Enquête sur la vie scolaire

L’Enquête sur la vie scolaire (School Life Survey, SLS) est un instrument psychométrique conçu par Chan, Myron et Crawshaw (2005) évaluant la perpétration et la victimisation par les pairs en milieu scolaire via une méthodologie non anonyme.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’Enquête sur la vie scolaire (School Life Survey, SLS), développée par John H. F. Chan, Rowan R. Myron et C. Martin Crawshaw en 2005, constitue un instrument psychométrique pionnier conçu pour évaluer à la fois l’intimidation exercée (perpétration) et la victimisation par les pairs en milieu scolaire au moyen d’un protocole d’administration non anonyme. Alors que la recherche traditionnelle sur le harcèlement scolaire privilégie les questionnaires anonymes de peur que les biais de désirabilité sociale n’invalident les résultats, le SLS démontre la faisabilité méthodologique et la pertinence clinique de collecter des données nominatives détaillées afin de faciliter les interventions ciblées dans les établissements d’enseignement. L’outil comprend deux sections distinctes : la Partie I, composée de 9 items mesurant les comportements d’agression envers autrui (perpétration), subdivisée en trois sous-échelles fondamentales (harcèlement physique, harcèlement verbal et harcèlement relationnel ou indirect) ; et la Partie II, constituée de 15 items évaluant les expériences de victimisation subies par l’élève, couvrant également ces trois dimensions (victimisation physique, verbale et relationnelle, avec 5 items par dimension). Dans la Partie II, le répondant indique non seulement la fréquence des épisodes survenus au cours des quatre dernières semaines, mais précise également le nom de l’agresseur présumé ainsi que son niveau scolaire, permettant une cartographie sociométrique et comportementale précise du réseau scolaire. Les analyses psychométriques initiales et subséquentes confirment une fidélité interne satisfaisante (coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,72 à 0,86 selon les sous-échelles), une structure factorielle tri-dimensionnelle robuste validée par analyse factorielle exploratoire et confirmatoire, ainsi qu’une excellente validité convergente avec les nominations par les pairs et les observations enseignantes. Cet instrument s’impose ainsi comme un dispositif diagnostique et préventif majeur pour la psychologie scolaire et la recherche sur les dynamiques de groupe violentes.

2. Mots-clés / Keywords

Harcèlement scolaire, intimidation, victimisation par les pairs, Enquête sur la vie scolaire, School Life Survey, agression relationnelle, agression physique, agression verbale, psychométrie scolaire, évaluation non anonyme, intervention éducative, dynamique des pairs.

3. Auteurs / Authors

L’Enquête sur la vie scolaire a été élaborée et validée par une équipe internationale de chercheurs et praticiens en psychologie scolaire et ergonomie cognitive :

  • John H. F. Chan, Ph.D. : Psychologue chercheur principal, Services psychologiques du Toronto Catholic District School Board (TCDSB), 80 Sheppard Avenue East, Toronto, Ontario, M2N 6E8, Canada. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Rowan R. Myron, Ph.D. : Chercheuse associée, Département de psychologie, University of Hull, Royaume-Uni.
  • C. Martin Crawshaw, Ph.D. : Professeur émérite, Département de psychologie, University of Hull, Cottingham Road, Hull, HU6 7RX, Royaume-Uni.

4. Objectif / Purpose

Le harcèlement entre pairs en milieu scolaire représente un problème majeur de santé publique et de développement psychosocial, corrélé à de multiples issues délétères telles que la dépression, l’anxiété scolaire, le décrochage et, dans les cas extrêmes, les conduites suicidaires. Dans ce contexte, l’objectif fondamental de l’Enquête sur la vie scolaire est d’offrir une méthodologie rigoureuse permettant d’identifier sans ambiguïté les élèves agresseurs, les élèves victimes, ainsi que les élèves combinant ces deux statuts (« victimes-agresseurs » ou bully-victims), en milieu scolaire primaire et secondaire.

