1. Résumé
L’échelle du « Sens » issue de la Mesure Multidimensionnelle de la Religiosité et de la Spiritualité (Multidimensional Measurement of Religiousness/Spirituality — MMR/S) constitue un instrument psychométrique d’évaluation approfondie conçu sous l’égide du groupe de travail conjoint de l’Institut Fetzer et du National Institute on Aging (NIA), initialement formalisé par Kenneth I. Pargament en 1998. Cet outil a été élaboré pour opérationnaliser la manière dont les croyances, expériences et affiliations religieuses ou spirituelles fournissent un cadre cognitif et existentiel permettant aux individus d’interpréter les événements de la vie, d’attribuer une signification aux épreuves comme aux joies, et de formuler une finalité directrice à leur existence.
L’instrument se décline principalement en une version longue (Meaning — Long Form) composée de 20 items et une version abrégée (Meaning — Short Form) de 2 items conçue pour les grandes enquêtes épidémiologiques telles que la General Social Survey (GSS). Les items sont évalués selon une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). Sur le plan théorique, l’outil s’ancre dans le modèle transactionnel du coping religieux et la psychologie existentielle, articulant les concepts de sanctification de la vie, d’adhésion à un plan divin et d’orientation téléologique.
Les propriétés psychométriques documentées dans les études de validation rapportent une consistance interne exceptionnelle pour l’échelle longue, avec un coefficient alpha de Cronbach (α) régulièrement situé entre 0,93 et 0,96, attestant d’une grande homogénéité du construit. L’analyse factorielle confirmatoire démontre une structure unifactorielle dominante intégrant une forte covariance partagée entre la finalité orientée vers Dieu et la signification cognitive des événements douloureux. La validité convergente et prédictive est fortement démontrée par des associations positives avec le bien-être subjectif, la résilience psychologique et la santé perçue, ainsi que des corrélations négatives avec la dépression, l’anxiété existentielle et la détresse psychologique liée au deuil ou aux maladies chroniques.
2. Mots-clés
Sens à la vie, religiosité, spiritualité, psychologie de la religion, coping religieux, Kenneth Pargament, Institut Fetzer, santé mentale, bien-être existentiel, psychométrie.
3. Auteurs
L’échelle du sens de la MMR/S a été principalement développée par le Dr. Kenneth I. Pargament, en collaboration avec le groupe de travail sur la mesure de la religiosité et de la spiritualité réuni par le Fetzer Institute et le National Institute on Aging (NIA).
- Kenneth I. Pargament, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie au Département de Psychologie de la Bowling Green State University (Bowling Green, Ohio, États-Unis). Chercheur de renommée mondiale dans le champ de la psychologie de la religion, pionnier de la recherche sur le coping religieux et la sanctification. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Groupe de travail Fetzer Institute / NIA : Incluant des cochercheurs et méthodologistes de premier plan tels qu’Annette Mahoney, Ellen L. Idler, Christopher G. Ellison, Linda K. George, Neal Krause, Jeffrey S. Levin, Marcia G. Ory, Lynda H. Powell, David R. Williams, Lynn Gordon et Marc A. Musick.
4. Objectif
L’échelle du sens (Meaning) a été conçue pour combler une lacune méthodologique majeure dans la recherche biomédicale et psychosociale sur les déterminants de la santé. Historiquement, l’évaluation de la religiosité reposait presque exclusivement sur des indicateurs comportementaux ou institutionnels superficiels, tels que la fréquence d’assistance aux offices religieux ou l’affiliation confessionnelle. Ces variables sociodémographiques brutes échouaient à capturer les mécanismes psychologiques internes par lesquels la religion et la spiritualité exercent une influence protectrice ou adaptative sur la santé physique et mentale.
L’objectif fondamental de cette échelle est d’opérationnaliser la fonction sémiotique et téléologique de la religion : comment l’individu utilise-t-il son cadre de référence spirituel pour conférer une cohérence, une valeur et une orientation à son existence quotidienne et à son destin biographique. L’instrument permet d’explorer comment la foi religieuse transcende les événements ordinaires et extraordinaires, en transformant le chaos, la souffrance et l’incertitude existentielle en une trame compréhensible et signifiante intégrée à un dessein transcendant.
