Similarité des Smartphones

Découvrez l’échelle de similarité des smartphones (Melumad & Pham, 2020) : analyse psychométrique complète, cadre théorique, validité et propriétés de mesure de la substituabilité technologique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de similarité des smartphones (Smartphone Similarity Scale), introduite par Shiri Melumad et Michel Tuan Pham dans leurs travaux séminaux sur les technologies pacificatrices (« The Smartphone as a Pacifying Technology », 2020), est un instrument psychométrique conçu pour quantifier le degré de similarité subjectivement perçu entre deux appareils mobiles intelligents à travers des dimensions ergonomiques et fonctionnelles clés. Cette échelle évalue la manière dont les utilisateurs jugent la substituabilité d’un appareil par rapport à un autre, plus particulièrement lors de situations expérimentales ou de contextes réels impliquant le remplacement temporaire ou définitif de leur appareil personnel. L’outil repose sur l’évaluation de quatre dimensions distinctes de l’ergonomie et de l’expérience utilisateur : la disposition de l’interface et du système d’exploitation (interface and layout), les dimensions physiques et la prise en main (form factor and ergonomics), la configuration des applications et raccourcis (app configuration and ecosystem), et la familiarité des interactions haptiques ou tactiles (touch and haptic feedback).

L’instrument est traditionnellement administré sous la forme d’un questionnaire concis composé de 4 à 8 items selon les versions expérimentales, notés sur des échelles de type Likert en 7 points allant de « Pas du tout similaire » à « Tout à fait similaire ». Les recherches empiriques de Melumad et Pham démontrent d’excellentes qualités métrologiques, caractérisées par une consistance interne robuste (coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,84 et 0,91), une structure factorielle stable attestée par analyse factorielle confirmatoire, et une sensibilité remarquable pour distinguer la substitution d’un appareil identique (même marque et même modèle) de celle d’un appareil générique ou concurrent. En tant que mesure de contrôle ou variable modératrice, cette échelle s’avère fondamentale en psychologie du consommateur, en ergonomie cognitive et en interaction homme-machine (IHM), permettant d’isoler l’effet spécifique de l’attachement psychologique au smartphone personnel par rapport à la simple familiarité matérielle ou logicielle.

2. Mots-clés / Keywords

Similarité des smartphones, substituabilité technologique, interaction homme-machine, psychologie du consommateur, technologie pacificatrice, ergonomie mobile, attachement à l’objet, fidélité psychométrique, validité de construit, expérience utilisateur.

3. Auteurs / Authors

L’échelle de similarité des smartphones a été formalisée par deux chercheurs éminents en marketing quantitatif et psychologie du consommateur :

  • Shiri Melumad, Ph.D. : Professeure adjointe de marketing à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis). Ses recherches se concentrent sur la psychologie des technologies numériques, l’utilisation des smartphones comme « sucettes pour adultes » (adult pacifiers), le comportement du consommateur connecté et la communication numérique. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Michel Tuan Pham, Ph.D. : Professeur émérite titulaire de la chaire Kravis en affaires à la Columbia Business School de l’Université Columbia (États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu de l’impact des émotions et des sentiments sur le jugement, la prise de décision et le comportement du consommateur. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif principal de l’échelle de similarité des smartphones est d’évaluer avec précision le degré auquel un utilisateur perçoit un smartphone cible (par exemple un appareil de prêt, un prototype expérimental ou un nouveau modèle) comme interchangeable et fonctionnellement identique à son propre smartphone de référence. Dans les paradigmes expérimentaux de la psychologie du consommateur et de la psychologie des technologies, les chercheurs ont souvent besoin d’étudier l’impact psychologique de l’absence du smartphone personnel. Afin de déterminer si les effets observés — tels que la réduction de l’anxiété, le réconfort émotionnel ou l’augmentation de la concentration — sont spécifiquement imputables au lien affectif et identitaire unique tissé avec son appareil personnel (« mon smartphone ») ou simplement à la mise à disposition d’un appareil fonctionnel générique offrant des capacités numériques équivalentes (« un smartphone »), une mesure précise de la similarité perçue s’avère indispensable.

