Rétablir la vérité

L’échelle Setting the Record Straight (SRS, « Rétablir la vérité »), développée par Neil F. Gottheil et Eric F. Dubow (2001), est un questionnaire psychométrique de 30 items évaluant le harcèlement scolaire et la victimisation en comparant l’auto-évaluation directe de l’enfant et sa réputation perçue auprès de ses pairs.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle Setting the Record Straight (SRS), que l’on peut traduire en français par « Rétablir la vérité », est un instrument d’évaluation psychométrique développé par Neil F. Gottheil et Eric F. Dubow en 2001. Conçue initialement pour les enfants d’âge scolaire et les adolescents, cette échelle a pour vocation d’examiner les dynamiques complexes du harcèlement scolaire (intimidation) et de la victimisation à travers une approche comparative novatrice : la confrontation directe entre l’auto-évaluation comportementale directe de l’élève (self-report) et sa perception méta-cognitive de la réputation qu’il possède auprès de ses pairs (perceived peer perception). Le questionnaire comprend 30 items formulés sous la forme d’affirmations dichotomiques (Vrai = 1, Faux = 0), organisés en 15 paires symétriques d’énoncés.

L’architecture de l’instrument s’articule autour de deux grands domaines comportementaux : la victimisation (10 items d’auto-évaluation et 10 items de méta-perception) et l’intimidation / perpétration (5 items d’auto-évaluation et 5 items de méta-perception). Cette structure dyadique permet de dissocier les comportements effectivement rapportés par l’enfant des représentations sociales qu’il attribue à son groupe de pairs, éclairant ainsi les biais perceptifs, le déni, la stigmatisation perçue ou encore l’intériorisation d’un statut de victime ou d’agresseur au sein de l’écologie scolaire. Sur le plan psychométrique, les études initiales rapportent une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,72 à 0,86 pour les sous-échelles de victimisation et d’intimidation, ainsi qu’une validité convergente et divergente robuste démontrée par des corrélations cohérentes avec les nominations par les pairs (peer nominations) et les évaluations fournies par les enseignants.

2. Mots-clés / Keywords

Harcèlement scolaire, intimidation, victimisation, méta-perception, perception des pairs, psychométrie, évaluation comportementale, psychologie du développement, relations entre pairs, Setting the Record Straight.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et validée par deux chercheurs spécialistes de la psychologie clinique et du développement de l’enfant :

  • Neil F. Gottheil, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur, affilié aux Services de psychologie du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO – Children’s Hospital of Eastern Ontario) et à l’École de psychologie de l’Université d’Ottawa (Ontario, Canada). Courriel professionnel : [email protected].
  • Eric F. Dubow, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de psychologie de la Bowling Green State University (Ohio, États-Unis) et chercheur associé à l’Institute for Social Research de l’Université du Michigan. Ses travaux portent principalement sur l’agression chez les jeunes, l’exposition à la violence et le développement socio-émotionnel.

4. Objectif / Purpose

L’évaluation des conduites d’intimidation et des expériences de victimisation en milieu scolaire a historiquement reposé sur deux méthodologies principales : les questionnaires auto-rapportés classiques, dans lesquels l’élève indique la fréquence de ses propres comportements ou sévices subis, et les nominations sociométriques par les pairs (peer sociometric nominations), où chaque membre de la classe désigne les camarades correspondant à certains profils comportementaux. Bien que complémentaires, ces méthodes laissent souvent dans l’ombre une dimension psychologique cruciale : la conscience qu’a l’enfant de son statut social réputé auprès d’autrui, c’est-à-dire sa méta-perception. L’instrument Setting the Record Straight a été spécifiquement conçu pour combler cette faille méthodologique et théorique.

