Sens de la cohérence familiale (FSOC)

L’Échelle du sens de la cohérence familiale (FSOC), créée par Aaron Antonovsky et Tuvia Sourani, mesure la résilience salutogénique et la capacité d’adaptation des systèmes familiaux à travers 26 items évaluant la compréhensibilité, la gérabilité et la signification.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Échelle du sens de la cohérence familiale (Family Sense of Coherence Scale, FSOC), élaborée par le sociologue médical Aaron Antonovsky et Tuvia Sourani en 1988, constitue une transposition systémique du paradigme salutogénique à l’échelle de l’unité familiale. Conçue pour évaluer la capacité globale d’un système familial à percevoir les stresseurs de la vie comme compréhensibles, gérables et signifiants, cette échelle comprend 26 items cotés sur une échelle de type Likert différentielle sémantique en sept points. L’instrument opérationnalise le sens de la cohérence (SOC) non plus comme un trait individuel, mais comme une propriété émergente et collective du groupe familial, régie par des modèles transactionnels partagés et des ressources générales de résistance communes.

La FSOC se décline en trois dimensions interdépendantes : la compréhensibilité (8 items), qui reflète la mesure dans laquelle la famille perçoit les stimuli internes et environnementaux comme structurés, prévisibles et explicables ; la gérabilité (9 items), qui mesure la conviction partagée que les ressources disponibles au sein de la famille sont suffisantes pour faire face aux exigences posées par ces stresseurs ; et la signification (9 items), qui traduit le sentiment collectif que les défis de la vie valent la peine d’engager des efforts, de l’énergie et de la dévotion. Les investigations psychométriques initiales et contemporaines mettent en évidence une consistance interne robuste, avec un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,82 et 0,92 pour l’échelle globale. L’outil démontre une excellente validité de construit, corrélant significativement avec l’adaptation familiale, la satisfaction conjugale et la résilience face aux transitions critiques de la vie.

2. Mots-clés / Keywords

Sens de la cohérence familiale, FSOC, Aaron Antonovsky, salutogenèse, résilience familiale, adaptation familiale, dynamique systémique, psychométrie, compréhensibilité, gérabilité, signification, stress familial.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue et standardisée par :

  • Aaron Antonovsky, Ph.D. (1923–1994) : Sociologue médical de renommée internationale, professeur et titulaire de la chaire de sociologie de la santé à la Faculté des sciences de la santé de l’Université Ben-Gourion du Néguev à Beer-Sheva, Israël. Pionnier de la théorie de la salutogenèse et concepteur de l’Orientation to Life Questionnaire (SOC-29).
  • Tuvia Sourani, M.A. : Chercheur et collaborateur académique au Département de sociologie de la santé de l’Université Ben-Gourion du Néguev, Beer-Sheva, Israël, spécialisé dans l’adaptation psychosociale des couples et des systèmes familiaux face aux stresseurs chroniques et aux transitions normatives.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la Family Sense of Coherence Scale (FSOC) est de mesurer empiriquement l’orientation globale d’une famille envers le monde environnant et sa dynamique relationnelle interne face au stress. Alors que les travaux initiaux d’Antonovsky s’attachaient à explorer pourquoi et comment certains individus parviennent à maintenir un état de bien-être physique et psychologique en dépit de traumatismes extrêmes, la FSOC transpose cette interrogation au système familial. L’échelle vise à identifier les mécanismes protecteurs collectifs qui permettent à une famille de maintenir son intégrité homéostatique, d’éviter la désorganisation et de favoriser l’adaptation psychosociale positive de chacun de ses membres.

Dans les contextes cliniques, la FSOC sert d’outil d’évaluation diagnostique et pronostique dans le cadre de la thérapie de couple et de la thérapie familiale systémique. Elle permet aux thérapeutes de déterminer si les difficultés rencontrées par un foyer (maladie chronique d’un enfant, perte d’emploi, deuil, conflits conjugaux) proviennent d’un déficit cognitif dans la compréhension des événements (manque de clarté des règles ou des rôles), d’un sentiment d’impuissance collective quant aux ressources d’action (faible gérabilité), ou d’un désengagement affectif et existentiel (perte de signification). En identifiant avec précision les dimensions fragilisées, les praticiens peuvent cibler des interventions axées sur la restructuration cognitive, l’élaboration de routines prévisibles, le renforcement de l’entraide et la redéfinition du projet existentiel familial.