Dans les contextes cliniques et hospitaliers, cet instrument répond à des besoins diagnostiques cruciaux. Il permet aux psychologues de la santé, psychiatres et professionnels du soin palliatif d’identifier la présence de ressources de sens ou, à l’inverse, l’effondrement du système d’interprétation existentielle chez les patients confrontés à des diagnostics graves (cancers, insuffisances terminales) ou à des deuils traumatiques. L’échelle aide à détecter les risques de détresse spirituelle (spiritual struggle), état clinique caractérisé par le sentiment d’abandon divin, l’absence de direction ou la perte de sens consécutive à l’épreuve.
Sur le plan de la recherche, l’échelle fournit un outil standardisé pour examiner les modèles de médiation et de modération reliant la spiritualité au bien-être subjectif, aux biomarqueurs physiologiques (comme l’inflammation, la réactivité cardiovasculaire ou l’activité de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien) et à la longévité. Elle permet de tester rigoureusement l’hypothèse selon laquelle le sens est le mécanisme proximal par lequel l’engagement religieux atténue les effets délétères du stress chronique.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique opérationnalisé par cette échelle est le sens religieux et spirituel (Spiritual Meaning and Purpose). Dans la tradition psychologique contemporaine, le concept de sens dans la vie est généralement structuré autour de trois piliers interdépendants : la cohérence cognitive (le sentiment que la vie a une logique), la direction ou la finalité (la présence de buts directeurs) et la transcendance ou la valeur existentielle (le sentiment que la propre existence a une importance intrinsèque). L’échelle de Pargament intègre ces trois dimensions en les articulant spécifiquement à la relation au sacré et au divin.
Attribution de signification aux adversités et aux transitions de vie
Ce volet du construit renvoie à la capacité cognitive de recadrer les événements douloureux, injustes ou perturbants à travers un prisme spirituel (par exemple, l’item 5 : « My religious beliefs help me find a purpose in even the most painful and confusing events in my life », et l’item 15 : « Looking at the most troubling or confusing events from a spiritual perspective adds meaning to my life »). L’individu ne perçoit pas la souffrance comme un hasard absurde ou une fatalité destructrice, mais comme une opportunité de croissance spirituelle, d’épreuve salutaire ou d’alignement avec une réalité ultime supérieure.
Orientation téléologique et mission de vie ancrée dans le divin
Cette dimension évalue la mesure dans laquelle les aspirations, les choix existentiels et les objectifs quotidiens de l’individu sont informés par la foi (items 2, 8, 13 et 16). L’individu n’est pas simplement mu par des pulsions internes ou des impératifs socioculturels séculiers ; il formule ses décisions de vie comme l’accomplissement d’une « vocation » ou d’une responsabilité reçue d’une autorité divine (« I am trying to fulfill my God-given purpose in life »). Cette téléologie donne à l’action quotidienne une force motivationnelle et une persévérance accrues face aux obstacles.
Intégration cosmique et sentiment d’appartenance à un dessein supérieur
L’échelle capture l’expérience phénoménologique d’être une composante indispensable d’une réalité plus vaste (item 11 : « My life is significant because I am part of God’s plan » et item 14 : « Knowing that I am a part of something greater than myself gives meaning to my life »). Cette perception d’interconnexion cosmique — qui s’étend également au monde vivant (item 4 : « The meaning in my life comes from feeling connected to other living things ») — neutralise le sentiment d’isolement existentiel, favorisant la sécurité ontologique et la dignité personnelle indépendamment des accomplissements profanes ou du statut social.
Dépendance du sens à l’égard de la connexion spirituelle
Plusieurs items examinent la vulnérabilité existentielle ressentie lorsque la connexion spirituelle ou divine est rompue ou atténuée (items 3, 6, 9 et 17, tel que : « When I lose touch with God, I have a harder time feeling that there is purpose and meaning in life »). Cette composante permet de discriminer les individus dont le sens est intrinsèquement dépendant d’une relation vivante avec le divin par rapport à ceux dont le sens repose sur des bases strictement laïques ou humanistes.
6. Cadre théorique
L’ancrage théorique de l’échelle du sens de la MMR/S s’articule autour de la synthèse de la psychologie existentielle, de la logothérapie de Viktor Frankl, et du modèle cognitivo-motivationnel du coping développé par Kenneth Pargament.
La tradition de la logothérapie franklienne
Dans ses travaux fondateurs, Viktor Frankl a soutenu que la « volonté de sens » (will to meaning) constitue la force motivationnelle primaire de l’être humain. Selon Frankl, l’incapacité à combler ce besoin fondamental engendre un « vide existentiel », terrain propice au développement de névroses et de dépressions. Frankl a également postulé l’existence d’un « sens ultime » (suprameaning), transcendant la compréhension rationnelle immédiate, accessible par le biais d’un engagement profond et de la foi. L’échelle de Pargament opérationnalise empiriquement cette quête du suprasens en explorant comment le contact avec le divin structure la réponse humaine face à la souffrance inhérente à l’existence.
