1. Résumé / Abstract
Le Score de hanche de Harris (en anglais, Harris Hip Score ou HHS) est un instrument d’évaluation clinique et fonctionnelle composite développé en 1969 par le chirurgien orthopédiste américain William H. Harris. Conçu initialement pour évaluer les résultats fonctionnels et cliniques des arthroplasties de hanche après fracture du cotyle ou coxarthrose sévère, le HHS est devenu l’une des mesures de référence internationales les plus largement utilisées en orthopédie pour documenter l’évolution des patients avant et après une prothèse totale de hanche (PTH). L’outil combine une évaluation hétéro-rapportée (observations et mesures physiques conduites par le clinicien ou le kinésithérapeute) et des items auto-rapportés par le patient concernant sa symptomatologie au cours de la semaine écoulée.
Le HHS repose sur un barème totalisant 100 points répartis sur quatre domaines fondamentaux : la douleur (44 points), la fonction motrice et locomotrice (47 points, subdivisée en démarche pour 33 points et activités quotidiennes pour 14 points), l’absence de déformation structurelle (4 points) et l’amplitude articulaire (5 points). Les scores obtenus sont classés en quatre catégories cliniques : médiocre (moins de 70 points), moyen (70 à 79 points), bon (80 à 89 points) et excellent (90 à 100 points). Sur le plan psychométrique, le HHS présente une consistance interne satisfaisante, une excellente fidélité test-retest (coefficients de corrélation intraclasse généralement supérieurs à 0,90) et une forte sensibilité au changement postopératoire. Toutefois, les analyses modernes fondées sur la théorie de la réponse aux items et les modèles de Rasch ont mis en évidence une multidimensionnalité sous-jacente ainsi qu’un effet plafond notable chez les patients ayant bénéficié d’une chirurgie réussie.
2. Mots-clés / Keywords
Score de hanche de Harris, Harris Hip Score, coxarthrose, arthroplastie totale de hanche, évaluation fonctionnelle, goniométrie articulaire, échelle orthopédique, propriétés psychométriques, validité de construit, analyse de Rasch, douleur coxofémorale, réadaptation locomotrice, clinimétrie.
3. Auteurs / Authors
Le score original a été conçu et publié par le Dr William H. Harris, MD, chirurgien orthopédiste de renommée mondiale au Massachusetts General Hospital et professeur émérite de chirurgie orthopédique à la Harvard Medical School (Boston, Massachusetts, États-Unis). Le Dr Harris est un pionnier de la biomécanique moderne de la hanche, du développement des implants fémoraux et cotyloïdiens, et de la prévention de la maladie thromboembolique et de l’ostéolyse périprothétique.
L’adaptation et la standardisation néerlandaise mentionnée dans la documentation source ont été réalisées sous l’égide du VU Medisch Centrum Amsterdam (VUmc, aujourd’hui intégré à l’Amsterdam University Medical Centers, Pays-Bas), en collaboration avec les départements de chirurgie orthopédique et de rééducation fonctionnelle, garantissant ainsi des consignes standardisées d’évaluation clinique et d’observation biomécanique pour les professionnels de santé européens.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Score de hanche de Harris est de quantifier avec précision l’état de santé, le degré d’incapacité fonctionnelle et l’impact clinique des pathologies de l’articulation coxofémorale, en particulier la coxarthrose primitive ou secondaire, la nécrose avasculaire de la tête fémorale et les séquelles de fractures acétabulaires. L’instrument a été spécifiquement élaboré pour fournir un indice numérique synthétique permettant de mesurer le succès thérapeutique d’une intervention chirurgicale reconstructrice ou d’une prothèse totale de hanche, tant dans la pratique clinique quotidienne que dans les essais cliniques randomisés et les registres d’implants.
Dans le contexte clinique, le HHS remplit trois fonctions majeures :
- Évaluation préopératoire : Il permet d’objectiver la sévérité du déficit fonctionnel et l’intensité du retentissement douloureux, justifiant formellement l’indication chirurgicale face à l’échec des traitements conservateurs.
