Série de photographies d’activités quotidiennes – Version électronique abrégée

La Série de photographies d’activités quotidiennes – Version électronique abrégée (PHODA-SeV) est un outil psychométrique informatisé de 40 items évaluant la nocivité perçue des mouvements et activités chez les patients souffrant de kinésiophobie et de lombalgie chronique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

La Série de photographies d’activités quotidiennes – Version électronique abrégée (couramment désignée sous l’acronyme PHODA-SeV pour Photograph Series of Daily Activities – Short electronic Version) est un instrument psychométrique d’évaluation visuelle développé pour quantifier la nocivité perçue (ou la menace attribuée) liée aux sollicitations biomécaniques de la colonne vertébrale lors des mouvements et des activités de la vie courante. Élaborée initialement par l’équipe de Maastricht sous la direction de Maaike Leeuw et de Johan W. S. Vlaeyen (2007), cette version courte informatisée constitue l’évolution optimisée de la version princeps à 98 vignettes (Kugler et al., 1999).

Le PHODA-SeV s’adresse principalement aux adultes et aux personnes âgées souffrant de douleurs musculosquelettiques chroniques, en particulier de lombalgie chronique non spécifique, chez qui la kinésiophobie (la peur du mouvement et de la récidive lésionnelle) représente un facteur déterminant d’invalidité et de maintien de la détresse fonctionnelle. L’instrument comprend 40 photographies standardisées illustrant une vaste gamme de comportements moteurs quotidiens. Chaque item est évalué sur une échelle visuelle analogique (EVA / VAS) allant de 0 (« pas du tout nocif » / not harmful at all) à 100 (« extrêmement nocif » / extremely harmful).

L’outil permet de dériver un score global d’évaluation de la nocivité perçue (moyenne des 40 items) ainsi que des scores par domaines biomécaniques spécifiques : le soulèvement de charges (lifting), la flexion antérieure et latérale du tronc (bending), la torsion ou rotation rachidienne (turning/twisting) et les activités dynamiques de la vie quotidienne (dynamic activities/ADL). D’un point de vue psychométrique, le PHODA-SeV présente une consistance interne exceptionnelle (coefficient alpha de Cronbach généralement supérieur à 0,95 pour l’échelle globale), une excellente fidélité test-retest ($ICC > 0,85$), et une remarquable validité de construit démontrée par ses corrélations avec l’Échelle de kinésiophobie de Tampa (Tampa Scale for Kinesiophobia – TSK) et le Questionnaire des croyances d’évitement lié à la peur (Fear-Avoidance Beliefs Questionnaire – FABQ). Il sert d’outil diagnostique et de support clinique incontournable pour construire des hiérarchies de peur individualisées dans le cadre de thérapies d’exposition graduelle in vivo.

2. Mots-clés / Keywords

Kinésiophobie, peur du mouvement, lombalgie chronique, modèle peur-évitement, PHODA-SeV, évaluation de la nocivité perçue, exposition graduelle in vivo, catastrophisme lié à la douleur, psychométrie clinique, activités de la vie quotidienne.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été standardisé et validé dans sa version électronique abrégée par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie clinique de la santé et en sciences de la réadaptation :

  • Maaike Leeuw, Ph.D. — Département de psychologie clinique et des sciences de la santé, Université de Maastricht (Maastricht University), Pays-Bas. Spécialiste de la kinésiophobie, des mécanismes cognitivo-comportementaux de la douleur chronique et de l’exposition graduelle in vivo.
  • Johan W. S. Vlaeyen, Ph.D. — Unité de psychologie de la santé expérimentale, Université de Louvain (KU Leuven), Belgique, et Université de Maastricht, Pays-Bas. Concepteur principal du modèle de peur-évitement (Fear-Avoidance Model) appliqué aux douleurs chroniques musculosquelettiques.
  • Jeroen R. de Jong, Ph.D. — Département de médecine physique et de réadaptation, Université de Maastricht et Centre de réadaptation Adelante, Hoensbroek, Pays-Bas.
  • Wim J. A. van Breukelen, Ph.D. — Département de méthodologie et de statistique, Université de Maastricht, Pays-Bas.
  • Alfons A. O. Verschueren, M.Sc. — Hôpital universitaire de Maastricht et centre de réadaptation, Pays-Bas.
  • Gérard M. van Eek, Ph.D. — Centre de réadaptation Adelante, Hoensbroek, Pays-Bas.

