Rétablir la vérité

Présentation académique complète de l’échelle Setting the Record Straight (SRS) développée par Gottheil et Dubow (2001) pour évaluer la victimisation et l’intimidation scolaire à travers l’auto-évaluation et la métaperception des pairs.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

L’échelle Rétablir la vérité (en anglais, Setting the Record Straight ou SRS) est un instrument psychométrique développé par Neil F. Gottheil et Eric F. Dubow en 2001. Conçu spécifiquement pour les contextes scolaires chez les enfants d’âge scolaire et les adolescents, cet outil évalue de manière multidimensionnelle les conduites d’intimidation (harcèlement scolaire ou bullying) et les expériences de victimisation. L’une des particularités méthodologiques majeures de l’échelle réside dans sa structure duale novatrice : elle évalue simultanément les comportements réels autodéclarés de l’élève (auto-évaluation ou self-report) et les représentations métacognitives de l’élève concernant ce que ses pairs pensent de lui (perception attribuée aux pairs ou perceived peer perception).

L’instrument est composé de 30 items formulés de manière binaire sous forme d’énoncés alternés (Vrai = 1, Faux = 0). Il se subdivise en quatre sous-échelles distinctes : l’auto-évaluation de la victimisation (10 items), l’auto-évaluation des comportements d’agresseur/intimidation (5 items), la perception attribuée aux pairs concernant la victimisation (10 items), et la perception attribuée aux pairs concernant l’intimidation (5 items). Les formes de victimisation investiguées couvrent à la fois les agressions directes physiques (ex. être frappé ou bousculé), verbales (ex. insultes, moqueries) et relationnelles (ex. exclusion, méchancetés ciblées), ainsi que la propension ou l’incapacité perçue à se défendre.

Sur le plan des propriétés psychométriques, les études de validation conduites par Gottheil et Dubow (2001a, 2001b) révèlent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant généralement entre 0,78 et 0,90 selon les sous-échelles et les échantillons étudiés. Les analyses factorielles confirmatoires appuient la validité de construit de cette architecture à deux dimensions comportementales croisées avec deux perspectives perceptives. L’échelle est largement répertoriée dans le recueil des instruments d’évaluation de la victimisation et de la perpétration de l’intimidation publié par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis.

2. Mots-clés

Harcèlement scolaire, victimisation, intimidation, pairs, perception sociale, métaperception, psychométrie, évaluation comportementale, psychologie scolaire, agression entre pairs, fidélité, validité.

3. Auteurs

L’échelle a été conçue et validée par les chercheurs suivants :

  • Neil F. Gottheil, Ph.D. : Psychologue clinicien et chercheur, affilié à l’École de psychologie de l’Université d’Ottawa et aux Services de psychologie du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), Ottawa, Ontario, Canada (Courriel de contact académique : [email protected]).
  • Eric F. Dubow, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie, Département de psychologie, Bowling Green State University, Bowling Green, Ohio, États-Unis, et chercheur associé à l’Institut de recherche sociale (ISR) de l’Université du Michigan, Ann Arbor, États-Unis.

4. Objectif

Le phénomène du harcèlement en milieu scolaire constitue un problème de santé publique majeur ayant des répercussions délétères durables sur l’adaptation psychosociale, l’estime de soi, les résultats académiques et le bien-être émotionnel des enfants et adolescents. Les instruments classiques de mesure du harcèlement se cantonnent traditionnellement à des auto-évaluations unilatérales (« À quelle fréquence t’en prends-tu aux autres ? » ou « À quelle fréquence es-tu frappé ? ») ou à des nominations par les pairs (peer nominations). Bien que ces approches apportent des données précieuses, elles omettent une variable sociocognitive déterminante : le décalage ou la convergence entre ce que l’élève vit réellement et ce qu’il croit que le groupe de pairs perçoit de sa position sociale.

L’objectif fondamental de l’échelle Rétablir la vérité est de combler cette lacune théorique et clinique en mesurant non seulement les conduites effectives, mais aussi les métaperceptions sociales de l’élève. Le titre même de l’instrument (« Setting the Record Straight », soit « Rétablir la vérité » ou « Mettre les choses au clair ») souligne ce besoin psychologique central chez l’enfant : expliciter la distinction entre sa réputation perçue au sein de la classe et son expérience vécue directe. Par exemple, un enfant peut estimer que ses camarades le considèrent comme une victime incapable de réagir, alors que lui-même affirme ne pas se laisser faire, ou inversement.

