1. Résumé / Abstract
L’échelle du Sentiment d’appartenance de la Chicago Youth Development Study (CYDS ; Tolan, Gorman-Smith & Henry, 2001) est un instrument psychométrique d’évaluation écologique conçu pour mesurer l’attachement subjectif, l’identification socio-spatiale et l’affiliation affective éprouvés par les résidents à l’égard de leur quartier d’habitation. Développée dans le cadre des recherches longitudinales de la University of Illinois at Chicago portant sur l’étiologie des comportements violents et des trajectoires délinquantes chez les jeunes urbains en situation de précarité, cette échelle s’articule autour d’un ensemble bref de 6 items évaluant le lien émotionnel, la loyauté communautaire, la perception d’homophilie résidentielle et la propension à s’investir ou à fuir l’environnement local.
L’instrument se distingue par une double grille d’exploitation adaptée au statut de la personne interrogée : une version pour le jeune (Youth’s Sense of Belonging) et une version pour le parent ou tuteur légal (Caregiver’s Sense of Belonging). Chacune de ces versions mobilise 4 items spécifiques sélectionnés parmi le pool d’items initial, avec un système de recodage inverse garantissant qu’un score moyen plus élevé reflète une intégration et une appartenance communautaire accrues. Les réponses sont recueillies au moyen d’une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 1 (« Tout à fait d’accord ») à 5 (« Tout à fait en désaccord »).
Sur le plan métrologique, l’outil démontre une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,65 et 0,78 selon les sous-échantillons ethnoculturels et l’âge des participants. Les analyses factorielles confirmatoires appuient l’unidimensionnalité du construit retenu au sein des versions finales. Validée comme prédicteur significatif de l’efficacité collective perçue, de la résilience communautaire et comme facteur de protection contre la délinquance juvénile et l’exposition au stress environnemental chronique, cette mesure constitue un standard méthodologique répertorié par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans les compendiums d’évaluation de la violence.
2. Mots-clés / Keywords
Sentiment d’appartenance, attachement au quartier, Chicago Youth Development Study, psychologie environnementale, délinquance juvénile, cohésion sociale, écologie du développement, désorganisation sociale, résilience communautaire, évaluation psychométrique, validité de construit, facteurs de protection.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée au sein du Families and Communities Research Group du Département de psychiatrie de l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC) par :
- Patrick H. Tolan, Ph.D. — Professeur émérite à la Curry School of Education and Human Development et au Département de psychiatrie et des sciences neurocomportementales de l’Université de Virginie ; anciennement directeur de l’Institute for Juvenile Research à l’Université de l’Illinois à Chicago. Contact académique : [email protected].
- Deborah Gorman-Smith, Ph.D. — Doyenne et professeure Emily Klein Gidwitz à la Crown Family School of Social Work, Policy, and Practice de l’Université de Chicago ; chercheuse principale de la Chicago Youth Development Study. Contact académique : [email protected].
- David B. Henry, Ph.D. — Professeur agrégé de psychologie et de santé publique à l’Institute for Health Research and Policy, Université de l’Illinois à Chicago. Contact académique : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la sous-échelle du Sentiment d’appartenance (Sense of Belonging) de la CYDS est d’opérationnaliser et de quantifier la dimension affective et identitaire de l’insertion résidentielle dans des contextes urbains marqués par la vulnérabilité socio-économique et des taux élevés de criminalité. Les auteurs cherchaient à combler une lacune empirique majeure : dépasser la simple mesure objective de la désorganisation structurelle du quartier (telle que documentée par les données du recensement sur la pauvreté ou le chômage) pour appréhender les processus phénoménologiques et subjectifs par lesquels les résidents perçoivent et intériorisent leur micromonde communautaire.
Dans les contextes de recherche étiologique et d’épidémiologie sociale, cet instrument sert à identifier les mécanismes d’intermédiation ou de modération régissant les liens entre le stress contextuel et les trajectoires comportementales des adolescents. La justification théorique repose sur le postulat que le fait de se sentir en symbiose avec son voisinage, d’éprouver de la loyauté envers ses pairs locaux et de partager une identité commune constitue un puissant ancrage psychologique capable d’atténuer la vulnérabilité psychologique face aux risques de la rue ou, paradoxalement dans certains contextes délétères, d’augmenter la conformité aux normes déviantes de groupes de pairs territorialisés.
