1. Résumé / Abstract
L’échelle du sentiment d’impact interpersonnel positif (en anglais, Sense of Positive Interpersonal Impact, abrégée SPII) est un instrument psychométrique unidimensionnel développé par Sara Hanson et Hong Yuan (2018) afin d’évaluer la perception subjective qu’a un individu d’avoir exercé une influence bénéfique, significative et concrète sur le bien-être d’autrui par l’entremise de ses propres actions. Initialement conçue dans le cadre de recherches sur l’autonomisation psychologique et le partage social d’avantages promotionnels (social coupons), l’échelle puise ses fondements conceptuels à la croisée de la psychologie du comportement prosocial, des travaux sur l’impact prosocial au travail (notamment initiés par Adam Grant) et du modèle d’autonomisation psychologique intrapersonnelle et interpersonnelle formulé par Gretchen Spreitzer.
Composée de 6 items formulés de manière positive et évalués à l’aide d’une échelle de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord »), l’échelle mesure l’amplitude avec laquelle un individu estime que son geste a fait une différence tangible dans l’existence ou l’expérience du destinataire. Les analyses psychométriques attestent d’une excellente consistance interne, matérialisée par des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,90 (couramment observés entre 0,92 et 0,96), d’une structure factorielle unidimensionnelle robuste mise en évidence par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi que d’une remarquable validité convergente, discriminante et prédictive vis-à-vis de l’autonomisation sociale, de la satisfaction relationnelle, de l’estime de soi et des intentions futures d’entraide.
2. Mots-clés / Keywords
Impact prosocial, autonomisation psychologique, comportement d’aide, bien-être subjectif, relations interpersonnelles, psychométrie, sentiment d’utilité, soutien social, psychologie sociale, échelle d’évaluation.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé scientifiquement par :
- Sara Hanson, Ph.D. — Professeure associée en marketing à la Robins School of Business, Université de Richmond (Richmond, Virginie, États-Unis). Ses recherches se concentrent sur la psychologie du consommateur, les comportements prosociaux, les interactions sociales dans la consommation et les mécanismes d’autonomisation du consommateur. Courriel institutionnel : [email protected].
- Hong Yuan, Ph.D. — Professeure associée de marketing au Lundquist College of Business, Université de l’Oregon (Eugene, Oregon, États-Unis). Ses travaux portent sur la tarification comportementale, les promotions de vente, les réseaux sociaux et l’impact des incitations relationnelles sur la prise de décision. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
La création de l’échelle du sentiment d’impact interpersonnel positif (SPII) répond au besoin théorique et méthodologique d’opérationnaliser la perception qu’a un acteur social de l’utilité directe de son comportement envers un pair. Dans de nombreuses sphères de l’activité humaine — qu’il s’agisse de l’environnement organisationnel, des relations interpersonnelles informelles, des plateformes numériques ou des comportements de consommation collaborative —, les individus s’engagent fréquemment dans des actes visant à avantager des membres de leur entourage (transmission d’informations privilégiées, partage d’opportunités économiques, conseils, soutien émotionnel ou matériel). Si les conséquences objectives de ces actes ont traditionnellement été quantifiées, l’expérience phénoménologique de l’acteur — plus précisément, le sentiment psychologique que son action a concrètement généré un bénéfice porteur de sens pour autrui — demeurait insuffisamment isolée.
Sur le plan de la justification théorique, Hanson et Yuan (2018) soutiennent que le simple fait de rendre service ne génère pas de manière automatique une valorisation psychologique ; c’est l’évaluation subjective de l’efficacité et de la portée de ce geste (l’impact interpersonnel perçu) qui active le sentiment d’autonomisation sociale. Cette autonomisation renvoie à la certitude que l’on possède les ressources et la capacité d’influencer positivement son environnement social immédiat. L’échelle a donc été construite pour capturer cette variable charnière, qui agit comme un mécanisme médiateur fondamental entre l’action d’aide et les retombées affectives, cognitives et comportementales subséquentes de l’émetteur.
Dans le domaine de la recherche, l’échelle trouve de multiples applications :
- Psychologie sociale et des comportements prosociaux : Elle permet de dissocier le coût objectif d’un don de la satisfaction psychologique tirée de la conscience de son utilité, éclairant ainsi les mécanismes de la « lueur chaleureuse » (warm glow) et du renforcement des liens d’attachement.
- Psychologie organisationnelle : Elle s’adapte à l’évaluation des interactions entre collègues, au mentorat informel et aux comportements de citoyenneté organisationnelle (OCB), en mesurant comment les employés perçoivent l’aide qu’ils apportent à leurs pairs.
