Échelle courte d’acculturation pour les Hispaniques (SASH)

Analyse psychométrique détaillée de la Short Acculturation Scale for Hispanics (SASH) développée par Marín et al. (1987) : structure factorielle, validité, fidélité et passation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’Échelle courte d’acculturation pour les Hispaniques (connue sous l’acronyme anglophone Short Acculturation Scale for Hispanics ou SASH) est un instrument psychométrique développé par Gerardo Marín, Fabio Sabogal, Barbara VanOss Marín, Regina Otero-Sabogal et Eliseo J. Pérez-Stable en 1987. Conçue pour pallier la lourdeur d’administration des batteries d’évaluation antérieures dans les contextes de recherche épidémiologique et clinique, cette échelle brève et auto-administrée se compose de 12 items évaluant le degré d’assimilation et d’adaptation culturelle des populations d’origine hispanique ou latino-américaine résidant aux États-Unis.

L’instrument repose sur une modélisation multidimensionnelle opérationnalisée en trois sous-échelles distinctes : (1) l’utilisation de la langue (Language Use, 5 items), (2) les préférences médiatiques (Media Preferences, 3 items), et (3) les relations sociales ethniques (Ethnic Social Relations, 4 items). Les huit premiers items emploient une échelle de réponse ordinale de type Likert en 5 points allant de 1 (« Uniquement l’espagnol ») à 5 (« Uniquement l’anglais »), tandis que les quatre derniers items évaluent la composition ethnique de l’entourage social sur une échelle de 1 (« Tous des Latinos/Hispaniques ») à 5 (« Tous des Américains [non-hispaniques] »).

D’un point de vue psychométrique, la SASH présente d’excellentes qualités de mesure. Les études initiales et de réplication font état d’une cohérence interne remarquable, avec un coefficient alpha de Cronbach global de 0,92 pour l’ensemble des 12 items (0,90 pour la sous-échelle linguistique, 0,86 pour les médias et 0,86 pour les relations sociales). La validité de construit est étayée par des analyses factorielles confirmant une structure à trois facteurs expliquant près de 68 % de la variance totale, ainsi que par de fortes corrélations avec des variables critères telles que la génération d’immigration, la durée de résidence dans le pays d’accueil et l’auto-identification ethnoculturelle. Cet instrument constitue un standard international en santé publique, psychologie interculturelle et épidémiologie sociale.

2. Mots-clés / Keywords

Acculturation, Hispaniques, Latinos, Psychométrie, Utilisation de la langue, Relations interethniques, Adaptation culturelle, Validité de construit, Épidémiologie sociale, Échelle d’évaluation, Fidélité psychométrique, Bilinguisme, Santé des minorités.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs en psychologie sociale, comportementale et épidémiologie clinique :

  • Gerardo Marín, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de San Francisco (USF), spécialiste internationalement reconnu de la méthodologie de recherche interculturelle et de l’acculturation des populations hispaniques.
  • Fabio Sabogal, Ph.D. : Chercheur en psychologie de la santé et sciences du comportement, affilié à la Division de médecine générale interne de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF).
  • Barbara VanOss Marín, Ph.D. : Professeure et chercheuse spécialisée dans la prévention des comportements à risque et les disparités de santé chez les minorités ethniques à l’Université de Californie à San Francisco (UCSF).
  • Regina Otero-Sabogal, Ph.D. : Professeure en services de santé et épidémiologie comportementale, affiliée à l’UCSF et à l’Université de San Francisco.
  • Eliseo J. Pérez-Stable, M.D. : Médecin interniste, épidémiologiste, professeur de médecine à l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) et ultérieurement directeur du National Institute on Minority Health and Health Disparities (NIMHD) aux National Institutes of Health (NIH).