Le modèle cognitivo-comportemental du coping religieux de Pargament
Dans son ouvrage classique, The Psychology of Religion and Coping: Theory, Research, Practice (1997), Pargament définit la religion comme « la recherche de signification en lien avec le sacré » (a search for significance in ways related to the sacred). Cette conceptualisation se déploie en deux pôles fonctionnels : la recherche de « signification » (englobant les buts, valeurs et sens accordés à l’existence) et la référence au « sacré » (ce qui est sanctifié, divin ou investi d’une qualité transcendante).
Au cœur de cette théorie réside le concept de système d’orientation de base (orienting system) : un ensemble intériorisé de croyances, pratiques, valeurs et représentations du monde qui guide l’évaluation cognitive primaire (évaluation de la menace ou du défi) et secondaire (évaluation des ressources disponibles pour faire face). L’échelle du sens mesure précisément la composante noétique de ce système d’orientation : la capacité à s’appuyer sur le sacré pour maintenir une stabilité sémantique lorsque les structures temporelles, relationnelles ou matérielles de la vie s’effondrent.
La théorie de la sanctification
Développée par Pargament et Mahoney, la théorie de la sanctification postule que lorsque des aspects séculiers de la vie (tels que le corps, les relations interpersonnelles, le travail ou la trajectoire existentielle) sont investis d’une signification sacrée ou perçus comme des manifestations du divin, les individus leur accordent plus de valeur, y consacrent plus d’efforts et ressentent des émotions positives plus intenses en les préservant. Les items de l’échelle qui décrivent le travail quotidien (item 12 : « What I try to do in my day-to-day life is important to me from a spiritual point of view ») et les buts de vie comme l’expression de la volonté divine incarnent directement cette dynamique de sanctification.
7. Validité
Les propriétés de validité de l’échelle du sens ont été documentées dans le cadre du rapport original du Fetzer Institute/NIA (1999) ainsi que dans les analyses psychométriques issues de l’enquête nationale représentative General Social Survey (Idler et al., 2004).
Validité de construit
La validité de construit a été établie en démontrant que l’échelle se distingue nettement d’autres dimensions de la MMR/S telles que les pratiques rituelles publiques (fréquence de culte), les pratiques privées (prière personnelle) ou les croyances doctrinales formelles. Alors que ces dernières évaluent des comportements spécifiques, l’échelle du sens capte une attitude cognitive globale et un positionnement phénoménologique face à la vie. Les corrélations modérées observées entre le sens religieux et des échelles de sens séculier, telles que le Purpose in Life Test (Crumbaugh & Maholick) ou la sous-échelle de sens de l’Échelle de Sens de la Vie (MLQ) de Steger, soutiennent le fait que l’instrument mesure une modalité spécialisée du construit global de sens.
Validité convergente
Des corrélations positives fortes (généralement comprises entre r = 0,60 et r = 0,78, p < 0,001) ont été observées entre l’échelle du sens et d’autres mesures de spiritualité intériorisée, notamment la religiosité intrinsèque (échelle d’Allport & Ross), l’échelle d’évaluation spirituelle (Spiritual Assessment Scale) et l’échelle d’expérience spirituelle quotidienne (Daily Spiritual Experiences Scale — DSES d’Underwood). Sur le plan psychologique, elle est corrélée de manière significative et positive avec :
- La satisfaction de vie globale évaluée par la Satisfaction with Life Scale (SWLS) de Diener (r ≈ 0,35 à 0,48) ;
- L’affect positif et l’optimisme mesuré par le LOT-R ;
- La résilience psychologique et le sentiment d’auto-efficacité existentielle.
Validité discriminante
L’échelle a démontré une divergence nette avec le bien-être hédonique immédiat et la désirabilité sociale (évaluée par l’échelle de Marlowe-Crowne, avec des corrélations faibles ne dépassant généralement pas r = 0,15). De plus, bien qu’étroitement liée à d’autres facettes de la religiosité, l’analyse multifactorielle démontre que le sens spirituel prédit des variances incrémentielles dans la santé mentale au-delà de la simple appartenance communautaire ou de la participation cultuelle.