- Suivi longitudinal postopératoire : Administré à intervalles réguliers (typiquement à 3 mois, 6 mois, 1 an, puis annuellement ou tous les 5 ans), il assure la détection précoce des dégradations fonctionnelles, des descessements aseptiques ou de la réapparition d’une symptomatologie mécanique insidieuse.
- Harmonisation de la communication interdisciplinaire : En combinant des mesures physiques objectives (amplitudes articulaires en degrés mesurées au goniomètre, déformations axiales, inégalité de longueur des membres inférieurs) et des observations fonctionnelles (boiterie, périmètre de marche, utilisation d’aides techniques), il établit une passerelle standardisée entre le chirurgien orthopédiste, le médecin de médecine physique et de réadaptation (MPR) et le kinésithérapeute.
Sur le plan de la recherche, le score de Harris a servi de critère d’évaluation principal (primary outcome) dans des centaines d’études comparant différentes voies d’abord chirurgicales (antérieure, postéro-latérale), différents couples de frottement (métal-polyéthylène, céramique-céramique) ou protocoles de rééducation accélérée (Enhanced Recovery After Surgery – ERAS).
5. Construit psychologique et clinique / Construct
Le construit mesuré par le Harris Hip Score relève de la capacité fonctionnelle globale liée à la hanche, combinant des indicateurs subjectifs de bien-être physique et des mesures biomécaniques objectives. Contrairement aux questionnaires purement auto-rapportés axés sur la qualité de vie (comme le SF-36 ou le HOOS), le HHS est un instrument hybride clinimétrique. Il conceptualise le statut de l’articulation autour de quatre dimensions fondamentales :
1. La Douleur (44 points)
Représentant près de la moitié du score total, la douleur constitue le déterminant prépondérant du construit. Harris considérait que l’absence de douleur était le critère ultime de réussite d’une reconstruction articulaire. La cotation est inversée : l’absence totale de douleur octroie 44 points, tandis qu’une douleur invalidante confinant le patient au lit attribue 0 point. Les échelons intermédiaires discriminent finement l’impact de la douleur sur les activités ordinaires et le recours aux antalgiques (de l’aspirine occasionnelle aux analgésiques majeurs).
2. La Fonction motrice et locomotrice (47 points)
Cette dimension évalue l’autonomie et les limitations d’activité à travers deux composantes distinctes :
- La démarche (33 points) : Analyse la boiterie fonctionnelle (absence, légère, modérée ou sévère), la dépendance envers des aides techniques à la marche (canne simple, béquilles, déambulateur) et le périmètre de marche maximal toléré (distance illimitée, six pâtés de maisons, deux à trois pâtés, intérieur uniquement, lit-fauteuil).
- Les activités fonctionnelles quotidiennes (14 points) : Évalue des gestes moteurs précis tels que la montée et descente des escaliers (avec ou sans rampe), la capacité à mettre ses chaussettes et ses chaussures (reflet direct de la mobilité combinée en flexion et rotation de hanche), la tolérance de la position assise (fauteuil standard pendant une heure vs chaise haute) et l’accès aux transports en commun.
3. L’Absence de déformation (4 points)
Cette composante anatomique stricte est une variable binaire globale. Pour obtenir les 4 points, le patient doit valider simultanément quatre critères stricts : une attitude vicieuse en flexion (flessum) inférieure à 30°, une adduction fixée inférieure à 10°, une rotation interne fixée en extension inférieure à 10°, et une inégalité de longueur des membres inférieurs (inégalité de longueur) inférieure à 3,2 centimètres (1,5 pouce). Le non-respect d’un seul de ces paramètres ramène le sous-score à 0.