4. Objectif / Purpose

Le développement de la Photograph Series of Daily Activities – Short electronic Version (PHODA-SeV) répond à une limite majeure des questionnaires psychologiques traditionnels de type papier-crayon mesurant la kinésiophobie et les croyances d’évitement, tels que la Tampa Scale for Kinesiophobia (TSK) ou le Fear-Avoidance Beliefs Questionnaire (FABQ). Bien que ces instruments traditionnels mesurent avec robustesse des attitudes générales (« La douleur m’indique toujours que mon corps est abîmé »), ils souffrent d’un niveau d’abstraction élevé qui échoue à capturer les déclencheurs moteurs précis et contextualisés de l’anxiété du patient.

L’objectif fondamental du PHODA-SeV est de fournir une évaluation écologique, concrète et visuelle de la menace perçue associée à des mouvements physiques précis de la vie de tous les jours. L’instrument permet d’objectiver la mesure dans laquelle un patient anticipe qu’un mouvement corporel spécifique va détériorer son rachis lombaire ou déclencher une catastrophe mécanique. La finalité de l’outil est triple :

  1. Évaluation diagnostique et phénotypage psychologique : Identifier précisément le profil de menace du patient. Deux patients présentant un score global identique à la TSK peuvent manifester des profils de PHODA-SeV diamétralement opposés (l’un redoutant exclusivement les charges axiales en soulèvement, l’autre étant terrifié par les flexions lombaires et les torsions asymétriques).
  2. Élaboration d’une hiérarchie d’anxiété personnalisée (angsthiërarchie) : Dans le cadre d’un protocole d’exposition graduelle in vivo (Graded In Vivo Exposure – GEXP), le clinicien a impérativement besoin de classer les activités motrices de la moins menaçante à la plus terrifiante. Le logiciel PHODA-SeV trie automatiquement les 40 items selon les notes de nocivité attribuées par le patient, générant instantanément une rampe thérapeutique d’exposition comportementale.
  3. Mesure de l’efficacité thérapeutique et extinction de la peur conditionnée : Le test est administré de manière répétée au fil des séances ou après traitement pour quantifier la réduction de la nocivité perçue. Une diminution statistiquement et cliniquement significative du score PHODA-SeV reflète une restructuration cognitive fondamentale et l’extinction de l’inhibition motrice d’évitement.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit central mesuré par le PHODA-SeV est l’évaluation de la nocivité perçue du mouvement (perceived harmfulness of daily activities), qui représente la composante cognitive et prédictive de la peur liée à la douleur (pain-related fear) et de la kinésiophobie rachidienne. Contrairement à la simple anticipation de la douleur (« Est-ce que cela va faire mal ? »), ce construit mesure l’attribution d’un potentiel destructeur ou lésionnel à l’activité (« Est-ce que cette action va endommager ma colonne vertébrale ? »).

Le PHODA-SeV décompose ce construit global en quatre domaines biomécaniques et situationnels primordiaux :

1. Le soulèvement de charges (Lifting)

Ce sous-domaine englobe les tâches nécessitant d’élever, de soutenir ou de transférer une charge pondérale externe (ex. soulever un casier de bouteilles, une valise, un pot de fleurs lourd ou un panier de linge). Chez les individus kinésiophobes, ces tâches activent des croyances biomédicales erronées concernant les forces de compression axiale, la rupture discale ou le déplacement vertébral. Les photographies confrontent le patient à des postures variées (genoux fléchis vs genoux tendus dos courbé), capturant les vulnérabilités perçues face au port de charge.

2. La flexion antérieure et latérale du tronc (Bending)

Ce domaine évalue la menace perçue lors de mouvements sollicitant l’amplitude articulaire du rachis en flexion, sans appui ou avec le dos rond (ex. toucher ses orteils genoux tendus, passer la serpillière dos courbé, lacer ses chaussures pied au sol, se pencher au-dessus du lavabo). La flexion lombaire est universellement l’un des déclencheurs les plus anxiogènes chez les lombalgiques chroniques, en raison de l’hypervigilance portée à l’étirement des tissus postérieurs et aux mythes relatifs à la « fragilité » du dos courbé.

3. La rotation et la torsion axiale (Turning / Twisting)

Cette dimension isole les activités imposant des contraintes de cisaillement et des mouvements asymétriques du tronc (ex. faire un demi-tour tout en portant une boîte lourde, attraper un objet sur la banquette arrière d’une voiture, ramasser un objet sur le côté). Les forces de torsion sont particulièrement craintes par les patients car elles sont associées, dans l’imagerie populaire et médicale vulgarisée, aux déchirures de l’anneau fibreux discal et aux blocages articulaires aigus.