Sur le plan des applications cliniques et communautaires, l’instrument remplit trois rôles cardinaux :
- L’évaluation des besoins environnementaux : déterminer le degré d’isolement perçu, de rejet spatial ou d’aliénation des familles au sein de programmes d’intervention ciblés de prévention primaire et secondaire.
- Le suivi des interventions socio-écologiques : mesurer l’impact des initiatives de rénovation urbaine, de développement du capital social et de création de réseaux de soutien communautaire sur le renforcement du lien psycho-spatial.
- L’analyse comparée dyadique tuteur-adolescent : examiner la concordance ou le décalage perceptif entre le parent (responsable de la stratégie de surveillance et d’ancrage familial) et l’adolescent (confronté aux pressions directes des sous-cultures de quartier).
5. Construit psychologique / Construct
Le sentiment d’appartenance au quartier est conceptualisé comme une disposition cognitive et affective multidimensionnelle intégrant l’adhésion identitaire, l’attachement affectif au lieu, le sentiment d’homophilie perçue et le désir de continuité résidentielle. Dans le modèle de la CYDS, ce construit se subdivise implicitement en plusieurs facettes articulées :
L’identification affective et symbolique au quartier
Cette composante renvoie à l’expérience interne d’enracinement psychologique selon laquelle l’individu considère le quartier comme une extension de son identité personnelle. L’item 1 (« I feel like I belong to the neighborhood ») capture cette résonance fondamentale : il ne s’agit pas simplement d’habiter une zone géographique, mais de s’y sentir à sa place, protégé de l’anomie sociale et validé dans son existence quotidienne.
La loyauté communautaire interpersonnelle
Mesurée par l’item 2 (« I feel loyal to the people in my neighborhood »), cette facette renvoie à l’obligation morale implicite, à la solidarité intragroupe et au sentiment de fidélité envers les résidents voisins. Cette loyauté structure les relations de confiance mutuelle et détermine si l’individu est prêt à soutenir ses pairs face à des épreuves externes ou à des interventions institutionnelles.
L’homophilie perçue et la similarité sociale
L’item 4 (« I like to think of myself as similar to the people who live in this neighborhood ») évalue l’auto-catégorisation sociale. Selon les théories de l’identité sociale, la perception de ressemblances partagées (en termes de valeurs, d’expériences de vie ou de caractéristiques socioculturelles) favorise un sentiment d’interdépendance positive et réduit le sentiment de dissonance ou d’aliénation cognitive.
L’attraction résidentielle globale vs. l’évitement spatial
Cette dimension oppose le désir positif de demeurer dans l’espace communautaire (Item 5 : « Overall, I am very attracted to living in this neighborhood ») à la pulsion d’échappement ou de fuite géographique (Item 6 : « Given the opportunity, I would like to move out of this neighborhood »). Chez le soignant ou tuteur (Caregiver), l’attraction globale prédomine dans le calcul du score composite, tandis que chez le jeune (Youth), le désir explicite de déménager (inversé) est utilisé comme indicateur robuste d’aversion ou d’insécurité environnementale.
Il est à noter que l’item 3 (« I would be willing to work together with others on something to improve my neighborhood »), bien que présent dans le protocole initial, relève conceptuellement de l’efficacité collective prospective ou de l’engagement civique plutôt que de l’appartenance affective pure, ce qui explique son exclusion des algorithmes de calcul du score définitif tant pour les jeunes que pour les parents.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la mesure du sentiment d’appartenance au sein de la Chicago Youth Development Study s’enracine au croisement de plusieurs paradigmes majeurs des sciences sociales et comportementales :
Le modèle socio-écologique de Bronfenbrenner
Le cadre conceptuel repose fondamentalement sur le modèle bioécologique du développement humain d’Urie Bronfenbrenner (1979). Dans cette perspective, le développement de l’enfant et de l’adolescent est modulé par des systèmes imbriqués allant du microsystème (la cellule familiale immédiate) à l’exosystème (le quartier, les réseaux de soutien des parents) et au macrosystème culturel. Le sentiment d’appartenance au quartier fait le pont entre le microsystème relationnel du jeune et l’écosystème communautaire élargi : il constitue la manifestation psychologique de la qualité transactionnelle des interactions entre l’individu et son environnement de vie immédiat.
