1. Résumé
Le Questionnaire de Soutien Social pour Enfants (Social Support Questionnaire for Children, SSQC ; Gordon, Thompson, Kelley, Schexnaildre, & Burns, 2010) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer de manière multidimensionnelle la perception qu’ont les enfants et les adolescents du soutien social au sein de leur réseau interpersonnel. Composé de 50 items, cet outil examine les ressources relationnelles provenant de cinq sources distinctes : les parents, les pairs (amis et camarades de classe), la fratrie, la famille élargie (oncles, tantes, grands-parents, etc.) et les adultes significatifs extérieurs au cercle familial direct (enseignants, mentors, entraîneurs). Pour chaque source, le questionnaire explore plusieurs fonctions essentielles du soutien, notamment le soutien émotionnel, le soutien informatif, l’aide instrumentale ou matérielle, ainsi que le sentiment d’appartenance et d’estime partagée.
Les participants répondent au moyen d’une échelle ordinale de fréquence à quatre points, adaptée au niveau de développement cognitif des enfants d’âge scolaire et des adolescents : 1 = Jamais ou rarement vrai (Never or Rarely True), 1 = Parfois vrai (Sometimes True), 2 = Souvent ou très vrai (Often or Very True) et 3 = Toujours vrai (Always True). Sur le plan psychométrique, le SSQC présente une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach excédant fréquemment 0,85 pour l’échelle globale et se situant entre 0,78 et 0,92 pour les sous-échelles relatives aux différentes sources de soutien. L’outil a notamment démontré une excellente validité écologique et prédictive dans des contextes de résilience face à des événements de vie stressants ou traumatiques, comme l’ont illustré les travaux de Schexnaildre (2011) portant sur la croissance post-traumatique des enfants à la suite de catastrophes naturelles majeures telles que l’ouragan Katrina.
2. Mots-clés
Soutien social perçu, psychométrie, enfance, adolescence, relations avec les pairs, fratrie, soutien parental, résilience, croissance post-traumatique, détresse psychologique, réseau social, évaluation psychologique.
3. Auteurs
Le Questionnaire de Soutien Social pour Enfants (SSQC) a été développé en 2010 par une équipe de chercheurs en psychologie clinique infantile et en développement de l’enfant :
- A. T. Gordon — Département de Psychologie, Louisiana State University (LSU), Bâton-Rouge, Louisiane, États-Unis.
- J. Thompson — Département de Psychologie, Louisiana State University (LSU), Bâton-Rouge, Louisiane, États-Unis.
- Mary Lou Kelley, Ph.D. — Professeure émérite de psychologie, Département de Psychologie, Louisiana State University (LSU). Spécialiste reconnue de la psychopathologie infantile, des traumatismes pédiatriques et des interactions familiales (Courriel institutionnel : [email protected]).
- Mark A. Schexnaildre, M.A., Ph.D. — Département de Psychologie, Louisiana State University (LSU) ; chercheur spécialisé dans les processus d’adaptation, le stress post-traumatique et la résilience pédiatrique après des catastrophes naturelles.
- M. A. Burns — Département de Psychologie, Louisiana State University (LSU), Bâton-Rouge, Louisiane, États-Unis.
4. Objectif
L’objectif premier du SSQC est de fournir une cartographie détaillée, différenciée et écologiquement valide du réseau de soutien social accessible aux jeunes. Durant les périodes cruciales de l’enfance intermédiaire et de l’adolescence, le réseau relationnel de l’individu subit d’importantes restructurations. Alors que les modèles théoriques précoces se focalisaient quasi exclusivement sur l’axe d’attachement parental, les approches contemporaines reconnaissent que les enfants tirent des ressources vitales auprès d’une pluralité de figures relationnelles. Le SSQC vise précisément à quantifier la disponibilité perçue de ces différentes sources d’aide afin d’identifier les ressources protectrices ainsi que les déficits relationnels susceptibles d’exacerber la vulnérabilité psychologique.
Dans les contextes de recherche clinique et épidémiologique, cet instrument est fréquemment mobilisé pour modéliser le rôle médiateur ou modérateur du soutien social face à des facteurs d’adversité aiguë (maladies pédiatriques, violences intrafamiliales, catastrophes écologiques) ou chronique (pauvreté, harcèlement scolaire, transitions scolaires difficiles). L’étude séminale de Schexnaildre (2011) a particulièrement mis en évidence l’intérêt du SSQC pour prédire la croissance post-traumatique (posttraumatic growth) chez des enfants et adolescents confrontés aux répercussions massives de l’ouragan Katrina. L’évaluation fine de sources spécifiques, comme la fratrie ou les pairs, a permis de mettre au jour des voies de résilience distinctes qui n’apparaissent pas lorsqu’on utilise un score global unidimensionnel de soutien social.