Correspondance historique : Division of General Internal Medicine, Department of Medicine, University of California, San Francisco, CA 94143, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Short Acculturation Scale for Hispanics (SASH) est de fournir une mesure standardisée, brève, psychométriquement robuste et facile d’application pour quantifier le niveau d’acculturation des individus d’origine hispanique vivant au sein d’une société anglo-dominante. Avant le développement de la SASH à la fin des années 1980, les échelles d’acculturation existantes (telles que l’échelle d’acculturation de Szapocznik ou l’Acculturation Rating Scale for Mexican Americans [ARSMA] de Cuéllar) comportaient fréquemment un nombre prohibitif d’items, exigeaient des temps de passation importants et se focalisaient souvent exclusivement sur des sous-groupes régionaux spécifiques (principalement les Mexicains-Américains du Sud-Ouest américain).

Les auteurs ont cherché à résoudre cette limitation pratique et méthodologique en élaborant un outil capable d’être inséré sans surcharge cognitive dans de vastes enquêtes épidémiologiques transversales, des protocoles de recherche biomédicale et des évaluations cliniques rapides. Sur le plan théorique et appliqué, la SASH répond aux besoins suivants :

  • Identifier l’influence de la transition culturelle sur les comportements de santé : L’acculturation exerce une influence profonde et parfois paradoxale (souvent désignée sous le terme de « paradoxe épidémiologique hispanique ») sur la consommation de tabac, les habitudes nutritionnelles, la prévalence du diabète, l’obésité, la consommation d’alcool et le dépistage précoce des cancers.
  • Évaluer les barrières linguistiques et relationnelles : En isolant la compétence linguistique perçue et le réseau d’appartenance sociale, l’échelle permet de déterminer si les disparités de santé observées résultent d’un obstacle communicationnel fonctionnel ou de normes socioculturelles intériorisées.
  • Normaliser la recherche comparative entre sous-groupes hispaniques : La SASH a été validée simultanément auprès de diverses communautés latino-américaines (Mexicains, Portoricains, Cubains, Centraméricains), assurant ainsi une comparabilité des données indépendamment de l’origine nationale spécifique.
  • Stratification clinique et adaptation des interventions : En milieu thérapeutique et hospitalier, le score obtenu permet aux praticiens d’ajuster le niveau d’intervention transculturelle, de mobiliser des traducteurs ou de formuler des messages préventifs congruents avec le profil culturel du patient.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par la SASH est l’acculturation, définie sur le plan psycho-sociologique comme le processus dynamique et multidimensionnel de changement cognitif, affectif, comportemental et relationnel qui survient lorsque des individus d’une matrice culturelle donnée entrent en contact continu avec une culture dominante distincte. Si l’acculturation affecte de multiples sphères de l’existence, les analyses empiriques de Marín et al. (1987) démontrent qu’une proportion prépondérante de la variance psychologique peut être capturée à travers trois dimensions clés :

1. L’utilisation de la langue (Language Use)

Cette dimension constitue le noyau opérationnel le plus robuste du construit d’acculturation. Composée de 5 items (items 1 à 5), elle explore les compétences déclarées et les pratiques linguistiques effectives du sujet à travers divers domaines fonctionnels et temporels : la lecture, l’expression orale globale, la langue utilisée pendant l’enfance, la communication domestique intra-familiale, la langue de la pensée interne et les échanges avec les pairs. La maîtrise et l’utilisation préférentielle de l’anglais par rapport à l’espagnol reflètent l’incorporation instrumentale de la culture d’accueil. Par exemple, penser spontanément en anglais (item 4) traduit une internalisation cognitive profonde de la structure linguistique dominante, dépassant la simple maîtrise utilitaire.

2. Les préférences médiatiques (Media Preferences)

Composée de 3 items (items 6 à 8), cette sous-échelle examine la consommation culturelle passive et récréative : programmes télévisés visionnés, émissions de radio écoutées et préférences générales quant aux médias audiovisuels et cinématographiques. L’exposition aux médias est un vecteur majeur de transmission des valeurs, normes sociales, représentations collectives et stéréotypes culturels. Un individu consommant préférentiellement des médias hispanophones préserve un ancrage fort dans sa culture d’origine et demeure exposé aux flux culturels latino-américains, tandis que l’orientation vers des médias anglophones signale une participation accrue au métarécit socioculturel dominant américain.

