1. Résumé / Abstract
L’Échelle de fonctionnement social (en anglais, Social Functioning Schedule ou SFS) est un instrument d’évaluation psychométrique et clinique développé à la fin des années 1970 par Mary Remington et Peter Tyrer (1979). Conçue à l’origine comme un entretien semi-structuré d’une durée d’administration relativement brève (environ 15 à 25 minutes), cette échelle vise à quantifier de manière objective et standardisée le niveau d’adaptation et de performance sociale des patients psychiatriques ambulatoires, en particulier ceux souffrant de troubles névrotiques, de troubles de l’humeur, d’états anxieux ou de troubles de la personnalité. Face aux limites inhérentes aux inventaires purement axés sur la symptomatologie clinique, le SFS a été élaboré pour opérationnaliser le fonctionnement social quotidien indépendamment de la sévérité directe des symptômes psychiatriques manifestes.
L’instrument explore plusieurs domaines cardinaux de la vie adulte répartis en sous-échelles clés : l’activité professionnelle (séparée analytiquement en problèmes comportementaux d’une part et en détresse/stress subjectif au travail d’autre part), les tâches domestiques et la gestion du foyer, les relations interpersonnelles intimes et familiales, les relations sociales élargies ainsi que les activités récréatives et de loisirs. Chaque domaine est investigué par un investigateur clinique ou un évaluateur formé à l’aide de questions d’ancrage ciblées, évaluées sur des échelles de sévérité graduées (généralement cotées de 0 à 2, où 0 représente un fonctionnement satisfaisant et sans difficulté, 1 une perturbation légère à modérée, et 2 une déficience sévère ou une incapacité marquée), complétées par des lignes d’évaluation globale sur échelles visuelles ou numériques.
Sur le plan métrologique, le Social Functioning Schedule démontre d’excellentes qualités psychométriques. Les études initiales et de réplication rapportent une fidélité inter-évaluateurs remarquable (coefficients de corrélation intraclasse souvent supérieurs à 0,80), une bonne cohérence interne ainsi qu’une sensibilité prononcée au changement clinique sous l’effet de thérapeutiques ambulatoires ou en hôpital de jour. Sa validité de construit est étayée par des corrélations modérées avec les échelles de dépression et d’anxiété, confirmant qu’il appréhende un construit distinct mais relié. Le SFS a servi de fondement direct à des versions abrégées ainsi qu’au Social Functioning Questionnaire (SFQ) auto-administré développé ultérieurement par Tyrer (2005).
2. Mots-clés / Keywords
fonctionnement social, Social Functioning Schedule, SFS, évaluation psychiatrique, adaptation sociale, entretien semi-structuré, psychiatrie communautaire, psychométrie, Peter Tyrer, réadaptation psychosociale, validité clinique, handicap social
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et formalisée par une équipe de chercheurs en psychiatrie sociale et clinique au Royaume-Uni :
- Mary Remington, Ph.D. : Chercheuse en psychologie clinique et sciences sociales, affiliée à l’époque de la conception à la Faculté de Médecine de l’Université de Southampton et aux services psychiatriques du Hampshire, Royaume-Uni.
- Peter J. Tyrer, MD, FRCP, FRCPsych, FMedSci : Professeur émérite de psychiatrie communautaire à l’Imperial College London (Division of Psychiatry), ancien psychiatre consultant au Mapperley Hospital de Nottingham et à l’Hôpital St Charles de Londres, Royaume-Uni. Figure internationale de la recherche sur les troubles de la personnalité, l’anxiété névrotique et la nosologie psychiatrique (courriel institutionnel : [email protected]).
- Collaborateurs ultérieurs majeurs : Patricia R. Casey (Professeure de psychiatrie au University College Dublin), Stephen Platt (Professeur de sociologie de la santé à l’Université d’Édimbourg) et Joyce Alexander.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Social Functioning Schedule réside dans la mesure rigoureuse, standardisée et reproductible du fonctionnement social chez les individus confrontés à des difficultés d’ordre psychiatrique ou psychologique. Historiquement, l’évaluation des prises en charge psychiatriques reposait quasi exclusivement sur la réduction des symptômes cliniques observés (par exemple la diminution d’un score de mélancolie ou d’agitation motrice). Toutefois, les praticiens et chercheurs en psychiatrie sociale ont progressivement mis en évidence une dissociation fréquente entre la rémission symptomatique et le rétablissement psychosocial : un patient peut voir ses symptômes d’anxiété s’atténuer sans pour autant réintégrer son emploi, nouer des liens d’amitié viables ou accomplir ses responsabilités quotidiennes.