Sur le plan de la recherche, la FSOC est un instrument incontournable en psychologie de la santé, en épidémiologie sociale et en sociologie de la famille. Elle est largement utilisée pour modéliser les trajectoires de résilience dans des populations exposées à des situations de crise prolongées, telles que les familles d’enfants présentant des troubles neurodéveloppementaux, les aidants naturels confrontés à la démence d’un proche, ou les ménages subissant des précarités socio-économiques sévères. L’instrument permet de valider empiriquement des modèles théoriques où le sens de la cohérence familiale opère comme une variable modératrice ou médiatrice déterminante entre les stresseurs environnementaux et la santé mentale, la cohésion conjugale et la morbidité psychosomatique.

5. Construit psychologique / Construct

Le Sens de la cohérence familiale constitue une orientation perceptuelle et cognitive globale partagée par les membres d’une famille, reflétant une vision du monde structurée où les exigences de la vie sont perçues comme claires, surmontables et chargées de sens. Contrairement à une simple agrégation mécanique des scores individuels de ses membres, le FSOC capture le climat systémique et le consensus interactif au sein du ménage. Ce construit tripartite comprend les composantes suivantes :

Compréhensibilité familiale (Comprehensibility)

La compréhensibilité (évaluée par les items 1, 4, 7, 14, 15, 18, 21 et 24) renvoie à la croyance cognitive collective selon laquelle les événements internes et externes auxquels la famille est confrontée sont ordonnés, cohérents, structurés et prévisibles, plutôt que chaotiques, aléatoires ou inexplicables. Au niveau familial, cela se traduit par la clarté des attentes réciproques, la transparence des règles domestiques et la capacité à comprendre les comportements d’autrui.

Par exemple, une famille manifestant une forte compréhensibilité sait comment s’organise la logistique financière (item 21), maintient un ordre clair et rassurant dans la maison (item 24), et explicite clairement la répartition des tâches afin qu’aucun membre ne se sente confus quant à ses responsabilités (item 7). Face à des imprévus, comme l’arrivée soudaine d’invités (item 4), la situation est perçue avec clarté et traitée par une réaction coordonnée plutôt que par la panique ou la confusion.

Gérabilité familiale (Manageability)

La gérabilité (évaluée par les items 2, 3, 5, 9, 10, 11, 16, 20 et 22) correspond au sentiment partagé que le système familial dispose de ressources adéquates, qu’elles soient internes au groupe ou accessibles dans son environnement social élargi, pour satisfaire aux exigences générées par les stresseurs. Elle représente l’efficacité collective perçue et la confiance dans le capital de soutien mutuel.

Une famille dotée d’une gérabilité élevée a la certitude inébranlable qu’en cas de coup dur, l’entraide interne fonctionnera sans défaillance (item 3) et que les projets nécessitant la coopération de tous aboutiront systématiquement (item 2). Face à une adversité majeure ou à un déménagement contraignant (item 10), les membres anticipent une capacité collective d’adaptation et conservent la conviction que chaque problème peut trouver une issue favorable (item 20), empêchant ainsi l’installation d’un sentiment collectif d’impuissance acquise.

Signification familiale (Meaningfulness)

La composante de signification (évaluée par les items 6, 8, 12, 13, 17, 19, 23, 25 et 26) constitue le moteur motivationnel et affectif du système. Elle désigne le sentiment profond que les défis, les transitions et les exigences de la vie quotidienne méritent qu’on s’y investisse émotionnellement et collectivement. La signification transforme les fardeaux en défis stimulants plutôt qu’en calamités absurdes.

Dans un système où la signification est forte, la vie familiale n’est jamais perçue comme une routine stérile ou dépourvue de sens (items 6 et 13) ; elle s’ancre dans des objectifs communs clairs (item 12). Lorsqu’une tragédie frappe le foyer, telle qu’une maladie potentiellement mortelle chez l’un des membres (item 19), la famille perçoit la poursuite de l’existence commune comme un défi solidaire à relever plutôt que comme une impasse. De même, les membres partagent authentiquement leurs émotions douloureuses (item 26) et s’unissent face aux jugements ou critiques extérieurs (item 25).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de la FSOC s’enracine au confluent de la théorie salutogénique d’Aaron Antonovsky et de la théorie générale des systèmes appliquée à la famille, telle que développée par des pionniers comme Ludwig von Bertalanffy, Salvador Minuchin et Reuben Hill.

