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Score des symptômes de la vessie neurogène

Le Score des symptômes de la vessie neurogène (NBSS) est un instrument psychométrique de 24 items évaluant l’incontinence, la vidange et les complications de la vessie neurologique.

PUBLIÉ

1. Résumé

Le Score des symptômes de la vessie neurogène (connu sous le sigle anglophone Neurogenic Bladder Symptom Score ou NBSS) constitue un instrument psychométrique et clinique standardisé spécifiquement développé pour quantifier la sévérité des symptômes du bas appareil urinaire et leur retentissement psychosocial chez les patients présentant une dysfonction vésico-sphinctérienne d’origine neurologique. Conçu initialement par l’équipe de Blayne Welk et adapté de manière transculturelle dans plusieurs langues, notamment en portugais brésilien par Lisley Keller Liidtke Cintra et ses collaborateurs, le NBSS comble une lacune majeure dans l’évaluation urologique des pathologies telles que les lésions de la moelle épinière, la sclérose en plaques, le spina bifida et d’autres affections neuro-urologiques.

Contrairement aux questionnaires urologiques conventionnels conçus pour des populations non neurologiques (tels que l’IPSS pour l’hypertrophie bénigne de la prostate), le NBSS intègre les spécificités physiopathologiques et thérapeutiques des vessies neurogènes, incluant les divers modes de drainage vésical (comme l’hétéro-sondage ou le sondage intermittent propre) et les complications systémiques telles que l’hyperréflexie autonome. L’outil comprend un total de 24 items organisés selon une structure multidimensionnelle couvrant trois domaines symptomatiques principaux : l’incontinence urinaire (8 items), les troubles de stockage et de vidange (7 items), et les conséquences clinico-médicales (7 items). Le premier item documente le mode de gestion vésicale principal et le vingt-quatrième item mesure globalement la qualité de vie liée aux troubles urinaires.

Sur le plan métrologique, l’échelle génère un score total de sévérité symptomatique s’échelonnant de 0 à 74 points (les scores élevés traduisant une symptomatologie plus sévère et un fardeau accru), complété par une note indépendante de qualité de vie cotée de 0 à 4. L’instrument démontre une consistance interne satisfaisante avec un coefficient alpha de Cronbach global de 0,81, une fidélité test-retest remarquable attestée par un coefficient de corrélation intraclasse (CCI) de 0,86, ainsi qu’une excellente validité de construit démontrée par une corrélation convergente significative avec l’échelle de référence Qualiveen-SF (r = 0,66).

2. Mots-clés

Vessie neurogène, dysfonction du bas appareil urinaire, évaluation des résultats rapportés par les patients, adaptation transculturelle, psychométrie, lésion médullaire, sclérose en plaques, qualité de vie, incontinence urinaire, validation clinique.

3. Auteurs

L’adaptation transculturelle et la validation psychométrique de référence présentées ont été conduites par une équipe pluridisciplinaire d’experts en urologie, réadaptation et méthodologie :

  • Lisley Keller Liidtke Cintra – Division d’Urologie, Faculté de Médecine de l’Université de São Paulo (FMUSP), São Paulo, Brésil.
  • José de Bessa Jr. – Département de Chirurgie et Urologie, Université d’État de Feira de Santana, Bahia, Brésil.
  • Victor Ikky Kawahara – Division d’Urologie, Hôpital das Clínicas, FMUSP, São Paulo, Brésil.
  • Thereza Phitoe Abe Ferreira – Institut de Médecine Physique et de Réadaptation (IMREA), FMUSP, São Paulo, Brésil.
  • Miguel Srougi – Professeur Émérite d’Urologie, Faculté de Médecine de l’Université de São Paulo, Brésil.
  • Linamara Rizzo Battistella – Département de Médecine Légale, Éthique Médicale et Médecine Sociale et Réadaptation, FMUSP, São Paulo, Brésil.
  • Daniel Rúbio de Souza – Institut de Médecine Physique et de Réadaptation (IMREA), FMUSP, São Paulo, Brésil.
  • Homero Bruschini – Division d’Urologie, Hôpital das Clínicas, FMUSP, São Paulo, Brésil.
  • Cristiano Mendes Gomes (Auteur correspondant : [email protected]) – Division d’Urologie, Faculté de Médecine de l’Université de São Paulo, São Paulo, Brésil.

Le développement conceptuel initial du NBSS a été réalisé par l’équipe canadienne menée par le Dr Blayne Welk au Département de Chirurgie (Division d’Urologie) et d’Épidémiologie et Biostatistique de la Western University (London, Ontario, Canada).

