1. Résumé
L’échelle de soutien en ressources familiales (communément désignée sous l’acronyme FAMRES pour Family Resource Support) a été développée par Aric Rindfleisch, James E. Burroughs et Frank Denton en 1997 dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur l’impact de la structure familiale sur le matérialisme et la consommation compulsive publiés dans le Journal of Consumer Research. Cet instrument psychométrique rétrospectif est composé de huit items destinés à évaluer la perception globale qu’a un individu de la disponibilité et de la transmission des ressources au sein de sa cellule familiale durant son enfance et son adolescence.
L’architecture factorielle du FAMRES repose sur une conceptualisation bidimensionnelle distinguant fondamentalement les ressources tangibles (items 1, 2, 4 et 7) — englobant le soutien financier, l’acquisition de biens matériels et l’absence de privation économique — des ressources intangibles (items 3, 5, 6 et 8) — renvoyant au soutien affectif, à la disponibilité temporelle, à l’attention parentale bienveillante et à la présence émotionnelle. Les participants évaluent chaque énoncé au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Les items 4, 7 et 8 sont inversés lors de la cotation afin qu’un score agrégé plus élevé reflète un environnement familial perçu comme protecteur, stable et richement pourvu en ressources.
Sur le plan psychométrique, le FAMRES présente une excellente cohérence interne (alpha de Cronbach global généralement compris entre 0,78 et 0,85 selon les échantillons) ainsi qu’une validité de construit, convergente et discriminante robuste. En isolant les carences en ressources tangibles versus intangibles durant les années formatives, cette échelle constitue un outil déterminant non seulement en psychologie du consommateur et en sociologie de la famille, mais également en psychopathologie du développement et en psychologie clinique pour appréhender les stratégies compensatoires à l’âge adulte.
2. Mots-clés
Soutien familial, ressources tangibles, ressources intangibles, capital émotionnel, privation perçue, matérialisme, consommation compulsive, psychométrie rétrospective, rupture familiale, socialisation économique.
3. Auteurs
L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en marketing comportemental, en théorie de la consommation et en méthodes quantitatives :
- Aric Rindfleisch : Professeur titulaire de marketing et John M. Jones Professor au sein du College of Business de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (États-Unis). Spécialiste reconnu du matérialisme, de l’innovation et de l’impact des technologies de consommation. Contact académique : [email protected].
- James E. Burroughs : Professeur agrégé de commerce au sein de la McIntire School of Commerce de l’Université de Virginie (États-Unis). Ses recherches se concentrent sur la créativité, les valeurs matérialistes et le bien-être du consommateur.
- Frank Denton : Chercheur associé et statisticien lors de l’élaboration de l’étude princeps, spécialisé dans l’analyse de données d’enquêtes psychosociales à large échelle et la modélisation en équations structurelles.
4. Objectif
Le principal objectif de l’échelle Family Resource Support (FAMRES) est de quantifier l’intensité du soutien en ressources matérielles et socio-émotionnelles qu’un adulte déclare avoir reçu de sa famille d’origine pendant ses années de croissance et de socialisation primaire. Contrairement aux indices socio-économiques purement objectifs (tels que le revenu fiscal des parents, la catégorie socioprofessionnelle ou le niveau de scolarisation), le FAMRES postule que l’expérience subjective de l’abondance ou de la privation de ressources exerce une influence psychologique bien plus déterminante sur les trajectoires de développement personnel.
Applications en recherche fondamentale et comportementale
Dans le domaine de la psychologie du consommateur, le FAMRES a été initialement forgé pour comprendre pourquoi les individus issus de familles perturbées ou déstructurées (marquées par le divorce, la séparation ou des conflits parentaux chroniques) manifestent fréquemment des niveaux élevés de matérialisme et une propension accrue aux comportements de consommation compulsive. L’échelle a démontré que la rupture de la structure familiale diminue à la fois les ressources matérielles disponibles (baisse du niveau de vie du foyer mono-parental) et les ressources affectives (diminution du temps consacré par les parents). Cette double déplétion pousse l’enfant, puis le jeune adulte, à utiliser les possessions matérielles comme substituts symboliques pour combler un vide émotionnel ou atténuer l’anxiété d’insécurité.
