1. Résumé / Abstract
Le Score de dépistage en vingt-deux items des symptômes psychiatriques (communément désigné sous l’appellation d’Échelle de Langner ou Langner 22) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation et d’entretien standardisé conçu initialement par le sociologue et épidémiologiste Thomas S. Langner en 1962. Élaboré dans le cadre de la célèbre étude épidémiologique de santé mentale urbaine de Midtown Manhattan (Midtown Manhattan Study), cet outil avait pour objectif fondamental de mesurer le degré d’altération psychiatrique (psychiatric impairment) et la détresse psychologique générale au sein de vastes populations non institutionnalisées, sans nécessiter une évaluation clinique psychiatrique exhaustive et coûteuse par un praticien.
L’instrument se compose de 22 items hétérogènes évaluant principalement des manifestations somatiques, psychophysiologiques, anxieuses, dépressives et des sentiments d’aliénation sociale. Les formats de réponse varient selon les items : choix dichotomiques (« Oui » / « Non »), échelles d’intensité ou de fréquence à trois ou quatre modalités (« Souvent », « Parfois », « Jamais » ; « Mauvais », « Passable », « Bon », « Trop bon »), complétés par des options pour le refus ou l’incertitude (« Ne sait pas », « Pas de réponse »). Pour la cotation clinique et épidémiologique, les items sont généralement dichotomisés en présence (1 point) ou absence (0 point) de symptôme pathologique, produisant un score total continu s’échelonnant de 0 à 22. Un seuil de coupure de 4 ou plus a historiquement été préconisé par Langner pour identifier les cas probables d’incapacité ou de trouble psychiatrique cliniquement significatif.
Sur le plan psychométrique, le Langner 22 présente une consistance interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,74 et 0,84 selon les populations étudiées, ainsi qu’une bonne stabilité temporelle test-retest. Bien que conçu à l’origine comme un indice unidimensionnel de morbidité psychiatrique générale, des décennies de recherches factorielles ont mis en évidence une structure multidimensionnelle sous-jacente comprenant la somatisation psychophysiologique, les affects dépressifs, l’anxiété motrice/tensionnelle et l’aliénation interpersonnelle. Malgré des controverses substantielles concernant sa contamination potentielle par des affections physiques organiques et des biais liés au statut socio-économique, l’échelle demeure un jalon classique dans l’histoire de la psychiatrie sociale et de l’épidémiologie psychiatrique.
2. Mots-clés / Keywords
Échelle de Langner, Langner 22, dépistage psychiatrique, détresse psychologique, épidémiologie psychiatrique, somatisation, Midtown Manhattan Study, santé mentale communautaire, altération fonctionnelle, psychométrie, validité de construit, troubles psychophysiologiques.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée par :
- Thomas S. Langner, Ph.D. : Sociologue médical et chercheur au Département de Psychiatrie du Cornell University Medical College (New York Hospital), New York, États-Unis. Il fut l’un des co-investigateurs principaux de l’équipe de recherche interdisciplinaire de la Midtown Manhattan Study dirigée par Leo Srole. Ses travaux pionniers ont porté sur l’étiologie sociale des désordres mentaux, la pauvreté, et les trajectoires de développement psychopathologique chez les enfants et les adultes.
Des travaux méthodologiques complémentaires majeurs ont été conduits par des collaborateurs et chercheurs affiliés au New York University Medical Center, à la Columbia University, ainsi qu’à la Harvard Medical School (notamment Richard I. Shader, Michael H. Ebert, Jerold S. Harmatz, Richard L. Meile et Lauren H. Seiler).
4. Objectif / Purpose
L’objectif principal du Score de dépistage en vingt-deux items de Langner est de fournir un indice d’évaluation rapide, économique et standardisé de l’altération psychiatrique globale (psychiatric impairment) applicable dans des enquêtes épidémiologiques en population générale. Au début des années 1960, l’évaluation de la santé mentale au sein des grandes cohortes se heurtait à un obstacle méthodologique majeur : l’impossibilité matérielle d’administrer des entretiens diagnostiques cliniques approfondis menés par des psychiatres à des milliers de répondants. Langner a donc extrait et raffiné ces 22 questions à partir d’un corpus initial de plus de 120 items explorés dans le cadre de l’étude métropolitaine de Manhattan, afin d’isoler les questions possédant la plus forte puissance discriminante entre les individus sains et les patients psychiatriques hospitalisés ou sévèrement atteints.