Applications cliniques
En pratique clinique, le SFS remplit une triple fonction :
- Bilan initial et profilage des besoins : Il permet d’identifier précisément les sphères de la vie quotidienne qui subissent une altération critique (par exemple un effondrement des relations professionnelles contrastant avec un maintien des relations de couple, ou inversement un surinvestissement professionnel anxieux masquant une faillite domestique).
- Planification individualisée des interventions : L’instrument fournit aux équipes de psychiatrie de secteur, aux ergothérapeutes et aux travailleurs sociaux des cibles d’intervention concrètes et mesurables en réadaptation psychosociale et thérapies cognitives et comportementales.
- Suivi longitudinal et monitorage : Le format bref de l’entretien autorise une passation répétée au fil des semaines ou des mois, facilitant l’évaluation objective des gains fonctionnels induits par les pharmacothérapies, les psychothérapies ou les prises en charge en hôpital de jour.
Applications en recherche
Dans le domaine de la recherche épidémiologique et évaluative, le SFS a été créé pour pallier la lourdeur des outils préexistants (tels que la Social Adjustment Scale de Weissman ou le Present State Examination), dont l’administration exhaustive pouvait dépasser une heure. Le SFS offre une mesure robuste de l’état fonctionnel pouvant être intégrée dans des essais cliniques randomisés contrôlés à large échelle, dans des enquêtes de prévalence en soins primaires (médecine générale) ou dans des études longitudinales portant sur le devenir des troubles névrotiques et des troubles de la personnalité sur plusieurs décennies.
5. Construit psychologique / Construct
Le concept central mesuré par le SFS est le fonctionnement social (social functioning), défini sur le plan psychologique et sociologique comme la capacité d’un individu à répondre aux exigences, rôles et attentes inhérents à son environnement culturel et communautaire, tout en maintenant un équilibre psychologique satisfaisant et des relations interpersonnelles constructives. Remington et Tyrer (1979) ont rejeté une vision unidimensionnelle simpliste du fonctionnement pour adopter un modèle multidimensionnel décomposé en domaines spécifiques de comportement et d’expérience affective.
Le construit se structure principalement autour de quatre piliers conceptuels :
1. Fonctionnement et difficultés professionnelles (Work Problems)
Cette dimension opérationnalise la manière dont le sujet interagit avec le monde du travail. L’originalité conceptuelle du SFS consiste à séparer rigoureusement les manifestations comportementales objectives de la détresse subjective :
- Comportement professionnel (Work problems—behaviour) : Évalue le rendement effectif (performance, allant d’un travail normal à une incapacité nécessitant la reprise des tâches par des tiers), l’assiduité temporelle (time keeping, ponctualité versus retards chroniques ou absences non autorisées) et le surinvestissement dysfonctionnel (overactivity, caractérisé par l’incapacité à délimiter temps de travail et vie personnelle, travail nocturne ou suppression des pauses).
- Stress et détresse liés au travail (Work problems—stress) : Examine la tonalité affective de l’expérience professionnelle, notamment la perte d’intérêt ou la lassitude profonde (interest and satisfaction), l’anxiété aiguë ou la détresse ressentie au retour du travail (distress), ainsi que la dynamique relationnelle sur le lieu de travail, déclinée en conflits déclarés (work relationships—friction) et en sentiment de persécution ou de domination injuste (work relationships—exploitation).
2. Gestion domestique et vie du foyer (Household / Domestic Functioning)
Ce volet évalue la participation active aux tâches d’entretien du lieu de vie, à la gestion du budget, à la préparation des repas et aux responsabilités parentales ou familiales de base. L’évaluateur examine si le sujet maintient son autonomie pratique ou s’il s’en remet entièrement à son entourage par prostration, apathie ou désorganisation.