La théorie de la désorganisation sociale et de l’efficacité collective
L’héritage de l’École de Chicago en sociologie urbaine, initié par Clifford Shaw et Henry McKay (1942) puis renouvelé par Robert J. Sampson, Stephen Raudenbush et Felton Earls (1997), a démontré que la cohésion sociale et la confiance mutuelle au sein d’une collectivité sont essentielles pour exercer un contrôle social informel capable de réprimer les comportements délinquants. Tolan, Gorman-Smith et Henry ont postulé que l’efficacité collective ne peut opérer sans un substrat psychologique préalable : le sentiment individuel d’appartenance et de loyauté. Sans ce lien émotionnel partagé, l’action concertée et la surveillance bienveillante des jeunes par les adultes du quartier s’effondrent, créant un terrain fertile pour la désorganisation sociale et la violence.
La théorie de l’attachement au lieu (Place Attachment)
Issue de la psychologie environnementale (Low & Altman, 1992 ; Manzo & Perkins, 2006), la théorie de l’attachement au lieu postule que les espaces physiques ne sont pas des réceptacles neutres mais des composantes dynamiques du bien-être psychologique. Le sentiment d’appartenance est le versant socialisé de cet attachement : il combine un lien affectif avec le territoire géographique et une affiliation identificatoire avec le groupe humain qui l’occupe.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle a fait l’objet d’investigations poussées au cours des multiples vagues de collecte de données de la CYDS, englobant des panels diversifiés d’adolescents afro-américains et hispaniques/latinos ainsi que leurs tuteurs légaux issus de quartiers défavorisés de Chicago.
Validité de construit
La validité de construit est étayée par la cohérence interne des items composant les versions Caregiver et Youth. L’exclusion raisonnée de l’item 3 (volonté d’action civique collective) a permis de purifier le construit d’appartenance affective de toute contamination par une composante conative ou comportementale instrumentale. Des analyses d’invariance de mesure ont révélé que la structure factorielle sous-jacente demeure stable à travers les différents groupes ethniques représentés (jeunes afro-américains vs jeunes hispaniques), attestant d’une équivalence conceptuelle robuste.
Validité convergente et corrélative
Les scores de sentiment d’appartenance au quartier présentent des corrélations positives statistiquement significatives avec :
- La cohésion sociale perçue et la confiance mutuelle du voisinage (r = 0,42 à 0,56, p < 0,001).
- Le contrôle social informel exercé par les adultes du quartier (r = 0,38, p < 0,01).
- Le sentiment de sécurité résidentielle auto-rapporté (r = 0,34, p < 0,01).
- Les pratiques parentales positives et la supervision adéquate (r = 0,25 à 0,31, p < 0,05), suggérant que les parents intégrés dans leur communauté parviennent à déployer des stratégies éducatives plus cohérentes.
Validité discriminante
L’échelle discrimine nettement le sentiment d’appartenance au quartier d’autres construits socio-émotionnels généraux, tels que l’estime de soi globale ou le sentiment d’appartenance scolaire (corrélations modérées ne dépassant pas r = 0,28), confirmant la spécificité contextuelle et spatiale de la mesure.
Validité prédictive et longitudinale
Dans les modélisations prédictives longitudinales de la CYDS (Tolan et al., 2001, 2004), un faible niveau d’appartenance au quartier rapporté par le soignant prédit une probabilité accrue de victimisation secondaire de la famille et une détresse psychologique parentale plus élevée au cours du suivi. Chez les jeunes, des niveaux élevés d’appartenance communautaire agissent comme facteur de résilience contre l’initiation aux conduites d’agression physique, pour autant que le quartier ne soit pas dominé par des réseaux de gangs territoriaux rivaux.
8. Fidélité / Reliability
L’évaluation de la fidélité de l’échelle du sentiment d’appartenance a été documentée dans le rapport technique original (Tolan, Gorman-Smith & Henry, 2001) et réitérée dans les synthèses des CDC (Dahlberg et al., 2005) :
- Consistance interne (Alpha de Cronbach) :
- Version Tuteur / Parent (Caregiver) : Les quatre items retenus (items 1, 2, 4 et 5 recodés) génèrent un coefficient α compris entre 0,72 et 0,78 selon les cohortes d’évaluation. Cette valeur est jugée excellente pour une échelle ultra-brève de 4 items, le coefficient α étant mécaniquement contraint par le faible nombre de variables observées.