Validité prédictive et clinique
Dans les cohortes épidémiologiques et cliniques, des scores élevés à l’échelle du sens prédisent de manière robuste des niveaux significativement plus bas de symptômes dépressifs (mesurés par le CES-D ou le BDI) et d’idéation suicidaire, particulièrement chez les personnes souffrant de maladies physiques chroniques (Idler et al., 2004). De plus, dans les études de trajectoire face au deuil, les individus bénéficiant d’un sens spirituel fort présentent une adaptation plus rapide et une moindre incidence de deuil prolongé ou compliqué.
8. Fidélité
Les indices de fidélité de l’échelle du sens de Pargament confirment son excellente stabilité et son homogénéité interne sur divers échantillons de population générale, d’adultes âgés et de patients en milieu hospitalier.
Consistance interne
Pour la version longue à 20 items (Meaning — Long Form), les analyses rapportent systématiquement un coefficient alpha de Cronbach (α) supérieur à 0,90 :
- Dans les échantillons initiaux de développement et de validation de Pargament et Mahoney (1998), l’alpha oscillait entre α = 0,93 et α = 0,95.
- Les études ultérieures appliquant la forme longue à des cohortes de patients atteints de maladies graves ont retrouvé des valeurs similaires (α = 0,94 à 0,96), témoignant d’une excellente redondance fonctionnelle des items pour cartographier le domaine conceptuel.
- Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent de 0,55 à 0,82, aucun item n’affaiblissant la consistance interne globale par sa suppression.
Pour la version courte à 2 items (Meaning — Short Form), employée dans la GSS de 1998 (Idler et al., 2004), la corrélation inter-items est élevée (r ≈ 0,65 à 0,72), générant un coefficient de Spearman-Brown adéquat pour une mesure aussi brève, généralement estimé autour de α = 0,78 à 0,81.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été documentée sur des intervalles allant de 4 semaines à 6 mois. Les coefficients de corrélation test-retest (rtt) se situent couramment entre 0,80 et 0,87 en l’absence d’événements de vie critiques majeurs, indiquant que si le sens spirituel représente un état dynamique sensible aux bouleversements biographiques, il constitue néanmoins un trait cognitivo-spirituel relativement stable chez l’adulte.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle de l’instrument a fait l’objet d’évaluations par analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) dans le cadre des travaux du Fetzer Institute et des études indépendantes consécutives.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des extractions factorielles par composantes principales ou factorisation en axes principaux suivies de rotations orthogonales (Varimax) ou obliques (Promax), un facteur dominant émerge clairement, expliquant plus de 55 % à 65 % de la variance totale des scores. Ce facteur principal reflète la finalité de vie intégrée dans la relation avec le divin.
Toutefois, certaines solutions factorielles exploratoires à deux ou trois facteurs font apparaître des sous-dimensions secondaires cohérentes :
- Facteur 1 : Sens transcendant face à l’adversité (items 1, 5, 10, 15) — saturations factorielles entre 0,68 et 0,84. Ces items mesurent spécifiquement l’utilisation des croyances pour donner une valeur aux souffrances et aux crises existentielles.
- Facteur 2 : Vocation et mission théocentrique (items 2, 8, 11, 13, 16, 19, 20) — saturations factorielles entre 0,72 et 0,88. Ce pôle capte la planification des buts personnels et le sentiment d’exécuter un mandat divin.
- Facteur 3 : Contingence spirituelle du sens (items 3, 6, 9, 17) — saturations factorielles entre 0,60 et 0,79. Ce pôle évalue la mesure dans laquelle la perte de connexion spirituelle dissout le sens de la vie quotidienne.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les modélisations en équations structurelles testant l’adéquation d’un modèle unifactoriel de second ordre (intégrant les dimensions susmentionnées sous un méta-facteur de « Sens spirituel ») ont démontré des indices d’ajustement très satisfaisants :
- Comparative Fit Index (CFI) > 0,94 ;
- Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,93 ;
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ 0,058 (IC 90 % [0,049 ; 0,067]) ;
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) ≤ 0,042.
Ces données confirment la légitimité psychométrique de sommer l’ensemble des 20 items pour générer un score global unique de sens spirituel dans les applications cliniques et épidémiologiques.
10. Instrument de mesure
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
- Nombre d’items : 20 items (version longue — Meaning-Long Form) ; 2 items (version courte de dépistage — Meaning-Short Form).
- Modalité de réponse : Échelle de Likert en 5 points :
- 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
- 2 = Pas d’accord (Disagree)
- 3 = Neutre (Neutral)
- 4 = D’accord (Agree)
- 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
- Procédure de cotation :
- Tous les items sont rédigés dans le sens positif du construit (aucun item inversé).