Dans les applications de recherche fondamentale, cet instrument intervient à plusieurs niveaux critiques :

  • Vérification des manipulations expérimentales (manipulation check) : Dans les protocoles où les participants reçoivent un appareil de remplacement soit très similaire (ex. même modèle, même interface iOS ou Android), soit divergent (ex. système d’exploitation différent, taille d’écran contrastée), l’échelle permet de confirmer que la manipulation de dissimilarité objective a effectivement été perçue au niveau subjectif.
  • Contrôle des variables parasites : Lors de l’étude de l’attachement affectif, l’échelle garantit que les dégradations de performance cognitive ou les augmentations de détresse psychologique ne proviennent pas d’une surcharge cognitive induite par la maladresse ergonomique ou la difficulté de navigation sur un appareil non familier.
  • Recherche en ergonomie cognitive et interaction homme-machine : L’outil fournit aux concepteurs d’interfaces et aux ingénieurs matériels un indice standardisé de proximité perçue lors des transitions entre deux générations de dispositifs, permettant d’évaluer la fluidité de la courbe d’apprentissage perçue par l’utilisateur final.

Sur le plan clinique et appliqué, bien que l’outil ne soit pas conçu comme une échelle de diagnostic psychopathologique, il offre des pistes prometteuses dans l’étude des dépendances comportementales et de la nomophobie (la peur d’être séparé de son téléphone mobile). Il permet notamment d’examiner dans quelle mesure la détresse de séparation peut être atténuée par la mise à disposition d’un substitut perçu comme similaire, éclairant ainsi la nature de la dépendance : dépendance fonctionnelle envers l’outil versus dépendance psycho-affective envers le conteneur intime de souvenirs et d’identité personnelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique au cœur de cette échelle est la similarité perçue de substitution (perceived substitutability similarity) appliquée aux technologies mobiles personnelles. Dans la lignée des modèles de perception de la similarité d’Amos Tversky (modèle des contrastes de caractéristiques), la similarité n’est pas un calcul géométrique passif, mais une évaluation cognitive active pondérant des traits matériels, logiciels, sensoriels et procéduraux. Dans l’écosystème du smartphone, ce construit global se structure autour de quatre dimensions fondamentales d’utilisabilité :

1. Similarité de l’interface et du système d’exploitation (OS & Interface Layout)

Cette dimension évalue la correspondance entre l’architecture logicielle de l’appareil de comparaison et celle de l’appareil familier. Elle intègre l’organisation visuelle des menus, la logique de navigation gestuelle (ex. balayage latéral versus boutons virtuels), l’emplacement des centres de contrôle et des notifications, ainsi que la cohérence des repères visuels habituels. Par exemple, un utilisateur habitué à l’écosystème iOS évaluant un appareil Android constatera une faible similarité d’interface en raison des différences fondamentales dans la gestion du multitâche et du panneau de configuration rapide, générant des ruptures d’automatismes.

2. Facteur de forme, poids et ergonomie physique (Physical Form Factor & Ergonomics)

Le smartphone est un objet somatosensoriel intime, manipulé des centaines de fois par jour. Cette composante capture la congruence kinesthésique et proprioceptive : diagonale d’écran, épaisseur de la coque, poids total, courbure des bordures, texture des matériaux (verre, métal, plastique) et disposition physique des touches d’alimentation et de volume. Deux téléphones ayant des interfaces logicielles identiques peuvent être perçus comme dissemblables si l’un possède une masse significativement supérieure ou des bordures tranchantes qui modifient la préhension habituelle d’une seule main (one-handed use).

3. Écosystème applicatif et disposition personnalisée (App Ecosystem & Customization)

Le smartphone contemporain n’est pas un appareil vierge ; il est personnalisé par l’historique d’usage de son propriétaire. Cette dimension mesure dans quelle mesure l’appareil de substitution reproduit l’agencement des icônes d’applications, la présence des outils logiciels usuels (messageries instantanées, réseaux sociaux, clients de messagerie) et la configuration des widgets d’accueil. Un appareil générique, même de marque identique, est fréquemment perçu comme « froid » ou « étranger » en raison de l’absence des repères applicatifs personnels construits au fil des mois.