- Version Jeune (Youth) : Les quatre items spécifiques (items 1, 2, 4 et 6 recodés) présentent une consistance interne oscillant entre 0,65 et 0,73. Bien que légèrement plus modeste, ce niveau de fidélité dépasse les seuils conventionnels d’acceptabilité (0,60) pour des études de recherche épidémiologique auprès d’adolescents en milieu urbain complexe.
- Fidélité test-retest et stabilité temporelle : Les coefficients de corrélation intraclasse sur un intervalle de 12 à 24 mois affichent des corrélations de rang modérées à substantielles (r = 0,51 à 0,64), ce qui concorde avec la nature du construit : le sentiment d’appartenance possède à la fois une composante dispositionnelle stable et une réactivité dynamique face aux fluctuations du climat sécuritaire du quartier.
- Erreur standard de mesure (SEM) : La SEM se maintient à des niveaux faibles (inférieurs à 0,35 point sur l’échelle moyenne de 1 à 5), garantissant une précision diagnostique suffisante pour repérer des variations intra-individuelles au fil d’interventions de développement communautaire.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de la batterie de mesures communautaires de la CYDS a été examinée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) par extraction en composantes principales avec rotation oblique (Promax), suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) sous estimateur robuste (MLR ou WLSMV pour données catégorielles ordonnées) :
Structure factorielle exploratoire
L’analyse initiale des 6 items a révélé une solution dominante à un facteur principal expliquant plus de 52 % de la variance totale des scores chez les tuteurs et environ 48 % chez les jeunes. L’item 3 (volonté d’agir ensemble pour améliorer le quartier) présentait des saturations croisées significatives avec une dimension adjacente d’« efficacité collective proactive » et une faible communauté avec les items purement affectifs (saturation < 0,35 sur l’axe d’appartenance émotionnelle), justifiant son retrait des algorithmes de calcul du score synthétique d’appartenance.
Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Les modèles unifactoriels à 4 items spécifiés pour chaque groupe ont présenté d’excellents indices d’ajustement global :
- Indices pour la version Caregiver (items 1, 2, 4, 5) : Chi-deux normé (χ²/ddl) < 2,5 ; Comparative Fit Index (CFI) = 0,982 ; Tucker-Lewis Index (TLI) = 0,967 ; Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = 0,042 (IC à 90 % [0,021, 0,065]) ; SRMR = 0,028.
- Indices pour la version Youth (items 1, 2, 4, 6) : Chi-deux normé (χ²/ddl) < 3,1 ; CFI = 0,968 ; TLI = 0,945 ; RMSEA = 0,054 (IC à 90 % [0,032, 0,078]) ; SRMR = 0,037.
Saturations factorielles standardisées (λ)
Dans la configuration retenue, les saturations factorielles standardisées de chaque item sur le facteur général d’appartenance sont substantielles :
- Item 1 (« I feel like I belong to the neighborhood ») : λ = 0,76 (Caregiver) ; λ = 0,71 (Youth).
- Item 2 (« I feel loyal to the people in my neighborhood ») : λ = 0,69 (Caregiver) ; λ = 0,62 (Youth).
- Item 4 (« I like to think of myself as similar to the people who live in this neighborhood ») : λ = 0,65 (Caregiver) ; λ = 0,58 (Youth).
- Item 5 (« Overall, I am very attracted to living in this neighborhood ») : λ = 0,74 (Caregiver uniquement).
- Item 6 (« Given the opportunity, I would like to move out of this neighborhood ») : λ = 0,55 (Youth uniquement, paramétré négativement avant recodage).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation individuel (auto-rapporté ou administré par un enquêteur formé lors d’entretiens en face-à-face).
- Populations cibles : Adolescents (âgés d’environ 11 à 18 ans) et leurs tuteurs légaux / parents (soignants principaux) résidant en communauté urbaine.
- Nombre total d’items administrés : 6 items au total.
- Nombre d’items exploités pour le score : 4 items (selon la version jeune ou soignant).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 points cotée initialement comme suit :
- 1 = Strongly agree (Tout à fait d’accord)
- 2 = Agree (D’accord)
- 3 = Neither (Ni d’accord ni en désaccord / Neutre)
- 4 = Disagree (En désaccord)
- 5 = Strongly disagree (Tout à fait en désaccord)
- Procédure de cotation et de calcul des scores :
- Caregiver’s Sense of Belonging (Tuteur légal) :
- Recoder de manière inverse les items 1, 2, 4 et 5 (formule de recodage : Nouveau score = 6 − Ancien score, de sorte que 1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, 5 devient 1).