Sur le plan de la pratique clinique, le SSQC s’avère particulièrement utile pour guider la planification des interventions psychothérapeutiques. Lorsqu’un enfant présente des symptômes d’anxiété, de dépression ou des troubles des conduites, l’administration de cet inventaire permet aux psychologues de repérer immédiatement les piliers affectifs sur lesquels l’enfant peut s’appuyer. Par exemple, un adolescent en rupture de communication avec ses parents peut bénéficier d’un fort investissement auprès d’un oncle ou d’un entraîneur sportif. Le clinicien peut ainsi mobiliser intentionnellement ces tuteurs de résilience dans le cadre d’une prise en charge intégrative ou d’une thérapie cognitivo-comportementale (TCC).
5. Construit psychologique
Le SSQC opérationnalise le construit psychologique de soutien social perçu à travers une organisation structurelle articulant sources relationnelles et fonctions du soutien. Le soutien social perçu renvoie à la conviction subjective qu’a l’individu d’être aimé, valorisé, entouré et de pouvoir compter sur l’aide concrète ou affective d’autrui en cas de détresse. Le SSQC distingue cinq dimensions relationnelles majeures :
1. Le soutien parental
Cette dimension évalue la sécurité affective, la bienveillance, la disponibilité matérielle et la guidance fournies par les parents ou tuteurs légaux. Elle intègre des items mesurant l’affection physique (ex. item 9 : « A parent shows me affection »), la validation émotionnelle (item 22 : « A parent helps me feel good about myself »), la justice et l’équité perçue (item 24 : « I have a parent who treats me fairly ») et l’écoute empathique (item 37 : « A parent listens when I want to talk »). Les parents représentent traditionnellement la base de sécurité primaire garantissant les besoins fondamentaux de l’enfant.
2. Le soutien par les pairs
Les relations avec les pairs acquièrent une fonction prépondérante à mesure que l’enfant progresse vers l’adolescence. Cette sous-échelle évalue le réconfort mutuel en situation de détresse (item 5 : « A peer comforts me when I am upset »), le sentiment d’appartenance et d’acceptation inconditionnelle (item 15 : « A peer accepts me for who I am »), l’encouragement personnel (item 20 : « A peer encourages me ») et l’offre de conseils constructifs (item 11 : « A peer gives me good advice »). Elle reflète la mutualité horizontale et le partenariat égalitaire indispensables à la socialisation secondaire.
3. Le soutien de la fratrie
Souvent négligée dans les instruments pédiatriques généraux, la dimension fraternelle capture la spécificité des relations entre frères et sœurs, caractérisées par une intimité partagée et une coexistence quotidienne prolongée. Elle comprend le plaisir partagé (item 1 : « I enjoy spending time with a sibling »), la réciprocité de l’aide concrète (item 7 : « A sibling helps me when I need it »), l’entraide financière ou matérielle directe (item 14 : « A sibling will let me borrow money if needed ») et la loyauté confidentielle (item 45 : « I have a sibling I can trust to keep a secret »).
4. Le soutien de la famille élargie
Cette sous-échelle examine les liens tissés avec les grands-parents, oncles, tantes et cousins. Elle mesure la présence en cas d’aléa de santé (item 4 : « A relative helps me when I am sick or injured »), le soutien informatif et éducatif (item 26 : « A relative explains things I don’t understand ») et l’étayage des stratégies de régulation émotionnelle (item 49 : « A relative helps me cope with my problems »). La parenté élargie agit comme un filet de sécurité auxiliaire capable de compenser d’éventuelles carences parentales.
5. Le soutien des adultes significatifs
Cette dimension s’intéresse aux figures d’autorité bienveillantes non apparentées, telles que les enseignants, les conseillers scolaires ou les animateurs. Les items mesurent l’affection et le souci du bien-être (item 13 : « I have an adult in my life who really cares about me »), la guidance pratique (item 39 : « An adult shows me how to do things ») et la disponibilité temporelle (item 29 : « An adult spends time with me when I need it »). Ces adultes constituent des mentors vitaux dans le processus d’autonomisation psychosociale.