Dans le domaine clinique et diagnostique, cette échelle permet aux psychologues scolaires et aux intervenants en santé mentale d’identifier les distorsions cognitives, les sentiments de stigmatisation et les désalignements relationnels. Sur le plan de la recherche, le SRS sert à explorer comment les croyances sociales tripartites (croyances sur soi, sur les pairs et perceptions des croyances des pairs) prédisent le maintien des rôles d’agresseur, de victime ou d’agresseur-victime (bully-victims) au fil du temps.

5. Construit psychologique

L’échelle opérationnalise deux grands domaines comportementaux (l’intimidation active et la victimisation subie), chacun étant évalué sous deux perspectives cognitives croisées. Cela engendre quatre construits sous-jacents hautement articulés :

Auto-évaluation de la victimisation (Victimization Self-Report)

Cette dimension mesure la reconnaissance par le sujet de ses propres expériences d’agression subie dans l’environnement scolaire. Elle regroupe 10 items ciblant des formes variées d’atteintes :

  • Victimisation verbale : Être la cible de railleries, d’insultes et de moqueries répétées (ex. item 2 : Kids make fun of me ; item 6 : I get called names by other kids).
  • Victimisation physique : Subir des coups, être bousculé ou frappé par d’autres élèves (ex. item 4 : I get beat up ; item 16 : I get hit and pushed by other kids).
  • Victimisation relationnelle et émotionnelle : Sentir que d’autres enfants cherchent délibérément à blesser ses sentiments ou s’acharnent méchamment (ex. item 10 : Kids do mean things to me ; item 18 : Kids try to hurt my feelings).
  • Passivité et non-défense : Tendance perçue à ne pas riposter ou à s’abstenir de se défendre lorsqu’une agression survient (ex. item 22 : When I get picked on I don’t like to fight back ; item 30 : I don’t defend myself).

Auto-évaluation des conduites d’intimidation (Bully Self-Report)

Composée de 5 items, cette dimension évalue la perpétration directe d’actes d’agression envers d’autres élèves. Elle quantifie les comportements d’affirmation dominatrice agressive, qu’elle soit verbale (item 8 : I make fun of people), physique (item 12 : I hit and push others around ; item 20 : If someone gets in my way I will shove them out of the way), ou relationnelle ciblée (item 26 : There are certain kids I like to bother ; item 28 : I can beat everyone up). Elle capture la propension proactive ou réactive à user de la force ou de la dévalorisation d’autrui.

Perception attribuée aux pairs – Victimisation (Perceived Peer Perception: Victimization)

Cette dimension (10 items) mesure la représentation que l’enfant se fait de la réputation de victime qu’il projette sur ses camarades de classe. Les énoncés sont le miroir strict des items d’auto-évaluation (ex. item 1 : My classmates probably think that kids make fun of me ; item 29 : My classmates probably think that I don’t defend myself). Un score élevé indique que l’élève a le sentiment d’être étiqueté comme vulnérable, sans défense ou maltraité par la communauté des pairs.

Perception attribuée aux pairs – Intimidation (Perceived Peer Perception: Bully)

Composée de 5 items en miroir des items de perpétration (ex. item 7 : My classmates probably think that I make fun of people ; item 27 : My classmates probably think that I can beat everyone up), cette sous-échelle évalue si l’enfant pense que ses camarades le perçoivent comme un individu craint, agressif, dominant ou perturbateur. Cette dimension est cruciale pour comprendre le statut social perçu et la recherche de pouvoir au sein de la hiérarchie de la classe.

6. Cadre théorique

Le développement de l’échelle s’inscrit dans le cadre intégratif de la théorie sociocognitive du traitement de l’information sociale développée par Nicki R. Crick et Kenneth A. Dodge (1994), ainsi que dans le modèle des croyances tripartites proposé par Neil F. Gottheil et Eric F. Dubow (2001b). Selon le paradigme du traitement de l’information sociale, les comportements d’agression et de victimisation ne résultent pas uniquement de traits de tempérament ou d’influences environnementales directes, mais sont médiatisés par des processus cognitifs complexes : l’encodage des indices sociaux, l’attribution d’intentions, la clarification des objectifs relationnels, et l’évaluation de ses propres compétences et réponses comportementales.

Gottheil et Dubow ont formalisé un modèle de croyances tripartites (Tripartite Beliefs Model) stipulant que le comportement d’un individu dans le système du harcèlement est sous-tendu par l’interaction dynamique entre :

  1. Les croyances relatives à soi-même : Schémas de compétence, de force ou de vulnérabilité personnelle.
  2. Les croyances relatives aux autres/pairs : Attentes d’hostilité, d’équité ou de rejet de la part du groupe.
  3. Les croyances métaperceptives : Ce que l’individu imagine que les pairs pensent de lui (la réputation perçue).