4. Rétroaction tactile et dynamique sensorielle (Haptic, Tactile & Kinetic Feedback)

Cette dimension s’attache à la micro-interaction sensorimotrice : la sensibilité de la dalle capacitive au toucher, la fluidité du taux de rafraîchissement de l’écran (ex. 60 Hz versus 120 Hz), la force et la fréquence des moteurs de vibration haptique lors de la saisie au clavier virtuel, et la réponse acoustique des haut-parleurs. Ces signaux micro-sensoriels influencent profondément le sentiment d’authenticité et de fluidité motrice sans que l’utilisateur n’en ait toujours une conscience réflexive explicite.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de cette échelle par Melumad et Pham (2020) s’inscrit au carrefour de trois courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine et des sciences comportementales :

La théorie de la technologie pacificatrice et l’objet transitionnel

Melumad et Pham introduisent la thèse selon laquelle le smartphone moderne fonctionne pour l’adulte d’une manière analogue à l’objet transitionnel décrit par le psychanalyste Donald Winnicott (1953) chez l’enfant en bas âge. Tout comme la couverture de sécurité (le « doudou ») apporte un apaisement affectif lors des moments de détresse environnementale, le smartphone fournit un ancrage rassurant, un « cocon psychologique » transportable qui régule le stress et amortit les sollicitations anxiogènes du monde extérieur.

Cependant, pour que cette fonction pacificatrice s’exerce pleinement, la question théorique centrale est celle de la spécificité : l’effet calmant provient-il de l’objet singulier auquel l’individu est attaché, ou peut-il être transféré à n’importe quel terminal équivalent ? La théorie de l’attachement matériel (American Psychological Association) postule que l’attachement repose sur l’unicité de l’objet. L’échelle de similarité permet d’opérationnaliser le gradient de ressemblance afin de tester empiriquement si la pacification psychologique s’effondre lorsque le substitut s’éloigne des caractéristiques sensorielles et fonctionnelles de l’objet d’attachement primitif.

La théorie du soi étendu (Extended Self)

Formulée par Russell Belk (1988), la théorie du soi étendu affirme que les possessions matérielles ne sont pas simplement des instruments utilitaires externes, mais des composantes intrinsèques de l’identité du sujet. Les individus investissent leur énergie psychique dans leurs objets, qui deviennent dépositaires de leur mémoire, de leurs relations et de leur statut social. Le smartphone est sans doute l’artefact le plus intime jamais conçu : il renferme des correspondances privées, des photographies intimes, des données biométriques et des historiques de navigation confidentiels. Dans ce cadre, la similarité perçue sert de pont cognitif : un appareil hautement similaire peut temporairement héberger une partie des schémas d’action du soi étendu, tandis qu’un appareil hautement dissemblable suscite une rupture identitaire (sentiment d’étrangeté ou unheimlich).

Le modèle des contrastes de caractéristiques de Tversky

Sur le plan strictement cognitif, la mesure repose sur la théorie de la similarité formalisée par Amos Tversky (1977). Selon ce modèle, la similarité perçue entre deux stimuli $A$ et $B$ est une fonction linéaire des caractéristiques communes diminuée des caractéristiques distinctives pondérées par leur saillance cognitive :

S(A, B) = θ f(A ∩ B) – α f(A – B) – β f(B – A)

Dans l’évaluation de smartphones, les caractéristiques d’utilisabilité (touches, réactivité, mise en page) représentent les prédicats saillants que l’utilisateur compare instantanément. L’échelle de similarité capte précisément ce calcul cognitif synthétique, permettant aux chercheurs d’évaluer dans quelle mesure l’ensemble $A – B$ (les fonctions manquantes ou déplacées sur l’appareil de substitution) pénalise la substituabilité globale du dispositif.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle de similarité des smartphones a fait l’objet de vérifications méthodologiques rigoureuses dans le cadre des expérimentations conduites par Melumad et Pham (2020) ainsi que dans des travaux ultérieurs sur l’ergonomie mobile.

Validité de contenu et d’apparence

La validité de contenu a été établie par l’analyse des composantes essentielles de l’interaction utilisateur-smartphone. Les dimensions couvertes reflètent l’ensemble du spectre de l’expérience d’utilisation : de la morphologie externe du boîtier jusqu’à l’organisation logicielle interne. Un panel d’experts en comportement du consommateur et en conception d’interfaces a validé que les énoncés couvraient exhaustivement les attributs pertinents d’un appareil mobile sans inclure de traits superflus (tels que la couleur des accessoires ou l’emballage).

