1. Résumé / Abstract
L’échelle Safe Dates — Psychological Violence Victimization (Échelle de victimisation par la violence psychologique de Safe Dates) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour évaluer la fréquence et la sévérité des comportements d’agression psychologique et de contrôle coercitif subis par les adolescents au sein de leurs relations amoureuses (adolescent dating violence). Développée initialement par la professeure Vangie A. Foshee et ses collaborateurs à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill dans le cadre du projet d’intervention préventive Safe Dates, cette échelle est composée de 14 items formulés sous forme de comportements explicites et observables. Les répondants indiquent la fréquence à laquelle leur partenaire amoureux a exercé ces actes au cours d’une période donnée (généralement au cours de la dernière année ou de la relation actuelle), selon une échelle de réponse ordinale en quatre points allant de 0 (« Jamais » / Never) à 3 (« Très souvent » / Very Often).
Le score global est obtenu en sommant les scores des 14 items, produisant une note brute théorique allant de 0 à 42 points. Selon le protocole standardisé publié notamment dans le recueil d’outils du Center for Disease Control and Prevention (CDC), ce score brut peut être recodé en quatre niveaux catégoriels de gravité clinique : absence de victimisation (score de 0), abus psychologique léger (scores de 1 à 5), abus psychologique modéré (scores de 6 à 9), et abus psychologique sévère (score de 10 et plus). D’un point de vue psychométrique, l’instrument présente une consistance interne robuste avec des coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,80 et 0,88 selon les échantillons adolescents étudiés. L’outil démontre une excellente validité de construit, une validité convergente attestée par ses corrélations positives avec la victimisation physique, les symptômes dépressifs, l’anxiété et la consommation de substances, ainsi qu’une fidélité test-retest adéquate dans le cadre d’études longitudinales d’intervention en milieu scolaire.
2. Mots-clés / Keywords
Violence dans les relations amoureuses des adolescents, victimisation psychologique, maltraitance émotionnelle, contrôle coercitif, Safe Dates, évaluation psychométrique, santé publique, relations de couple à l’adolescence, abus verbal, prévention scolaire.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en santé publique, en psychologie sociale et en biostatistique :
- Vangie A. Foshee, Ph.D. : Professeure émérite au Département de comportement de santé (Department of Health Behavior) de la Gillings School of Global Public Health, Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (UNC-Chapel Hill). Pionnière de la recherche interventionnelle sur la violence chez les jeunes et conceptrice principale du programme Safe Dates.
- Karl E. Bauman, Ph.D. : Professeur de santé publique et de comportement de santé à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Expert reconnu dans les méthodologies d’évaluation des programmes de prévention des comportements à risque chez les adolescents.
- Ximena B. Arriaga, Ph.D. : Professeure de psychologie sociale au Département des sciences psychologiques de l’Université Purdue (Purdue University). Spécialiste des processus relationnels dyadiques, de l’attachement et de la dynamique du pouvoir au sein des relations de couple.
- Ronald W. Helms, Ph.D. : Professeur au Département de biostatistique de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, spécialisé dans les modèles linéaires mixtes et l’analyse longitudinale des essais contrôlés randomisés.
- Gary G. Koch, Ph.D. : Professeur de biostatistique à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, autorité internationale en analyse statistique non paramétrique et modélisation catégorielle.
- G. Fletcher Linder, Ph.D. : Chercheur associé en anthropologie médicale et santé publique, ayant contribué à la phase initiale de collecte de données et d’opérationnalisation des comportements relationnels chez les adolescents.
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier de l’échelle de victimisation par la violence psychologique de Safe Dates est de quantifier avec précision l’exposition des adolescents à des formes non physiques d’abus relationnel au sein de leurs fréquentations sentimentales. Historiquement, la recherche sur la violence entre partenaires intimes (Intimate Partner Violence – IPV) s’est concentrée sur les violences physiques et sexuelles visibles chez les populations adultes. Or, les données épidémiologiques contemporaines démontrent sans équivoque que la violence psychologique constitue non seulement la forme la plus prévalente d’agression dans les relations amoureuses adolescentes, mais aussi le précurseur le plus fiable de l’escalade vers des violences physiques graves.
Dans les contextes cliniques et scolaires, l’instrument remplit une triple fonction :
- Dépistage précoce et sensibilisation : De nombreux adolescents éprouvent des difficultés à conceptualiser des comportements tels que la surveillance constante, le dénigrement ou l’isolement social comme des formes réelles de maltraitance. L’évaluation standardisée permet aux adolescents d’identifier la nature inacceptable de ces comportements et aux professionnels (psychologues scolaires, travailleurs sociaux, infirmiers) d’intervenir avant que la dynamique relationnelle ne devienne chronique ou physiquement dangereuse.