3. Les relations sociales ethniques (Ethnic Social Relations)

Cette composante relationnelle et affiliative (items 9 à 12) évalue la composition ethnique perçue du réseau social proximal de l’individu : l’identité de ses amis proches, les personnes côtoyées lors de réunions sociales ou fêtes, les réseaux de visites réciproques à domicile et le groupe d’appartenance souhaité pour les amis de ses propres enfants. Cette dimension saisit l’intégration structurelle et sociale, conceptualisée à l’origine par Milton Gordon. Contrairement aux compétences linguistiques qui peuvent être contraintes par l’environnement professionnel, le choix des amis intimes et l’endogamie sociale souhaitée pour sa descendance révèlent une orientation attitudinale et affective intime envers le groupe d’origine (in-group) ou le groupe majoritaire (out-group).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de la SASH s’inscrit au carrefour de la psychologie sociale interculturelle, de l’anthropologie cognitive et de la sociologie de l’immigration. Historiquement, l’acculturation a d’abord été conceptualisée par les anthropologues Robert Redfield, Ralph Linton et Melville Herskovits (1936) comme les transformations résultant d’un contact direct et continu entre groupes culturels différents. Plus tard, les sociologues de l’assimilationnisme classique (tels que Robert E. Park ou Milton Gordon, 1964) ont défendu des modèles unidimensionnels et linéaires postulant que l’assimilation requiert inéluctablement l’abandon progressif des traits ethniques d’origine au profit de l’adoption des normes de la société d’accueil.

Parallèlement, la psychologie interculturelle moderne, portée notamment par John W. Berry (1980), a formalisé un modèle bidimensionnel et orthogonal distinguant deux axes indépendants : le maintien de l’identité et des coutumes d’origine, et l’établissement de relations positives avec la société d’accueil (générant quatre stratégies d’acculturation : intégration, assimilation, séparation, marginalisation).

Lors de la création de la SASH, Marín et ses collaborateurs (1987) ont opéré un choix pragmatique et psychométrique précis. Tout en reconnaissant la complexité bidimensionnelle du phénomène, ils ont constaté que dans les études quantitatives de santé publique et d’épidémiologie, les indicateurs d’acculturation se structurent empiriquement selon un gradient continu de changement comportemental où la langue et les relations sociales opèrent comme des marqueurs fiables de la trajectoire d’assimilation. Les auteurs se sont appuyés sur les travaux précurseurs d’Olmedo et Padilla (1978) ainsi que de Szapocznik et al. (1978), démontrant que la langue parlée et comprise est le prédicteur univarié le plus puissant (rendant compte de la plus grande proportion de variance) de l’adaptation psychologique et comportementale globale.

Ainsi, le modèle théorique sous-jacent à la SASH assume que l’acculturation comportementale et cognitive des Hispaniques aux États-Unis s’exprime de manière hiérarchique : l’apprentissage et l’usage de l’anglais dans la sphère publique constituent la première phase fonctionnelle, suivie de l’exposition médiatique, et culminant dans la reconfiguration des réseaux sociaux intimes et la transmission intergénérationnelle des valeurs.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de la SASH a fait l’objet d’évaluations rigoureuses dès l’étude princeps de 1987 et a été confirmée par de nombreuses investigations indépendantes ultérieures :

Validité de construit et validité factorielle

Dans l’échantillon de dérivation originel composé de 463 répondants hispaniques et de 100 répondants non-hispaniques (blancs d’origine européenne), l’analyse en composantes principales a extrait une solution factorielle claire expliquant 67,6 % de la variance totale. Les trois facteurs théoriques (Langue, Médias, Relations sociales) présentaient des saturations factorielles univoques et élevées (toutes supérieures à 0,60), attestant d’une excellente validité factorielle interne.