Sur le plan des applications cliniques et épidémiologiques, l’instrument a été conçu pour :
- Identifier la prévalence de la détresse psychologique non traitée dans les communautés urbaines et rurales.
- Servir d’outil de premier niveau (screening) pour orienter les individus vers des évaluations diagnostiques psychiatriques de seconde intention.
- Analyser les corrélations étiologiques et sociodémographiques liant la santé mentale aux déterminants structurels, tels que la classe sociale, le niveau de revenu, l’origine ethnique, le genre et l’isolement urbain.
- Évaluer les changements longitudinaux du bien-être psychologique au niveau d’une cohorte soumise à des stress environnementaux ou économiques.
D’un point de vue théorique et conceptuel, Langner n’envisageait pas cet instrument comme un outil de nosographie différentielle capable de distinguer formellement une schizophrénie d’un trouble panique ou d’une dépression caractérisée. La justification sous-jacente reposait sur l’hypothèse d’une dimension continue de « morbidité psychiatrique générale » ou de « détresse émotionnelle », traduite par des symptômes invalidants que le sujet reconnaît et rapporte spontanément. L’outil quantifie ainsi le retentissement subjectif et somatique de la détresse, postulant qu’un nombre élevé de symptômes auto-rapportés reflète une défaillance adaptative globale de l’organisme face au stress psychosocial.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit ciblé par l’échelle de Langner est le concept d’« altération psychiatrique » (psychiatric impairment), défini à l’époque comme une perturbation du fonctionnement personnel et social résultant de symptômes émotionnels, comportementaux et psychophysiologiques. Bien que Langner ait traité ce score comme un indice composite unidimensionnel, l’analyse minutieuse du contenu des 22 items révèle quatre domaines symptomatiques étroitement interconnectés :
1. Manifestations psychophysiologiques et somatisations cardiorespiratoires et digestives
Cette dimension regroupe des symptômes physiques ne relevant pas nécessairement d’une lésion organique identifiable, mais traduisant une hyperréactivité du système nerveux autonome face au stress chronique :
- Sensations d’épuisement physique généralisé : Sentiment récurrent de faiblesse corporelle (Item 1 : « I feel weak all over much of the time »).
- Manifestations vasomotrices et dysautonomiques : Bouffées de chaleur soudaines (Item 4), sueurs froides (Item 15) et sensations vertigineuses ou pertes de connaissance (Item 11).
- Symptômes cardiorespiratoires : Palpitations cardiaques perçues comme incommodantes (Item 5 : « heart beating hard ») et dyspnée d’effort inappropriée ou survenant au repos (Item 9 : « shortness of breath »).
- Troubles gastro-intestinaux et céphaliques : Acidité gastrique chronique (Item 13), céphalées récurrentes (Item 21) et sensation d’engorgement cérébral ou nasal (Item 17).
2. Dépression, anhédonie et inhibition psychomotrice
Cette composante explore l’altération de l’humeur, la perte de motivation vitale et l’inhibition de l’action :
- Inhibition comportementale : Incapacité prolongée de prendre en charge le quotidien par impossibilité de « se mettre en route » (Item 2 : « couldn’t get going »).
- Humeur dépressive : Moral chroniquement bas ou très bas (Item 3 : « low spirits »).
- Pessimisme, désespoir et perte de sens : Sentiment existentiel de futilité et doute sur la valeur de la vie (Item 22 : « wondering if anything is worthwhile anymore »), ainsi que détresse physique induite par les soucis personnels (Item 18).
3. Anxiété, hyperéveil et agitation psychomotrice
Ce pôle quantifie le niveau d’angoisse cognitive et l’état de vigilance pathologique :
- Agitation motrice et akathisie subjective : Incapacité physique de rester assis calmement sur une chaise (Item 7 : « great restlessness »).
- Inquiétude trait et tension psychologique : Identification à une personnalité soucieuse chronique (Item 8 : « worrying type ») et sentiment persistant de nervosité, d’irritabilité ou de crispation (Item 10).
- Tremblements périphériques : Tremblements involontaires des mains interférant avec les activités (Item 16).
- Perturbations biologiques du sommeil et de l’appétit : Insomnie d’endormissement ou de maintien (Item 12) et anorexie ou appétit perturbé (Item 6).