Le modèle salutogénique

Dans son ouvrage fondateur de 1979 (Health, Stress and Coping), prolongé par celui de 1987 (Unraveling the Mystery of Health), Antonovsky a remis en question le paradigme biomédical pathogénique traditionnel qui postulait que la maladie résultait d’une défaillance anormale face à des agresseurs externes. Antonovsky a proposé que l’entropie, le conflit et le stress constituent l’état naturel de l’existence humaine. La question fondamentale n’est donc pas « Pourquoi devenons-nous malades ? », mais « Pourquoi et comment parvenons-nous à rester en santé (salutogenèse) le long du continuum dis-ease / ease ? ».

La réponse réside dans le concept de Sens de la Cohérence (SOC) et dans la mobilisation des Ressources Générales de Résistance (GRRs – Generalized Resistance Resources), qui englobent les facteurs biologiques, matériels, cognitifs, émotionnels et socioculturels facilitant la régulation du stress. Antonovsky a très vite postulé que la famille est le laboratoire primaire où ces GRRs sont générées, transmises et expérimentées à travers des expériences de vie caractérisées par la cohérence, l’équilibre de charge (underload-overload balance) et la participation active aux prises de décision.

De l’individu au système familial

En 1988, Antonovsky et Sourani ont franchi une étape théorique majeure en affirmant que le système familial possède une réalité ontologique propre qui transcende la somme de ses parties individuelles. La famille fonctionne comme un système ouvert doté de frontières, de boucles de rétroaction et d’une mémoire collective. Par conséquent, les stresseurs ne sont pas uniquement filtrés par des perceptions individuelles isolées, mais sont évalués et gérés par un processus de négociation intersubjective continue.

Cette conceptualisation s’aligne également avec le Modèle ABC-X du stress familial de Reuben Hill et le modèle Double ABC-X de McCubbin et Patterson. Dans ces modèles, le facteur « C » (la perception et la signification attribuées par la famille au stresseur) détermine si le facteur « A » (l’événement stressant) déclenche une crise (« X ») ou conduit à une adaptation (« Bonadaptation »). La FSOC operationalise directement ce facteur « C » collectif, agissant comme le filtre herméneutique qui détermine comment la famille déploie ses ressources (facteur « B ») pour préserver son homéostasie et évoluer vers une complexification adaptative.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle FSOC a été solidement documentée dans des contextes transculturels variés (Amérique du Nord, Israël, Europe, Asie) et auprès de populations cliniques et non cliniques.

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit de la FSOC est confirmée par ses relations étroites et théoriquement cohérentes avec les échelles établies du fonctionnement familial. Dans l’étude princeps d’Antonovsky et Sourani (1988), portant sur un échantillon de 60 familles israéliennes, des corrélations positives hautement significatives ont été établies entre le FSOC et la Family Adaptation Scale (FAS), avec des coefficients de corrélation variant de r = 0,55 à r = 0,72 (p < 0,001). Les familles présentant un FSOC élevé rapportaient systématiquement une satisfaction conjugale accrue, une communication fluide, une proximité affective harmonieuse et une intégration communautaire supérieure.

Des recherches ultérieures ont démontré une forte corrérence convergente avec le FACES III (Family Adaptability and Cohesion Evaluation Scales de David Olson) : le FSOC est positivement associé à la cohésion équilibrée (r = 0,60 à 0,68) et à la flexibilité fonctionnelle (r = 0,45 à 0,58). Inversement, des scores élevés au FSOC sont fortement et négativement corrélés avec les scores de conflit familial, de chaos relationnel et de désengagement émotionnel.

Validité discriminante

La validité discriminante est étayée par la capacité de la FSOC à se distinguer nettement de l’évaluation du SOC individuel (SOC-29). Bien que le FSOC soit modérément corrélé au SOC de chaque parent (corrélations typiques comprises entre r = 0,35 et r = 0,52), les analyses multivariées confirment que le FSOC prédit l’adaptation globale du système familial et le bien-être émotionnel des enfants au-delà de la variance expliquée par les scores individuels d’orientation vers la vie des adultes. De plus, le FSOC présente des corrélations négatives attendues mais modérées avec des construits psychopathologiques tels que la dépression parentale (CES-D, r = -0,38 à -0,48) et l’anxiété générale, confirmant qu’il ne s’agit pas simplement de l’inverse de la détresse psychologique mais d’un construit positif autonome de force adaptative.