3. Relations interpersonnelles et sphère intime (Interpersonal & Intimate Relationships)
Ce construit mesure la qualité des interactions avec le partenaire conjugal, les membres de la famille nucléaire et les proches significatifs. Il scrute l’existence de tensions récurrentes, d’isolement affectif, d’évitement de l’intimité, ou au contraire de comportements dépendants et exigeants qui compromettent l’harmonie relationnelle.
4. Loisirs et intégration sociale communautaire (Social & Leisure Activities)
Cette composante quantifie le degré d’ouverture sur le monde extérieur : participation à des clubs, poursuite d’intérêts culturels ou sportifs, capacité à maintenir un réseau d’amis extra-familiaux et fréquence des contacts sociaux spontanés. Une détérioration dans ce domaine traduit fréquemment un repli autistique ou un évitement phobique social marqué.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement du Social Functioning Schedule s’inscrit au carrefour de trois courants théoriques majeurs de la psychiatrie et des sciences sociales de la seconde moitié du XXe siècle : la psychiatrie sociale, la théorie des rôles sociaux et le modèle biopsychosocial.
La psychiatrie sociale britannique et la désinstitutionnalisation
À la fin des années 1970, le Royaume-Uni a activement poursuivi le mouvement de désinstitutionnalisation psychiatrique amorcé par les rapports ministériels et le développement des secteurs de soins. Des théoriciens et cliniciens comme Peter Tyrer ont pris conscience que le maintien des patients au sein de la communauté nécessitait des outils d’évaluation centrés non plus seulement sur les délires ou les hallucinations, mais sur la viabilité sociale des patients dans leur milieu naturel. Le SFS s’inspire directement des travaux pionniers de John Wing sur l’évaluation des handicaps sociaux chez les patients schizophrènes, tout en adaptant ces principes à la population beaucoup plus vaste des troubles névrotiques (anxiété, dysthymie, névrose obsessionnelle) suivis en consultations externes.
La théorie des rôles sociaux de Talcott Parsons
Sur le plan sociologique, le SFS s’appuie implicitement sur la notion de rôle social et le concept de « rôle de malade » (sick role) formalisés par Talcott Parsons. Selon cette perspective, la pathologie mentale perturbe la capacité de l’acteur social à remplir ses obligations normatives : rôle de travailleur, de parent, de conjoint et de citoyen. L’évaluation du fonctionnement social consiste à mesurer l’écart entre le comportement observé du sujet et les attentes comportementales associées à ses rôles statutaires.
Le modèle vulnérabilité-stress et l’interaction personnalité-environnement
Peter Tyrer a développé une vision originale de la psychopathologie intégrant les traits de personnalité comme médiateurs majeurs de l’adaptation. Selon le cadre conceptuel sous-jacent au SFS (approfondi ultérieurement dans Casey & Tyrer, 1986), le dysfonctionnement social n’est pas un simple sous-produit des symptômes de l’axe I, mais reflète l’interaction entre une vulnérabilité caractérielle (trouble ou trait de personnalité), des stresseurs environnementaux et des ressources psychosociales. Ainsi, le SFS est pensé comme un instrument capable de capter les fluctuations de cette interface dynamique au fil du temps.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du Social Functioning Schedule a fait l’objet de multiples investigations empiriques dans les milieux hospitaliers, ambulatoires et en médecine générale :
Validité de contenu (Content Validity)
La validité de contenu a été établie par Remington et Tyrer (1979) à partir d’une revue systématique des domaines d’incapacité les plus fréquemment rapportés par les patients ambulatoires et documentés dans la littérature psychiatrique. Des panels de psychiatres, de psychologues cliniciens et de travailleurs sociaux ont affiné le choix des items d’ancrage pour garantir que les aspects cruciaux du fonctionnement (assiduité au travail, frictions interpersonnelles, isolement relationnel) soient représentés de manière équilibrée et opérationnelle.
Validité convergente (Convergent Validity)
Le SFS présente des corrélations modérées à élevées avec d’autres instruments reconnus mesurant le statut fonctionnel et l’adaptation :
- Corrélations significatives (coefficients de Pearson $r$ oscillant généralement entre 0,55 et 0,72) avec la Social Adjustment Scale (SAS) de Weissman et Bothwell.