4. Les activités dynamiques et de la vie quotidienne (Dynamic Activities / ADL)

Ce domaine regroupe des situations motrices globales impliquant la locomotion, des impacts, des changements de posture instables ou des contraintes posturales prolongées (ex. courir sur un terrain accidenté, descendre un escalier raide, sauter par-dessus un fossé, s’asseoir sur un tabouret sans dossier pendant longtemps, pousser une voiture en panne). Ces items capturent la peur des forces de choc, de la perte de contrôle moteur et de l’incapacité à maintenir un verrouillage postural protecteur.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le PHODA-SeV s’enracine rigoureusement dans le modèle de peur-évitement de la douleur musculosquelettique chronique formulé par Johan W. S. Vlaeyen et Geert Crombez (Vlaeyen & Linton, 2000, 2012). Selon ce cadre théorique cognitivo-comportemental, la confrontation à un épisode douloureux aigu peut emprunter deux trajectoires divergentes :

  • La trajectoire de confrontation : La douleur est interprétée comme une conséquence transitoire et gérable d’une lésion bénigne. Le sujet maintient ses activités, favorisant la guérison tissulaire, le reconditionnement physique et la rémission fonctionnelle.
  • La trajectoire d’évitement vicieux : La douleur est interprétée à travers le prisme du catastrophisme (« Cette douleur signifie que mon dos est brisé »). Cette appraisal dysfonctionnelle génère une peur aiguë spécifique liée à la douleur et au mouvement (pain-related fear / kinesiophobia). Cette peur induit à son tour des comportements d’évitement actif et passif, une hypervigilance somatosensorielle continue, puis l’inactivité physique prolongée. Le déconditionnement musculosquelettique qui en découle abaisse le seuil de tolérance mécanique, majorant l’incapacité et renforçant la conviction que le dos est vulnérable.

Sur le plan de la cognition visuelle et des neurosciences affectives, le PHODA-SeV mobilise la théorie du traitement visuel de la menace et des neurones miroirs. La simple observation d’un acteur exécutant un mouvement sollicitant le rachis déclenche chez le sujet lombalgique une réactivation sensorimotrice et affective immédiate (simulation motrice interne). Cette présentation iconographique contourne les défenses verbales et l’intellectualisation souvent observées dans les questionnaires textuels, permettant d’accéder directement à la charge émotionnelle et à l’évaluation de menace primaire logée dans les circuits amygdaliens et préfrontaux ventromédians.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du PHODA-SeV a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques rigoureuses chez des cohortes de patients lombalgiques chroniques et dans la population générale :

Validité de construit et convergente

La validité convergente de l’instrument a été établie en examinant ses associations avec les mesures de référence de la peur liée à la douleur :

  • Corrélation avec la Tampa Scale for Kinesiophobia (TSK) : Les études menées par Leeuw et al. (2007) rapportent des corrélations positives modérées à fortes, généralement comprises entre $r = 0,52$ et $r = 0,68$ ($p < 0,001$). Cette corrélation substantielle mais non redondante prouve que si le PHODA-SeV partage le construit de base de la kinésiophobie avec la TSK, il apporte une variance spécifique liée à la granularité des mouvements observés.
  • Corrélation avec le Fear-Avoidance Beliefs Questionnaire (FABQ) : Le score global du PHODA-SeV présente une corrélation élevée avec la sous-échelle d’activité physique du FABQ ($r = 0,48$ à $0,62$) et une corrélation modérée avec la sous-échelle de travail ($r = 0,35$ à $0,45$).
  • Corrélation avec l’échelle de catastrophisme de la douleur (PCS) : Les corrélations oscillent entre $r = 0,40$ et $0,55$, confirmant que le catastrophisme constitue un précurseur cognitif direct de la nocivité perçue.

Validité divergente / discriminante

La validité discriminante est attestée par des corrélations significativement plus faibles avec des mesures non spécifiques d’affectivité négative ou de paramètres purement sensoriels :

  • Les corrélations avec les échelles de dépression (BDI-II ou HADS-D) demeurent faibles à modérées ($r pprox 0,25 – 0,35$).
  • La corrélation avec l’intensité brute de la douleur sensorielle du jour (EVA douleur) est faible ($r pprox 0,20 – 0,30$), ce qui démontre avec force que l’évaluation de la nocivité d’un mouvement ne dépend pas simplement du niveau de douleur ressenti à l’instant présent mais bien d’une représentation cognitive anticipatoire.