Ce cadre théorique postule que la discordance ou la concordance entre l’auto-évaluation et la métaperception influence directement la trajectoire clinique de l’enfant. Par exemple, un enfant victime qui internalise l’idée que « toute la classe pense qu’il est incapable de se défendre » subit un phénomène de menace du stéréotype ou d’impuissance acquise (Seligman, 1975), ce qui inhibe toute tentative de résistance et pérennise le statut de victime soumise. À l’opposé, l’agresseur qui croit que ses pairs le perçoivent comme « tout-puissant » voit son comportement agressif renforcé par cette valorisation sociale présumée.

7. Validité

Les propriétés psychométriques de l’échelle Rétablir la vérité ont été examinées par Gottheil et Dubow (2001a, 2001b) au moyen d’échantillons scolaires d’élèves de l’enseignement primaire et secondaire (notamment de classes de 4e à 6e année scolaire nord-américaine) :

Validité convergente

La validité convergente de l’instrument a été établie par la corrélation systématique entre les scores du SRS et des mesures externes validées, notamment les nominations sociométriques par les pairs (peer nominations) et les évaluations fournies par les enseignants. Les analyses indiquent des corrélations positives statistiquement significatives (allant de r = 0,45 à r = 0,68, p < 0,001) entre la sous-échelle d’auto-évaluation de la victimisation du SRS et les nominations des pairs désignant l’enfant comme victime. De même, les scores à la sous-échelle d’intimidation corrèlent positivement avec les nominations par les pairs et par l’enseignant pour les comportements d’agression directe (r = 0,52 à r = 0,65).

Validité discriminante

La validité discriminante a été démontrée par des corrélations faibles ou modérées entre les sous-échelles de victimisation et d’intimidation chez les enfants typiques (distinctes de la sous-population particulière des agresseurs-victimes), confirmant que l’instrument capture bien deux constructions comportementales phénoménologiquement séparées. De plus, les corrélations entre les auto-évaluations et les construits généraux d’anxiété ou de dépression ont montré que le SRS mesure des comportements d’agression/victimisation spécifiques plutôt qu’une simple détresse émotionnelle diffuse.

Validité de critère et prédictive

Les études ont mis en lumière que la dimension de perception attribuée aux pairs apporte une variance incrémentielle significative au-delà de la simple auto-évaluation pour prédire le sentiment de solitude scolaire, l’évitement de l’école et la baisse de l’estime de soi globale mesurée par l’échelle de Harter. Les élèves présentant un fort écart entre leur auto-évaluation et la métaperception manifestent des niveaux de réactivité émotionnelle accrus.

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle a été examinée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) :
    • Sous-échelle Auto-évaluation de la victimisation (10 items) : α = 0,84 à 0,88.
    • Sous-échelle Perception attribuée aux pairs – Victimisation (10 items) : α = 0,86 à 0,90.
    • Sous-échelle Auto-évaluation de l’intimidation (5 items) : α = 0,78 à 0,82.
    • Sous-échelle Perception attribuée aux pairs – Intimidation (5 items) : α = 0,79 à 0,84.

    Ces valeurs témoignent d’une homogénéité exemplaire des items, d’autant plus remarquable pour les sous-échelles d’intimidation qui ne comportent que 5 items chacune.

  • Fidélité test-retest : Les coefficients de corrélation test-retest calculés sur des intervalles de plusieurs semaines oscillent entre r = 0,70 et r = 0,81, démontrant une stabilité temporelle satisfaisante tout en restant sensible aux interventions scolaires et aux changements de dynamique de groupe.

9. Analyse factorielle

Les démarches d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) conduites lors des études de validation ont corroboré la structure conceptuelle à quatre facteurs corrélés de l’instrument :

Résultats de l’analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modèles testés ont opposé une structure unifactorielle, une structure bifactorielle (comportements vs perceptions) et une structure tétrafactorielle croisant les domaines (Victimisation vs Intimidation) et les perspectives (Soi vs Pairs perçus). Le modèle à 4 facteurs a présenté les meilleurs indices d’ajustement global :

  • Indice de comparaison de Bentler (CFI) > 0,92
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,90
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06

Saturations factorielles

L’ensemble des 30 items sature de manière univoque sur leurs facteurs respectifs, avec des poids factoriels standardisés oscillant entre 0,55 et 0,84. Les items de victimisation physique (ex. se faire frapper) et verbale (ex. se faire insulter) présentent les saturations les plus fortes sur le facteur de victimisation. Les items 21/22 et 29/30 (concernant l’incapacité perçue à se défendre) saturent également de manière adéquate, apportant une facette cruciale de vulnérabilité comportementale au construit global de victimisation.