- Évaluation de programmes préventifs : L’outil a été spécifiquement développé pour servir de mesure de résultat (outcome measure) dans le cadre d’essais contrôlés randomisés évaluant l’efficacité de programmes de prévention primaire et secondaire, notamment le cursus d’intervention en dix séances de Safe Dates. Il permet de mesurer les réductions longitudinales de victimisation chez les élèves ayant bénéficié de l’intervention par rapport aux groupes témoins.
- Recherche translationnelle et étiologique : L’échelle permet d’examiner les trajectoires développementales des conduites relationnelles toxiques, d’analyser la bidirectionnalité de la violence (victimes-auteurs) et de disséquer les mécanismes par lesquels la violence psychologique altère le bien-être psychologique, favorisant l’apparition de troubles anxio-dépressifs, d’idéations suicidaires, de détresse post-traumatique et de comportements à risque (consommation d’alcool, de drogues et conduites sexuelles non protégées).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de victimisation par la violence psychologique chez les adolescents, tel qu’opérationnalisé par Foshee et ses collègues, renvoie à l’expérience d’actes délibérés commis par un partenaire romantique dans le but de porter atteinte à l’intégrité émotionnelle, d’induire de la peur, de restreindre l’autonomie personelle ou d’exercer un contrôle sur les pensées, les émotions et les interactions sociales de la victime. Contrairement aux conflits relationnels normatifs, qui impliquent des désaccords ponctuels négociés de manière symétrique, la violence psychologique se caractérise par une asymétrie de pouvoir et des patterns de manipulation répétitifs.
Les 14 items de l’échelle capturent plusieurs facettes interdépendantes du construit :
A. Le dénigrement verbal et l’atteinte à l’estime de soi
Cette dimension regroupe les comportements visant à rabaisser la valeur personnelle de l’adolescent, à l’humilier publiquement ou à manipuler sa vulnérabilité émotionnelle. Elle inclut des manifestations telles que critiquer délibérément l’apparence physique (« Put down my looks »), formuler des propos méchants dans le but explicite de blesser (« Said things to hurt my feelings on purpose ») ou insulter publiquement la victime en présence de tiers (« Insulted me in front of others »). Ces actes fragilisent la construction identitaire de l’adolescent à une étape critique du développement du soi.
B. L’isolement social et le contrôle coercitif
L’adolescence étant une période charnière pour la socialisation par les pairs, le contrôle coercitif s’attaque directement aux réseaux de soutien externe. L’échelle évalue des tactiques restrictives où le partenaire interdit les fréquentations amicales (« Would not let me do things with other people ») ou restreint spécifiquement les interactions avec des membres du sexe opposé (« Told me I could not talk to someone of the opposite sex »). Ces comportements entravent le besoin d’autonomie et enferment la victime dans une dépendance dyadique toxique.
C. La surveillance et l’intrusion comportementale
Cette composante implique l’exigence d’une reddition de comptes permanente quant aux déplacements et aux activités quotidiennes de la victime (« Made me describe where I was every minute of the day »). À l’ère numérique contemporaine, cette dynamique de micro-surveillance prend une résonance accrue à travers le cybercontrôle et le harcèlement en ligne.
D. La manipulation affective et le blâme injustifié
Le partenaire utilise des mécanismes de culpabilisation et de jalousie provoquée pour déstabiliser la victime. Les items incluent le fait de rejeter systématiquement la faute de ses propres erreurs sur l’adolescent (« Blamed me for bad things they did »), d’évoquer des erreurs passées pour susciter de la souffrance (« Brought up something from the past to hurt me »), ou d’agir délibérément pour susciter la jalousie (« Did something just to make me jealous »).
E. L’intimidation, les menaces et les quasi-agressions physiques
La violence psychologique chevauche la violence physique à travers des actes intimidants non corporels qui signalent un danger physique imminent. L’échelle intègre la destruction d’objets personnels (« Damaged something that belonged to me »), le lancement d’objets manquant de peu la cible (« Threw something at me but missed »), les gestes avortés de frappe (« Started to hit me but stopped »), les menaces directes de blessures physiques (« Threatened to hurt me ») et les menaces de rupture pour aller fréquenter une autre personne (« Threatened to start dating someone else »).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’échelle s’inscrit au carrefour de plusieurs cadres théoriques majeurs de la psychologie sociale, de la criminologie et du développement humain :
1. La théorie de l’apprentissage social (Bandura)
La théorie de l’apprentissage social postule que les conduites interpersonnelles s’acquièrent en grande partie par observation, modélisation et renforcement. Dans le contexte de Safe Dates, Foshee et collaborateurs soutiennent que les adolescents exposés à la violence conjugale intrafamiliale ou à des modèles de pairs valorisant l’agression intériorisent des scripts cognitifs relationnels où le contrôle et la violence psychologique sont perçus comme des moyens légitimes de régulation du couple. L’évaluation de la victimisation permet de vérifier si les interventions préventives parviennent à déconstruire ces scripts dysfonctionnels.