Validité de critère et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et de magnitude élevée entre les scores de la SASH et divers indicateurs démographiques d’acculturation classiquement reconnus :

  • Génération d’immigration : Corrélations fortes avec le statut générationnel (les individus de deuxième et troisième générations obtiennent des scores significativement plus élevés que ceux de première génération, r > 0,65, p < 0,001).
  • Durée de résidence aux États-Unis : Corrélation positive substantielle entre le nombre d’années vécues aux États-Unis et le score total de l’échelle (r = 0,61 à 0,70 selon les cohortes).
  • Âge à l’arrivée : Une corrélation négative marquée avec l’âge d’entrée aux États-Unis, les individus arrivés durant l’enfance présentant une acculturation beaucoup plus rapide et complète.
  • Auto-évaluation de l’acculturation : Une corrélation de r = 0,76 a été observée entre le score global à la SASH et une mesure globale à item unique où les participants évaluaient leur propre degré d’américanisation.

Validité discriminante

L’échelle a démontré une capacité parfaite à discriminer le groupe d’individus hispaniques de l’échantillon contrôle non-hispanique blanc, ces derniers obtenant sans surprise des scores plafonds (moyenne proche de 5,00 avec une variance quasi nulle). De plus, au sein même de la population hispanique, la SASH s’est révélée insensible aux biais de désirabilité sociale tout en discriminant efficacement les profils de santé différentiels (ex. prévalence du tabagisme féminin, observance des régimes diététiques traditionnels).

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de la SASH a été documentée au travers d’indices de cohérence interne et d’évaluations de stabilité temporelle :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les coefficients de cohérence interne rapportés par Marín et al. (1987) témoignent d’une précision de mesure remarquable pour un instrument de seulement 12 items :

  • Échelle totale (12 items) : $\alpha = 0,92$
  • Sous-échelle Utilisation de la langue (items 1 à 5) : $\alpha = 0,90$
  • Sous-échelle Préférences médiatiques (items 6 à 8) : $\alpha = 0,86$
  • Sous-échelle Relations sociales ethniques (items 9 à 12) : $\alpha = 0,86$

Dans des études de validation ultérieures menées auprès de sous-groupes hispaniques spécifiques (ex. populations mexicano-américaines en Californie et au Texas, communautés portoricaines à New York, immigrés d’Amérique centrale en Floride), le coefficient alpha global s’est maintenu de façon systématique entre 0,89 et 0,94, confirmant l’homogénéité et la robustesse de l’instrument à travers diverses populations cibles.

Fidélité test-retest et stabilité

Les analyses de stabilité temporelle sur des intervalles de deux à quatre semaines chez des sujets stables sur le plan sociodémographique indiquent des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) supérieurs à 0,88 pour le score global, démontrant que l’échelle ne fluctue pas sous l’effet d’états d’humeur transitoires ou d’erreurs de mesure aléatoires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Lors de la validation inaugurale menée par Marín et ses collaborateurs, la structure factorielle a été examinée au moyen d’une analyse en composantes principales (ACP) suivie d’une rotation orthogonale Varimax, complétée par des rotations obliques (Promax) pour tenir compte de l’interdépendance théorique des dimensions culturelles.