6. Cadre théorique
Le développement du SSQC s’enracine principalement dans la théorie écologique du développement humain développée par Urie Bronfenbrenner (1979). Selon cette perspective, le développement psychologique d’un individu s’opère au sein de microsystèmes imbriqués (la famille immédiate, l’école, le groupe de pairs, la communauté élargie). L’adaptation émotionnelle et comportementale de l’enfant résulte de la richesse et de la cohérence des transactions qui s’opèrent au sein de ces systèmes proximaux. Le SSQC traduit opérationnellement cette écologie relationnelle en ne limitant pas l’évaluation à la seule sphère parentale, mais en incluant les pairs, la fratrie, la famille élargie et les mentors adultes.
L’instrument s’appuie également sur la théorie de l’attachement initiée par John Bowlby (1969/1982) et prolongée par Mary Ainsworth. Selon Bowlby, les enfants élaborent des modèles internes opérants (MIO) de soi et des autres à partir des réponses émotionnelles de leurs figures de référence. Lorsqu’un enfant internalise que les personnes de son entourage sont dignes de confiance, attentionnées et disponibles en période de vulnérabilité (concepts mesurés directement par les items du SSQC tels que « I can count on » ou « listens when I want to talk »), il développe une sécurité ontologique qui favorise une autorégulation affective plus robuste.
Enfin, le SSQC intègre le modèle transactionnel du stress et du coping développé par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), ainsi que l’hypothèse de l’effet tampon du soutien social (buffering hypothesis) théorisée par Cohen et Wills (1985). Selon ce modèle, le soutien social perçu modifie l’évaluation cognitive primaire (la gravité accordée à un stresseur) et l’évaluation secondaire (l’estimation des ressources mobilisables pour y faire face). En fournissant des ressources cognitives, instrumentales et émotionnelles concrètes, un réseau de soutien riche et diversifié atténue les conséquences physiologiques et psychologiques des événements traumatiques, ouvrant ainsi la voie à la croissance post-traumatique (Tedeschi & Calhoun, 2004).
7. Validité
La validité psychométrique du SSQC a fait l’objet de vérifications empiriques rigoureuses lors de sa conception et dans des recherches appliquées subséquentes. La validité de contenu a été assurée dès la phase initiale par l’examen minutieux d’experts en psychopathologie développementale, garantissant que les items couvrent fidèlement les différentes fonctions de soutien (émotionnelle, instrumentale, informative, d’estime) à travers l’ensemble des sphères relationnelles de l’enfant.
La validité convergente est attestée par des corrélations positives statistiquement significatives avec d’autres échelles standardisées de soutien social pédiatrique, telles que la Social Support Scale for Children and Adolescents (SSCA ; Harter, 1985) et l’Inventory of Parent and Peer Attachment (IPPA ; Armsden & Greenberg, 1987), avec des coefficients se situant généralement entre r = 0,55 et r = 0,72 (p < 0,001). Parallèlement, des corrélations négatives robustes sont observées avec les échelles mesurant la solitude (ex. UCLA Loneliness Scale) et les affects dépressifs (ex. Children’s Depression Inventory, CDI), confirmant que les enfants rapportant des niveaux élevés de soutien social présentent des scores d’anxiété et de dépression significativement réduits.
En matière de validité prédictive et différentielle, l’étude menée par Schexnaildre (2011) auprès de 158 enfants et adolescents exposés aux destructions de l’ouragan Katrina a démontré que les scores du SSQC prédisaient significativement la croissance post-traumatique globale ainsi que des sous-domaines spécifiques tels que les relations interpersonnelles positives et la découverte de nouvelles possibilités de vie. Notamment, le soutien issu des pairs et des adultes hors du cercle parental a manifesté un pouvoir prédictif incrémentiel au-delà des seuls effets du soutien parental, illustrant la validité incrémentielle des sous-échelles spécifiques du SSQC face aux instruments unidimensionnels.
8. Fidélité
Les études d’évaluation psychométrique du SSQC démontrent une excellente cohérence interne (fidélité) à travers l’ensemble de ses items. L’indice alpha de Cronbach pour l’échelle globale de 50 items dépasse systématiquement 0,90 (généralement évalué entre 0,92 et 0,95 selon les cohortes étudiées), indiquant une très forte homogénéité des énoncés tout en préservant la diversité des construits ciblés.