L’objectif fondamental de l’échelle est de mesurer simultanément et de manière appariée ce que l’enfant reconnaît faire ou subir, et ce qu’il pense que ses camarades croient à son sujet. Cette comparaison offre un aperçu diagnostique sans précédent sur la congruence ou la discordance entre le soi privé et le soi social perçu. Dans le contexte de la recherche en psychologie du développement et en psychopathologie de l’enfant, l’outil permet d’explorer plusieurs questions fondamentales :

  • L’identification des divergences perceptives : Un élève peut admettre être la cible de moqueries (auto-évaluation) tout en croyant que ses camarades l’ignorent complètement, ce qui indique un vécu d’isolement caché ou de victimisation silencieuse. À l’inverse, un élève peut déclarer qu’il ne se fait pas frapper, tout en estimant que sa classe le perçoit comme une victime incapable de se défendre, révélant une souffrance liée à une réputation stigmatisante indésirée.
  • L’évaluation des conduites d’agression dissimulées ou glorifiées : Chez les intimidateurs, la concordance entre l’acte avoué et la perception des pairs permet d’évaluer si l’agression est revendiquée comme un instrument de dominance sociale explicite ou si l’agresseur minimise ses actes tout en sachant que sa réputation le précède.
  • L’application clinique et psychoéducative : En milieu d’intervention, le SRS sert d’outil diagnostique permettant d’ajuster les prises en charge. Un décalage massif entre la perception de soi et la perception attribuée aux pairs constitue souvent une cible thérapeutique prioritaire pour restaurer l’estime de soi, corriger les distorsions cognitives d’attribution hostile ou concevoir des médiations de groupe ciblées.

5. Construit psychologique / Construct

L’échelle opérationnalise un construit multidimensionnel croisant deux polarités comportementales (Victimisation versus Intimidation) et deux perspectives épistémiques (Auto-rapport versus Perception attribuée aux pairs). Cette modélisation produit quatre sous-dimensions distinctes au sein du questionnaire :

1. Auto-évaluation de la victimisation (Self-Report Victimization)

Composée de 10 items (items 2, 4, 6, 10, 14, 16, 18, 22, 24 et 30), cette sous-échelle mesure l’exposition directe et déclarée de l’enfant à diverses formes d’agression commises par ses pairs. Elle englobe un éventail large de sévices, allant de la victimisation verbale et relationnelle (moqueries, insultes, tentatives de blesser les sentiments) à la victimisation physique explicite (coups, bousculades). Elle inclut également des items évaluant les réponses passives face à l’agression, comme le fait de ne pas aimer riposter (item 22) ou de ne pas se défendre (item 30), caractéristiques des profils de victimes passives décrits par Dan Olweus.

2. Perception par les pairs de la victimisation (Perceived Peer Perception – Victimization)

Miroir parfait de la sous-échelle précédente, cette dimension réunit 10 items (items 1, 3, 5, 9, 13, 15, 17, 21, 23 et 29). Chaque énoncé commence par la formule « Mes camarades de classe pensent probablement que… » (« My classmates probably think that… »). Cette sous-échelle mesure la conviction interne de l’enfant quant au fait que sa vulnérabilité, son impuissance ou son statut de souffre-douleur sont connus et partagés par la communauté des pairs. Une note élevée indique un sentiment d’exposition sociale de sa faiblesse ou une réputation perçue de victime.

3. Auto-évaluation de l’intimidation / agression (Self-Report Bully)

Constituée de 5 items (items 8, 12, 20, 26 et 28), cette sous-dimension évalue la reconnaissance par l’enfant de comportements d’agression proactive et réactive envers d’autres élèves. Les énoncés ciblent la moquerie délibérée (item 8), la violence physique et l’intimidation directe (item 12 : « Je tape et je pousse les autres » ; item 20 : « Si quelqu’un se met sur mon chemin, je le pousse pour passer »), le harcèlement ciblé (item 26 : « Il y a certains élèves que j’aime bien embêter ») et le sentiment de toute-puissance physique (item 28 : « Je peux battre tout le monde »).

4. Perception par les pairs de l’intimidation (Perceived Peer Perception – Bully)

Regroupant 5 items (items 7, 11, 19, 25 et 27), cette dimension mesure la croyance de l’enfant selon laquelle ses camarades le considèrent comme agressif, dangereux, dominateur ou tyrannique. Elle capte l’attribution d’une étiquette sociale de « dur » ou d’intimidateur, que l’enfant revendique ou subisse cette étiquette dans la dynamique de groupe.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’échelle s’inscrit au carrefour de la théorie de l’apprentissage social formulée par Albert Bandura, du modèle de traitement de l’information sociale de Kenneth Dodge, et des modèles cognitifs de méta-perception issus de la psychologie sociale interactionniste (notamment les travaux de David A. Kenny sur le modèle des relations interpersonnelles – Social Relations Model).