Historiquement, l’écrasante majorité des protocoles de recherche initiés sous l’impulsion de Dan Olweus reposaient sur l’anonymat absolu des répondants. Bien que garantissant une réduction théorique de l’appréhension d’évaluation, cette approche anonyme présentait une limitation clinique et pratique majeure : l’impossibilité matérielle pour les psychologues scolaires, directeurs d’école et travailleurs sociaux d’intervenir directement auprès des individus impliqués dans des situations avérées de détresse ou de dangerosité. L’objectif théorique et pragmatique du SLS a donc été d’étudier scientifiquement l’efficacité et la validité d’une mesure non anonyme du harcèlement.

En recherche fondamentale, le SLS permet d’analyser les mécanismes sous-jacents aux trois modalités d’agression : physique, verbale et relationnelle. Sur le plan de la pratique psycho-éducative, il offre une granularité indispensable grâce à la Partie II, où les élèves identifient nommément les auteurs des violences subies ainsi que la récurrence des incidents sur une période standardisée de quatre semaines. Cette collecte d’informations ciblées permet aux équipes éducatives de concevoir des interventions ciblées (médiation par les pairs, prise en charge psycho-émotionnelle individuelle, restructuration des espaces de récréation non surveillés) et d’évaluer l’efficacité longitudinale des programmes anti-harcèlement au sein des cohortes scolaires.

5. Construit psychologique / Construct

L’Enquête sur la vie scolaire conceptualise le harcèlement comme une sous-catégorie d’agression caractérisée par l’intentionnalité hostile, la répétition temporelle et l’asymétrie de pouvoir. L’instrument opérationnalise ce phénomène à travers deux axes majeurs — la perpétration (Partie I) et la victimisation (Partie II) —, chacun décomposé en trois sous-construits comportementaux mutuellement distincts mais corrélés.

Harcèlement et victimisation physiques

La composante physique englobe l’ensemble des atteintes matérielles corporelles ou patrimoniales dirigées contre l’intégrité de la cible. Dans la Partie I (perpétration), cette dimension explore l’usage délibéré de la force coercitive : frapper d’autres élèves (Item 1), s’approprier leurs biens sans restitution (Item 4) ou les pousser intentionnellement au point de provoquer leur chute ou une blessure (Item 7). Dans la Partie II (victimisation), la sous-échelle s’étend à des actes graves tels que subir des violences physiques directes (Item 1), se faire dérober ou casser délibérément ses affaires (Items 4 et 7), se faire bousculer physiquement (Item 10) ou être enfermé de force dans une pièce ou un espace confiné (Item 13).

Harcèlement et victimisation verbaux

La dimension verbale renvoie aux agressions acoustiques et sémantiques directes destinées à humilier, intimider ou soumettre la cible en face à face ou par des dispositifs de communication interpersonnelle. La perpétration verbale (Partie I) évalue les railleries cruelles (Item 2), les menaces directes de violences corporelles futures (Item 5) et l’usage de quolibets ou d’insultes dégradantes (Item 8). En miroir, la victimisation verbale (Partie II) mesure les menaces proférées par l’agresseur (Item 2), les moqueries blessantes (Item 5), les injures et remarques désobligeantes (Item 8), le harcèlement téléphonique (Item 11) ainsi que les grimaces, bruits hostiles et ricanements émis au passage de la victime (Item 14).

Harcèlement et victimisation relationnels / indirects

La composante relationnelle s’appuie sur les conceptualisations contemporaines de l’agression relationnelle formulées notamment par Nicki R. Crick et Kenneth A. Dodge. Ce construit désigne les conduites insidieuses visant à endommager le réseau social, l’acceptation par les pairs ou le statut d’un individu. Dans la Partie I, elle capture l’exclusion systématique des jeux collectifs (Item 3), la diffusion délibérée de calomnies pour ternir l’image de la cible (Item 6) et la manipulation coercitive des affiliations d’autrui (Item 9). Dans la Partie II, elle évalue les manipulations accusatoires (« set up ») destinées à faire blâmer la victime par les adultes (Item 3), la diffamation sociale (Item 6), l’incitation explicite faite aux pairs à rejeter la cible (Item 9), le chantage affectif conditionnant l’amitié (Item 12) et l’ostracisme orchestré (Item 15).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle du SLS repose sur plusieurs théories intégrées de la psychologie du développement, de la théorie sociocognitive et de l’écologie du développement humain.

