Entretien court d’évaluation du trouble de stress post-traumatique (SPRINT)

Le Short Post-Traumatic Stress Disorder Rating Interview (SPRINT) est un instrument psychométrique bref de 8 items développé par Connor et Davidson pour le dépistage et l’évaluation du trouble de stress post-traumatique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Short Post-Traumatic Stress Disorder Rating Interview (SPRINT) est un instrument psychométrique bref développé par Kathryn M. Connor et Jonathan R. T. Davidson en 2001. Conçu pour répondre au besoin d’un outil d’évaluation rapide, valide et standardisé du trouble de stress post-traumatique (TSPT), le SPRINT explore à la fois la symptomatologie centrale du trouble et ses répercussions fonctionnelles globales. L’échelle se compose de huit items fondamentaux évaluant les dimensions cardinales du TSPT selon les critères nosologiques : les phénomènes d’intrusion, les conduites d’évitement, l’émoussement affectif (numbing), l’hyperactivation neurovégétative (hyperarousal), la réactivité somatique face aux rappels du traumatisme, la vulnérabilité au stress ainsi que le retentissement sur les activités socioprofessionnelles et relationnelles. Deux items optionnels supplémentaires permettent de quantifier l’amélioration globale perçue et le pourcentage de changement symptomatique au cours du temps, ce qui en fait un outil de choix pour les essais cliniques longitudinaux et le suivi psychothérapeutique ou pharmacologique.

Chaque item est coté sur une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 0 (« Pas du tout ») à 4 (« Très sévèrement » / « Extrêmement »), générant un score total oscillant entre 0 et 32 pour les huit items de base. Les propriétés métrologiques du SPRINT sont particulièrement solides : les études initiales et de réplication rapportent une excellente cohérence interne (coefficient alpha de Cronbach de 0,88), une stabilité temporelle satisfaisante (fidélité test-retest avec coefficient de corrélation intraclasse ICC = 0,78), ainsi qu’une remarquable validité convergente avec les instruments de référence tels que la Davidson Trauma Scale (DTS ; r = 0,73) et la Clinician-Administered PTSD Scale (CAPS). Un score seuil fixé entre 14 et 17 confère à l’échelle une précision diagnostique globale atteignant 96 %, autorisant une détection précoce des patients nécessitant une prise en charge spécialisée. D’une durée de passation estimée entre 5 et 10 minutes, le SPRINT conjugue rigueur psychométrique et faisabilité clinique en soins primaires et en médecine d’urgence.

2. Mots-clés / Keywords

Trouble de stress post-traumatique, SPRINT, psychométrie, évaluation clinique, dépistage rapide, intrusion, évitement, hyperactivation neurovégétative, fidélité test-retest, validité diagnostique, échelle de Likert, réactivité somatique, retentissement fonctionnel.

3. Auteurs / Authors

Le SPRINT a été élaboré par des chercheurs rattachés au Département de psychiatrie et des sciences du comportement de l’Université Duke (Duke University Medical Center, Durham, Caroline du Nord, États-Unis) :

  • Kathryn M. Connor, M.D. : Psychiatre clinicienne et chercheuse au Anxiety and Traumatic Stress Program, Département de psychiatrie et des sciences du comportement, Duke University Medical Center. Ses travaux portent principalement sur la pharmacothérapie des troubles anxieux, la résilience psychologique et le développement d’outils d’évaluation clinique standardisés.
  • Jonathan R. T. Davidson, M.D. : Professeur émérite de psychiatrie et ancien directeur du Anxiety and Traumatic Stress Program à la Duke University. Pionnier mondial dans la recherche sur le psychotraumatologie, le Dr Davidson a également conçu la Davidson Trauma Scale (DTS) et la Connor-Davidson Resilience Scale (CD-RISC).
  • Collaborateurs ultérieurs notables : Sachin Vaishnavi, M.D., Ph.D., et Vance M. Payne, M.D., ayant conduit des travaux comparatifs approfondis validant la concordance métrologique entre le SPRINT et l’entretien structuré de référence CAPS (Vaishnavi et al., 2006).