Validité prédictive

Dans des études longitudinales portant sur des familles confrontées à des stresseurs chroniques majeurs (par exemple, prise en charge d’un enfant atteint d’un cancer pédiatrique ou traumatisme crânien chez un parent), un FSOC élevé lors du diagnostic prédit de manière statistiquement significative une meilleure observance thérapeutique, une moindre incidence du syndrome de stress post-traumatique familial à 12 mois, et un maintien plus élevé de l’activité professionnelle des parents.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’échelle FSOC témoignent d’une excellente robustesse métrologique à travers divers groupes d’âge, cultures et configurations familiales.

Consistance interne

Dans l’investigation originale d’Antonovsky et Sourani (1988), le coefficient alpha de Cronbach pour l’échelle globale de 26 items atteignait 0,88 pour les époux et 0,92 pour les épouses. Les analyses par sous-échelles ont révélé des coefficients de consistance interne respectables mais plus modestes, reflétant leur relative brièveté :

  • Compréhensibilité (8 items) : α oscillant entre 0,70 et 0,78 ;
  • Gérabilité (9 items) : α variant entre 0,72 et 0,81 ;
  • Signification (9 items) : α variant entre 0,74 et 0,83.

Dans les réplications internationales ultérieures (notamment les adaptations scandinaves, nord-américaines et japonaises), les coefficients alpha globaux sont demeurés stables, se situant de façon constante dans l’intervalle [0,83 – 0,91], confirmant la grande homogénéité interne des énoncés.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été évaluée au sein d’échantillons communautaires stables sur des intervalles de quatre à six semaines. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de corrélation linéaire de Pearson rapportés dans la littérature oscillent entre r = 0,78 et r = 0,86, démontrant que l’échelle saisit une orientation systémique relativement stable et dispositionnelle, tout en demeurant sensible aux restructurations adaptatives majeures consécutives à des interventions thérapeutiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle de la FSOC a fait l’objet de vifs débats théoriques et empiriques, reflétant les discussions qui entourent également l’instrument individuel SOC-29 d’Antonovsky.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Dans les travaux initiaux menés par Antonovsky et Sourani, les AFE avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Oblimin) ont systématiquement extrait un facteur général de second ordre prédominant, expliquant entre 35 % et 48 % de la variance totale. Bien que les items aient été construits selon la matrice tripartite théorique (compréhensibilité, gérabilité, signification), les facteurs empiriques de premier ordre tendent à présenter des saturations croisées notables. Cela s’explique par la nature profondément intégrée du construit : un individu peut difficilement percevoir une ressource comme gérable s’il ne comprend pas la situation, ou s’investir émotionnellement (signification) dans une tâche perçue comme un chaos total.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les investigations psychométriques modernes utilisant des modélisations par équations structurelles (SEM) ont comparé plusieurs modèles concurrents :

  • Modèle unifactoriel : tous les 26 items saturent sur un seul facteur général de FSOC ;
  • Modèle à trois facteurs corrélés : Compréhensibilité, Gérabilité, Signification ;
  • Modèle bifactoriel ou hiérarchique : un facteur général transcendant (FSOC global) coexistant avec trois sous-dimensions spécifiques.