4. Objectif

L’objectif primordial du Score des symptômes de la vessie neurogène est de fournir un instrument de mesure rapporté directement par le patient (Patient-Reported Outcome Measure – PROM) qui soit standardisé, fiable et hautement spécifique à la dysfonction neurogène du bas appareil urinaire (NLUTD). Historiquement, les urologues et les spécialistes de la réadaptation neurologique étaient contraints d’utiliser des échelles d’évaluation urologiques généralistes (comme l’IPSS ou l’ICIQ-UI SF). Ces outils classiques reposent sur le postulat implicite d’une miction physiologique spontanée et ignorent totalement les modalités thérapeutiques alternatives telles que le cathétérisme intermittent, les sondes à demeure urétrales ou sus-pubiennes, ainsi que les dérivations continentes ou incontinentes.

En pratique clinique, le NBSS répond à plusieurs impératifs majeurs :

  • Évaluation initiale standardisée : Il permet d’établir un profil quantitatif exhaustif de la sévérité symptomatique lors de la prise en charge initiale, offrant une photographie fidèle de la charge pathologique perçue par le patient.
  • Suivi longitudinal et monitorage thérapeutique : L’outil mesure de manière sensible et reproductible l’efficacité des interventions thérapeutiques, qu’il s’agisse de modifications comportementales, de pharmacothérapie (antimuscariniques, agonistes bêta-3 adrénergiques), d’injections intra-détrusoriennes de toxine botulique, ou de chirurgies reconstructrices comme l’entérocystoplastie d’agrandissement.
  • Recherche clinique et harmonisation internationale : Le NBSS facilite la comparaison de cohortes dans le cadre d’essais cliniques multicentriques internationaux, en éliminant les biais d’interprétation liés aux disparités d’évaluation clinique non standardisée.

La justification théorique du NBSS repose sur la nécessité d’objectiver le vécu expérientiel des patients. Les paramètres urodynamiques objectifs (comme la pression de clôture urétrale, la capacité vésicale cystomanométrique ou la pression détrusorienne maximale) sont indispensables pour prévenir la détérioration du haut appareil urinaire, mais ils présentent souvent une corrélation modeste avec la détresse quotidienne ressentie. Le NBSS comble ce fossé en fournissant une métrique quantitative rigoureuse du fardeau symptomatique subjectif.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par le NBSS est le fardeau symptomatique global et l’impact fonctionnel de la dysfonction vésico-sphinctérienne neurogène. Ce construit est intrinsèquement multidimensionnel, articulé autour de trois sous-échelles complémentaires et de deux indicateurs spécifiques régissant l’expérience de la maladie :

5.1. Domaine de l’Incontinence (Items 2 à 9)

Ce domaine explore l’occurrence, la fréquence, la quantité et les circonstances déclenchantes des fuites urinaires involontaires. Chez le patient neurologique, l’incontinence ne résulte pas uniquement d’une incompétence sphinctérienne d’effort classique ou d’une hyperactivité détrusorienne pure, mais peut survenir lors de spasmes musculaires, de transferts physiques (ex. passage du fauteuil roulant au lit) ou de changements posturaux. Ce sous-construit évalue également la charge matérielle liée à l’utilisation de protections absorbantes (couches, garnitures) et l’interférence directe des fuites avec les activités professionnelles, récréatives et sociales. Le score de ce domaine varie de 0 à 29 points.

5.2. Domaine du Stockage et de la Vidange (Items 10 à 16)

Cette dimension évalue les symptômes mécaniques et sensoriels liés à la phase de remplissage et à la phase d’évacuation vésicale. Elle quantifie l’urgence mictionnelle, la fréquence diurne et nocturne des mictions ou des cathétérismes, la sensation de vidange incomplète, les difficultés ou hésitations lors de l’initiation du jet ou du passage de la sonde, les douleurs pelviennes ou urétrales lors du remplissage/évacuation, ainsi que la nécessité de recourir à des poussées abdominales (manœuvres de Valsalva ou de Credé). Le score de ce domaine oscille entre 0 et 22 points.