4. Sentiment d’aliénation, impuissance et dysfonction cognitive
Ce domaine capte la déconnexion sociale et le sentiment d’échec personnel :
- Isolement social subjectif : Sensation d’être isolé et à part, y compris au milieu d’amis proches (Item 19 : « feel somewhat apart even among friends »).
- Sentiment d’impuissance acquise : Impression que rien n’aboutit selon ses désirs (Item 20 : « Nothing ever turns out for me the way I want it to »).
- Troubles mnésiques perçus : Altération subjective des capacités mnésiques (Item 14, formulé positivement et inversé à la cotation).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique du Langner 22 s’enracine au croisement de la psychiatrie sociale américaine d’après-guerre, des théories du stress biologique de Hans Selye et de l’épidémiologie sociale structuraliste incarnée par Leo Srole et ses contemporains. Durant les années 1950 et 1960, le paradigme dominant de la psychopathologie publique postulait que les perturbations mentales étaient étroitement modulées par les conditions de vie socio-économiques, les tensions environnementales urbaines et la désorganisation sociale.
Dans la perspective de la Midtown Manhattan Study (Srole et al., 1962, 1978), la maladie mentale n’était pas envisagée selon des catégories d’entités morbides discontinues (comme le proposeront plus tard les classifications nosographiques telles que le DSM-III puis le DSM-5 de l’American Psychiatric Association), mais selon un modèle dimensionnel continu allant de la santé mentale optimale à l’incapacité invalidante totale. Cette conceptualisation reposait sur l’idée que les stresseurs sociaux agissent comme des forces érosives sur les mécanismes d’adaptation psychologique de l’individu.
Un autre fondement théorique sous-jacent est la doctrine psychosomatique d’inspiration psychodynamique et physiologique. Selon cette approche, l’anxiété refoulée ou non élaborée psychiquement s’exprime électivement à travers des équivalents somatiques et des voies de décharge neurovégétatives (tachycardie, spasmes gastro-intestinaux, sueurs, céphalées de tension). Par conséquent, l’observation des symptômes physiques fonctionnels était considérée par Langner comme une voie royale pour mesurer la charge d’angoisse et la faillite homéostatique chez des sujets qui ne verbalisent pas spontanément leurs conflits psychiques sous forme de plaintes affectives pures.
Enfin, le modèle intègre des éléments précurseurs de la théorie de l’anomie de Émile Durkheim et du concept d’aliénation sociale. Les items explorant le sentiment d’isolement parmi ses pairs (Item 19) ou le sentiment récurrent d’échec systématique (Item 20) traduisent l’effritement des liens communautaires et le sentiment d’inadéquation provoqué par les structures urbaines denses et compétitives.
7. Validité / Validity
La validité du Langner 22 a fait l’objet d’un examen empirique considérable au cours des décennies suivantes, suscitant à la fois de solides confirmations et des débats méthodologiques majeurs :
Validité de critère et discriminante initiale
Lors de sa construction, Langner (1962) a validé les 22 items en comparant un groupe de 150 patients psychiatriques hospitalisés ou suivis en ambulatoire avec un échantillon représentatif de 1 660 résidents de Manhattan. Les items sélectionnés étaient ceux qui discriminaient statistiquement les patients des non-patients au seuil de p < 0,01. En appliquant un seuil de coupure standardisé de 4 points ou plus (présence de 4 symptômes ou plus) :
- L’échelle identifiait correctement environ 84 % des patients psychiatriques connus (sensibilité élevée).
- Elle classait comme « perturbés » seulement environ 20 % de la population générale asymptomatique ou modérément adaptée.
Shader, Ebert et Harmatz (1971) ont corroboré ces résultats en administrant l’instrument à divers groupes cliniques, observant que le score moyen des patients psychiatriques était nettement supérieur à celui des témoins sains issus de la communauté (moyenne de 7,8 contre 2,9 respectivement).
Validité convergente
De nombreuses études ont démontré des corrélations modérées à fortes entre le score de Langner et d’autres instruments renommés de mesure de la détresse :
- Corrélations positives robustes (r compris entre 0,60 et 0,75) avec le General Health Questionnaire (GHQ-12 et GHQ-28) de Goldberg.
- Corrélations significatives (r = 0,65 à 0,72) avec l’échelle de dépression du CES-D (Center for Epidemiologic Studies Depression Scale).