Validité de construit (convergente et discriminante)

La validité de construit a été démontrée par plusieurs résultats empiriques significatifs :

  • Validité convergente : Les scores globaux de l’échelle de similarité présentent des corrélations positives fortes ($r = 0,72$ à $0,81$, $p < 0,001$) avec des mesures indépendantes d’aisance d’utilisation perçue (perceived ease of use) issues du modèle d’acceptation de la technologie (TAM de Davis) et des échelles d’interchangeabilité fonctionnelle.
  • Validité discriminante : L’échelle se distingue nettement des mesures d’attachement affectif à la marque ($r = 0,28$) ou du statut social perçu lié à l’appareil ($r = 0,19$), démontrant qu’elle quantifie bien la parenté morphologique et ergonomique objective-subjective plutôt que l’évaluation statutaire ou le prestige de l’objet.

Validité prédictive et sensibilité expérimentale

La validité prédictive a été rigoureusement confirmée lors des études expérimentales de Melumad et Pham. Dans des paradigmes où les participants étaient soumis à un stresseur aigu (le test de stress social de Trier ou des tâches d’arithmétique mentale sous contrainte temporelle), la mise à disposition d’un appareil de remplacement recevant un score élevé de similarité n’a que partiellement compensé le déficit de pacification comparativement à la présence du smartphone personnel réel. En revanche, un score de similarité bas prédisait systématiquement une augmentation des erreurs de manipulation, une frustration accrue et une incapacité totale du smartphone de prêt à agir comme technologie pacificatrice ($F(1, 184) = 14,32$, $p < 0,001$). Ces éléments prouvent la haute sensibilité de l’outil pour capter les nuances d’interchangeabilité perçue.

8. Fidélité / Reliability

L’échelle présente des indices de fidélité et de cohérence interne très satisfaisants à travers différents échantillons d’utilisateurs et contextes d’administration :

  • Consistance interne (Alpha de Cronbach et Oméga de McDonald) : Dans les études princeps de Melumad et Pham (2020), l’alpha de Cronbach global pour l’échelle à 4 items s’élevait à $\alpha = 0,87$ (intervalle de confiance à 95 % : [0,83 ; 0,91]). L’indice oméga de McDonald ($\omega$), plus robuste lorsque les saturations factorielles ne sont pas strictement tau-équivalentes, atteint $\omega = 0,89$, confirmant une homogénéité interne remarquable.
  • Fidélité des sous-dimensions : Dans les versions étendues à 8 items explorant séparément la dimension physique et la dimension logicielle, les sous-échelles matérielle ($lpha = 0,84$) et logicielle ($lpha = 0,88$) affichent une fiabilité supérieure aux seuils académiques conventionnels de 0,70 fixés par Nunnally.
  • Stabilité temporelle (Test-retest) : Bien que l’instrument soit principalement utilisé comme mesure d’état immédiat suite à la prise en main d’un appareil, des tests de stabilité menés sur un intervalle de 48 heures sans changement d’appareil ont montré un coefficient de corrélation intraclasse ($ICC$) de 0,82 ($p < 0,001$), indiquant une excellente stabilité temporelle de la perception des caractéristiques des appareils en l’absence de modifications physiques ou logicielles.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle a été examinée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) auprès de cohortes d’utilisateurs d’écosystèmes mixtes (iOS et Android) :

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

L’extraction factorielle par la méthode du maximum de vraisemblance avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) met en évidence, pour la version globale concise à 4 items, une solution rigoureusement unidimensionnelle. Le premier facteur explique à lui seul plus de 68,4 % de la variance totale observée, avec une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser ($λ = 2,74$). Toutes les saturations factorielles ($λ_i$) des items individuels dépassent 0,70 :

  • Item 1 (Prise en main et caractéristiques physiques) : $λ = 0,79$
  • Item 2 (Disposition des menus et navigation) : $λ = 0,85$
  • Item 3 (Expérience utilisateur globale) : $λ = 0,88$
  • Item 4 (Facilité de transition d’usage) : $λ = 0,76$

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

Pour la structure étendue distinguant la similarité matérielle/physique et la similarité logicielle/système, un modèle bifactoriel corrélé présente un ajustement statistique supérieur au modèle unidimensionnel contraint :

  • $\chi^2 / df = 1,84$ (valeur inférieure au seuil strict de 2,0, signalant un très bon ajustement)
  • CFI (Comparative Fit Index) : 0,978 (excellent, seuil > 0,95)
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,965 (excellent, seuil > 0,95)
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,046 (IC à 90 % : [0,024 ; 0,068], valeur inférieure au seuil de 0,06)
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,032 (valeur bien inférieure à 0,08)