4. L’Amplitude articulaire (5 points)
Le clinicien mesure au goniomètre les amplitudes actives ou passives de la hanche dans tous les plans de l’espace : flexion (jusqu’à 140°), abduction (jusqu’à 40°), adduction (jusqu’à 40°), rotation externe (jusqu’à 40°) et rotation interne (jusqu’à 40°). Ces valeurs angulaires sont pondérées par des coefficients biomécaniques prédéfinis afin d’établir un indice d’amplitude global plafonné à 5 points.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique sous-jacent au Score de hanche de Harris s’ancre dans le modèle biomédical et clinimétrique traditionnel de la fin des années 1960, initié par les travaux pionniers de Sir John Charnley sur l’évaluation standardisée des arthroplasties. À cette époque, la réussite chirurgicale était appréhendée à travers la restauration mécanique de l’articulation : suppression du frottement douloureux, rétablissement de la géométrie osseuse et normalisation du schéma de marche.
Au fil des décennies, le positionnement conceptuel du HHS a été réanalysé à la lumière de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) promue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Dans ce modèle biopsychosocial moderne, le HHS apparaît comme une tentative précoce d’intégration multidimensionnelle reliant :
- Le niveau des déficiences des structures et fonctions anatomiques (amplitudes articulaires goniométriques, déformations axiales, inégalité de longueur) ;
- Le niveau des limitations d’activités (montée des escaliers, chaussage, périmètre de marche, utilisation de cannes) ;
- Le niveau des restrictions de participation (utilisation des transports collectifs, maintien des activités professionnelles et sociales sans analgésie lourde).
Cependant, des théoriciens de la mesure contemporaine, tels qu’Alvan Feinstein (créateur du concept de clinimétrie), ont souligné la complexité d’agréger au sein d’un même score arithmétique de 0 à 100 des variables physiques continues (degrés de mobilité), des jugements cliniques ordonnés (degré de boiterie) et des perceptions subjectives de la douleur. Ce compromis pragmatique confère au HHS une très haute utilité clinique directe, mais pose des défis théoriques quant à son homogénéité factorielle.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du Score de hanche de Harris a été corroborée par de nombreuses études internationales publiées au cours des cinquante dernières années :
Validité de construit et validité convergente
Le HHS présente une forte validité convergente lorsqu’il est corrélé avec des outils auto-rapportés spécifiques de la hanche. Les coefficients de corrélation de Pearson ou de Spearman se situent généralement entre r = 0,68 et r = 0,82 avec le score WOMAC (Western Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index) et le sous-score de fonctionnement physique du HOOS (Hip disability and Osteoarthritis Outcome Score). Les corrélations avec les dimensions physiques du SF-36 (Physical Functioning et Bodily Pain) sont également substantielles (r = 0,65 à 0,76), tandis qu’elles demeurent faibles à modérées avec les dimensions de santé mentale (r = 0,20 à 0,35), ce qui atteste d’une validité discriminante rigoureuse.
Validité prédictive et sensibilité au changement
La sensibilité au changement (responsiveness) du HHS après prothèse totale de hanche figure parmi les plus élevées des scores orthopédiques. La taille d’effet standardisée (Standardized Effect Size, SES) et l’indice de réponse moyen standardisé (Standardized Response Mean, SRM) dépassent fréquemment 1,8 à 2,5 à six mois et un an postopératoire. L’instrument est remarquablement performant pour discriminer les patients améliorés de ceux présentant des complications mécaniques ou infectieuses précoces.
Effet plafond (Ceiling Effect)
Une limite psychométrique documentée du HHS est son effet plafond marqué dans les cohortes postopératoires à moyen et long termes. Chez les patients ayant reçu une prothèse totale de hanche moderne sans complication, 30 % à 50 % des individus atteignent un score supérieur à 95 points, limitant la capacité de l’échelle à détecter de subtiles différences de performance fonctionnelle ou des activités physiques sportives exigeantes chez les sujets jeunes.