Validité prédictive et critériée

Le score au PHODA-SeV prédit avec une excellente précision la performance physique objective lors de Behavioral Avoidance Tasks (BAT). Dans les études de Leeuw et al. (2007) et de de Jong et al. (2005), les patients présentant des scores de PHODA-SeV élevés manifestaient une restriction marquée de l’amplitude de flexion antérieure du tronc (mesurée par inclinométrie), une diminution de la vitesse d’exécution motrice et une force de préhension ou de soulèvement volontaire altérée, indépendamment de toute anomalie radiologique structurelle.

Sensibilité au changement (Responsiveness)

Le PHODA-SeV démontre une sensibilité au changement exceptionnelle dans le cadre d’interventions thérapeutiques ciblées. Chez les patients soumis à une exposition graduelle in vivo, on observe des chutes spectaculaires des scores moyens de nocivité perçue (généralement une baisse de plus de 40 à 60 points sur l’EVA), alors que les thérapies physiques conventionnelles ou les activités graduées non cognitives montrent des réductions nettement plus modestes.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de fidélité du PHODA-SeV ont été évaluées de manière approfondie selon les standards COSMIN (COnsensus-based Standards for the selection of health Measurement INstruments) :

Consistance interne

La consistance interne des 40 items est remarquablement élevée :

  • Le coefficient alpha de Cronbach pour le score total à 40 items se situe systématiquement entre $lpha = 0,95$ et $lpha = 0,98$ dans les échantillons cliniques de lombalgie chronique.
  • Pour les sous-domaines (soulèvement, flexion, torsion, dynamique), les coefficients alpha de Cronbach varient de 0,84 à 0,93, démontrant une très forte cohésion interne sans redondance absolue entre les catégories d’activités.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

La fidélité test-retest a été mesurée chez des patients lombalgiques chroniques en phase stable (sans intervention thérapeutique) sur des intervalles temporels de 1 à 2 semaines :

  • Le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) pour le score global est compris entre 0,85 et 0,91, indiquant une reproductibilité excellente.
  • Les coefficients de corrélation de Pearson test-retest atteignent régulièrement des valeurs supérieures à $r = 0,88$ ($p < 0,001$).
  • L’erreur standard de mesure (SEM) est estimée autour de 4,2 points sur l’échelle de 0 à 100, et le changement minimal détectable (MDC95) se situe à environ 11,6 points, fournissant aux cliniciens un seuil précis pour distinguer le changement clinique réel du bruit de mesure statistique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le passage de la version originale du PHODA (98 photographies papier réparties en boîtes de tri physiques) à la version courte électronique (PHODA-SeV à 40 items) a reposé sur une démarche d’optimisation factorielle et de modélisation psychométrique rigoureuse (Leeuw et al., 2007) :

Réduction d’items et sélection empirique

Les 98 photographies princeps ont été soumises à une analyse d’experts et à des analyses factorielles exploratoires chez des patients lombalgiques. Les critères de sélection pour conserver les 40 photographies finales incluaient :

  • L’élimination des items présentant une colinéarité excessive ($r > 0,85$) ou apportant une information redondante.
  • La préservation d’une représentativité équilibrée entre les quatre grands types de sollicitations biomécaniques rachidiennes (soulèvement, flexion antérieure/latérale, torsion axiale, et activités dynamiques de haute intensité).
  • Le maintien de photographies présentant les saturations factorielles les plus élevées et le meilleur pouvoir de discrimination diagnostique entre patients lombalgiques et sujets sains indemnes de douleur.

Structure factorielle confirmatoire

Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites sur la matrice de données des 40 items soutiennent une structure hiérarchique :