- Corrélations modérées avec l’échelle d’évaluation globale du fonctionnement (GAF / EGF) du DSM, confirmant qu’une détérioration mesurée par le SFS correspond à une baisse du niveau fonctionnel global estimé par les cliniciens.
- Corrélations cohérentes avec le General Health Questionnaire (GHQ) de Goldberg lors d’enquêtes menées en soins primaires (Casey, Tyrer, & Platt, 1985).
Validité discriminante (Discriminant Validity)
Un point métrologique crucial démontré par Casey et Tyrer (1986) réside dans la capacité du SFS à se distinguer de la simple symptomatologie anxio-dépressive. Bien que des corrélations faibles à modérées existent avec les scores d’échelles de dépression (comme l’échelle de Hamilton pour la dépression, HAM-D, avec des $r$ typiquement compris entre 0,30 et 0,45), l’analyse de régression multiple indique que le fonctionnement social conserve une part substantielle de variance unique non expliquée par l’intensité des symptômes. De surcroît, le SFS discrimine nettement les individus présentant des troubles de la personnalité avérés de ceux souffrant d’épisodes névrotiques isolés sans perturbation caractérielle.
Validité prédictive et sensibilité au changement
Dans l’essai comparant l’efficacité des soins ambulatoires et des hôpitaux de jour pour les troubles névrotiques (Tyrer, Remington, & Alexander, 1987), le SFS a démontré une sensibilité statistique remarquable aux modifications de l’état fonctionnel au cours d’un suivi de deux ans. Les améliorations du score de fonctionnement social prédisaient favorablement le maintien de l’emploi et la diminution du recours aux consultations médicales d’urgence.
8. Fidélité / Reliability
L’estimation de la fidélité du Social Functioning Schedule a constitué l’un des arguments majeurs en faveur de son adoption par rapport à des entretiens cliniques non standardisés :
Fidélité inter-évaluateurs (Inter-rater Reliability)
Dans l’étude princeps de Remington et Tyrer (1979), la fidélité inter-évaluateurs a été évaluée au moyen d’entretiens conjoints menés par un clinicien principal en présence d’un observateur indépendant, ou via l’enregistrement audio d’entretiens recotés à l’aveugle. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et les coefficients kappa de Cohen pour les différents items individuels s’échelonnaient de 0,76 à 0,93, avec un coefficient global pour le score total dépassant 0,85. Les items d’observation comportementale objective (comme l’assiduité ou la performance au travail) affichaient une concordance quasi parfaite ($kappa > 0,88$), tandis que les items explorant la détresse subjective ou l’exploitation au travail atteignaient des niveaux de concordance tout à fait acceptables ($kappa$ entre 0,72 et 0,80).
Fidélité test-retest (Test-Retest Reliability)
Sur un intervalle court de 7 à 14 jours chez des patients chroniques stables en ambulatoire, les coefficients de corrélation test-retest ont oscillé entre 0,78 et 0,86. Ces valeurs confirment que le SFS enregistre des caractéristiques fonctionnelles stables plutôt que des fluctuations d’humeur journalières éphémères.
Cohérence interne (Internal Consistency)
Bien que le SFS soit un instrument hétéro-évalué couvrant des dimensions de vie diverses (qui ne covarient pas obligatoirement de façon unitaire chez tous les patients), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des sections oscille généralement entre 0,75 et 0,84 selon les échantillons cliniques considérés, ce qui démontre une cohésion interne satisfaisante pour un inventaire multidimensionnel de vie réelle.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques de la structure factorielle du SFS et de ses variantes (notamment les travaux préparatoires à la version courte de Tyrer, 1984, et du SFQ en 2005) ont permis d’élucider l’architecture dimensionnelle de l’outil.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Les premières analyses en composantes principales (ACP) avec rotation Varimax menées sur les cohortes de patients ambulatoires ont mis en évidence une structure à trois ou quatre facteurs majeurs expliquant plus de 55 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Fonctionnement professionnel et productivité. Ce facteur regroupe avec de fortes saturations ($lambda > 0,70$) les items liés à la performance au travail, la ponctualité, l’assiduité et les tensions subies sur le lieu de travail.
- Facteur 2 : Insertion sociale et loisirs. Ce facteur est saturé principalement par les items explorant la fréquence des sorties, le réseau amical extra-professionnel et la capacité à s’engager dans des activités de détente.