Applications cliniques et psychosociales
En psychopathologie et en thérapie systémique, le FAMRES permet au clinicien de dresser une anamnèse précise des sentiments rétrospectifs de négligence matérielle ou affective. Les déficits en ressources intangibles (manque d’attention, indisponibilité temporelle des figures d’attachement) mesurés par cette échelle sont souvent corrélés avec des schémas précoces inadaptés, tels que la carence affective, l’abandon ou la méfiance. De surcroît, le FAMRES s’avère précieux dans les études sur la résilience psychosociale, en mettant en évidence l’effet tampon (buffering effect) : un niveau élevé de ressources intangibles peut neutraliser l’impact délétère de fortes contraintes financières sur le bien-être psychologique global.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par le FAMRES est le soutien perçu en ressources familiales durant le développement. Ce construit est théorisé comme une constellation bidimensionnelle intégrant deux facettes complémentaires de l’environnement intrafamilial :
1. Les ressources tangibles (Tangible Resources)
Cette sous-dimension renvoie à l’apport en capital financier, économique et matériel prodigué par le sous-système parental. Elle ne se limite pas à la simple survie biologique (nourriture, toit, vêtements), mais englobe le sentiment de sécurité financière et la capacité de la famille à satisfaire les besoins fondamentaux et une part raisonnable des désirs instrumentaux de l’enfant. Les items opérationnalisant cette dimension (items 1, 2, 4 et 7) mesurent :
- La provision monétaire suffisante pour subvenir aux besoins concrets (item 1).
- L’octroi régulier de cadeaux et de gratifications matérielles valorisantes (item 2).
- L’absence de privation relative concernant les biens convoités par rapport aux pairs (item 4 inversé).
- L’absence d’épreuves ou de crises économiques familiales sévères durant la jeunesse (item 7 inversé).
Un déficit dans cette dimension génère un sentiment d’insécurité économique perçue qui tend à hypertrophier la valeur perçue des biens matériels à l’âge adulte.
2. Les ressources intangibles (Intangible Resources)
Cette composante réfère au capital social, émotionnel et relationnel investi par les membres de la famille. Elle incarne la qualité des interactions d’attachement, l’écoute empathique et la présence active des parents. Les items opérationnalisant cette sous-échelle (items 3, 5, 6 et 8) captent :
- L’apport abondant d’amour inconditionnel, de réconfort et de soutien affectif (item 3).
- L’investissement quantitatif et qualitatif en temps partagé avec l’enfant (item 5).
- L’intérêt sincère, personnalisé et valorisant accordé aux passions, loisirs et apprentissages de l’enfant (item 6).
- La disponibilité psychosociale et la fiabilité parentale dans les moments de crise ou de détresse (item 8 inversé).
Une carence en ressources intangibles engendre une détresse relationnelle profonde que les individus tentent parfois de compenser par des stratégies d’auto-médication comportementale ou par l’accumulation compensatory de possessions tangibles.
6. Cadre théorique
L’échelle FAMRES s’articule à la croisée de trois cadres théoriques majeurs : la théorie de la conservation des ressources (COR) de Stevan Hobfoll, la théorie de l’attachement de John Bowlby et les théories sociologiques de la socialisation économique.
La théorie de la conservation des ressources (Hobfoll)
Selon le modèle COR de Stevan E. Hobfoll, les individus s’efforcent d’obtenir, de conserver, de protéger et de développer des ressources valorisées, regroupées en objets matériels, conditions psychosociales, énergies personnelles et caractéristiques identitaires. L’exposition chronique à un environnement familial appauvri constitue une perte de ressources originelle (resource loss). Cette privation déclenche une spirale de vulnérabilité : lorsque les individus grandissent sans réserve adéquate de ressources intangibles (amour, présence) ou tangibles (sécurité financière), ils perçoivent leur environnement ultérieur comme intrinsèquement instable et menaçant, adoptant des conduites de thésaurisation matérielle pour se prémunir contre des pertes futures.
La théorie de l’attachement (Bowlby) et l’insécurité émotionnelle
Les postulats de John Bowlby indiquent que la sensibilité et la disponibilité des figures d’attachement permettent à l’enfant de construire un modèle interne opérant (MIO) de sécurité. Dans le modèle de Rindfleisch et al. (1997), l’indisponibilité des parents (déficit en ressources intangibles) perturbe la formation de cette base de sécurité. Pour pallier l’inaccessibilité émotionnelle des figures d’attachement, les individus peuvent transférer leur besoin de réassurance sur des objets inanimés, conférant aux biens de consommation un rôle d’objets d’attachement secondaires ou compensatoires.
La théorie de la compensation psychologique et du matérialisme
Les travaux de Kasser et Ryan (1993) sur la théorie de l’autodétermination corroborent cette perspective en démontrant que la non-satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux (autonomie, compétence, relation d’appartenance) au sein du microcosme familial oriente précocement l’individu vers des aspirations extrinsèques (argent, statut, image). Le FAMRES opérationnalise directement les conditions familiales antérieures susceptibles de précipiter ce basculement vers la quête compensatoire de biens matériels.