4. Objectif / Purpose

L’évaluation psychologique et psychiatrique du traumatisme psychique se heurte fréquemment à un dilemme méthodologique : d’une part, les entretiens cliniques semi-structurés approfondis, à l’instar de la Clinician-Administered PTSD Scale (CAPS), représentent l’étalon-or diagnostique mais exigent entre 45 et 60 minutes de passation par un évaluateur hautement qualifié ; d’autre part, les auto-questionnaires exhaustifs comme la DTS ou le PCL comportent un nombre élevé d’items requérant une concentration prolongée souvent difficile à mobiliser chez des sujets en état d’épuisement cognitif ou de détresse psychique aiguë.

L’objectif fondamental du SPRINT est de combler cette lacune opérationnelle en fournissant une mesure multidimensionnelle ultrabrève, réalisable en 5 à 10 minutes, sans sacrifier la représentativité clinique du trouble. Il a été conçu pour répondre à deux finalités majeures :

  1. Le dépistage clinique et l’orientation diagnostique rapide : Dans les services d’urgence hospitalière, les unités médico-psychologiques, les cabinets de médecine générale ou les contextes de catastrophes humanitaires et militaires, le SPRINT permet d’identifier promptement les individus souffrant d’un niveau symptomatique cliniquement significatif et nécessitant un examen approfondi ou une intervention d’urgence.
  2. L’évaluation de la réponse thérapeutique et de l’évolution longitudinale : Grâce à sa sensibilité au changement et à l’inclusion d’items spécifiques sur l’amélioration globale, le SPRINT constitue un instrument privilégié pour les protocoles de recherche pharmacologique et psychothérapeutique (notamment les thérapies cognitivo-comportementales centrées sur le trauma et l’EMDR), permettant un suivi hebdomadaire ou bimensuel sans induire de lassitude d’évaluation chez le patient.

Sur le plan conceptuel, les auteurs ont délibérément inclus non seulement les manifestations phénoménologiques spécifiques du TSPT (réexpérimentation, évitement, émoussement, hyperéveil), mais aussi l’impact somatique et le retentissement fonctionnel global (altération du fonctionnement professionnel, familial et social), reconnaissant que la sévérité d’un traumatisme ne se résume pas à la simple fréquence de ses symptômes cognitifs mais englobe l’incapacité adaptative qu’il engendre au quotidien.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le SPRINT est le syndrome clinique unifié du trouble de stress post-traumatique, appréhendé sous l’angle de sa sévérité symptomatique et de son retentissement écosystémique. Chacun des huit items centraux opérationnalise une facette symptomatique précise :