- Facteur 3 : Relations interpersonnelles intimes et familiales. Ce facteur capture les conflits conjugaux, l’harmonie au foyer et la communication émotionnelle avec les proches.
- Facteur 4 : Tension subjective / stress de rôle. Dans certaines solutions à 4 facteurs, les items évaluant le sentiment d’exploitation ou de détresse subjective au travail se détachent du comportement professionnel pur pour former un facteur distinct d’usure psychologique au travail.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modèles confirmatoires appliqués ultérieurement aux versions adaptées ont testé la supériorité d’un modèle hiérarchique comprenant un facteur général de second ordre (« Fonctionnement social global ») coiffant les sous-dimensions de premier ordre. Les indices d’ajustement soutiennent cette structure hiérarchique (avec un Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA] < 0,06 et un Comparative Fit Index [CFI] > 0,92), justifiant à la fois le calcul de scores spécifiques par domaine et l’agrégation d’un score composite total reflétant le handicap social global.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le Social Functioning Schedule se présente sous la forme d’un protocole d’entretien semi-structuré administré par un clinicien ou un enquêteur formé.
- Type d’instrument : Entretien semi-structuré d’hétéro-évaluation clinique (pouvant être complété par les observations d’un informateur clé / proche du sujet).
- Durée d’administration : Environ 15 à 30 minutes selon la complexité de la situation professionnelle et familiale du patient.
- Format des questions : Questions d’ouverture qualitatives standardisées (sondes d’entretien) suivies de critères opérationnels pour la cotation par l’examinateur.
- Échelle de cotation des items : Échelle ordinale à trois points pour chaque question élémentaire :
- 0 : Absence de problème / fonctionnement satisfaisant et adapté.
- 1 : Difficulté modérée, occasionnelle ou réduction partielle de la performance.
- 2 : Difficulté sévère, incapacité marquée, perturbation continue ou recours nécessaire à des tiers.
- Codes complémentaires : « Not known » (Information inconnue) ou « Not applicable » (Non applicable, par exemple pour les sujets sans emploi pour la section travail).
- Échelles globales de domaine : À la fin de chaque sous-section (comportement au travail, stress au travail, vie domestique, etc.), l’évaluateur attribue une note globale sur une échelle continue allant de « none » (aucun problème) à « severe difficulties » (difficultés sévères).
- Cotation et score global : Les scores des items sont sommés à l’intérieur de chaque domaine pour produire un score sous-dimensionnel. Un score global composite de dysfonctionnement social peut être obtenu en sommant l’ensemble des items applicables. Un score plus élevé indique un dysfonctionnement social plus grave.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1979 (version originale dans Social Psychiatry) ; versions courtes développées en 1984 ; adaptation sous forme de questionnaire auto-rapporté (SFQ) en 2005.
- Auteurs et détenteurs des droits : Mary Remington et Peter J. Tyrer. Les publications originales sont documentées sous l’égide des revues scientifiques correspondantes (Springer Nature, Cambridge University Press, Sage Publications).
- Statut d’accès et droits d’utilisation : Le Social Functioning Schedule a été mis à la disposition de la communauté académique et médicale à des fins de recherche et de pratique clinique non commerciale. L’entretien figure dans plusieurs manuels de référence (notamment l’ouvrage de synthèse Measuring Health d’Ian McDowell, Oxford University Press). L’utilisation à des fins de recherche académique ne requiert généralement pas de redevance financière, mais toute reproduction intégrale ou utilisation dans le cadre d’essais industriels/commerciaux nécessite l’accord des détenteurs des droits ou des éditeurs respectifs.
- Tarifs : Aucun coût de licence n’est facturé pour l’utilisation académique classique ou la pratique clinique non commerciale, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources originales.