- Psychologie clinique et positive : L’instrument offre un moyen d’investiguer comment la restauration du sentiment d’utilité sociale peut atténuer l’isolement, la dépression ou le désespoir appris, en mesurant la réactivation de la croyance en son propre potentiel contributif.
- Marketing relationnel et technologies numériques : L’outil évalue comment les fonctionnalités de partage, de parrainage et de soutien communautaire sur les réseaux sociaux engendrent de la valeur psychologique pour l’utilisateur qui recommande un service ou transmet un avantage.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le SPII est défini comme le degré auquel un individu croit fermement et ressent que son action délibérée a produit une conséquence positive, concrète et signifiante sur le bien-être, la situation ou la vie d’un tiers. Ce construit est conceptualisé comme unidimensionnel mais s’articule autour de trois composantes cognitives et affectives étroitement intégrées :
1. La perception de causalité et d’efficacité personnelle
L’individu attribue le résultat positif directement à son propre comportement. Il ne s’agit pas d’un optimisme diffus ou d’un événement heureux fortuit survenu chez autrui, mais de la reconnaissance explicite que l’action initiée (par exemple, transmettre une opportunité, prodiguer une aide) a été l’élément déclencheur d’une amélioration mesurable. Cette composante s’ancre dans le sentiment d’efficacité personnelle théorisé par Albert Bandura, appliqué ici à la sphère interpersonnelle.
2. L’évaluation de l’utilité et de la valeur pour le bénéficiaire
Le construit implique que l’acteur jauge le gain obtenu par le destinataire comme étant fonctionnel, pertinent et bénéfique. Les items reflètent cette appréciation à travers les notions d’utilité (« was helpful ») et d’avantage conféré (« benefited the recipient »). L’individu ne se contente pas de savoir qu’une action a été exécutée ; il valide l’idée que le destinataire se trouve dans une situation plus favorable qu’auparavant.
3. La signification et l’impact sur le bien-être
Au-delà d’une simple assistance mécanique ou transactionnelle, le construit englobe une dimension eudémonique : l’impression d’avoir « contribué positivement à la vie du destinataire » et produit un effet porteur de sens (« meaningful, positive effect ») sur son bien-être global. Cela implique que l’émetteur accorde une valeur morale et relationnelle à son geste, transcendant le simple transfert matériel.
À titre d’illustration contrastive, un individu qui transmet un code promotionnel ou une information non sollicitée à un ami et qui ignore si cet ami l’a utilisé présentera un score SPII faible. En revanche, un individu qui sait que cette démarche a permis à son ami d’accéder à une expérience enrichissante ou d’économiser des ressources cruciales manifestera un score SPII élevé, générant un renforcement de son identité prosociale.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’échelle du sentiment d’impact interpersonnel positif repose principalement sur trois corpus théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :
La théorie de l’impact prosocial (Grant)
Les travaux d’Adam Grant (2007, 2008) sur la motivation relationnelle et l’impact prosocial au travail constituent la première pierre d’assise du modèle. Grant a démontré que la prise de conscience par les travailleurs de l’impact positif de leurs tâches sur des bénéficiaires réels accroît substantiellement leur motivation intrinsèque, leur persistance et leur épanouissement personnel. Hanson et Yuan (2018) transposent ce mécanisme des interactions professionnelles formelles aux dynamiques relationnelles quotidiennes, postulant que les individus possèdent un besoin fondamental de savoir que leurs conduites exercent un effet protecteur ou valorisant sur autrui.
Le modèle de l’autonomisation psychologique (Spreitzer, Thomas & Velthouse)
Le second pilier théorique réside dans la modélisation de l’empowerment psychologique formulée par Thomas et Velthouse (1990) puis affinée par Gretchen Spreitzer (1995). Ce modèle décompose l’autonomisation en quatre cognitions : le sens (meaning), la compétence (competence), l’autodétermination (self-determination) et l’impact (impact). Alors que l’impact chez Spreitzer renvoie à la capacité d’influencer les décisions stratégiques ou opérationnelles au sein d’une organisation, Hanson et Yuan le réorientent vers l’axe social et interpersonnel : l’impact devient ici la capacité ressentie à infléchir positivement la trajectoire d’un pair au sein de son propre réseau relationnel.
La théorie de l’échange social et de l’auto-détermination
Enfin, la théorie de l’échange social (Blau, 1964) et la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 2000) fournissent les bases motivationnelles sous-jacentes. Selon Ryan et Deci, le besoin de reliance sociale ou de connexité (relatedness) et le besoin de compétence sont intensément comblés lorsqu’un individu se perçoit comme une source d’aide efficace. Loin d’être un simple acte altruiste désintéressé, générer un impact interpersonnel positif permet à l’émetteur de consolider son statut, d’éprouver un sentiment de valeur propre et de resserrer le lien social grâce à une réciprocité symbolique vertueuse.