5.3. Domaine des Conséquences Cliniques (Items 17 à 23)

Ce sous-construit est particulièrement novateur et spécifique à la population neuro-urologique. Il mesure la fréquence des complications secondaires qui altèrent gravement la morbidité et l’autonomie du patient. Il inclut le nombre d’infections du tractus urinaire (ITU) ayant nécessité une antibiothérapie, les hospitalisations ou passages aux urgences pour motif urologique, la survenue de manifestations d’hyperréflexie autonome déclenchées par la vessie (céphalées brutales, sudation profuse, bouffées vasomotrices), les antécédents de lithiases vésicales ou rénales, l’impact vésical sur le transit intestinal (constipation, accidents fécaux), le temps quotidien consacré à la gestion de la vessie, ainsi que le fardeau financier induit par l’achat de matériel médical et de médicaments. Le score de ce domaine s’étend de 0 à 23 points.

5.4. Mode de gestion vésicale et Qualité de vie globale

L’item 1 documente la méthode de drainage principale utilisée par le patient (miction spontanée sans sonde, cathétérisme intermittent, sonde urétrale à demeure, sonde sus-pubienne, dérivation/urostomie ou autre). L’item 24 évalue de manière indépendante le niveau global de satisfaction ou d’insatisfaction vis-à-vis de l’état urinaire actuel sur une échelle de type Likert en 5 points (de « Ravi » à « Épouvantable »), fournissant une synthèse de l’ajustement émotionnel face à la maladie.

6. Cadre théorique

Le développement du NBSS s’enracine dans le modèle conceptuel de la théorie de la mesure des résultats de santé et de la psychométrie appliquée aux maladies chroniques, telle que théorisée par des figures méthodologiques majeures comme David Streiner, Norman Geoffrey et les recommandations du groupe international COSMIN (COnsensus-based Standards for the selection of health Measurement INstruments).

Sur le plan conceptuel de la santé, le NBSS s’appuie sur la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) promulguée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Selon ce cadre théorique, l’impact d’une affection médicale ne peut être appréhendé uniquement à travers les déficiences organiques anatomiques (lésions médullaires, dénervation détrusorienne), mais doit intégrer les limitations d’activité (temps consacré au sondage, restrictions de mobilité) et les restrictions de participation sociale (peur des fuites, isolement relationnel, précarité financière liée aux dispositifs médicaux).

Le modèle sous-jacent postule une relation réflexive et formative entre les symptômes vécus et la qualité de vie :

  • Les domaines de l’incontinence et des troubles de vidange reflètent directement la dysfonction neuromusculaire détrusorienne et sphinctérienne.
  • Le domaine des conséquences cliniques capture l’accumulation des événements indésirables biologiques et logistiques qui érodent progressivement le sentiment d’auto-efficacité et augmentent la charge mentale du patient.
  • Le construit global de qualité de vie urinaire émerge de l’interaction synergique entre ces différentes dimensions fonctionnelles.

7. Validité

La validation métrologique du NBSS a fait l’objet d’évaluations rigoureuses suivant les standards méthodologiques internationaux de l’adaptation transculturelle (processus de traduction, rétro-traduction, révision par comité d’experts et pré-test cognitif) :

7.1. Validité de contenu

La validité de contenu a été formellement garantie par un comité d’experts multidisciplinaire incluant des urologues universitaires, des uro-gynécologues et des médecins spécialistes de médecine physique et de réadaptation (MPR). Ce panel a confirmé que l’ensemble des 24 items reflète fidèlement le spectre des manifestations cliniques de la vessie neurogène, sans omission de facettes critiques propres à cette population (notamment le sondage et la dysréflexie).

7.2. Validité de construit convergente

La validité convergente a été démontrée en corrélant les scores du NBSS avec ceux du questionnaire Qualiveen-SF (Short Form Qualiveen), un instrument validé de mesure de la qualité de vie liée aux troubles urinaires chez les patients neurologiques. Les analyses statistiques ont mis en évidence une corrélation positive statistiquement significative et d’amplitude modérée à forte (r = 0,66, p < 0,001). Cette corrélation démontre que le NBSS capture avec précision le fardeau pathologique ciblé tout en apportant des informations symptomatiques spécifiques non redondantes avec les échelles de qualité de vie pure.

7.3. Validité discriminante et analyse de tendance

La capacité de l’instrument à discriminer des groupes cliniquement distincts a été confirmée par une analyse de variance (ANOVA) avec test de tendance linéaire. Les patients rapportant une altération globale plus sévère de leur statut vésical présentaient des scores totaux au NBSS significativement plus élevés (p < 0,001), attestant de l’excellente sensibilité de l’outil pour différencier les degrés de sévérité clinique.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité du NBSS ont été évaluées sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle :

8.1. Consistance interne

L’homogénéité globale des items composant l’échelle a été examinée au moyen du coefficient alpha de Cronbach. Pour l’ensemble du score symptomatique (items 2 à 23), la valeur obtenue est de 0,81. Cette valeur dépasse largement le seuil psychométrique standard de 0,70 requis pour les outils de recherche et se situe dans la plage idéale (0,80 – 0,90), garantissant une forte cohésion interne sans redondance excessive entre les questions.