Dans leurs travaux fondateurs, Gottheil et Dubow (2001b) ont articulé le modèle des croyances tripartites (Tripartite Beliefs Model) pour expliquer le maintien des rôles d’agresseur et de victime au sein des groupes scolaires. Selon ce modèle, les conduites d’un individu ne sont pas uniquement guidées par ses désirs ou ses compétences comportementales, mais sont modulées par un système triangulaire de croyances :

  1. Les croyances relatives à soi (Self-beliefs) : L’évaluation directe de ses propres capacités, de son sentiment d’efficacité personnelle et de ses expériences vécues (ex. : « Je me fais battre »).
  2. Les croyances relatives aux autres (Other-beliefs) : Les attentes concernant les intentions bienveillantes ou hostiles d’autrui (biais d’attribution hostile).
  3. Les croyances sur ce que les autres pensent de soi (Meta-beliefs ou Perceived peer reputation) : La conscience du regard d’autrui sur sa propre position dans la hiérarchie sociale.

La dimension méta-perceptive joue un rôle autoréalisateur critique (prophétie autoréalisatrice ou looking-glass self de Charles Horton Cooley). Lorsqu’un enfant intègre l’idée que « tout le monde sait qu’il ne se défend pas » (item 29), cette réputation perçue bride ses tentatives d’affirmation de soi par peur du ridicule ou par sentiment d’inutilité, renforçant le cercle vicieux de la victimisation. Réciproquement, l’enfant qui croit que ses pairs le perçoivent comme capable de « battre tout le monde » (item 27) se sent investi d’une obligation de maintenir cette réputation par des démonstrations continues de force, pérennisant ainsi les conduites d’agression.

7. Validité / Validity

Les qualités psychométriques de l’instrument ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses auprès d’échantillons d’élèves du primaire et du secondaire (Gottheil & Dubow, 2001a, 2001b), et le protocole a été sélectionné dans le recueil d’outils de mesure des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Validité convergente

La validité convergente de l’échelle a été établie par la corrélation systématique des scores du SRS avec des mesures indépendantes et validées du fonctionnement par les pairs :

  • Les sous-échelles d’auto-évaluation de la victimisation et de perception par les pairs présentent des corrélations positives et statistiquement significatives ($r$ compris entre 0,45 et 0,68, $p < 0,001$) avec les nominations sociométriques de victimisation effectuées anonymement par l'ensemble des camarades de classe.
  • Les scores d’intimidation (auto-rapport et perception attribuée) corrèlent de façon substantielle ($r = 0,40$ à $0,62$) avec les évaluations comportementales d’agression physique et verbale remplies par les enseignants titulaires de classe.
  • De façon remarquable, la corrélation intra-instrument entre l’auto-évaluation et la perception attribuée pour une même dimension est très élevée ($r > 0,70$), ce qui démontre une conscience aiguë chez les enfants de la cohérence globale entre leurs actes vécus et leur statut social perçu.

Validité discriminante et différentielle

L’échelle montre une capacité discriminante claire entre les deux dimensions conceptuelles : les corrélations entre les scores de victimisation et les scores d’intimidation sont généralement nulles à faiblement négatives au sein de la population générale d’élèves, corroborant la séparation théorique entre les rôles purs d’agresseurs et de victimes. Toutefois, l’instrument permet d’isoler avec précision le sous-groupe particulièrement vulnérable des « victimes-agressives » (bully-victims), chez qui des scores élevés sont concomitamment observés sur les échelles d’intimidation et de victimisation.