8. Fidélité / Reliability
La métrologie du HHS a fait l’objet d’évaluations rigoureuses selon les normes méthodologiques COSMIN :
- Fidélité inter-évaluateurs : Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) global varie entre 0,81 et 0,95 lorsque le score est administré par des cliniciens formés. Les sous-échelles de douleur et de démarche présentent une concordance quasi parfaite, tandis que les amplitudes articulaires peuvent afficher une variabilité inter-observateur modérée (CCI entre 0,70 et 0,85) selon la rigueur du repérage goniométrique.
- Fidélité test-retest (intra-évaluateur) : Chez des patients stables évalués à un intervalle de 7 à 14 jours, le CCI global dépasse régulièrement 0,92, témoignant d’une stabilité temporelle remarquable en l’absence d’intervention thérapeutique.
- Cohérence interne : Le coefficient alpha de Cronbach global du HHS oscille entre 0,72 et 0,86. Cette valeur indique une cohérence acceptable pour un instrument clinimétrique composite associant des domaines hétérogènes (douleur subjective vs mobilité articulaire passive).
- Erreur de mesure et MCID : L’erreur standard de mesure (SEM) est estimée entre 4,0 et 5,5 points. Le changement minimal détectable (Minimal Detectable Change, MDC à 95 %) est d’environ 11 à 13 points. La différence minimale cliniquement importante (MCID) couramment retenue pour signifier une amélioration tangible perçue par le patient après arthroplastie se situe entre 15 et 18 points pour le score pré-postopératoire, et entre 4 et 8 points lors du suivi longitudinal à l’état stable.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle du Harris Hip Score a suscité d’importants débats au sein de la communauté psychométrique. Bien que l’outil ait été historiquement utilisé comme un score composite unidimensionnel totalisant 100 points, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) démontrent qu’il s’agit d’un instrument intrinsèquement multidimensionnel.
Les études factorielles modernes (notamment celles conduites par Wamper et al., 2010, et Shi et al., 2014) identifient généralement deux à trois facteurs latents distincts expliquant plus de 60 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Symptomatologie douloureuse et locomotion globale (fortes saturations factorielles des items de douleur, de boiterie, d’aide à la marche et de distance parcourue, saturations > 0,70) ;
- Facteur 2 : Fonctionnalité articulaire et dextérité motrice quotidienne (items des escaliers, de la position assise et du chaussage, saturations entre 0,55 et 0,75) ;
- Facteur 3 : Statut biomécanique passif (déformation axiale et index goniométrique d’amplitudes articulaires).
Les analyses selon le modèle de Rasch ont révélé des anomalies métrologiques dans le postulat d’additivité simple du HHS. En particulier, les domaines de la déformation et de l’amplitude articulaire présentent un ajustement médiocre (misfit) au modèle unidimensionnel de Rasch (valeurs d’infite et d’outfit MnSq > 1,4), car des patients peuvent recouvrer une fonction quasi parfaite et une absence totale d’algie malgré une perte mineure de rotation interne ou une légère attitude vicieuse. C’est pourquoi de nombreux méthodologistes préconisent d’analyser séparément les sous-scores de douleur et de fonction motrice plutôt que de se fier exclusivement au score global agrégé.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Outil mixte associant hétéro-évaluation clinique (examen physique par le médecin ou le kinésithérapeute) et hétéro-questionnaire/auto-déclaration guidée des capacités fonctionnelles.
- Format d’administration : Formulaire papier-crayon standardisé ou interface informatisée sur tablette clinique.
- Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes, incluant le temps de mesure goniométrique et l’examen de la marche.
- Période de référence : Les sept derniers jours précédant l’évaluation.
- Nombre d’items : 10 sections clinico-fonctionnelles regroupées en 4 sous-échelles fondamentales.
- Échelle de réponse : Differential weighted categorical point scale (Total score ranges from 0 to 100 points across Pain, Function, Deformity, and Range of Motion).
- Règles de cotation et répartition des points :
- Douleur (Pain) : Maximum de 44 points (6 catégories d’intensité et d’impact).