Les indices d’ajustement indiquent généralement qu’un modèle hiérarchique de second ordre ou un modèle bifactoriel présente la meilleure adéquation aux données empiriques (ex. CFI > 0,91, TLI > 0,90, RMSEA < 0,06). Les saturations factorielles standardisées des items sur leurs dimensions respectives sont majoritairement solides, s’échelonnant entre 0,42 et 0,76. Tout comme Antonovsky le préconisait pour l’instrument individuel, la majorité des méthodologistes recommandent d’utiliser principalement le score total global du FSOC dans les analyses inférentielles, les trois sous-échelles servant d’indicateurs qualitatifs ou cliniques complémentaires.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (auto-rapporté ou rempli conjointement par les membres de la famille).
  • Population cible : Adultes et adolescents (généralement à partir de 14-16 ans) partageant un foyer ou appartenant à la même unité familiale.
  • Durée d’administration : Environ 15 à 20 minutes pour l’ensemble des 26 items.
  • Nombre d’items : 26 items formulés sous la forme d’interrogations contextualisées par des situations familiales concrètes.
  • Échelle de réponse : Échelle différentielle sémantique en 7 points (graduée de 1 à 7), bornée par des ancrages textuels antithétiques opposés (ex. de « 1 = il y a une compréhension totale » à « 7 = il n’y a aucune compréhension »).
  • Dimensions mesurées :
    • Compréhensibilité (8 items) : Items 1, 4, 7, 14, 15, 18, 21, 24.
    • Gérabilité (9 items) : Items 2, 3, 5, 9, 10, 11, 16, 20, 22.
    • Signification (9 items) : Items 6, 8, 12, 13, 17, 19, 23, 25, 26.
  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • Un score élevé indique systématiquement un sens de la cohérence familiale plus fort, signe d’une résilience accrue.
    • Items inversés (Reverse scored) : Les items marqués d’un astérisque (*) dans le protocole doivent faire l’objet d’une inversion de score avant le calcul des totaux (formule : Score recodé = 8 – Réponse brute). Sont inversés les items : 1, 3, 5, 6, 9, 10, 13, 15, 18, 21, 22, 24, 25, 26.
    • Les items orientés positivement (ne nécessitant aucune inversion) sont cotés tels quels (de 1 à 7) : 2, 4, 7, 8, 11, 12, 14, 16, 17, 19, 20, 23.
    • Le score global s’obtient en sommant l’ensemble des 26 items après recodage. Il est compris entre 26 et 182 points.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 1988 (publication originale dans le Journal of Marriage and the Family).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les travaux fondamentaux d’Aaron Antonovsky ont été légués à la communauté académique avec une volonté explicite d’accès libre pour la recherche universitaire et les utilisations cliniques à but non lucratif. L’échelle est disponible dans le domaine public académique et reproduite dans des ouvrages de référence tels que Measures for Clinical Practice and Research (Fischer & Corcoran, 2007).
  • Tarif d’utilisation : Gratuit pour la recherche scientifique et la pratique clinique non commerciale. Aucune redevance n’est exigée pour l’administration de l’échelle ou l’exploitation de ses items dans un cadre institutionnel ou académique.
  • Contact et archives de recherche : Les archives scientifiques de l’œuvre d’Antonovsky sont préservées par le Centre salutogénique de l’Université Ben-Gourion du Néguev, ainsi que par la Society for Theory and Research on Salutogenesis (STARS).

12. Références / References

Les sources scientifiques et psychométriques fondamentales relatives au développement et à la validation du FSOC sont les suivantes :

  • Antonovsky, A. (1979). Health, stress, and coping: New perspectives on mental and physical well-being. Jossey-Bass.
  • Antonovsky, A. (1987). Unraveling the mystery of health: How people manage stress and stay well. Jossey-Bass.
  • Antonovsky, A. (1993). The structure and properties of the sense of coherence scale. Social Science & Medicine, 36(6), 725–733. https://doi.org/10.1016/0277-9536(93)90033-Z
  • Antonovsky, A., & Sourani, T. (1988). Family sense of coherence and family adaptation. Journal of Marriage and the Family, 50(1), 79–92. https://doi.org/10.2307/352113
  • Eriksson, M., & Lindström, B. (2006). Validity of Antonovsky’s sense of coherence scale: A systematic review. Journal of Epidemiology & Community Health, 60(5), 376–381. https://doi.org/10.1136/jech.2005.041616
  • Fischer, J., & Corcoran, K. J. (2007). Measures for clinical practice and research: A sourcebook (4th ed., Vol. 1, pp. 323–328). Oxford University Press.
  • McCubbin, H. I., & Patterson, J. M. (1983). The family stress process: The double ABCX model of adjustment and adaptation. Marriage & Family Review, 6(1-2), 7–37. https://doi.org/10.1300/J002v06n01_02
  • Ostrander, D. L., & Henry, C. S. (1993). Measuring adaptation in ministers’ families: The Modified Family Adaptation Scale. Paper presented at the Annual Meeting of the National Council on Family Relations, Baltimore, MD.
  • Sagy, S., & Antonovsky, H. (2000). The family sense of coherence and the retirement transition. The Journal of Social Psychology, 132(4), 465–476. https://doi.org/10.1080/00224545.1992.9924726

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Is there a feeling in your family that everyone understands everyone else well? * (There's full understanding among all family members 1 2 3 4 5 6 7 There's no understanding among family members.)
2

When you have to get things done which depend on cooperation among all members of the family‚ your feeling is: (there's almost no chance that the things will get done 1 2 3 4 5 6 7 the things will always get done)
3

Do you have the feeling that it's always possible‚ in your family‚ to get help one from another when a problem arises? (you can always get help from all family members … you can't get help from family members)*
4