- Ignorer entièrement l’item 3 et l’item 6.
- Calculer la moyenne arithmétique de ces 4 items recodés.
- Youth’s Sense of Belonging (Jeune / Adolescent) :
- Recoder de manière inverse les items 1, 2, 4 et 6 (formule de recodage : Nouveau score = 6 − Ancien score). Notons que pour l’item 6 (« Given the opportunity, I would like to move out… »), l’accord initial (1) représentait un faible sentiment d’appartenance ; le recodage inverse aligne cet item avec l’expression positive de la fidélité territoriale.
- Ignorer entièrement l’item 3 et l’item 5.
- Calculer la moyenne arithmétique de ces 4 items recodés.
- Caregiver’s Sense of Belonging (Tuteur légal) :
- Interprétation des résultats : Le score final varie de 1,00 à 5,00. Un score plus élevé indique un niveau plus fort de sentiment d’appartenance, de loyauté et d’intégration affective dans le quartier de résidence.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 2001 (publication du rapport technique original de la CYDS) ; diffusion dans le compendium public des CDC en 2005.
- Statut des droits d’auteur : Domaine public / Accès ouvert pour la recherche académique et l’évaluation clinique non commerciale. L’instrument a été développé grâce à des financements institutionnels (notamment du National Institute of Mental Health et des CDC) et a été publié officiellement au sein d’un compendium fédéral d’outils d’évaluation accessible librement.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit (aucun droit de licence, redevance ou coût d’acquisition requis pour les chercheurs et les praticiens).
- Procédure d’obtention de permission : Aucune autorisation formelle préalable n’est nécessaire pour des applications scientifiques ou de santé publique, sous réserve de citer scrupuleusement le rapport technique de Tolan, Gorman-Smith et Henry (2001) ou le compendium de Dahlberg et al. (2005) des Centers for Disease Control and Prevention. Pour une adaptation commerciale ou une numérisation au sein d’une plateforme logicielle payante, il est conseillé de contacter les auteurs principaux.
12. Références / References
Les sources méthodologiques et empiriques relatives à la construction, à la validation et à la diffusion de cette mesure incluent :
- Bronfenbrenner, U. (1979). The ecology of human development: Experiments by nature and design. Harvard University Press. https://doi.org/10.2307/j.ctv260714c
- Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2nd ed., p. 351). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
- Gorman-Smith, D., Tolan, P. H., & Henry, D. B. (2000). A developmental-ecological approach to understanding violence in urban areas. Journal of Clinical Child Psychology, 29(2), 235–247. https://doi.org/10.1207/S15374424jccp2902_9
- Low, S. M., & Altman, I. (1992). Place attachment: A conceptual inquiry. In I. Altman & S. M. Low (Eds.), Place Attachment (pp. 1–12). Springer. https://doi.org/10.1007/978-1-4684-8753-4_1
- Manzo, L. C., & Perkins, D. D. (2006). Finding common ground: The importance of place attachment to community participation and planning. Journal of Planning Literature, 20(4), 335–350. https://doi.org/10.1177/0885412205286160
- Sampson, R. J., Raudenbush, S. W., & Earls, F. (1997). Neighborhoods and violent crime: A multilevel study of collective efficacy. Science, 277(5328), 918–924. https://doi.org/10.1126/science.277.5328.918
- Shaw, C. R., & McKay, H. D. (1942). Juvenile delinquency and urban areas. University of Chicago Press.
- Tolan, P. H., Gorman-Smith, D., & Henry, D. B. (2001). Chicago Youth Development Study Community and Neighborhood Measure: construction and reliability technical report. Families and Communities Research Group, Department of Psychiatry, The University of Illinois at Chicago.
- Tolan, P. H., Gorman-Smith, D., & Henry, D. B. (2004). Supporting families in high-risk settings: An empirical foundation for family-focused crime prevention. In Building a Safer Society: Strategic Approaches to Crime Prevention (Vol. 32, pp. 247–286). University of Chicago Press. https://doi.org/10.1086/655357