- Fonction (Function) : Maximum de 47 points, subdivisée en :
- Démarche (Gait) : Maximum 33 points (boiterie = 11 pts, support = 11 pts, distance parcourue = 11 pts).
- Activités fonctionnelles (Functional Activities) : Maximum 14 points (escaliers = 4 pts, mettre chaussettes/chaussures = 4 pts, position assise = 5 pts, transports collectifs = 1 pt).
- Absence de déformation (Absence of deformity) : Maximum de 4 points (tous les critères anatomiques doivent être simultanément validés).
- Amplitude articulaire (Range of motion) : Maximum de 5 points (calculé via la somme pondérée des arcs de mobilité goniométrique).
- Interprétation clinique des scores totaux :
- Moins de 70 points (< 70) : Résultat médiocre (Poor).
- 70 à 79 points : Résultat moyen ou passable (Fair).
- 80 à 89 points : Bon résultat (Good).
- 90 à 100 points : Excellent résultat (Excellent).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Le Harris Hip Score a été publié initialement en 1969 dans la revue américaine The Journal of Bone and Joint Surgery. Conformément aux usages historiques de l’édition scientifique médicale de cette époque, l’instrument clinique est considéré comme relevant du domaine public académique pour la pratique médicale courante et la recherche translationnelle non commerciale. Aucun droit de licence (fee) ni redevance financière n’est exigé pour son utilisation sur support clinique imprimé ou dans le cadre de protocoles d’investigation académique.
Les praticiens et chercheurs sont tenus de citer la publication originale du Dr William H. Harris (1969) lors de la publication de résultats s’appuyant sur cette échelle. Pour l’intégration dans des dispositifs médicaux numériques logiciels propriétaires ou des plateformes commerciales d’e-santé, il convient de vérifier les conditions de reproduction textuelle auprès des détenteurs des droits de l’article princeps (The Journal of Bone and Joint Surgery, Inc.).
12. Références / References
- Harris, W. H. (1969). Traumatic arthritis of the hip after dislocation and acetabular fractures: Treatment by mold arthroplasty. An end-result study using a new method of result evaluation. The Journal of Bone and Joint Surgery. American Volume, 51(4), 737–755. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/5783851/
- Kavlashvili, K., & Harris, W. H. (2014). The legacy of the Harris Hip Score. Hip International, 24(6), 535–541. https://doi.org/10.5301/hipint.5000185
- Mahomed, N. N., Liang, M. H., Cook, E. F., Daltroy, L. H., Fortin, P. R., Fossel, A. H., & Katz, J. N. (2001). The validity and responsiveness of the Oxford Hip Score and the Harris Hip Score in self-report and clinician-administered forms. The Journal of Bone and Joint Surgery. British Volume, 83(5), 779–782. https://doi.org/10.1302/0301-620X.83B5.0830779
- Nilsdotter, A., & Bremander, A. (2011). Measures of hip function and symptoms: Harris Hip Score (HHS), Hip Disability and Osteoarthritis Outcome Score (HOOS), Oxford Hip Score (OHS), and Western Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index (WOMAC). Arthritis Care & Research, 63(S11), S200–S207. https://doi.org/10.1002/acr.20549
- Shi, H. Y., Mau, L. W., Chiu, H. C., Wang, J. W., & Chen, C. C. (2014). Responsiveness and minimal important difference after total hip arthroplasty: A comparison of modified Harris Hip Score and WOMAC. The Journal of Arthroplasty, 29(1), 221–227. https://doi.org/10.1016/j.arth.2013.04.015
- Wamper, K. E., Sierevelt, I. N., Poolman, R. W., Bhandari, M., & Haverkamp, D. (2010). The Harris Hip Score: Do doctors and patients agree? An analysis of modern total hip arthroplasty patients. The Journal of Arthroplasty, 25(8), 1256–1260. https://doi.org/10.1016/j.arth.2009.08.016