8.2. Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

La reproductibilité de la mesure dans le temps a été testée chez un sous-groupe de patients stables ayant complété le questionnaire à deux reprises, avec un intervalle standardisé de 7 à 14 jours, en l’absence de toute modification thérapeutique intermédiaire. Le Coefficient de Corrélation Intraclasse (CCI) obtenu s’élève à 0,86 (intervalle de confiance à 95% : 0,78 – 0,92), démontrant une excellente stabilité temporelle et une faible vulnérabilité aux erreurs de mesure aléatoires lors d’un suivi longitudinal.

9. Analyse factorielle

Dans l’étude princeps menée par Blayne Welk et ses collaborateurs, la structure dimensionnelle du NBSS a été conceptualisée et validée autour d’un modèle tri-factoriel fondé sur la clinique urologique : Incontinence, Stockage et Vidange, et Conséquences.

Lors des processus d’adaptation transculturelle (notamment dans la version brésilienne menée par Cintra et al.), la préservation de cette organisation tripartite a été confirmée sur le plan conceptuel et psychométrique :

  • Facteur 1 : Incontinence (8 items) : Rend compte de la variance liée aux fuites, aux volumes perdus, aux triggers de fuite et à la dépendance aux garnitures. Les saturations factorielles observées dans la littérature d’origine dépassent 0,55 pour l’ensemble des items constitutifs.
  • Facteur 2 : Stockage et Vidange (7 items) : Isole la variance propre aux sensations de vidange incomplète, aux impériosités, aux dysuries et aux douleurs vésicales au remplissage.
  • Facteur 3 : Conséquences (7 items) : Regroupe les items relatifs aux répercussions systémiques, infectieuses, organisationnelles et économiques.

Les analyses factorielles confirmatoires conduites sur différentes cohortes internationales corroborent l’adéquation de ce modèle tri-dimensionnel avec des indices d’ajustement satisfaisants (CFI > 0,90, RMSEA < 0,08), justifiant le calcul de scores sous-dimensionnels distincts en complément du score global.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation rapporté par le patient (auto-questionnaire hétéro-administrable avec assistance pour les patients présentant des limitations motrices ou visuelles).
  • Format : 24 items structurés sous forme de questions à choix multiples et d’échelles de type Likert ordonnées.
  • Population cible : Patients adultes (18 ans et plus) atteints d’une dysfonction vésico-sphinctérienne d’origine neurologique (lésions médullaires, sclérose en plaques, spina bifida, traumatismes crâniens, neuropathies périphériques).
  • Durée d’administration : Environ 8 à 12 minutes.
  • Système de cotation :
    • Item 1 : Méthode principale de gestion vésicale (information qualitative catégorielle, non incluse dans le score total).
    • Items 2 à 23 : Génèrent le score total de sévérité des symptômes, variant de 0 à 74 points. Un score plus élevé indique une sévérité symptomatique accrue et un fardeau pathologique plus important.
    • Sous-score Incontinence (Items 2 à 9) : Plage de score de 0 à 29.
    • Sous-score Stockage et Vidange (Items 10 à 16) : Plage de score de 0 à 22.
    • Sous-score Conséquences (Items 17 à 23) : Plage de score de 0 à 23.
    • Item 24 : Qualité de vie urinaire globale, cotée séparément de 0 (Ravi) à 4 (Épouvantable).
  • Valeur médiane de référence : Score médian total de 22 dans les populations de réadaptation post-lésion médullaire.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de développement initial : 2013-2014 (Welk et al.).
  • Année de publication de l’adaptation : 2019 (Cintra et al.).
  • Permissions et Droits d’utilisation : L’instrument a été développé pour un usage académique et clinique. Pour toute utilisation dans le cadre de recherches protocolisées, d’essais cliniques financés ou de traductions dans de nouveaux dialectes, l’autorisation formelle de l’auteur original (Dr Blayne Welk) ou des auteurs de l’adaptation doit être sollicitée.
  • Tarifs : L’accès au questionnaire à des fins de recherche académique non commerciale et de pratique clinique courante est généralement gratuit sous réserve de citation appropriée des articles princeps.