- Le score global de la forme longue s’obtient en calculant la somme brute (score total allant de 20 à 100) ou la moyenne des items (score moyen de 1 à 5).
- Un score plus élevé reflète un degré supérieur de sens existentiel fondé sur la spiritualité et les croyances religieuses.
- En cas de données manquantes, l’imputation par la moyenne individuelle est recommandée si au moins 80 % des items ont été complétés (au moins 16 items sur 20).
- Temps de passation : Environ 4 à 6 minutes pour la version longue ; moins d’une minute pour la version courte.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de conception originale : 1998 (diffusion officielle dans le rapport Fetzer/NIA en 1999).
- Propriété intellectuelle et droits : Kenneth I. Pargament et la Fetzer Institute / National Institute on Aging Working Group.
- Statut d’accès et tarif : Instrument du domaine public à visée scientifique. L’échelle a été subventionnée par des fonds publics et philanthropiques pour encourager la recherche sur la santé. L’utilisation est gratuite sans royalties pour les chercheurs académiques, les institutions médicales et les praticiens à des fins non commerciales.
- Conditions d’utilisation : Aucune autorisation écrite préalable n’est nécessaire pour une utilisation en recherche ou en pratique clinique standard, sous réserve de citer fidèlement la source originale (Rapport Fetzer/NIA, 1999 ; Idler et al., 2004). Toute modification ou traduction formelle pour publication nécessite de mentionner la provenance du texte original.
12. Références
Fetzer Institute & National Institute on Aging Working Group. (1999). Multidimensional Measurement of Religiousness/Spirituality for Use in Health Research: A Report of the Fetzer Institute/National Institute on Aging Working Group. Fetzer Institute. https://fetzer.org/resources/multidimensional-measurement-religiousnessspirituality-use-health-research
Frankl, V. E. (1985). Man’s Search for Meaning. Washington Square Press.
Idler, E. L., Ellison, C. G., George, L. K., Krause, N., Levin, J., Ory, M., Pargament, K. I., Powell, L. H., Williams, D. R., Gordon, L., & Musick, M. A. (2004). Measuring multiple dimensions of religion and spirituality for health research: Conceptual background and findings from the 1998 General Social Survey. Research on Aging, 26(4), 327–365. https://doi.org/10.1177/0164027504263638
Pargament, K. I. (1997). The Psychology of Religion and Coping: Theory, Research, Practice. Guilford Press.
Pargament, K. I., & Mahoney, A. (1998). Sacred Purpose: Exploring the Implications of Spiritual Meaning for Physical and Mental Health. Unpublished manuscript, Bowling Green State University.
Pargament, K. I., & Mahoney, A. (2005). Sacred matters: Sanctification as a vital topic for the psychology of religion. The International Journal for the Psychology of Religion, 15(3), 179–198. https://doi.org/10.1207/s15327582ijpr1503_1
Steger, M. F., Frazier, P., Oishi, S., & Kaler, M. (2006). The Meaning in Life Questionnaire: Assessing the presence of and search for meaning in life. Journal of Counseling Psychology, 53(1), 80–93. https://doi.org/10.1037/0022-0167.53.1.80
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale:
1 = Strongly disagree
2 = Disagree
3 = Neutral
4 = Agree
5 = Strongly agree
MEANING – LONG FORM
- My spiritual beliefs give meaning to my life’s joys and sorrows.
- The goals of my life grow out of my understanding of God.
- Without a sense of spirituality‚ my daily life would be meaningless.
- The meaning in my life comes from feeling connected to other living things.
- My religious beliefs help me find a purpose in even the most painful and confusing events in my life.
- When I lose touch with God‚ I have a harder time feeling that there is purpose and meaning in life.
- My spiritual beliefs give my life a sense of significance and purpose.
- My mission in life is guided/shaped by my faith in God.
- When I am disconnected from the spiritual dimension of my life‚ I lose my sense of purpose.
- My relationship with God helps me find meaning in the ups and downs of life.
- My life is significant because I am part of God’s plan.
- What I try to do in my day-to-day life is important to me from a spiritual point of view.
- I am trying to fulfill my God-given purpose in life.
- Knowing that I am a part of something greater than myself gives meaning to my life.
- Looking at the most troubling or confusing events from a spiritual perspective adds meaning to my life.
- My purpose in life reflects what I believe God wants for me.
- Without my religious foundation‚ my life would be meaningless.
- My feelings of spirituality add meaning to the events in my life.
- God plays a role in how I choose my path in life.
- My spirituality helps define the goals I set for myself.