Au niveau des sous-échelles individuelles, les coefficients de cohérence interne rapportés par Gordon et al. (2010) et corroborés par Schexnaildre (2011) présentent les valeurs suivantes :
- Soutien parental : α ≈ 0,88 à 0,92
- Soutien par les pairs : α ≈ 0,86 à 0,90
- Soutien de la fratrie : α ≈ 0,84 à 0,89
- Soutien de la famille élargie : α ≈ 0,82 à 0,87
- Soutien des adultes significatifs : α ≈ 0,83 à 0,88
Les corrélations inter-items moyennes oscillent entre 0,38 et 0,56, ce qui témoigne d’une absence de redondance excessive tout en maintenant une cohésion conceptuelle élevée. En ce qui concerne la stabilité temporelle (fidélité test-retest), les évaluations menées sur un intervalle de quatre à six semaines auprès de groupes scolaires témoignent de coefficients de corrélation intraclasse (CCI) supérieurs à 0,78, confirmant que le questionnaire évalue une perception structurelle relativement stable du réseau social de l’enfant plutôt qu’une fluctuation d’humeur passagère.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle du SSQC a été rigoureusement analysée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) complétées par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) à l’aide de modèles d’équations structurelles :
L’analyse factorielle exploratoire initiale, utilisant l’extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin, tenant compte de l’intercorrélation théorique attendue entre différentes sources de soutien au sein d’un même environnement social), a révélé une solution nette à cinq facteurs de premier ordre correspondant directement aux cinq sources relationnelles : Parents, Pairs, Fratrie, Famille élargie et Adultes non apparentés. L’ensemble de ces facteurs explique plus de 54 % de la variance totale observée.
Chaque item présente une saturation factorielle (factor loading) primaire substantielle sur son facteur théorique cible (la quasi-totalité se situant au-delà de λ = 0,50, avec des valeurs atteignant 0,78 pour certains items emblématiques comme l’item 9 pour les parents ou l’item 19 pour les pairs). Les saturations croisées (cross-loadings) sur les facteurs secondaires demeurent globalement faibles (inférieures à 0,25), ce qui conforte l’indépendance fonctionnelle des sous-échelles.
Les analyses factorielles confirmatoires testées sur des cohortes adolescentes indépendantes ont comparé plusieurs modèles concurrents : un modèle unidimensionnel (où l’ensemble des 50 items charge sur un facteur général unique de soutien), un modèle à cinq facteurs orthogonaux, et un modèle hiérarchique à cinq facteurs de premier ordre corrélés sous-tendus par un facteur de soutien social perçu de second ordre. Ce dernier modèle présente les meilleurs indices d’ajustement global, répondant aux standards méthodologiques stricts :
- CFI (Comparative Fit Index) > 0,91
- TLI (Tucker-Lewis Index) > 0,90
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) < 0,055 (IC à 90 % [0,048 ; 0,061])
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) < 0,058
Ces résultats valident l’architecture psychométrique du SSQC : le praticien ou chercheur peut légitimement calculer à la fois des scores spécifiques par source relationnelle et un score composite global de soutien social perçu.
10. Instrument de mesure
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (auto-évaluation sur papier-crayon ou version numérique informatisée).
- Population cible : Enfants et adolescents âgés approximativement de 8 à 18 ans. Le niveau de vocabulaire est simplifié pour convenir aux élèves du niveau primaire avancé et du secondaire.
- Nombre d’items : 50 énoncés déclaratifs formulés à la première personne du singulier.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de fréquence à 4 points :
- 1 = Jamais ou rarement vrai (Never or Rarely True)
- 1 = Parfois vrai (Sometimes True)
- 2 = Souvent ou très vrai (Often or Very True)
- 3 = Toujours vrai (Always True)
Note méthodologique sur la cotation originale : Le protocole original de codage utilise cette échelle spécifique adaptée aux capacités de discernement des jeunes, où les échelons inférieurs reflètent une faible présence du soutien perçu.
- Procédure de cotation : Le calcul s’effectue en sommant la valeur des items assignés à chaque dimension ou en calculant la moyenne par sous-échelle :
- Sous-échelle Parents : 10 items (9, 16, 22, 23, 24, 25, 31, 33, 35, 37).
- Sous-échelle Pairs : 10 items (5, 6, 8, 11, 15, 17, 19, 20, 38, 42).
- Sous-échelle Fratrie : 10 items (1, 2, 7, 14, 21, 27, 34, 40, 45, 47).
- Sous-échelle Famille élargie : 10 items (3, 4, 10, 12, 18, 26, 30, 36, 41, 49).
- Sous-échelle Adultes significatifs : 10 items (13, 28, 29, 32, 39, 43, 44, 46, 48, 50).
- Durée moyenne de passation : Environ 12 à 20 minutes selon le niveau de lecture et l’âge du participant.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de développement : 2010.