12. Références

Cintra, L. K. L., de Bessa, J., Kawahara, V. I., Ferreira, T. P. A., Srougi, M., Battistella, L. R., de Souza, D. R., Bruschini, H., & Gomes, C. M. (2019). Neurogenic Bladder Symptom Score. International Brazilian Journal of Urology, 45(4), 808–815. https://doi.org/10.1590/s1677-5538.ibju.2018.0335

Welk, B., Morrow, S., Madill, A., Baverstock, R., & Macnab, J. (2013). The conceptualization and development of a patient-reported neurogenic bladder symptom score. Research and Reports in Urology, 5, 129–137. https://doi.org/10.2147/RRU.S50516

Welk, B., Morrow, S., Madill, A., Baverstock, R., & Macnab, J. (2014). The validity and reliability of the neurogenic bladder symptom score. The Journal of Urology, 192(2), 452–457. https://doi.org/10.1016/j.juro.2014.01.027

Welk, B., Baverstock, R., Carlson, K., & Ethans, K. (2017). A pilot study of the responsiveness of the Neurogenic Bladder Symptom Score (NBSS). Canadian Urological Association Journal, 11(11), 376–379. https://doi.org/10.5489/cuaj.4833

Bonniaud, V., Bryant, D., Parratte, B., & Guyatt, G. (2006). Qualiveen: A urinary disorder-specific instrument for use in clinical trials in multiple sclerosis. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 87(12), 1661–1663. https://doi.org/10.1016/j.apmr.2006.08.345

Mokkink, L. B., Terwee, C. B., Patrick, D. L., Alonso, J., Stratford, P. W., Knol, D. L., Bouter, L. M., & de Vet, H. C. (2010). The COSMIN study reached international consensus on taxonomy, terminology, and definitions of measurement properties for health-related patient-reported outcomes. Journal of Clinical Epidemiology, 63(7), 737–745. https://doi.org/10.1016/j.jclinepi.2010.02.006

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: 24 items, multiple-choice and Likert-type response formats

  1. What is your primary method of bladder management? (Normal voiding without catheter / Intermittent catheterization / Indwelling urethral catheter / Suprapubic catheter / Conduit/urostomy / Other)
  2. During the day, how often do you typically experience involuntary urine leakage (wetting yourself)?
  3. During the night, how often do you typically wake up and find that you have leaked urine?
  4. How much urine do you typically leak when you have an episode of urine leakage?
  5. Do you leak urine when you cough, sneeze, laugh, or exercise?
  6. Do you leak urine when you have a sudden, strong urge to urinate that you cannot control?
  7. Do you leak urine during transfers, repositioning, or spasms?
  8. How often do you use pads, diapers, or incontinence garments during a typical 24-hour period to keep dry?
  9. Does urine leakage interfere with your daily activities (work, social, travel, hobbies)?
  10. How often do you feel a strong, sudden urge to urinate that makes you feel you must rush to the bathroom or catheterize immediately?
  11. How often do you have to urinate or catheterize during the daytime (from waking up to going to sleep)?
  12. How many times do you typically wake up at night to urinate or catheterize?
  13. How often do you feel that your bladder is not completely empty after urinating or catheterizing?
  14. Do you experience difficulty or hesitation starting your urine stream or passing the catheter?
  15. Do you experience pain or discomfort in your bladder, pelvis, or urethra when your bladder fills or empties?
  16. Do you have to strain, push, or press on your abdomen to pass urine or completely empty your bladder?
  17. In the past year, how many times have you had a urinary tract infection (UTI) treated with antibiotics?
  18. In the past year, how many times have you been hospitalized or seen in an emergency department because of a urinary tract infection or other bladder-related issue?
  19. Do you experience symptoms of autonomic dysreflexia (such as sudden severe headache, sweating, flushing, or goosebumps) related to your bladder?
  20. In the past year, have you had bladder or kidney stones?
  21. Do your bladder issues affect your bowel function or cause constipation/accidents?
  22. How much time do you spend each day managing your bladder (including voiding, catheterizing, changing pads/bags, hygiene)?
  23. How much does the cost of supplies, medications, or care related to your bladder create a financial burden for you or your family?
  24. If you were to spend the rest of your life with your urinary condition just the way it is now, how would you feel about that?

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 3). Score des symptômes de la vessie neurogène. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/score-des-symptomes-de-la-vessie-neurogene-nbss/
memjavad. “Score des symptômes de la vessie neurogène.” Base de données de psychologie en français, 3 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/score-des-symptomes-de-la-vessie-neurogene-nbss/.
memjavad. “Score des symptômes de la vessie neurogène.” Base de données de psychologie en français. septembre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/score-des-symptomes-de-la-vessie-neurogene-nbss/.