Structure à trois facteurs

Les analyses factorielles exploratoires ont révélé trois facteurs dont les valeurs propres (eigenvalues) étaient strictement supérieures à 1,00, expliquant collectivement 67,6 % de la variance commune :

  • Facteur 1 : Utilisation de la langue (Language Use) : Ce facteur explique la plus grande part de la variance (environ 54,5 % à lui seul). Les saturations factorielles des cinq items oscillent entre 0,73 et 0,87. L’item portant sur la langue utilisée pour penser (item 4) et celui sur la langue parlée à la maison (item 3) affichent les poids factoriels les plus élevés.
  • Facteur 2 : Préférences médiatiques (Media Preferences) : Ce facteur explique environ 7,5 % de variance incrémentielle. Les saturations des items 6, 7 et 8 s’étendent de 0,72 à 0,85, démontrant que la consommation de médias audiovisuels forme un conglomérat distinct de la communication interpersonnelle directe.
  • Facteur 3 : Relations sociales ethniques (Ethnic Social Relations) : Ce facteur rend compte d’environ 5,6 % de la variance. Les quatre items (9 à 12) y saturent nettement, entre 0,65 et 0,83, sans saturation croisée majeure sur les facteurs linguistiques.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

Des recherches ultérieures en modélisation par équations structurelles ont soumis la SASH à l’analyse factorielle confirmatoire. Les résultats comparent régulièrement un modèle unifactoriel à un modèle à trois facteurs corrélés ou à un modèle hiérarchique de second ordre. Le modèle à trois facteurs corrélés démontre systématiquement un ajustement supérieur aux données empiriques, avec des indices d’adéquation excellents : un Comparative Fit Index (CFI) > 0,95, un Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,94 et un Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par une administration simple et standardisée :

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté ou hétéro-administré par un enquêteur en face-à-face ou par téléphone).
  • Format : Papier-crayon, passation informatisée en ligne ou entrevue standardisée.
  • Nombre d’items : 12 items rédigés en langage accessible (niveau de lecture de l’école primaire).
  • Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
  • Échelle de réponse :
    • Items 1 à 8 : Échelle de Likert en 5 points :
      1 = Only Spanish (Uniquement l’espagnol)
      2 = Spanish better than English (L’espagnol mieux que l’anglais)
      3 = Both equally (Les deux de façon égale)
      4 = English better than Spanish (L’anglais mieux que l’espagnol)
      5 = Only English (Uniquement l’anglais)
    • Items 9 à 12 : Échelle de Likert en 5 points :
      1 = All Latinos/Hispanics (Tous des Latinos/Hispaniques)
      2 = More Latinos than Americans (Plus de Latinos que d’Américains)
      3 = About half and half (Environ moitié-moitié)
      4 = More Americans than Latinos (Plus d’Américains que de Latinos)
      5 = All Americans (Tous des Américains)
  • Cotation et calcul des scores :
    • Le score global s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des 12 items (somme des items divisée par 12). Le score théorique s’étend de 1,00 à 5,00.
    • Des scores séparés peuvent être calculés pour les trois sous-échelles en moyennant leurs items respectifs : Utilisation de la langue (items 1 à 5), Médias (items 6 à 8), et Relations sociales (items 9 à 12).
    • Seuil d’interprétation dichotomique : Selon la règle établie par Marín et al. (1987), une moyenne générale de 2,99 sert usuellement de point de coupure. Les individus affichant un score ≤ 2,99 sont classifiés comme « faiblement acculturés » (orientation culturelle hispanique prédominante), tandis que les scores > 2,99 indiquent une « forte acculturation » (orientation biculturelle avancée ou assimilée à la culture américaine anglophone).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

La Short Acculturation Scale for Hispanics a été formellement publiée en 1987 dans l’article fondateur de Marín et collaborateurs paru dans le Hispanic Journal of Behavioral Sciences.

  • Statut des droits d’auteur : L’échelle a été mise à disposition par les auteurs dans le domaine public à des fins de recherche académique, épidémiologique et d’utilisation clinique non commerciale. Aucune redevance financière n’est exigée pour son utilisation dans des protocoles scientifiques à but non lucratif.
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs et cliniciens sont autorisés à reproduire et administrer la SASH à condition de citer explicitement l’article de référence original (Marín et al., 1987).
  • Adaptations et traductions : L’échelle existe en versions espagnole et anglaise validées par les auteurs originaux. Toute adaptation commerciale ou intégration dans des progiciels propriétaires payants nécessite l’autorisation préalable des détenteurs des droits ou des éditeurs de la publication d’origine.