- Cochrane (1980) a rapporté une corrélation de r = 0,71 entre le Langner 22 et le Symptom Rating Test (SRT), attestant d’une excellente convergence pour la détection des états névrotiques et anxio-dépressifs.
Controverses : Validité transculturelle et biais somatique
La validité de construit de l’échelle a fait l’objet de critiques rigoureuses, notamment par Meile (1972) et Seiler (1973). La critique centrale porte sur la prépondérance des symptômes physiques : l’instrument tend à surestimer le niveau de désordre psychiatrique chez les personnes âgées ou souffrant de maladies organiques chroniques réelles (par exemple, asthme, arthrite, insuffisance cardiaque), qui endossent positivement les items d’essoufflement, de faiblesse ou de tachycardie sans souffrir de psychopathologie. De plus, Johnson et Meile (1981) ont souligné que les classes socio-économiques défavorisées expriment plus fréquemment leur détresse par des canaux somatiques, ce qui peut engendrer un biais de mesure artefactuel lors des comparaisons entre classes sociales.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité du score de Langner ont été documentées à travers divers échantillons internationaux :
Consistance interne
Bien que l’hétérogénéité des symptômes (mélangeant sueurs froides, humeur dépressive et problèmes de mémoire) réduise théoriquement l’intercorrélation stricte des items, les études psychométriques rapportent des niveaux de consistance interne acceptables pour un instrument de dépistage général :
- Le coefficient alpha de Cronbach se situe généralement dans une fourchette de 0,74 à 0,84 selon les sous-populations étudiées.
- Dans l’analyse comparative de Cochrane (1980) au Royaume-Uni, l’alpha a été évalué à 0,81 au sein d’une cohorte communautaire large.
- La formule 20 de Kuder-Richardson (KR-20), adaptée aux items dichotomisés, a mis en évidence des indices oscillant entre 0,76 et 0,82.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest s’est avérée satisfaisante dans des intervalles de temps courts à modérés :
- À un intervalle de deux à quatre semaines, les coefficients de corrélation test-retest (r de Pearson ou coefficient de corrélation intraclasse) varient entre 0,75 et 0,86.
- Cette stabilité démontre que l’instrument capte une disposition symptomatique relativement durable plutôt qu’une simple fluctuation émotionnelle passagère de l’humeur horaire, tout en demeurant sensible aux améliorations cliniques consécutives à une prise en charge thérapeutique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Bien que Thomas Langner ait conçu le test comme une échelle univariée d’incapacité globale, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) publiées ultérieurement ont systématiquement rejeté l’unidimensionnalité pure du score au profit d’une structure multidimensionnelle.
Structures factorielles identifiées
Les travaux de Seiler (1973), de Meile (1972), ainsi que les réanalyses empiriques de Johnson et Meile (1981) ont isolé entre 3 et 4 facteurs principaux expliquant environ 45 % à 55 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Symptômes psychophysiologiques et somatiques autonomes. Ce facteur sature fortement sur les items 4 (bouffées de chaleur, saturations > 0,55), 5 (palpitations, saturations > 0,60), 9 (essoufflement, saturations > 0,58), 11 (pertes de connaissance), 13 (acidité gastrique) et 15 (sueurs froides, saturations > 0,62).
- Facteur 2 : Affects dépressifs et inhibition de l’élan vital. Ce facteur capture l’inertie et le désespoir avec de fortes saturations sur les items 2 (incapacité de se mettre en route, > 0,65), 3 (moral bas, > 0,70) et 22 (futilité de l’existence, > 0,64).
- Facteur 3 : Anxiété psychique et tension motrice. Ce facteur regroupe les items d’hypervigilance et de nervosité, notamment l’item 7 (incapacité à rester assis, > 0,59), l’item 8 (tempérament inquiet, > 0,52), l’item 10 (nervosité/irritabilité, > 0,66) et l’item 16 (tremblements des mains, > 0,50).
- Facteur 4 : Aliénation sociale et sentiment d’impuissance. Ce facteur isole l’isolement affectif (Item 19, > 0,61) et la frustration chronique des désirs personnels (Item 20, > 0,57).