  • Intrusions et réexpérimentations involontaires (Item 1) : Explore la réémergence involontaire de souvenirs pénibles, de cauchemars récurrents ou d’expériences de reviviscence déclenchées par des éléments rappelant l’événement traumatique. Cette dimension capture la rupture de l’intégration mnésique normale propre aux mémoires traumatiques non métabolisées.
  • Évitement cognitif et comportemental (Item 2) : Évalue les efforts conscients et délibérés déployés par le sujet pour ne pas penser à l’événement, refuser d’en parler, ou éviter physiquement les lieux, personnes et activités susceptibles de réveiller la détresse traumatique. L’évitement représente un facteur central de maintien à long terme de la pathologie selon les théories cognitives.
  • Émoussement affectif et détachement relationnel (Item 3) : Quantifie l’anesthésie émotionnelle (emotional numbing), la perte d’intérêt pour les activités autrefois gratifiantes, le sentiment d’aliénation ou d’éloignement vis-à-vis d’autrui, ainsi que l’incapacité d’éprouver des émotions positives comme la tendresse ou l’amour.
  • Hyperactivation neurovégétative (Item 4) : Regroupe les signes d’hyperéveil central et autonome, notamment les altérations de l’architecture du sommeil (insomnie d’endormissement ou de maintien), l’irritabilité ou les explosions de colère non motivées, les déficits de concentration, l’hypervigilance défensive et la réaction de sursaut exagérée face à des stimuli inoffensifs.
  • Détresse somatique et réactivité autonome (Item 5) : Mesure l’activation du système nerveux sympathique lors de l’exposition à des stimuli rappelant le trauma, se manifestant par des palpitations, une tachycardie, des sueurs profuses, des tremblements ou une sensation de suffocation. Cette dimension illustre le conditionnement neurovégétatif classique.
  • Vulnérabilité face aux stresseurs quotidiens (Item 6) : Évalue l’amenuisement des ressources adaptatives globales du patient. Cette dimension capte l’abaissement du seuil de tolérance aux aléas de la vie courante et l’incapacité à gérer les stresseurs ordinaires.
  • Altération du fonctionnement professionnel et quotidien (Item 7) : Mesure le degré auquel les manifestations cliniques interfèrent négativement avec la productivité au travail, l’assiduité professionnelle ou la tenue des responsabilités domestiques et logistiques habituelles.
  • Altération du fonctionnement social et interpersonnel (Item 8) : Évalue la désorganisation des liens interpersonnels, le retrait de la vie collective, les conflits intrafamiliaux et la dégradation de la qualité des relations amicales et conjugales.

Les deux items complémentaires de l’échelle permettent d’opérationnaliser le changement clinique global perçu (évaluation de type CGI-I, Clinical Global Impression – Improvement) et l’estimation quantitative en pourcentage du gain thérapeutique global depuis le début de la prise en charge.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du SPRINT s’ancre à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychopathologie et des neurosciences contemporaines :

Le modèle du traitement de l’information émotionnelle

Développé principalement par Edna B. Foa et Richard J. McNally, ce modèle conçoit le TSPT comme un dysfonctionnement de la structure de peur encodée en mémoire à long terme. La structure mnésique traumatique comporte des représentations disproportionnées de stimuli de menace et de réactions de détresse somatique associées. Les conduites d’évitement comportemental et cognitif empêchent l’intégration de nouvelles informations correctrices incompatibles avec la structure de peur. Les items du SPRINT reflètent fidèlement cette dynamique : l’intrusion (item 1) active la mémoire traumatique, déclenchant une hyperactivation autonome (item 5), laquelle induit des conduites de fuite et d’évitement (item 2).

La théorie neurobiologique du stress post-traumatique

Les travaux neurobiologiques sous-tendant la conception d’outils cliniques comme ceux de Davidson et Connor mettent en exergue un dysfonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et des circuits cortico-limbiques. Le TSPT est caractérisé par une hyperréactivité de l’amygdale cérébrale associée à un défaut d’inhibition descendante exercé par le cortex préfrontal ventromédian, ainsi qu’à des anomalies de l’hippocampe responsables d’un déficit de contextualisation des souvenirs de danger. L’item d’hypervigilance (item 4) et de réactivité somatique (item 5) traduisent directement cette hyperexcitabilité du système adrénergique périphérique et central.

Le modèle transactionnel du stress et du coping

Inspiré des travaux de Richard Lazarus et Susan Folkman, ce cadre insiste sur le fait que l’impact d’un événement traumatisant ne réside pas uniquement dans ses manifestations biologiques directes, mais dans l’épuisement des stratégies d’ajustement (coping). Les items 6, 7 et 8 du SPRINT concrétisent cette perspective : le traumatisme brise le sentiment d’auto-efficacité personnelle, rendant le sujet vulnérable aux contraintes quotidiennes mineures et désorganisant ses sphères de socialisation et de productivité socio-économique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du SPRINT a été examinée à travers plusieurs protocoles expérimentaux et cliniques rigoureux :