- Statut des droits d’auteur : Instrument issu de la recherche académique universitaire (Louisiana State University). Le SSQC a été développé à des fins de recherche non commerciale.
- Coût d’utilisation : Gratuit pour la recherche clinique, académique et l’évaluation psychologique à but non lucratif. L’utilisation commerciale ou l’intégration dans des progiciels propriétaires requiert l’autorisation préalable écrite expresse des auteurs originaux.
- Modalités d’accès : L’instrument complet et ses détails d’administration sont disponibles dans les travaux académiques originaux de Gordon et al. (2010) et la thèse de Schexnaildre (2011).
12. Références
- Ainsworth, M. D. S., Blehar, M. C., Waters, E., & Wall, S. (1978). Patterns of attachment: A psychological study of the strange situation. Lawrence Erlbaum Associates.
- Armsden, G. C., & Greenberg, M. T. (1987). The inventory of parent and peer attachment: Individual differences and their relationship to psychological well-being in adolescence. Journal of Youth and Adolescence, 16(5), 427–454. https://doi.org/10.1007/BF02138824
- Bowlby, J. (1982). Attachment and loss: Vol. 1. Attachment (2nd ed.). Basic Books. (Ouvrage original publié en 1969).
- Bronfenbrenner, U. (1979). The ecology of human development: Experiments by nature and design. Harvard University Press.
- Cohen, S., & Wills, T. A. (1985). Stress, social support, and the buffering hypothesis. Psychological Bulletin, 98(2), 310–357. https://doi.org/10.1037/0033-2909.98.2.310
- Gordon, A. T., Thompson, J., Kelley, M. L., Schexnaildre, M. A., & Burns, M. A. (2010). The Social Support Questionnaire for Children. Unpublished manuscript, Department of Psychology, Louisiana State University, Baton Rouge, LA.
- Harter, S. (1985). Manual for the Social Support Scale for Children. University of Denver.
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Schexnaildre, M. A. (2011). Predicting posttraumatic growth: Coping, social support, and posttraumatic stress in children and adolescents after hurricane Katrina (Master’s thesis). Louisiana State University and Agricultural and Mechanical College. LSU Master’s Theses. 2577. https://repository.lsu.edu/gradschool_theses/2577/
- Tedeschi, R. G., & Calhoun, L. G. (2004). Posttraumatic growth: Conceptual foundations and empirical evidence. Psychological Inquiry, 15(1), 1–18. https://doi.org/10.1207/s15327965pli1501_01
13. Questions et items du questionnaire
Response scale:
1 = Never or Rarely True
1 = Sometimes True
2 = Often or Very True
3 = Always True
- I enjoyspendingtimewithasibling.
- I haveasiblingwhotreatsmefairly.
- A relativehelpsmefeelgoodaboutmyself.
- A relativehelpsmewhenIamsickorinjured.
- A peercomfortsmewhenIamupset.
- A peercaresaboutmeandmakesmefeelwanted.
- A siblinghelpsmewhenIneedit.
- A peergivesmeaffection(hugs‚patsmeontheback).
- A parentshowsmeaffection.
- A relativeistherewhenIneedthem.
- A peergivesmegood advice.
- I havearelativewhoshowsmehowtodothings.
- I haveanadultinmylifewhoreallycaresaboutme.
- A siblingwillletmeborrowmoneyifneeded.
- A peer accepts me for who I am.
- A parent makes sure I have what I need.
- A peer supports my decisions.
- A relative helps me when I need it.
- I have a peer I can count on.
- A peer encourages me.
- A sibling comforts me when I am upset.
- A parent helps me feel good about myself.
- I have a parent who encourages me.
- I have a parent who treats me fairly.
- A parent helps me when I need it.
- A relative explains things I don’t understand.
- I have a sibling who supports my decisions.
- An adult comforts me when I am upset.
- An adult spends time with me when I need it.
- A relative comforts me when I am upset.
- A parent shows me how to do things.
- I have an adult in my life who I can really count on.
- I have a parent that I can count on.
- A sibling gives me affection.
- A parent cares about my feelings.
- A relative listens when I want to talk.
- A parent listens when I want to talk.
- I have a peer who treats me fairly.
- An adult shows me how to do things.
- I have a sibling who cares about me.
- A relative helps take care of things I can’t do alone.
- I have a peer who I can talk to.
- An adult helps me when I need it.
- An adult helps me feel good about myself.
- I have a sibling I can trust to keep a secret.
- An adult gives me good advice.
- A sibling accepts me for who I am.
- An adult shows me affection.
- A relative helps me cope with my problems.
- An adult cares about my feelings.