Let's assume that unexpected guests are about to arrive and the house isn't set up to receive them. Does it seem to you that: (the job will fall on one person 1 2 3 4 5 6 7 all the members of the family will pitch in to get the house ready)
5

In case an important decision has to be taken which concerns the whole family‚ do you have the feeling that (a decision will always be taken that's for the good of all family members 1 2 3 4 5 6 7 the decision that will be taken won't be for the good of all family members)*
6

Family life seems to you (full of interest 1 2 3 4 5 6 7 totally routine)*
7

Does it happen that someone in the family feels as if it isn't clear to him/her what his/her jobs are in the house? (this feeling exists all the time 1 2 3 4 5 6 7 this feeling exists very rarely)
8

When a problem comes up in the family (like: unusual behavior of a family member‚ an unexpected overdraft in the bank account‚ being fired from work‚ unusual tension)‚ do you think that you can together clarify how it happened? (very little chance 1 2 3 4 5 6 7 to a great extent)
9

Many people‚ even those with a strong ch‎aracter‚ sometimes feel like sad sacks (losers). In the past‚ has there been a feeling like this in your family? (there's never been a feeling like this in the family1 2 3 4 5 6 7 this feeling always exists)*
10

Think of a situation in which your family moved to a new house. Does it seem to you that (all family members would be able to adjust easily to the new situation 1 2 3 4 5 6 7 it would be very hard for family members to adjust to the new situation)*
11

Let's assume that your family has been annoyed by something in your neighborhood. Does it seem to you that (nothing can be done to prevent the annoyance1 2 3 4 5 6 7 it's possible to do a great deal to prevent the annoyance)
12

Until now your family life has had (no clear goals or purpose at all 1 2 3 4 5 6 7 very clear goals and purpose)
13

When you think about your family life‚ you very often (feel how good it is to be alive 1 2 3 4 5 6 7 ask yourself why the family exists)*
14

Let's say you're tired‚ disappointed‚ angry‚ or the like. Does it seem to you that all the members of the family will sense your feelings? (no one will sense my feelings … all the family members will sense my feelings)
15

Do you sometimes feel that there's no clear and sure knowledge of what's going to happen in the family? (there's no such feeling at all 1 2 3 4 5 6 7 there's always a feeling like this)*
16

When the family faces a tough problem‚ the feeling is (there's no hope of overcoming the difficulties 1 2 3 4 5 6 7 we'll overcome it all)
17

To succeed in things that are important to the family or to one of you (isn't important in the family 1 2 3 4 5 6 7 is a very important thing for all family members)
18

To what extent does it seem to you that family rules are clear? (the rules in the family are completely clear 1 2 3 4 5 6 7 the rules aren't clear at all)*
19

When something very difficult happened in your family (like a critical illness of a family member)‚ the feeling was (there's no point in going on living in the family … this is a challenge to go on living in the family despite everything)
20

When you think of possible difficulties in important areas of family life‚ is the feeling (there are many problems which have no solution … it's possible in every case to find a solution)
21

Think of your feeling about the extent of planning money matters in your family (there's full planning of money matters 1 2 3 4 5 6 7 there's no planning about money matters at all in the family)*
22

When you're in the midst of a rough period‚ does the family (always feel cheered up by the thought about better things that can happen 1 2 3 4 5 6 7 feel disappointed and despairing about life)*
23

Does it happen that you feel that there's really not much meaning in maintaining the family framework? (we always have this feeling 1 2 3 4 5 6 7 we've never had a feeling like this in our family)
24

Think of your feeling about the extent of order in your home. Is the case that (the house is well-ordered 1 2 3 4 5 6 7 the house isn't at all ordered)*
25

Let's assume that your family is the target of criticism in the neighborhood. Does it seem to you that your reactions will be (the whole family will join together against the criticism1 2 3 4 5 6 7 family members will move apart from each other)*
26

To what extent do family members share sad experiences with each other? (there's complete sharing with all family members … we don't share our sad experiences with family members)*
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Looti, M. (2026, octobre 7). Sens de la cohérence familiale (FSOC). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/sens-de-la-coherence-familiale-fsoc/
Looti, Mohammed. “Sens de la cohérence familiale (FSOC).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/sens-de-la-coherence-familiale-fsoc/.
Looti, Mohammed. “Sens de la cohérence familiale (FSOC).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/sens-de-la-coherence-familiale-fsoc/.