Validité convergente

Dans l’étude princeps menée par Connor et Davidson (2001), les scores totaux au SPRINT ont été confrontés à ceux de la Davidson Trauma Scale (DTS), un auto-questionnaire validé de 17 items. La corrélation de Pearson obtenue était hautement significative (r = 0,73, p < 0,0001), attestant d’une excellente concordance dans la mesure du construit post-traumatique. De surcroît, Vaishnavi, Payne, Connor et Davidson (2006) ont administré le SPRINT conjointement à la Clinician-Administered PTSD Scale (CAPS), considérée comme le standard clinique de référence internationale. Les scores du SPRINT ont démontré de fortes corrélations significatives avec les sous-scores de la CAPS ainsi qu’avec son score global de sévérité, validant le SPRINT comme un substitut rapide fiable lors des évaluations de routine.

Validité divergente et discriminante

La validité divergente a été confirmée en corrélant le SPRINT avec des instruments évaluant des dimensions théoriquement distinctes. Notamment, la corrélation avec la Sheehan Social Support Scale s’est avérée quasi nulle (r = 0,10, non significatif), démontrant que l’échelle n’est pas contaminée par le niveau général de soutien social perçu mais cible spécifiquement la pathologie post-traumatique. Par ailleurs, l’échelle discrimine de manière robuste les populations diagnostiquées avec un TSPT des populations souffrant d’autres troubles anxieux (trouble panique, anxiété généralisée) ou de sujets témoins sains.

Validité de critère et précision diagnostique

L’analyse des courbes ROC (Receiver Operating Characteristic) conduite par les concepteurs de l’outil a mis en évidence des indices métrologiques remarquables :

  • Score seuil optimal : Une note seuil située entre 14 et 17 sur le score total des 8 items permet d’obtenir une sensibilité et une spécificité diagnostiques maximales.
  • Précision globale : Un score de 14 à 17 est associé à une précision diagnostique (diagnostic accuracy) de 96 % par rapport au diagnostic clinique établi selon les critères du DSM-IV.
  • Un score ≥ 14 est préconisé comme seuil d’alerte clinique universel justifiant immédiatement la réalisation d’une évaluation structurée approfondie.

Sensibilité au changement thérapeutique

Le SPRINT s’est révélé être un instrument particulièrement sensible aux effets des traitements psychotropes et psychothérapeutiques. Dans des essais cliniques randomisés contrôlés par placebo évaluant l’efficacité d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), la réduction du score total au SPRINT était corrélée de manière étroite avec la baisse des scores à la DTS (r = 0,66, p < 0,001) et avec les critères de réponse définis par l’échelle d’impression clinique globale (CGI).

8. Fidélité / Reliability

Les indices de fidélité et de précision métrologique du SPRINT ont fait l’objet de calculs méthodiques tant dans les échantillons initiaux de validation que dans des études transculturelles indépendantes :

Cohérence interne

Dans l’échantillon princeps de validation (Connor & Davidson, 2001), le coefficient alpha de Cronbach obtenu pour l’ensemble des huit items centraux s’élevait à 0,88. Cette valeur indique une consistance interne élevée sans pour autant atteindre des niveaux excessifs (> 0,95) qui signaleraient une redondance stérile entre les questions. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre 0,54 et 0,76, démontrant que chaque question contribue de façon substantielle et homogène au construit unifié de la sévérité du stress post-traumatique.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité temporelle a été documentée auprès d’un sous-échantillon de patients réévalués à court terme sans modification thérapeutique active. Le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) calculé sur un intervalle temporel de test-retest a atteint 0,78, dénotant une excellente stabilité des scores dans le temps en l’absence de changement clinique avéré. De telles propriétés confirment que les fluctuations de score observées en cours de prise en charge reflètent d’authentiques modifications de l’état clinique plutôt qu’une variabilité métrologique aléatoire.