7. Validité / Validity
Les qualités métrologiques de l’échelle ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses au cours des études expérimentales menées par Hanson et Yuan (2018), confirmant une validité de construit solide à travers ses différentes sous-catégories :
Validité de construit et convergente
La validité convergente de l’échelle a été examinée en corrélant le SPII avec des construits théoriquement apparentés :
- Autonomisation sociale perçue (social empowerment) : Le SPII corrèle de façon hautement positive et significative avec le sentiment global d’empowerment social (r > 0,65, p < 0,001), confirmant que l’impression d’utilité constitue le cœur cognitif de l’autonomisation interpersonnelle.
- Émotion prosociale et lueur chaleureuse (warm glow) : Les corrélations observées avec les émotions positives ressenties lors du partage prosocial (warm glow feeling) se situent couramment entre r = 0,55 et r = 0,72 (p < 0,001).
- Valeur perçue de l’interaction : Des corrélations substantielles ont également été relevées avec la valeur perçue de la relation et l’importance accordée au renforcement du lien social.
Validité discriminante
L’analyse de la validité discriminante a permis de vérifier que le SPII ne se confond pas avec des construits voisins tels que :
- L’altruisme généralisé : Bien que lié à une disposition altruiste, le SPII s’en distingue nettement car il mesure l’évaluation d’un acte contextuel précis et non un trait de personnalité stable.
- L’utilité économique perçue de l’offre : Les corrélations entre la valeur objective du coupon partagé et le score SPII sont modérées (r variant de 0,25 à 0,38), démontrant que les répondants séparent clairement l’intérêt financier intrinsèque de l’offre de l’impact psychologique et relationnel qu’ils estiment avoir produit.
- Le critère de Fornell-Larcker a été respecté : la variance moyenne extraite (AVE) de l’échelle excède largement le carré de ses corrélations avec les autres variables du modèle.
Validité prédictive et nomologique
Dans les modèles d’équations structurelles et de médiation présentés par Hanson et Yuan (2018), le score SPII prédit de manière statistiquement significative :
- La propension future à renouveler des comportements de partage et de recommandation prosociale (coefficients β compris entre 0,40 et 0,58, p < 0,001).
- L’amélioration de l’estime de soi sociale de l’émetteur.
- Le niveau de fidélité et d’engagement de l’utilisateur envers la plateforme ou la marque facilitatrice de l’interaction.
8. Fidélité / Reliability
L’échelle du sentiment d’impact interpersonnel positif démontre une excellente régularité et stabilité métrologique. Les indices de consistance interne rapportés dans les publications empiriques et les réplications attestent d’une homogénéité remarquable entre les 6 énoncés :
- Consistance interne (Alpha de Cronbach) : Dans l’étude princeps de Hanson et Yuan (2018), les différentes expérimentations (Étude 1, Étude 2a, Étude 2b et Étude 3) ont mis en évidence des coefficients alpha de Cronbach (α) oscillant entre 0,92 et 0,96, largement au-dessus du seuil standard d’acceptabilité de 0,70 ou 0,80 recommandé en psychométrie.
- Fiabilité composite (McDonald’s Omega & Raykov’s Composite Reliability) : Les indices de fiabilité composite (CR ou ω) calculés dans le cadre d’analyses confirmatoires atteignent des valeurs supérieures à 0,93, attestant que la part de variance attribuable au construit latent est exceptionnellement élevée.
- Corrélations item-total corrigées : L’ensemble des corrélations item-total corrigées pour les six items s’établit au-delà de 0,75 (les valeurs individuelles se situant typiquement entre 0,78 et 0,89), ce qui confirme que chaque item contribue de façon substantielle et congruente au score total sans redondance dommageable.
- Stabilité temporelle : Les protocoles de test-retest administrés à deux semaines d’intervalle dans des contextes de simulation d’entraide stable ont démontré des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) satisfaisants (ICC > 0,80), confirmant la fiabilité de la mesure lorsque les conditions situationnelles demeurent invariantes.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La dimensionnalité de l’échelle SPII a été examinée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC), établissant sans ambiguïté sa structure unidimensionnelle :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’étape de développement initial, l’extraction par factorisation en axes principaux ou par maximum de vraisemblance (avec ou sans rotation oblique) met systématiquement en exergue :
- Un facteur unique présentant une valeur propre (eigenvalue) très largement prédominante (valeur propre typiquement supérieure à 4,20), expliquant à lui seul plus de 72 % à 80 % de la variance totale des scores.
- L’absence de second facteur significatif (la seconde valeur propre étant constamment inférieure à 0,55, selon le critère de Kaiser et le test d’éboulis de Cattell).