12. Références / References
Les travaux scientifiques fondateurs et études de référence relatifs au SFS sont répertoriés ci-dessous :
- Casey, P. R., & Tyrer, P. J. (1986). Personality, functioning and symptomatology. Journal of Psychiatric Research, 20(4), 363–374. https://doi.org/10.1016/0022-3956(86)90038-0
- Casey, P. R., Tyrer, P. J., & Platt, S. (1985). The relationship between social functioning and psychiatric symptomatology in primary care. Social Psychiatry, 20(1), 5–9. https://doi.org/10.1007/BF00583863
- McDowell, I. (2006). Measuring Health: A Guide to Rating Scales and Questionnaires (3rd ed.). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195165678.001.0001
- Remington, M., & Tyrer, P. (1979). The Social Functioning Schedule—a brief semi-structured interview. Social Psychiatry, 14(3), 151–157. https://doi.org/10.1007/BF00578129
- Tyrer, P. (1984). Social Functioning Schedule short version (Manuscript). Mapperley Hospital, Nottingham, UK.
- Tyrer, P. (2005). The Social Functioning Questionnaire: A rapid and robust measure of perceived functioning. International Journal of Social Psychiatry, 51(3), 265–275. https://doi.org/10.1177/0020764005057391
- Tyrer, P., Remington, M., & Alexander, J. (1987). The outcome of neurotic disorders after outpatient and day hospital care. British Journal of Psychiatry, 151(1), 57–62. https://doi.org/10.1192/bjp.151.1.57
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
La section suivante reproduit les items et consignes de notation standardisés de la composante professionnelle du Social Functioning Schedule (SFS), tels qu’administrés par l’évaluateur clinique lors de l’entretien semi-structuré. Les questions d’ouverture servent à amorcer le dialogue avec le sujet ou l’informateur, et l’évaluateur attribue la note correspondant aux critères descriptifs opérationnels.
1. Work problems—behavior
1a Performance: As far as you know, how has S [the Subject] been coping with work? Does S have any difficulties? (Rate performance at work tasks.)
- [ ] Not known
- [ ] Not applicable
- (0) no problems
- (1) reduced output / given easier job
- (2) unable to perform his job / others have taken over
1b Time keeping: Does S usually get to work on time?
- [ ] Not known
- [ ] Not applicable
- (0) usually arrives at a reasonable time
- (1) has occasionally missed 1/2–1 hour, or been more than 1 hour late
- (2) has been more than 1 hour late on more than two occasions in last 4 weeks
1c Overactivity: Does S take on too much? (Is he rushed? Does he miss breaks or work late a lot?)
- [ ] Not known
- [ ] Not applicable
- (0) does a day’s work but no more – work does not intrude on personal time
- (1) rushes to complete jobs, on a tight schedule and/or occasionally works late or brings work home
- (2) work frequently occupies evenings and weekends
Other problems (specify):
___________________________________________________________
Global rating: Rate work problems—behaviour
none
___________________________________________________________
severe difficulties
2. Work problems—stress
General prompt questions: Does S talk about work? Has S complained about work recently? Has S seemed upset about work or under strain because of work?
2a Interest and satisfaction: Does S say that he likes his work? Has S complained that he is bored or fed up with work?
- [ ] Not known
- [ ] Not applicable
- (0) S seems reasonably satisfied with work situation
- (1) S reports that he is disinterested or somewhat dissatisfied with work
- (2) S indicates that he is utterly bored or dissatisfied with work
2b Distress: Does S seem to take work in his stride, or does work get him down? Does he appear troubled when he gets home from work? Does S complain that he has lost confidence? (Exclude boredom and dissatisfaction; include worry, strain, anxiety and anger).
- [ ] Not known
- [ ] Not applicable
- (0) no noticeable discomfort due to work
- (1) some degree of distress occasionally reported or observed
- (2) S reports extreme distress or informant observes this most of the time
2c Work relationships—friction: Has S talked about other people at work? In general how does he get on with them? Has S mentioned any quarrels or friction recently? (Include overt interpersonal difficulty with both clients and colleagues regardless of degree of associated distress).
- [ ] Not known
- [ ] Not applicable
- (0) generally, smooth easy relationships
- (1) some friction or quarrelling during each week
- (2) friction or quarrelling is a constant feature of work situation
2d Work relationships—exploitation: Has S complained that he is treated unfairly at work? Has he complained that he feels put upon or dominated?
- [ ] Not known
- [ ] Not applicable
- (0) S reports no exploitation
- (1) S reports occasional injustices or exploitation
- (2) S complains of extreme exploitation
Other problems (specify):
___________________________________________________________
Global rating: Rate work problems—stress
none
___________________________________________________________
severe difficulties