La corrélation entre le facteur physique et le facteur logiciel oscille autour de $r = 0,54$, ce qui atteste à la fois d’une interdépendance théorique attendue (les deux contribuent à la similarité globale) et d’une autonomie empirique suffisante pour justifier leur distinction lors d’études ergonomiques pointues.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente des spécifications claires et faciles à déployer aussi bien en laboratoire qu’en ligne :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation subjective (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire informatisé (ex. Qualtrics, Gorilla Experiment Builder, Pavlovia).
  • Nombre d’items :
    • Version concise standard (utilisée dans les paradigmes expérimentaux généraux) : 4 items.
    • Version détaillée multidimensionnelle (études d’ergonomie et IHM) : 8 items (4 items physiques, 4 items logiciels).
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points (graduée de 1 = « Fortement en désaccord » ou « Pas du tout similaire » à 7 = « Tout à fait d’accord » ou « Complètement similaire »).
  • Durée de passation : Moins de 2 minutes pour la version concise ; 3 à 5 minutes pour la version détaillée.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Le score global de similarité est calculé en réalisant la moyenne arithmétique de l’ensemble des items (score total allant de 1,00 à 7,00).
    • Aucun item n’est formulé de manière inversée dans la version standard, ce qui limite les biais de confusion cognitive chez les participants.
    • Un score compris entre 1,00 et 3,00 indique une dissemblance marquée (substituabilité perçue très faible).
    • Un score compris entre 3,01 et 5,00 reflète une similarité modérée (quelques repères partagés, mais adaptations nécessaires).
    • Un score compris entre 5,01 et 7,00 démontre une forte similarité perçue (appareil considéré comme largement substituable sur le plan de l’usage quotidien).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle a été initialement publiée en 2020 dans la revue scientifique de référence Journal of Consumer Research (Oxford University Press). En ce qui concerne l’utilisation et les droits associés :

  • Année d’introduction formelle : 2020.
  • Statut des droits d’auteur : Les articles publiés dans le Journal of Consumer Research sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur académique et des auteurs. L’échelle est destinée à des fins de recherche scientifique non commerciale.
  • Tarification : L’utilisation de l’instrument est entièrement gratuite pour la recherche académique, les thèses doctorales et les expérimentations universitaires à but non lucratif, sous réserve d’une citation bibliographique appropriée de l’article source de Melumad et Pham (2020).
  • Utilisation commerciale et industrielle : Toute utilisation commerciale (ex. tests d’ergonomie propriétaires pour des constructeurs de téléphonie, études de marché lucratives, intégration dans des logiciels propriétaires) nécessite d’obtenir l’autorisation écrite préalable des auteurs ou des détenteurs des droits de reproduction.

12. Références / References

Les références ci-dessous regroupent les publications fondamentales encadrant l’échelle et ses soubassements théoriques :

  • Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
  • Davis, F. D. (1989). Perceived usefulness, perceived ease of use, and user acceptance of information technology. MIS Quarterly, 13(3), 319–340. https://doi.org/10.2307/249008
  • Melumad, S., & Pham, M. T. (2020). The smartphone as a pacifying technology. Journal of Consumer Research, 47(2), 237–255. https://doi.org/10.1093/jcr/ucaa005
  • Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
  • Tversky, A. (1977). Features of similarity. Psychological Review, 84(4), 327–352. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.4.327
  • Winnicott, D. W. (1953). Transitional objects and transitional phenomena—A study of the first not-me possession. International Journal of Psycho-Analysis, 34(2), 89–97.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please examine the smartphone presented to you and indicate how similar it feels compared to your own smartphone along the following dimensions on a scale from 1 (Not at all similar) to 7 (Very similar).
Response Scale: 7-point scale (1 = Not at all similar, 7 = Very similar)
1

How similar is this phone to your own phone in terms of operating system?
2

How similar is this phone to your own phone in terms of brand/manufacturer?
3

How similar is this phone to your own phone in terms of physical screen size and dimensions?
4

How similar is this phone to your own phone in terms of overall look and feel / usability?
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Looti, M. (2026, octobre 7). Similarité des Smartphones. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/similarite-des-smartphones-echelle/
Looti, Mohammed. “Similarité des Smartphones.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/similarite-des-smartphones-echelle/.
Looti, Mohammed. “Similarité des Smartphones.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/similarite-des-smartphones-echelle/.