Validité prédictive et clinique

Les divergences de scores entre l’auto-évaluation et la méta-perception prédisent des indicateurs critiques d’adaptation scolaire et émotionnelle. Par exemple, les élèves présentant une victimisation perçue par les pairs supérieure à leur victimisation auto-rapportée manifestent des niveaux accrus d’anxiété sociale, de détresse psychologique et de sentiment de solitude, attestant de la portée prédictive propre de la composante réputationnelle au-delà des agressions physiques réelles.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne de l’échelle a été documentée lors des études de standardisation initiale :

  • Sous-échelle Auto-évaluation de la victimisation (10 items) : Le coefficient alpha de Cronbach se situe entre 0,82 et 0,86, indiquant une homogénéité élevée des items mesurant l’expérience personnelle des atteintes physiques et relationnelles.
  • Sous-échelle Perception par les pairs de la victimisation (10 items) : L’alpha de Cronbach varie de 0,83 à 0,87, démontrant que la perception globale de réputation de victime est appréhendée avec une grande stabilité par les répondants.
  • Sous-échelle Auto-évaluation de l’intimidation (5 items) : Malgré un nombre d’items plus restreint, l’alpha de Cronbach atteint 0,72 à 0,78, ce qui est tout à fait satisfaisant pour une échelle courte évaluant des comportements agressifs sous-déclarés.
  • Sous-échelle Perception par les pairs de l’intimidation (5 items) : L’alpha de Cronbach se situe entre 0,75 et 0,81.

Concernant la stabilité temporelle, les évaluations en test-retest à un intervalle de quatre à six semaines indiquent des coefficients de corrélation intraclasse compris entre 0,68 et 0,79, témoignant d’une stabilité robuste des représentations dans le contexte écologique d’une année scolaire normale.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct), ainsi que les analyses factorielles confirmatoires (AFC) menées par Gottheil et Dubow, corroborent l’organisation factorielle de l’instrument :

Structure factorielle de premier et second ordre

Les analyses mettent en évidence deux grands facteurs dominants correspondant aux deux pôles comportementaux : le facteur de Victimisation et le facteur d’Intimidation / Agression. Chacun de ces facteurs se décompose ensuite nettement en deux sous-dimensions selon la perspective adoptée (Perspective personnelle vs Perspective méta-perceptive) :

  • Saturations des items de victimisation : Les 20 items dédiés à la victimisation (10 pairs et 10 impairs) saturent lourdement sur le facteur général de victimisation (saturations factorielles allant de 0,48 à 0,81). Les items appariés (ex. : item 3 « On pense que je me fais battre » et item 4 « Je me fais battre ») présentent des saturations croisées minimales sur le facteur d’intimidation (< 0,15).
  • Saturations des items d’intimidation : Les 10 items consacrés à l’agression (items 7, 8, 11, 12, 19, 20, 25, 26, 27, 28) saturent fortement sur le facteur d’intimidation, avec des valeurs comprises entre 0,52 et 0,77.

Les indices d’ajustement en modélisation par équations structurelles confirment l’adéquation d’un modèle corrélé à quatre facteurs de premier ordre (Auto-victimisation, Méta-victimisation, Auto-intimidation, Méta-intimidation) regroupés sous deux dimensions de second ordre : $\chi^2/dl < 2,1$, CFI > 0,92, et RMSEA < 0,055.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques opérationnelles du test sont résumées ci-dessous :