7. Validité
L’évaluation psychométrique originelle et les validations croisées ultérieures confirment des qualités métrologiques remarquables pour le FAMRES à travers des cohortes diversifiées de jeunes adultes et de panels nationaux.
Validité de construit et validité factorielle
La validité de construit a été établie par modélisation en équations structurelles (SEM) et analyse factorielle confirmatoire (AFC). Les analyses démontrent que le modèle à deux facteurs corrélés (ressources tangibles et ressources intangibles) s’ajuste significativement mieux aux données empiriques qu’un modèle unifactoriel unidimensionnel :
- Indice d’ajustement comparatif (CFI) > 0,93.
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,91.
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente est démontrée par des corrélations négatives et hautement significatives entre le score global du FAMRES et les indices de stress familial rétrospectif ($r = -0,48, p < 0,001$) ainsi que la fréquence des conflits conjugaux observés durant l’enfance ($r = -0,41, p < 0,001$). De plus, la sous-dimension des ressources tangibles corrèle positivement avec le revenu du foyer parental ($r = 0,42, p < 0,001$), tout en maintenant une divergence suffisante ($r^2 = 0,17$) pour attester qu’elle mesure une perception psychologique distincte du simple chiffre comptable.
Sur le plan de la validité discriminante, le FAMRES a prouvé son indépendance vis-à-vis des mesures de désirabilité sociale (évaluées via l’échelle de Marlowe-Crowne), garantissant que les réponses des participants ne traduisent pas une tendance à idéaliser artificiellement leur passé familial.
Validité prédictive et nomologique
La validité prédictive du FAMRES a été amplement validée par sa capacité à prédire :
- Le matérialisme à l’âge adulte (mesuré par l’échelle de Richins et Dawson) : les scores faibles au FAMRES prédisent de manière robuste des scores élevés de matérialisme ($eta = -0,26, p < 0,01$).
- La consommation compulsive : les régressions structurelles indiquent que le déficit en ressources familiales (notamment intangibles) augmente indirectement l’achat compulsif par le biais de l’anxiété et de la recherche compensatoire de statut.
8. Fidélité
La fidélité du FAMRES a été rigoureusement documentée au sein de multiples recherches universitaires :
Cohérence interne
Dans l’échantillon princeps de Rindfleisch, Burroughs et Denton (1997), composé de 261 jeunes adultes issus de familles intactes et de familles divisées, les coefficients de cohérence interne se sont révélés très satisfaisants :
- Échelle globale (8 items) : coefficient $\alpha$ de Cronbach de 0,82.
- Sous-échelle « Ressources tangibles » (4 items) : $\alpha = 0,78$.
- Sous-échelle « Ressources intangibles » (4 items) : $\alpha = 0,84$.
Des réplications indépendantes menées ultérieurement sur des cohortes d’étudiants et de panels de consommateurs ont rapporté des alphas globaux oscillant entre 0,79 et 0,86, confirmant l’homogénéité interne constante des énoncés à travers des populations hétérogènes.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Bien que le FAMRES interroge des souvenirs d’enfance stabilisés, des études de fiabilité test-retest sur un intervalle de quatre à six semaines ont mis en lumière une remarquable stabilité temporelle, avec un coefficient de corrélation intra-classe (CCI) de 0,86 pour le score total, attestant de la robustesse de l’instrument face aux fluctuations émotionnelles transitoires des répondants.
9. Analyse factorielle
Lors des phases de conception et de validation empirique menées par Rindfleisch et al. (1997), les 8 items du FAMRES ont fait l’objet d’une analyse factorielle exploratoire (AFE) par extraction des composantes principales avec rotation varimax, suivie d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Structure factorielle exploratoire
L’AFE a révélé deux facteurs distincts avec des valeurs propres supérieures à 1,0 (critère de Kaiser), expliquant ensemble plus de 62 % de la variance totale :
- Facteur 1 (Ressources intangibles) : explique environ 37,5 % de la variance. Les items 3, 5, 6 et 8 saturent lourdement sur ce facteur (saturations factorielles allant de 0,71 à 0,85), avec des saturations croisées minimes sur le second facteur (< 0,22).
- Facteur 2 (Ressources tangibles) : explique environ 24,8 % de la variance. Les items 1, 2, 4 et 7 présentent des saturations comprises entre 0,66 et 0,81 sur cette dimension.