12. Références / References

Les sources bibliographiques suivantes constituent les fondements théoriques, psychométriques et appliqués de l’instrument :

  • Berry, J. W. (1980). Acculturation as varieties of adaptation. Dans A. M. Padilla (dir.), Acculturation: Theory, models and some new findings (p. 9–25). Westview Press.
  • Cuéllar, I., Harris, L. C., & Jasso, R. (1980). An acculturation scale for Mexican American normal and clinical populations. Hispanic Journal of Behavioral Sciences, 2(3), 199–217. https://doi.org/10.1177/073998638000200301
  • Davis, L. E., & Engel, R. J. (2011). Measuring Race and Ethnicity. Springer. https://doi.org/10.1007/978-1-4419-6696-4
  • Gordon, M. M. (1964). Assimilation in American Life: The Role of Race, Religion, and National Origins. Oxford University Press.
  • Marín, G., & Gamba, R. J. (1996). A new measurement of acculturation for Hispanics: The Bidimensional Acculturation Scale for Hispanics (BAS). Hispanic Journal of Behavioral Sciences, 18(3), 297–316. https://doi.org/10.1177/07399863960183002
  • Marín, G., Sabogal, F., Marín, B. V., Otero-Sabogal, R., & Pérez-Stable, E. J. (1987). Development of a short acculturation scale for Hispanics. Hispanic Journal of Behavioral Sciences, 9(2), 183–205. https://doi.org/10.1177/07399863870092005
  • Olmedo, E. L., & Padilla, A. M. (1978). Empirical and construct validation of a measure of acculturation for Mexican Americans. The Journal of Social Psychology, 105(2), 179–187. https://doi.org/10.1080/00224545.1978.9924111
  • Pérez-Stable, E. J., Marín, G., Marín, B. V., & Otero-Sabogal, R. (1989). Apparent lack of cognitive attributions on smoking behavior among Hispanics. Journal of General Internal Medicine, 4(4), 315–321. https://doi.org/10.1007/BF02597405
  • Redfield, R., Linton, R., & Herskovits, M. J. (1936). Memorandum for the study of acculturation. American Anthropologist, 38(1), 149–152. https://doi.org/10.1525/aa.1936.38.1.02a00330
  • Szapocznik, J., Scopetta, M. A., Kurtines, W., & Aranalde, M. A. (1978). Theory and measurement of acculturation. Interamerican Journal of Psychology, 12(2), 113–130.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response Scale for Items 1–8:
1 = Only Spanish
2 = Spanish better than English
3 = Both equally
4 = English better than Spanish
5 = Only English
  1. In general, what language(s) do you read and speak?
  2. What was the language(s) you used as a child?
  3. What language(s) do you usually speak at home?
  4. In which language(s) do you usually think?
  5. What language(s) do you usually speak with your friends?
  6. In what language(s) are the TV programs you usually watch?
  7. In what language(s) are the radio programs you usually listen to?
  8. In general, in what language(s) are the movies, TV, and radio programs you prefer to watch and listen to?
Response Scale for Items 9–12:
1 = All Latinos/Hispanics
2 = More Latinos than Americans
3 = About half and half
4 = More Americans than Latinos
5 = All Americans
  1. Your close friends are;
  2. You prefer going to social gatherings/parties at which the people are;
  3. The persons you visit or who visit you are;
  4. If you could choose your children’s friends, you would want them to be.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Échelle courte d’acculturation pour les Hispaniques (SASH). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/short-acculturation-scale-for-hispanics-sash/
Looti, Mohammed. “Échelle courte d’acculturation pour les Hispaniques (SASH).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/short-acculturation-scale-for-hispanics-sash/.
Looti, Mohammed. “Échelle courte d’acculturation pour les Hispaniques (SASH).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/short-acculturation-scale-for-hispanics-sash/.