  • Modèle à quatre facteurs corrélés de premier ordre : Les items se regroupent distinctement selon la nature du stress postural : Facteur 1 (Soulèvement de charges / Lifting), Facteur 2 (Flexion du tronc / Bending), Facteur 3 (Torsion rachidienne / Turning-Twisting), et Facteur 4 (Activités dynamiques / Dynamic ADL). Les saturations factorielles ($lambda$) de tous les items oscillent entre 0,48 et 0,87.
  • Modèle de second ordre : L’ensemble de ces quatre facteurs charge lourdement sur un facteur général de second ordre, conceptualisé comme la « Menace globale attribuée aux mouvements rachidiens » (General Perceived Spinal Vulnerability). Ce facteur général justifie pleinement l’utilisation par les cliniciens d’un score moyen global calculé sur les 40 items.
  • Les indices d’ajustement du modèle factoriel confirment une adéquation satisfaisante aux données empiriques : $CFI > 0,90$, $TLI > 0,89$, et $RMSEA le 0,06$ (IC 90 % [0,052 ; 0,068]), validant la cohérence structurelle du format abrégé informatisé.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Photograph Series of Daily Activities – Short electronic Version (PHODA-SeV1).
  • Type d’évaluation : Instrument informatisé d’évaluation visuelle et comportementale (photos de situations réelles).
  • Format d’administration : Interface logicielle sur ordinateur ou tablette tactile. Le patient visualise une photo à la fois sur l’écran et ajuste un curseur visuel horizontal.
  • Nombre d’items : 40 photographies standardisées représentant des activités quotidiennes et des mouvements spécifiques.
  • Échelle de réponse (Format obligatoire) : Échelle visuelle analogique (Visual Analogue Scale – VAS) continue de 0 à 100 mm, ancrée par :
    • 0 : « Not harmful at all » (Pas du tout nocif pour le dos).
    • 100 : « Extremely harmful » (Extrêmement nocif pour le dos).
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Calcul du score global : Somme des notes attribuées aux 40 items divisée par 40, produisant un score moyen de nocivité perçue compris entre 0 et 100.
    $$\text{Score Total PHODA-SeV} = \frac{\sum_{i=1}^{40} \text{Item}_i}{40}$$
  • Sous-scores dimensionnels : Moyenne des items relevant des catégories biomécaniques spécifiques : soulèvement (lifting), flexion (bending), torsion (twisting), et activités dynamiques / vie quotidienne (dynamic activities/ADL).
  • Génération de la hiérarchie d’anxiété : Le logiciel génère automatiquement une liste ordonnée des 40 items, classés du score le plus bas au score le plus élevé, servant de guide direct pour la planification des séances d’exposition in vivo.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication de la version princeps (PHODA 98 items) : 1999 (Kugler et al., 1999 ; Talo et al., 1999).
  • Année de publication de la version électronique abrégée (PHODA-SeV 40 items) : 2007 (Leeuw et al., 2007).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Université de Maastricht (Maastricht University, Pays-Bas) et Unité de recherche en psychologie de la santé de la KU Leuven (Belgique). Développé sous la direction de Johan W.S. Vlaeyen et Maaike Leeuw.
  • Conditions d’utilisation et permissions : L’accès au logiciel, aux vignettes photographiques et à l’algorithme de passation est destiné aux cliniciens et aux chercheurs. Pour une utilisation académique et non commerciale dans le cadre de recherches biomédicales ou psychologiques, l’accès est généralement accordé gratuitement sur demande motivée auprès des auteurs ou des départements universitaires affiliés. Toute utilisation commerciale ou intégration dans des suites logicielles propriétaires nécessite une autorisation formelle préalable.

