- Tucker-Lewis Index (TLI) : > 0,95 ;
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : < 0,055 avec un intervalle de confiance à 90 % étroit ;
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : < 0,042.
Les saturations factorielles standardisées (λ) pour les 4 items de la dimension de supériorité liée à l’achat au sein du modèle structural se présentent comme suit :
- Item 1 (« I buy things to show that I am a smart consumer ») : λ = 0,82 (erreur standard = 0,04) ;
- Item 2 (« When I purchase things, I like to show others that I can find the best deals ») : λ = 0,86 (erreur standard = 0,03) ;
- Item 3 (« By purchasing things, I show others that I am a better consumer than they are ») : λ = 0,88 (erreur standard = 0,03) ;
- Item 4 (« I buy things to show others that I am superior to them in shopping ») : λ = 0,87 (erreur standard = 0,03).
Ces résultats confirment que chaque item contribue avec un poids très fort et homogène à l’identification du construit latent.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure de la supériorité liée à l’achat se caractérise par une administration simple, standardisée et rapide :
- Type d’évaluation : Échelle psychométrique auto-rapportée (self-report questionnaire).
- Nombre d’items : 4 items formulés sous la forme d’affirmations déclaratives directes.
- Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (1 = Pas du tout d’accord / Strongly Disagree à 7 = Tout à fait d’accord / Strongly Agree).
- Modalités de passation : Auto-administration individuelle sur questionnaire papier-crayon ou plateforme électronique (Qualtrics, SurveyMonkey, Prolific). Durée moyenne de passation : environ 1 à 2 minutes.
- Consigne pour le répondant : « Veuillez indiquer votre degré d’accord ou de désaccord avec chacune des propositions suivantes en utilisant l’échelle de 1 à 7. »
- Règles de cotation et calcul des scores :
- Aucun item n’est inversé (aucun score inversé requis).
- Le score global de supériorité liée à l’achat peut être obtenu soit par la moyenne arithmétique des 4 items (score de 1 à 7), soit par la somme brute des items (score de 4 à 28).
- Un score plus élevé indique un niveau plus prononcé de supériorité liée à l’achat et d’arrogance transactionnelle.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : 2020.
- Titulaires des droits de propriété intellectuelle : Springer Nature / Academy of Marketing Science et les auteurs originaux (Ayalla Ruvio, Richard P. Bagozzi, G. Tomas M. Hult, Richard Spreng).
- Politique d’utilisation et permissions : Les items de l’échelle sont publiés intégralement dans l’article académique de référence de 2020. L’instrument est librement accessible et utilisable sans frais (gratuit) pour les chercheurs, universitaires, doctorants et praticiens dans le cadre strict d’activités d’enseignement et de recherche non commerciale, sous réserve de citer formellement la publication princeps selon les normes APA.
- Utilisation commerciale : Toute exploitation dans un but commercial, d’audit commercial propriétaire ou d’intégration dans des progiciels lucratifs peut nécessiter l’obtention d’une licence ou l’autorisation formelle de l’éditeur (Springer) via les services de Copyright Clearance Center (RightsLink).
12. Références / References
Les sources académiques suivantes fournissent les bases méthodologiques, théoriques et empiriques relatives au développement et à l’usage de cette échelle :
- Bagozzi, R. P., & Yi, Y. (1988). On the evaluation of structural equation models. Journal of the Academy of Marketing Science, 16(1), 74–94. https://doi.org/10.1007/BF02723327
- Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117–140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
- Goffman, E. (1959). The presentation of self in everyday life. Anchor Books.
- Lichtenstein, D. R., Ridgway, N. M., & Netemeyer, R. G. (1993). Price perceptions and consumer shopping behavior: A field study. Journal of Marketing Research, 30(2), 234–245. https://doi.org/10.1177/002224379303000208
- Richins, M. L., & Dawson, S. (1992). A consumer values orientation for materialism and its measurement: Scale development and validation. Journal of Consumer Research, 19(3), 303–316. https://doi.org/10.1086/209304
- Ruvio, A., Bagozzi, R. P., Hult, G. T. M., & Spreng, R. (2020). Consumer arrogance and word-of-mouth. Journal of the Academy of Marketing Science, 48(6), 1116–1137. https://doi.org/10.1007/s11747-020-00725-3
- Sedikides, C., & Gregg, A. P. (2008). Self-enhancement: Food for thought. Perspectives on Psychological Science, 3(2), 102–116. https://doi.org/10.1111/j.1745-6916.2008.00068.x
- Veblen, T. (1899). The theory of the leisure class: An economic study of institutions. Macmillan.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response format: 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)
- I buy things to show that I am a smart consumer.
- When I purchase things, I like to show others that I can find the best deals.
- By purchasing things, I show others that I am a better consumer than they are.
- I buy things to show others that I am superior to them in shopping.