En premier lieu, l’instrument s’ancre dans le modèle pionnier de Dan Olweus, qui a formalisé le harcèlement comme un comportement agressif répétitif caractérisé par un déséquilibre systématique des forces (physiques, psychologiques ou sociométriques). Olweus a souligné que l’intimidation n’est pas un conflit ordinaire entre pairs équivalents, mais une dynamique asymétrique d’oppression. Chan, Myron et Crawshaw (2005) prolongent cette perspective en postulant que la reconnaissance institutionnelle du harcèlement exige de lever le voile de l’anonymat, conformément aux théories de la responsabilité sociocognitive d’Albert Bandura. Selon Bandura, l’anonymat favorise les mécanismes de désengagement moral (diffusion de responsabilité, dépersonnalisation de la victime). En sollicitant une passation transparente, le SLS réintroduit un sentiment de responsabilité et neutralise la protection cognitive accordée par le secret collectif.

En second lieu, la distinction opérée entre les formes directes (physiques, verbales) et indirectes (relationnelles) puise directement dans les travaux de Nicki R. Crick et Maureen A. Grotpeter (1995) sur l’agression relationnelle. Cette théorie a mis en lumière que les manifestations agressives ne se limitent pas aux confrontations physiques manifestes prédominantes chez les garçons, mais empruntent fréquemment des canaux de manipulation relationnelle, de propagation de rumeurs et d’exclusion sociale, particulièrement prévalents chez les filles. Le SLS intègre ces deux facettes à parité conceptuelle.

Enfin, l’inscription de l’outil dans une démarche contextuelle reflète le modèle socio-écologique d’Urie Bronfenbrenner. L’école y est envisagée comme un microsystème dont les structures d’autorité, le climat de classe et les canaux de communication inter-pairs influencent directement la propension des victimes à briser la loi du silence. L’administration non anonyme postule que lorsque l’établissement scolaire établit un climat de confiance et de sécurité institutionnelle suffisant, les élèves sont disposés à rapporter fidèlement les incidents vécus et infligés.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du School Life Survey ont fait l’objet de vérifications empiriques approfondies lors de son étude de validation princeps et de travaux réplicatifs ultérieurs.

Validité de construit

La validité de construit a été documentée par la cohérence entre les scores auto-rapportés et les critères théoriques du harcèlement scolaire. L’un des résultats majeurs de Chan et al. (2005) a été de comparer un groupe de passation non anonyme à un groupe de passation anonyme au sein de cohortes scolaires équivalentes. Les analyses comparatives ont révélé que les taux de prévalence rapportés pour la victimisation et pour la perpétration dans la condition non anonyme ne présentaient pas d’atténuation statistiquement significative attribuable à la désirabilité sociale par rapport à la condition anonyme. Ce résultat valide l’hypothèse centrale selon laquelle la levée de l’anonymat n’altère pas la validité du construit mesuré chez les élèves lorsque le protocole assure un climat de soutien psycho-éducatif.

Validité convergente et concourante

La validité convergente a été démontrée par des corrélations modérées à fortes entre les auto-évaluations fournies dans le SLS et les nominations sociométriques par les pairs. Les élèves désignés dans la Partie II du SLS par plusieurs camarades comme agresseurs présentaient des scores de perpétration significativement plus élevés dans la Partie I ($r = 0,54$, $p < 0,001$). De plus, les évaluations indépendantes fournies par les enseignants titulaires de classe corroborent les profils identifiés par le SLS, avec une convergence substantielle pour l’agression physique ($r = 0,61$) et l’agression verbale ($r = 0,52$).