10. Instrument de mesure

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation et de métaperception sociocognitive.
  • Public cible : Enfants et adolescents scolarisés (environ 9 à 16 ans).
  • Administration : Passation individuelle ou collective en milieu scolaire, auto-administrée au format papier-crayon ou numérique. Durée moyenne de passation : 10 à 15 minutes.
  • Nombre total d’items : 30 items alternés.
  • Format et échelle de réponse : Format dichotomique forcé :
    • Vrai (True) = 1 point
    • Faux (False) = 0 point
  • Sous-échelles et calcul des scores :
    • Auto-évaluation – Victimisation (10 items) : Items 2, 4, 6, 10, 14, 16, 18, 22, 24, et 30 (Score de 0 à 10).
    • Auto-évaluation – Intimidation / Bully (5 items) : Items 8, 12, 20, 26, et 28 (Score de 0 à 5).
    • Perception attribuée aux pairs – Victimisation (10 items) : Items 1, 3, 5, 9, 13, 15, 17, 21, 23, et 29 (Score de 0 à 10).
    • Perception attribuée aux pairs – Intimidation / Bully (5 items) : Items 7, 11, 19, 25, et 27 (Score de 0 à 5).
  • Interprétation : Un score total ou sous-dimensionnel plus élevé indique une fréquence ou une adhésion plus forte au profil comportemental ou réputationnel concerné. La comparaison différentielle (scores de perception des pairs moins scores d’auto-évaluation) permet d’analyser le sentiment de divergence de réputation.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication : 2001 (publication originale dans le Journal of Emotional Abuse).
  • Droits d’auteur : Copyright © 2001 The Haworth Press Inc. (désormais sous le catalogue Taylor & Francis Group).
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’instrument est disponible à des fins de recherche scientifique et d’évaluation psychoéducative non commerciale. Il figure intégralement dans le domaine public académique à travers le compendium officiel d’instruments de mesure de l’intimidation et de la victimisation compilé par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), pages 64-65.
  • Tarif : Gratuit pour un usage académique et de recherche clinique sous réserve de citation appropriée des auteurs et des éditeurs d’origine. Pour toute utilisation commerciale ou adaptation, une autorisation formelle auprès des détenteurs des droits est requise.

12. Références

Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74

Gottheil, N. F., & Dubow, E. F. (2001a). The interrelationships of behavioral indices of bully and victim behavior. Journal of Emotional Abuse, 2(2-3), 75–93. https://doi.org/10.1300/J135v02n02_06

Gottheil, N. F., & Dubow, E. F. (2001b). Tripartite beliefs model of bully and victim behavior. Journal of Emotional Abuse, 2(2-3), 25–47. https://doi.org/10.1300/J135v02n02_03

Hamburger, M. E., Basile, K. C., & Vivolo, A. M. (2011). Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/bullycompendiumbk-a.pdf

Seligman, M. E. P. (1975). Helplessness: On Depression, Development, and Death. W. H. Freeman.

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: True = 1, False = 0

  1. My classmates probably think that kids make fun of me.
  2. Kids make fun of me.
  3. My classmates probably think that I get beat up.
  4. I get beat up.
  5. My classmates probably think that I get called names by other kids.
  6. I get called names by other kids.
  7. My classmates probably think that I make fun of people.
  8. I make fun of people.
  9. My classmates probably think that kids do mean things to me.
  10. Kids do mean things to me.
  11. My classmates probably think that I hit and push others around.
  12. I hit and push others around.
  13. My classmates probably think that I get picked on by other kids.
  14. I get picked on by other kids.
  15. My classmates probably think that I get hit and pushed by other kids.
  16. I get hit and pushed by other kids.
  17. My classmates probably think that kids try to hurt my feelings.
  18. Kids try to hurt my feelings.
  19. My classmates probably think that if someone gets in my way I will shove them out of the way.
  20. If someone gets in my way I will shove them out of the way.
  21. My classmates probably think that when I get picked on I don’t like to fight back.
  22. When I get picked on I don’t like to fight back.
  23. My classmates probably think that I get teased a lot.
  24. I get teased a lot.
  25. My classmates probably think that there are certain kids I like to bother.
  26. There are certain kids I like to bother.
  27. My classmates probably think that I can beat everyone up.
  28. I can beat everyone up.
  29. My classmates probably think that I don’t defend myself.
  30. I don’t defend myself.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Rétablir la vérité. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/setting-the-record-straight-echelle/
Looti, Mohammed. “Rétablir la vérité.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/setting-the-record-straight-echelle/.
Looti, Mohammed. “Rétablir la vérité.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/setting-the-record-straight-echelle/.