Erreur standard de mesure (SEM)

L’erreur standard de mesure calculée sur la base de la variance d’échantillonnage et du coefficient de fidélité demeure basse, conférant aux scores du SPRINT un intervalle de confiance étroit, ce qui permet au clinicien de calculer de manière fiable le changement minimal cliniquement important (MCID, Minimal Clinically Important Difference) lors du suivi longitudinal des patients.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La configuration factorielle du SPRINT a fait l’objet d’explorations factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) afin d’élucider son architecture latente :

Structure unifactorielle dominante

L’analyse en composantes principales menée par Connor et Davidson (2001) a initialement extrait un facteur général dominant expliquant plus de 55 % de la variance totale des scores. L’observation du diagramme des valeurs propres (scree plot de Cattell) a mis en évidence une rupture nette après le premier facteur, plaidant fortement pour l’utilisation d’un score unifié composite représentant la sévérité globale du syndrome post-traumatique. Tous les huit items présentaient des saturations factorielles (factor loadings) substantielles sur cette dimension principale, oscillant entre 0,60 et 0,86.

Modélisations alternatives et analyses confirmatoires

Dans le cadre de travaux méthodologiques ultérieurs et lors de validations de traductions internationales, des structures bifactorielles ou hiérarchiques ont également été testées au moyen de modèles d’équations structurelles (SEM) :

  • Modèle à deux facteurs corrélés : Ce modèle sépare d’un côté la dimension Symptômes post-traumatiques spécifiques (regroupant les items 1 à 5 : intrusion, évitement, anesthésie, hyperéveil, réactivité somatique) et de l’autre la dimension Retentissement fonctionnel et vulnérabilité (items 6 à 8 : gestion du stress quotidien, sphère professionnelle, sphère relationnelle). Bien que ce modèle présente parfois des indices d’adéquation statistique légèrement supérieurs (RMSEA < 0,06, CFI > 0,95), la corrélation très élevée entre les deux facteurs latents (r > 0,75) justifie pleinement le maintien de l’approche unidimensionnelle retenue par les auteurs dans la pratique diagnostique usuelle.
  • Modèle bifactoriel : Les analyses confirmatoires démontrent que la variance est massivement absorbée par un facteur général de détresse post-traumatique (facteur G), confirmant que le calcul d’un score sommatif global de 0 à 32 repose sur des assises statistiques théoriquement incontestables.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le SPRINT se présente sous la forme d’un entretien standardisé administré par un clinicien ou, par extension et selon les besoins de l’étude, sous la forme d’un auto-questionnaire guidé. Ses paramètres techniques se déclinent comme suit :

  • Type d’évaluation : Entretien d’évaluation clinique standardisé / échelle de cotation brève du TSPT.
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus) ayant été exposés à un ou plusieurs événements potentiellement traumatisants répondant aux critères du traumatisme psychique.
  • Nombre d’items : 8 items obligatoires cotant la sévérité actuelle, complétés facultativement par 2 items explorant l’évolution globale et le pourcentage d’amélioration.
  • Période de référence : Généralement la semaine écoulée (7 derniers jours) afin d’apprécier la symptomatologie actuelle et de suivre finement l’évolution sous traitement.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 5 points ordonnée de la façon suivante :
    • 0 = Not at all (Pas du tout)
    • 1 = Mild / A little bit (Léger / Un peu)
    • 2 = Moderate / Moderately (Modéré / Modérément)
    • 3 = Severe / Quite a bit (Sévère / Pas mal)
    • 4 = Very severe / Extremely (Très sévère / Extrêmement)
  • Cotation et score total : Les notes attribuées à chacun des 8 items centraux sont directement sommées. Le score total s’étend de 0 à 32 points.
  • Interprétation clinique des scores :
    • Score de 0 à 13 : Symptomatologie post-traumatique légère, infraclinique ou rémission.
    • Score de 14 à 17 : Seuil critique indiquant la présence probable d’un TSPT cliniquement significatif (précision diagnostique de 96 %). Une confirmation diagnostique par un entretien approfondi est formellement requise.
    • Score de 18 à 32 : Degré de sévérité modéré à extrêmement sévère, nécessitant une prise en charge thérapeutique immédiate.
  • Items d’amélioration globale (Items 9 et 10) :
    • L’item 9 évalue l’impression clinique d’amélioration sur une échelle ordinale (par exemple de « Nettement aggravé » à « Considérablement amélioré »).
    • L’item 10 permet de chiffrer l’amélioration perçue en pourcentage de soulagement subjectif (de 0 % à 100 %).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Le Short Post-Traumatic Stress Disorder Rating Interview a été formalisé et publié pour la première fois en 2001 par Kathryn M. Connor et Jonathan R. T. Davidson. Conformément aux directives relatives aux instruments d’évaluation développés pour le domaine public en collaboration avec les centres d’anciens combattants et les programmes académiques :