Saturations factorielles confirmatoires et charges standardisées
Dans la solution confirmatoire en équations structurelles, toutes les charges factorielles standardisées ($lambda$) se sont avérées statistiquement significatives à $p < 0,001$ :
- Item 1 (Argent pour besoins) : $lambda = 0,74$
- Item 2 (Cadeaux et biens) : $lambda = 0,69$
- Item 3 (Amour et soutien affectif) : $lambda = 0,82$
- Item 4 inversé (Manque d’argent pour envies) : $lambda = 0,68$
- Item 5 (Temps passé ensemble) : $lambda = 0,79$
- Item 6 (Intérêt sincère pour activités) : $lambda = 0,81$
- Item 7 inversé (Périodes financières difficiles) : $lambda = 0,65$
- Item 8 inversé (Absence de la famille en cas de besoin) : $lambda = 0,73$
La corrélation inter-facteurs standardisée entre les ressources tangibles et les ressources intangibles est modérée ($r \approx 0,44$), ce qui soutient empiriquement la décision d’analyser soit les deux sous-échelles de manière distincte, soit un score total agrégé représentant le soutien global en ressources familiales.
10. Instrument de mesure
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire rétrospectif évaluant les ressources fournies par la famille d’origine durant l’enfance et l’adolescence.
- Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire informatisé en ligne.
- Nombre total d’items : 8 items formulés de manière directe et concise.
- Format de réponse : Échelle ordinale de Likert en 5 points :
- 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
- 2 = Plutôt pas d’accord (Disagree)
- 3 = Neutre / Ni d’accord ni en désaccord (Neither Agree nor Disagree)
- 4 = Plutôt d’accord (Agree)
- 5 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
- Cotation et calcul des scores :
- Inversion préalable : Les items négativement formulés 4, 7 et 8 doivent impérativement être inversés avant le calcul : $1 \rightarrow 5$, $2 \rightarrow 4$, $3 \rightarrow 3$, $4 \rightarrow 2$, $5 \rightarrow 1$.
- Sous-échelle Ressources tangibles : Moyenne ou somme des items 1, 2, 4 (inversé) et 7 (inversé). Score moyen de 1 à 5.
- Sous-échelle Ressources intangibles : Moyenne ou somme des items 3, 5, 6 et 8 (inversé). Score moyen de 1 à 5.
- Score composite global : Moyenne des 8 items (après inversion). Un score élevé traduit une perception d’abondance et d’étayage solide en ressources familiales, tandis qu’un score faible indique une perception de privation ou de carence socio-matérielle.
- Temps de passation estimé : 2 à 3 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 1997.
- Droits d’auteur et permissions : Les droits initiaux sont détenus par l’Oxford University Press / Journal of Consumer Research et les auteurs. Comme pour la plupart des instruments psychométriques publiés dans des revues académiques de recherche fondamentale, l’utilisation de l’échelle est entièrement libre et gratuite pour les travaux académiques, universitaires, les thèses doctorales et la pratique clinique non commerciale, sous réserve d’une citation bibliographique formelle de l’article princeps de Rindfleisch et al. (1997).
- Licence commerciale : Toute intégration dans une suite logicielle commerciale, un programme payant de diagnostic de santé ou un audit d’entreprise nécessite l’autorisation formelle expresse des titulaires des droits ou des auteurs.
12. Références
Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment (2nd ed.). Basic Books.
Burroughs, J. E., & Rindfleisch, A. (2002). Materialism and well-being: A conflicting values perspective. Journal of Consumer Research, 29(3), 348–370. https://doi.org/10.1086/344429
Hobfoll, S. E. (1989). Conservation of resources: A new attempt at conceptualizing stress. American Psychologist, 44(3), 513–524. https://doi.org/10.1037/0003-066X.44.3.513
Kasser, T., & Ryan, R. M. (1993). A dark side of the American dream: Correlates of financial success as a central life aspiration. Journal of Personality and Social Psychology, 65(2), 410–422. https://doi.org/10.1037/0022-3514.65.2.410
Richins, M. L., & Dawson, S. (1992). A consumer values orientation for materialism and its measurement: Scale development and validation. Journal of Consumer Research, 19(3), 303–316. https://doi.org/10.1086/209304
Rindfleisch, A., Burroughs, J. E., & Denton, F. (1997). Family structure, materialism, and compulsive consumption. Journal of Consumer Research, 23(4), 312–325. https://doi.org/10.1086/209486
Roberts, J. A., Manolis, C., & Tanner, J. F. (2003). Family structure, materialism, and compulsive buying: A reinquiry and extension. Journal of the Academy of Marketing Science, 31(3), 300–311. https://doi.org/10.1177/0092070303031003007
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale: 5-point response scale (1 = Strongly Disagree to 5 = Strongly Agree)
- My family provided me with enough money to buy things I needed.
- I received gifts and other material things from my family.
- My family gave me a great deal of love and emotional support.
- My family often did not have enough money to buy the things I wanted.
- Members of my family spent a lot of time with me.
- My family took a genuine interest in my activities and interests.
- When I was growing up, my family experienced difficult financial times.
- I often felt that my family was not there for me when I needed them.