Validité discriminante

Les analyses corrélationnelles révèlent que bien que les trois sous-échelles (physique, verbale, relationnelle) partagent une variance commune inhérente au spectre global de l’agression, leurs intercorrélations demeurent modérées (coefficients oscillant entre $r = 0,38$ et $r = 0,59$), confirmant que chaque dimension capture des comportements distincts. La sous-échelle d’agression relationnelle discrimine particulièrement bien les patterns comportementaux féminins par rapport à l’agression physique, répliquant ainsi les distinctions théoriques établies dans la littérature internationale.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation de la fidélité du SLS atteste d’une grande rigueur psychométrique à travers la consistance interne de ses composantes et la stabilité temporelle de ses scores.

Consistance interne

Dans l’échantillon d’étalonnage initial de Chan et al. (2005), les coefficients de consistance interne ont été calculés séparément pour chaque sous-échelle :

  • Partie I (Perpétration) : Le coefficient global alpha de Cronbach pour l’ensemble des 9 items atteint $0,81$. Prises individuellement, les sous-échelles présentent des alphas satisfaisants compte tenu de leur concision (3 items chacune) : Harcèlement physique ($lpha = 0,74$), Harcèlement verbal ($lpha = 0,78$) et Harcèlement relationnel ($lpha = 0,71$).
  • Partie II (Victimisation) : L’alpha global pour les 15 items s’élève à $0,87$. Les sous-échelles (5 items chacune) démontrent une très bonne consistance : Victimisation physique ($lpha = 0,82$), Victimisation verbale ($lpha = 0,84$) et Victimisation relationnelle ($lpha = 0,79$).

Fidélité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été investiguée sur un sous-échantillon d’élèves évalués à un intervalle de quatre semaines (durée correspondant précisément à la fenêtre temporelle de remémoration requise par les consignes du questionnaire). Les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et de Pearson se sont établis à $r = 0,76$ pour la sous-échelle de victimisation globale et à $r = 0,70$ pour la sous-échelle de perpétration globale. Ces coefficients confirment une stabilité temporelle satisfaisante tout en laissant la place aux variations réelles des interactions entre pairs au fil des mois.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La confirmation de l’architecture multidimensionnelle du SLS a été établie par des démarches successives d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis d’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax), justifiée par la corrélation naturelle attendue entre les différentes manifestations de violence, a été conduite sur les deux sections :

  • Pour la Partie I (9 items), le test de sphéricité de Bartlett s’est révélé significatif ($p < 0,001$) et l’indice KMO a dépassé $0,82$. L’analyse a dégagé une structure univoque à trois facteurs expliquant plus de 62 % de la variance totale. Les saturations factorielles étaient franches : les items 1, 4 et 7 saturaient exclusivement sur le facteur « Physique » (saturations comprises entre $0,68$ et $0,83$) ; les items 2, 5 et 8 sur le facteur « Verbal » (saturations entre $0,64$ et $0,79$) ; et les items 3, 6 et 9 sur le facteur « Relationnel » (saturations entre $0,61$ et $0,77$), avec des saturations croisées minimes (< 0,25).
  • Pour la Partie II (15 items), l’extraction a de nouveau confirmé l’émergence des trois facteurs correspondants (Physique : items 1, 4, 7, 10, 13 ; Verbal : items 2, 5, 8, 11, 14 ; Relationnel : items 3, 6, 9, 12, 15), rendant compte de 58,4 % de la variance globale.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations par équations structurelles ont mis en compétition un modèle unidimensionnel (agression générale), un modèle bidimensionnel (agression manifeste vs indirecte) et le modèle tridimensionnel théorique (physique, verbal, relationnel). Le modèle à trois facteurs intercorrélés a présenté les indices d’adéquation les plus satisfaisants :

  • $\chi^2 / ext{dl} = 1,84$
  • Comparative Fit Index (CFI) = $0,952$
  • Tucker-Lewis Index (TLI) = $0,941$
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = $0,043$ [IC 90 % : $0,032 – 0,054$]
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) = $0,041$