  • Droits d’utilisation et permissions : Le SPRINT est mis à la disposition des cliniciens et des chercheurs du monde entier à des fins d’évaluation et de recherche scientifique non commerciale. Il peut être consulté et téléchargé auprès du National Center for PTSD du Département des Anciens Combattants des États-Unis (U.S. Department of Veterans Affairs).
  • Frais d’utilisation : L’accès est gratuit pour une utilisation clinique standard et dans le cadre de projets de recherche universitaire sans but lucratif. L’utilisation dans le contexte d’essais cliniques commandités par l’industrie pharmaceutique ou pour des applications logicielles commerciales peut nécessiter une autorisation explicite auprès des détenteurs des droits intellectuels ou de la Duke University.
  • Intégrité du texte : Il est strictement interdit d’altérer la formulation des questions ou les paliers de réponse sans autorisation, sous peine d’invalider les normes psychométriques et les scores seuils publiés.

12. Références / References

Connor, K. M., & Davidson, J. R. T. (2001). SPRINT: A brief global assessment of post-traumatic stress disorder. International Clinical Psychopharmacology, 16(5), 279-284. https://doi.org/10.1097/00004850-200109000-00005

National Center for Posttraumatic Stress Disorder. (2016). Short Post-Traumatic Stress Disorder Rating Interview (SPRINT). U.S. Department of Veterans Affairs. https://www.ptsd.va.gov/professional/assessment/screens/sprint.asp

Vaishnavi, S., Payne, V., Connor, K., & Davidson, J. R. T. (2006). A comparison of the SPRINT and CAPS assessment scales for posttraumatic stress disorder. Depression and Anxiety, 23(7), 437-440. https://doi.org/10.1002/da.20202

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale:

5-point Likert scale: 0 = Not at all, 1 = Mild / A little bit, 2 = Moderate / Moderately, 3 = Severe / Quite a bit, 4 = Very severe / Extremely

Items:

  1. How much have you been bothered by unwanted memories, nightmares, or reminders of the trauma?
  2. How much effort have you made to avoid thinking or talking about the trauma, or doing things that remind you of what happened?
  3. To what extent have you lost interest for things which used to be important to you, or felt detached from other people, or unable to experience feelings of love?
  4. To what extent have you been troubled by sleeping problems, feeling irritable or having angry outbursts, difficulty concentrating, being jumpy or easily startled, or feeling constantly on guard?
  5. How much have you been bothered by physical distress when exposed to reminders of the trauma, such as sweating, trembling, or racing heart?
  6. How much have your symptoms interfered with your ability to handle stress or deal with daily life demands?
  7. How much have your symptoms interfered with your work or daily routine?
  8. How much have your symptoms interfered with your social life or relationships with family and friends?
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Looti, M. (2026, septembre 30). Entretien court d’évaluation du trouble de stress post-traumatique (SPRINT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/short-post-traumatic-stress-disorder-rating-interview-sprint/
Looti, Mohammed. “Entretien court d’évaluation du trouble de stress post-traumatique (SPRINT).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/short-post-traumatic-stress-disorder-rating-interview-sprint/.
Looti, Mohammed. “Entretien court d’évaluation du trouble de stress post-traumatique (SPRINT).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/short-post-traumatic-stress-disorder-rating-interview-sprint/.