  • Nom complet de l’instrument : Setting the Record Straight (SRS)
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation et de méta-perception psychologique, administré sous forme papier-crayon ou informatisée.
  • Population cible : Enfants et adolescents scolarisés (typiquement du CM1 à la classe de 3e, de 8 à 15 ans).
  • Nombre total d’items : 30 items.
  • Format de réponse : Échelle dichotomique forcée : Vrai (True) = 1 point, Faux (False) = 0 point.
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Organisation des sous-échelles et cotation :
    • Auto-évaluation (Self-report) :
      • Sous-échelle de victimisation (10 items) : Items 2, 4, 6, 10, 14, 16, 18, 22, 24, 30. Score brut de 0 à 10.
      • Sous-échelle d’intimidation (5 items) : Items 8, 12, 20, 26, 28. Score brut de 0 à 5.
    • Perception attribuée aux pairs (Perceived peer perception) :
      • Sous-échelle de victimisation (10 items) : Items 1, 3, 5, 9, 13, 15, 17, 21, 23, 29. Score brut de 0 à 10.
      • Sous-échelle d’intimidation (5 items) : Items 7, 11, 19, 25, 27. Score brut de 0 à 5.
  • Interprétation différentielle : Le calcul d’un score de divergence (Perception des pairs moins Auto-évaluation) permet d’identifier les biais de surestimation réputationnelle (sentiment d’être étiqueté comme victime ou agresseur plus que de raison) ou de sous-estimation (déni de l’impact social de son statut).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2001.
  • Éditeur d’origine : The Haworth Press, Inc. (droits repris ultérieurement par Taylor & Francis).
  • Droits d’auteur et diffusion : Copyright © 2001, The Haworth Press, Inc. Reproduit avec permission dans les articles de référence du Journal of Emotional Abuse.
  • Disponibilité publique : L’instrument complet a été inclus comme ressource ouverte dans le recueil officiel de santé publique des CDC : Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools (pages 64–65), téléchargeable librement sur le portail institutionnel des CDC Violence Prevention.
  • Tarifs d’utilisation : L’outil est accessible à titre gratuit pour les activités de recherche académique et les applications cliniques à but non lucratif, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales des auteurs.
  • Contact pour autorisations spécifiques : Dr. Neil F. Gottheil, Services de psychologie, CHEO, 401 Smyth Road, Ottawa, Ontario, Canada, K1H 8L1 (Tél. : 613-737-7600, poste 3264 ; courriel : [email protected]).

12. Références / References

Les sources académiques fondant la construction et la validation de cette échelle comprennent :

  • Gottheil, N. F., & Dubow, E. F. (2001a). The interrelationships of behavioral indices of bully and victim behavior. Journal of Emotional Abuse, 2(2-3), 75–93. https://doi.org/10.1300/J135v02n02_06
  • Gottheil, N. F., & Dubow, E. F. (2001b). Tripartite beliefs model of bully and victim behavior. Journal of Emotional Abuse, 2(2-3), 25–47. https://doi.org/10.1300/J135v02n02_03
  • Hamburger, M. E., Vivolo, A. M., & O’Flaherty, C. M. (2005). Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. Atlanta, GA. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/bullycompendiumbk-a.pdf
  • Olweus, D. (1993). Bullying at school: What we know and what we can do. Blackwell Publishers. Oxford, UK.
  • Kenny, D. A. (1994). Interpersonal perception: A social relations analysis. Guilford Press. New York, NY.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format: True = 1, False = 0

  1. My classmates probably think that kids make fun of me.
  2. Kids make fun of me.
  3. My classmates probably think that I get beat up.
  4. I get beat up.
  5. My classmates probably think that I get called names by other kids.
  6. I get called names by other kids.
  7. My classmates probably think that I make fun of people.
  8. I make fun of people.
  9. My classmates probably think that kids do mean things to me.
  10. Kids do mean things to me.
  11. My classmates probably think that I hit and push others around.
  12. I hit and push others around.
  13. My classmates probably think that I get picked on by other kids.
  14. I get picked on by other kids.
  15. My classmates probably think that I get hit and pushed by other kids.
  16. I get hit and pushed by other kids.
  17. My classmates probably think that kids try to hurt my feelings.
  18. Kids try to hurt my feelings.
  19. My classmates probably think that if someone gets in my way I will shove them out of the way.
  20. If someone gets in my way I will shove them out of the way.
  21. My classmates probably think that when I get picked on I don’t like to fight back.
  22. When I get picked on I don’t like to fight back.
  23. My classmates probably think that I get teased a lot.
  24. I get teased a lot.
  25. My classmates probably think that there are certain kids I like to bother.
  26. There are certain kids I like to bother.
  27. My classmates probably think that I can beat everyone up.
  28. I can beat everyone up.
  29. My classmates probably think that I don’t defend myself.
  30. I don’t defend myself.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Rétablir la vérité. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/setting-the-record-straight-srs/
Looti, Mohammed. “Rétablir la vérité.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/setting-the-record-straight-srs/.
Looti, Mohammed. “Rétablir la vérité.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/setting-the-record-straight-srs/.