Ces résultats démontrent que si le score global total conserve une valeur d’alerte épidémiologique en tant qu’indicateur agrégé de morbidité, il masque des profils psychopathologiques qualitatifs distincts pouvant différer selon l’âge, le genre ou l’appartenance socioculturelle des sujets examinés.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire de dépistage standardisé, administrable sous forme d’hétéro-questionnaire en face-à-face, d’entretien téléphonique ou d’auto-questionnaire papier/numérique.
- Format : 22 questions verbales directes rédigées en langage courant simple.
- Nombre d’items : 22 items.
- Format de réponse :
- Items dichotomiques simples : « Yes » (Oui) / « No » (Non) (Items 1, 2, 4, 7, 8, 13, 14, 17, 18, 19, 20, 22).
- Échelles de fréquence à trois modalités : « Often » (Souvent) / « Sometimes » (Parfois) / « Never » (Jamais) (Items 5, 9, 10, 12, 15, 16, 21).
- Échelle d’évaluation de l’humeur à quatre modalités : « High » / « Good » / « Low » / « Very Low » (Item 3).
- Échelle d’appétit à quatre modalités : « Poor » / « Fair » / « Good » / « Too Good » (Item 6).
- Échelle de fréquence d’évanouissement : « Never » / « A few times » / « More than a few times » (Item 11).
- Options neutres standardisées : « DK » (Don’t Know / Ne sait pas) et « NA » (No Answer / Pas de réponse) disponibles pour l’ensemble des questions.
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Chaque réponse symptomatique pathologique reçoit 1 point ; l’absence de symptôme reçoit 0 point. Les réponses neutres (« Don’t Know », « No Answer ») reçoivent 0 point.
- Items cotés 1 si « Yes » : Items 1, 2, 4, 7, 8, 13, 17, 18, 19, 20, 22.
- Item inversé coté 1 si « No » : Item 14 (la mémoire ne semble pas bonne).
- Items cotés 1 si « Often » ou « Sometimes » : Items 5, 9, 10, 12, 15, 16, 21 (dans la cotation classique de Langner, « Souvent » donne invariablement 1 point ; selon les seuils stricts ou modérés de certaines études, « Parfois » peut être inclus ou exclu du comptage pathologique ; la règle princeps de Langner attribue 1 point à toute présence positive du symptôme, y compris « Sometimes » pour la plupart de ces questions).
- Item 3 coté 1 si : « Low » ou « Very Low ».
- Item 6 coté 1 si : « Poor ».
- Item 11 coté 1 si : « A few times » ou « More than a few times ».
- Interprétation globale : Score total variant de 0 à 22 points. Un score composite égal ou supérieur à 4 points délimite historiquement le seuil d’altération psychiatrique probable (caseness).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de parution initiale : 1962 (publication de l’article princeps par Thomas S. Langner dans le Journal of Health and Human Behavior).
- Statut des droits d’auteur et licence : L’échelle de Langner 22 a été publiée dans la littérature scientifique académique libre de droits commerciaux directs. Elle fait partie du domaine public scientifique à des fins de recherche fondamentale, d’enseignement académique et d’enquêtes épidémiologiques non lucratives.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit. Aucun paiement de redevance ni achat de matériel breveté n’est exigé pour l’administration de l’échelle originale.
- Conditions d’utilisation : Les chercheurs et cliniciens sont tenus de citer la publication princeps de Thomas S. Langner (1962) et les travaux méthodologiques associés lors de la diffusion de leurs travaux. L’utilisation clinique diagnostique individuelle nécessite une validation par un professionnel qualifié en santé mentale.
12. Références / References
Les publications fondatrices et études critiques relatives à l’échelle sont répertoriées ci-dessous :
- Cochrane, R. (1980). A comparative evaluation of the Symptom Rating Test and the Langner 22-item index for use in epidemiological surveys. Psychological Medicine, 10(1), 115–124. https://doi.org/10.1017/s0033291700039659
- Johnson, D. R., & Meile, R. L. (1981). Does dimensionality bias in Langner’s 22-item index affect the validity of social status comparisons? An empirical investigation. Journal of Health and Social Behavior, 22(4), 415–433. https://doi.org/10.2307/2136682
- Langner, T. S. (1962). A twenty-two item screening score of psychiatric symptoms indicating impairment. Journal of Health and Human Behavior, 3(4), 269–276. https://doi.org/10.2307/2948737
- McDowell, I. (2006). Measuring Health: A Guide to Rating Scales and Questionnaires (3rd ed.). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195165678.001.0001
- Meile, R. L. (1972). The 22-item index of psychophysiological disorder: Psychological or organic symptoms? Social Science & Medicine, 6(1), 125–135. https://doi.org/10.1016/0037-7856(72)90013-x
- Seiler, L. H. (1973). The 22-item scale used in field studies of mental illness: A question of method, a question of substance, and a question of theory. Journal of Health and Social Behavior, 14(3), 252–264. https://doi.org/10.2307/2136776
- Shader, R. I., Ebert, M. H., & Harmatz, J. S. (1971). Langner’s Psychiatric Impairment Scale: A short screening device. American Journal of Psychiatry, 128(5), 596–601. https://doi.org/10.1176/ajp.128.5.596
- Srole, L., Langner, T. S., Michael, S. T., Opler, M. K., & Rennie, T. A. C. (1962). Mental Health in the Metropolis: The Midtown Manhattan Study (Vol. 1). McGraw-Hill.