12. Références / References

  • Crombez, G., Vlaeyen, J. W. S., Heuts, P. H., & Lysens, R. (1999). Pain-related fear is more disabling than pain itself: Evidence on the role of pain-related fear in chronic back pain patients. Pain, 80(1-2), 329–339. https://doi.org/10.1016/S0304-3959(98)00229-2
  • de Jong, J. R., Vlaeyen, J. W. S., Onghena, P., Cuypers, C., den Hollander, M., & Ruijgrok, J. (2005). Reduction of pain-related fear in complex regional pain syndrome type I: The application of graded exposure in vivo. Pain, 116(3), 264–275. https://doi.org/10.1016/j.pain.2005.04.019
  • Goubert, L., Crombez, G., Van Damme, S., Vlaeyen, J. W. S., Bijttebier, P., & Roelofs, J. (2004). Confirmatory factor analysis of the Tampa Scale for Kinesiophobia: Invariant two-factor model across low back pain patients and fibromyalgia patients. The Clinical Journal of Pain, 20(2), 103–110. https://doi.org/10.1097/00002508-200403000-00007
  • Kugler, K., Wijn, J., Geilen, M., de Jong, J., & Vlaeyen, J. W. S. (1999). The Photograph series of Daily Activities (PHODA). Unpublished manuscript, Department of Medical, Clinical and Experimental Psychology, Maastricht University, The Netherlands.
  • Leeuw, M., Goossens, M. E., van Breukelen, G. J., Boersma, K., & Vlaeyen, J. W. S. (2007). Measuring perceived harmfulness of physical activities in patients with chronic low back pain: The Photograph Series of Daily Activities – Short electronic Version. The Journal of Pain, 8(11), 840–849. https://doi.org/10.1016/j.jpain.2007.05.013
  • Talo, S., Forssell, H., Heikkonen, S., & Puukka, P. (1999). Integrative group therapy for chronic pain: A controlled study. Journal of Musculoskeletal Pain, 7(3), 39–58. https://doi.org/10.1300/J094v07n03_04
  • Vlaeyen, J. W. S., & Linton, S. J. (2000). Fear-avoidance and its consequences in chronic musculoskeletal pain: A state of the art. Pain, 85(3), 317–332. https://doi.org/10.1016/S0304-3959(99)00242-0
  • Vlaeyen, J. W. S., & Linton, S. J. (2012). Fear-avoidance model of chronic musculoskeletal pain: 12 years on. Pain, 153(6), 1144–1147. https://doi.org/10.1016/j.pain.2011.12.009
  • Vlaeyen, J. W. S., de Jong, J., Geilen, M., Heuts, P. H., & van Breukelen, G. (2002). The treatment of fear of movement/(re)injury in chronic low back pain: Further evidence on the effectiveness of exposure in vivo. The Clinical Journal of Pain, 18(4), 251–261. https://doi.org/10.1097/00002508-200207000-00006
  • Vlaeyen, J. W. S., Kole-Snijders, A. M., Boeren, R. G., & van Eek, H. (1995). Fear of movement/(re)injury in chronic low back pain and its relation to behavioral performance. Pain, 62(3), 363–372. https://doi.org/10.1016/0304-3959(94)00279-N

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Format:

Visual Analogue Scale (VAS) from 0 (‘not harmful at all’) to 100 (‘extremely harmful’)

Scale Items (Physical activities presented photographically):

  1. Lifting a beer crate with bent back and straight knees
  2. Shoveling soil with a curved back
  3. Bending forward to touch toes with straight knees
  4. Falling backward onto a mattress/floor
  5. Lifting a heavy flowerpot
  6. Mopping the floor with a bent back
  7. Vacuum cleaning under a low table with bent back
  8. Making a bed with a bent back
  9. Bending sideways to pick up an object from the floor
  10. Pushing a heavy wheelbarrow
  11. Getting out of a low car
  12. Running/jogging across uneven terrain
  13. Lifting a child out of a crib with extended arms
  14. Sitting in a slouched position on a sofa
  15. Getting up from a low chair without using armrests
  16. Reaching up to clean high windows
  17. Carrying two heavy shopping bags
  18. Turning around while holding a heavy box (twisting trunk)
  19. Stepping off a high curb or stool
  20. Scrubbing the bath while leaning forward on knees
  21. Cycling with bent forward posture
  22. Ironing clothes while standing for a prolonged period
  23. Descending a steep flight of stairs
  24. Pushing a stalled car
  25. Walking down a steep slope
  26. Lifting a suitcase into a car trunk
  27. Tying shoelaces with foot on the ground and bent back
  28. Getting out of bed in the morning
  29. Pulling weeds from the garden while bent forward
  30. Walking briskly carrying a crate
  31. Carrying a child on the shoulders
  32. Reaching behind to get an object from the back seat of a car
  33. Leaning over the sink to brush teeth
  34. Squeezing into a tight, low cupboard to retrieve an item
  35. Sweeping the patio with a broom
  36. Lifting a heavy laundry basket from the floor
  37. Jumping over a small obstacle/ditch
  38. Sitting on a stool without back support for a long time
  39. Putting on socks while standing on one leg
  40. Digging in the garden with a spade
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Série de photographies d’activités quotidiennes – Version électronique abrégée. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/serie-de-photographies-d-activites-quotidiennes-version-electronique-abregee-phoda-sev/
Looti, Mohammed. “Série de photographies d’activités quotidiennes – Version électronique abrégée.” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/serie-de-photographies-d-activites-quotidiennes-version-electronique-abregee-phoda-sev/.
Looti, Mohammed. “Série de photographies d’activités quotidiennes – Version électronique abrégée.” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/serie-de-photographies-d-activites-quotidiennes-version-electronique-abregee-phoda-sev/.