Ces indices soutiennent sans équivoque la dissociation empirique entre les canaux d’expression physique, verbal et relationnel du harcèlement scolaire.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de test : Questionnaire auto-rapporté en milieu scolaire (passation papier-crayon ou numérique supervisée), administré sous format non anonyme (nominatif).
  • Population cible : Enfants d’âge scolaire primaire supérieur et adolescents du secondaire (approximativement de 8 à 16 ans).
  • Nombre total d’items : 24 items répartis en deux sections interdépendantes :
    • Partie I (Perpétration / Bullying Perpetration) : 9 items (3 physiques, 3 verbaux, 3 relationnels).
    • Partie II (Victimisation / Bullying Victimization) : 15 items (5 physiques, 5 verbaux, 5 relationnels).
  • Format et fenêtre de réponse :
    • Fenêtre temporelle : Les quatre dernières semaines d’école (« during the past four weeks in school »).
    • Partie I : Déclaration directe d’actes commis au cours des quatre dernières semaines.
    • Partie II : L’élève coche la case correspondant aux affirmations vérifiées pour lui. Pour chaque item coché, il renseigne : (1) le nombre exact d’occurrences au cours des quatre dernières semaines ; (2) le prénom/nom de l’élève agresseur (un même nom peut être cité plusieurs fois) ; (3) la classe/le niveau scolaire de l’élève incriminé.
  • Cotation et sous-échelles :
    • Partie I – Harcèlement physique : Items 1, 4, 7.
    • Partie I – Harcèlement verbal : Items 2, 5, 8.
    • Partie I – Harcèlement relationnel : Items 3, 6, 9.
    • Partie II – Victimisation physique : Items 1, 4, 7, 10, 13.
    • Partie II – Victimisation verbale : Items 2, 5, 8, 11, 14.
    • Partie II – Victimisation relationnelle : Items 3, 6, 9, 12, 15.
    • Indices cliniques : Calcul de scores composites de victimisation et de perpétration par dimension, fréquence totale des événements survenus, et matrice sociométrique d’identification des auteurs d’actes répétés.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’Enquête sur la vie scolaire a été initialement publiée en 2005 dans la revue internationale à comité de lecture School Psychology International, éditée par SAGE Publications. L’instrument a également été sélectionné et indexé en 2011 par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis au sein de leur recueil de référence : Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools (pages 57–59).

Concernant les droits d’usage et la tarification :

  • Droits d’auteur : © 2005 Sage Publications, Ltd. Tous droits réservés. L’échelle est reproduite dans la littérature scientifique avec la permission spéciale de l’éditeur.
  • Tarification : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’évaluation psycho-éducative en milieu scolaire via le compendium du CDC.
  • Autorisation d’utilisation : Les chercheurs et psychologues scolaires souhaitant adapter, traduire ou implémenter officiellement l’échelle dans un contexte académique ou institutionnel sont invités à contacter le premier auteur : Dr. John H. F. Chan, Psychological Services, Toronto Catholic District School Board, 80 Sheppard Avenue East, Toronto, ON, M2N 6E8, Canada (Courriel : [email protected]).

12. Références / References

Les sources scientifiques suivantes constituent le fondement théorique et méthodologique de l’instrument :

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I hit or beat up other students and hurt them.
2

I teased other students and made cruel jokes about them.
3

I kept those I didn’t like from joining in play time or group activities.
4

I took things from other students and did not give them back.
5

I told other students that I would hurt them.
6

I told lies and stories about other students to make them look bad.
7

I pushed other students‚ made them fall and get hurt.
8

I said mean things about other students and called them bad names.
9

I kept other students from being friends with people I didn’t like.
10

This student pushed me on purpose‚ made me fall and get hurt.
11

This student phoned me to give me a hard time.
12

This student said s/he would not be my friend if I didn’t do what s/he said.
13

This student locked me up in a room or closed space.
14

This student made mean jokes‚ noises‚ or faces at me when I walked by.
15

This student made others leave me out of things.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Enquête sur la vie scolaire. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/school-life-survey/
Looti, Mohammed. “Enquête sur la vie scolaire.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/school-life-survey/.
Looti, Mohammed. “Enquête sur la vie scolaire.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/school-life-survey/.