- Srole, L., Langner, T. S., Michael, S. T., Kirkpatrick, P., Opler, M. K., & Rennie, T. A. C. (1978). Mental Health in the Metropolis: The Midtown Manhattan Study (Rev. ed.). New York University Press.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
-
I feel weak all over much of the time.
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
I have had periods of days‚ weeks or months when I couldn’t take care of things because I couldn’t “get going.”
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
In general‚ would you say that most of the time you are in high (very good) spirits‚ good spirits‚ low spirits‚ or very low spirits?
(1) High‚ (2) Good‚ (3) Low‚ (4) Very Low‚ (5) DK‚ (6) NA -
Every so often I suddenly feel hot all over.
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
Have you ever been bothered by your heart beating hard? Would you say: often‚ sometimes‚ or never?
(1) Often‚ (2) Sometimes‚ (3) Never‚ (4) DK‚ (5) NA -
Would you say your appetite is poor‚ fair‚ good or too good?
(1) Poor‚ (2) Fair‚ (3) Good‚ (4) Too Good‚ (5) DK‚ (6) NA -
I have periods of such great restlessness that I cannot sit long in a chair (cannot sit still very long).
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
Are you the worrying type (a worrier)?
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
Have you ever been bothered by shortness of breath when you were not exercising or working hard? Would you say: often‚ sometimes‚ or never?
(1) Often‚ (2) Sometimes‚ (3) Never‚ (4) DK‚ (5) NA -
Are you ever bothered by nervousness (irritable‚ fidgety‚ tense)? Would you say: often‚ sometimes‚ or never?
(1) Often‚ (2) Sometimes‚ (3) Never‚ (4) DK‚ (5) NA -
Have you ever had any fainting spells (lost consciousness)? Would you say: never‚ a few times‚ or more than a few times?
(1) Never‚ (2) A few times‚ (3) More than a few times‚ (4) DK‚ (5) NA -
Do you ever have any trouble in getting to sleep or staying asleep? Would you say: often‚ sometimes‚ or never?
(1) Often‚ (2) Sometimes‚ (3) Never‚ (4) DK‚ (5) NA -
I am bothered by acid (sour) stomach several times a week.
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
My memory seems to be all right (good).
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
Have you ever been bothered by “cold sweats”? Would you say: often‚ sometimes‚ or never?
(1) Often‚ (2) Sometimes‚ (3) Never‚ (4) DK‚ (5) NA -
Do your hands ever tremble enough to bother you? Would you say: often‚ sometimes‚ or never?
(1) Often‚ (2) Sometimes‚ (3) Never‚ (4) DK‚ (5) NA -
There seems to be a fullness (clogging) in my head or nose much of the time.
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
I have personal worries that get me down physically (make me physically ill).
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
Do you feel somewhat apart even among friends (apart‚ isolated‚ alone)?
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
Nothing ever turns out for me the way I want it to (turns out‚ happens‚ comes about‚ i.e.‚ my wishes aren’t fulfilled).
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA -
Are you ever troubled with headaches or pains in the head? Would you say: often‚ sometimes‚ or never?
(1) Often‚ (2) Sometimes‚ (3) Never‚ (4) DK‚ (5) NA -
You sometimes can’t help wondering if anything is worthwhile anymore.
(1) Yes‚ (2) No‚ (3) DK‚ (4) NA
Note de codage : “DK” = Don’t Know (Ne sait pas) ; “NA” = No Answer (Pas de réponse).