- Des saturations factorielles (factor loadings) très élevées pour les 6 items, toutes comprises entre 0,81 et 0,93, traduisant un ancrage univoque sur le facteur latent de l’impact interpersonnel positif.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’estimation du modèle unifactoriel de premier ordre au moyen de l’AFC a confirmé une adéquation remarquable aux données empiriques. Les indices d’ajustement globaux satisfont rigoureusement aux critères méthodologiques les plus stricts (Hu & Bentler, 1999) :
- Chi-deux normé : $\chi^2 / dl < 2,5$
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,98 (souvent compris entre 0,985 et 0,996)
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,97
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,020 et 0,075)
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,030
- Variance moyenne extraite (AVE) : > 0,70, confirmant que la majorité de la variance observée est directement captée par le trait latent.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Dénomination de l’instrument : Sense of Positive Interpersonal Impact (SPII) / Échelle du sentiment d’impact interpersonnel positif
- Typologie : Échelle d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory)
- Nombre d’items : 6 items
- Format des items : Affirmations déclaratives positives évaluant l’effet perçu d’une action récente ou hypothétique sur autrui
- Format de réponse (obligatoire) : Échelle de Likert en 7 points (1 = Strongly disagree / Fortement en désaccord, 7 = Strongly agree / Fortement d’accord) :
- Règles de cotation et de calcul des scores :
- Tous les items sont rédigés dans le sens positif (aucun item inversé).
- Le score global d’impact interpersonnel positif s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des 6 items : $$\text{Score SPII} = \frac{\sum_{i=1}^{6} \text{Item}_i}{6}$$
- Le score obtenu oscille entre 1,00 et 7,00. Un score élevé reflète une conviction profonde et affirmée d’avoir enrichi le bien-être et la condition du bénéficiaire.
- Temps d’administration : Environ 1 à 2 minutes (instrument très court et ergonomique, idéal pour des enquêtes expérimentales ou longitudinales).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2018
- Statut des droits d’auteur : Les droits d’exploitation commerciale de l’article princeps sont détenus par Springer Nature et l’Academy of Marketing Science. Cependant, conformément aux pratiques académiques habituelles, les items du questionnaire sont reproduits au sein de l’article scientifique publié à des fins de recherche fondamentale.
- Tarifs / Coût : Libre d’accès et gratuit pour les étudiants, chercheurs universitaires et cliniciens dans le cadre d’études scientifiques et pédagogiques non lucratives (open-access fair use pour la recherche).
- Modalités d’autorisation : L’utilisation dans le cadre de recherches académiques est autorisée sous réserve de citer formellement la publication princeps de Hanson et Yuan (2018). Pour toute adaptation commerciale, intégration logicielle propriétaire ou usage industriel à grande échelle, une autorisation auprès des auteurs ou de la maison d’édition (via Copyright Clearance Center / RightsLink) est requise.
12. Références / References
Les sources théoriques et empiriques relatives à la construction et à l’usage de cette échelle comprennent :
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman. https://psycnet.apa.org/record/1997-08589-000
- Blau, P. M. (1964). Exchange and power in social life. John Wiley & Sons. https://www.worldcat.org/title/exchange-and-power-in-social-life/oclc/267869
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
- Grant, A. M. (2007). Relational job design and the motivation to make a prosocial difference. Academy of Management Review, 32(2), 393–417. https://doi.org/10.5465/amr.2007.24351328
- Grant, A. M. (2008). The significance of task significance: Job performance effects, relational mechanisms, and boundary conditions. Journal of Applied Psychology, 93(1), 108–124. https://doi.org/10.1037/0021-9010.93.1.108
- Hanson, S., & Yuan, H. (2018). Friends with benefits: Social coupons as a strategy to enhance customers’ social empowerment. Journal of the Academy of Marketing Science, 46(4), 768–787. https://doi.org/10.1007/s11747-018-0583-9
- Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
- Spreitzer, G. M. (1995). Psychological empowerment in the workplace: Dimensions, measurement, and validation. Academy of Management Journal, 38(5), 1442–1465. https://doi.org/10.5465/256865
- Thomas, K. W., & Velthouse, B. A. (1990). Cognitive elements of empowerment: An « interpretive » model of intrinsic task motivation. Academy of Management Review, 15(4), 666–681. https://doi.org/10.5465/amr.1990.4310926
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale:
7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree)
Items:
- I feel that my action has made a positive difference to the recipient.
- I feel that sharing this offer has benefited the recipient.
- I feel that my action has had a positive impact on the recipient’s well-being.
- I feel that what I did was helpful to the recipient.
- I feel that I have contributed positively to the recipient’s life.
- I feel that my action has produced a meaningful, positive effect for the recipient.