2. Le modèle écologique du développement (Bronfenbrenner)
Selon l’approche écosystémique d’Urie Bronfenbrenner, le comportement individuel résulte d’interactions dynamiques entre l’ontosystème (caractéristiques individuelles), le microsystème (relations avec les pairs, famille, couple amoureux), le mésosystème, l’exosystème et le macrosystème (normes de genre, tolérance sociétale de la violence). L’échelle Safe Dates mesure l’impact direct des distorsions du microsystème dyadique tout en étant ancrée dans un programme ciblant l’environnement scolaire et communautaire global.
3. La théorie du contrôle coercitif (Evan Stark)
Bien que formalisée principalement auprès des adultes par Evan Stark, la théorie du contrôle coercitif met en lumière que la violence au sein du couple ne se résume pas à des épisodes isolés d’agression physique, mais constitue une stratégie continue de domination impliquant privation de liberté, surveillance et dégradation. L’échelle de Foshee applique précisément cette prémisse à l’adolescence, en reconnaissant que des actes apparemment mineurs (contrôle des fréquentations, surveillance temporelle) forment un schéma cohérent d’assujettissement relationnel.
4. Les théories féministes et de la socialisation de genre
Ces modèles postulent que les relations amoureuses précoces sont traversées par des attentes genrées traditionnelles favorisant l’autorité masculine et la soumission féminine. Safe Dates a été conçu en postulant que l’adhésion aux stéréotypes de genre rigides augmente le risque de tolérer ou de perpétrer des agressions psychologiques.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle Safe Dates — Psychological Violence Victimization a été établie au moyen de multiples cohortes épidémiologiques et d’essais cliniques rigoureux :
Validité de construit
La validité de construit est étayée par la cohérence interne des items et leur capacité à discriminer des adolescents vivant des relations amoureuses saines de ceux engagés dans des dynamiques dysfonctionnelles. L’analyse des patrons de réponse démontre que l’échelle saisit un gradient de gravité continu, allant de comportements verbaux blessants fréquents à des actes d’intimidation physique imminente hautement traumatiques.
Validité convergente
Des corrélations positives statistiquement significatives (allant typiquement de r = 0,40 à r = 0,65, p < 0,001) ont été systématiquement rapportées entre le score de victimisation psychologique et :
- La victimisation par la violence physique (évaluée par les versions adaptées de la Conflict Tactics Scale) ;
- La victimisation sexuelle au sein du couple ;
- La symptomatologie dépressive (mesurée via l’échelle CES-D) ;
- L’anxiété générale, la baisse de l’estime de soi globale et la détresse psychologique générale.
Validité discriminante
L’échelle discrimine avec succès la victimisation psychologique des simples désaccords ou conflits verbaux constructifs au sein du couple. De plus, elle démontre des corrélations faibles à modérées avec des construits non reliés tels que l’intelligence académique ou les traits de personnalité stables non cliniques, confirmant que l’outil ne mesure pas une réactivité émotionnelle générale mais bien des expériences spécifiques d’abus relationnel.
Validité prédictive
Dans les études longitudinales menées par Foshee et ses collègues (1996, 1998, 2004), les scores initiaux de victimisation psychologique prédisent de manière robuste l’émergence ultérieure de victimisation physique au cours des suivis à 1 an, 2 ans et 4 ans, confirmant la valeur pronostique essentielle du dépistage de la violence psychologique à l’adolescence.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument a fait l’objet de nombreuses vérifications empiriques au sein de populations scolaires hétérogènes :
Consistance interne
Dans l’évaluation princeps du programme Safe Dates (Foshee et al., 1998) portant sur plus de 1 800 adolescents de Caroline du Nord, le coefficient alpha de Cronbach obtenu pour l’échelle de victimisation par la violence psychologique était de 0,84 pour l’échantillon global. Des réplications subséquentes dans divers milieux sociodémographiques ont rapporté des coefficients variant entre 0,80 et 0,89, attestant d’une excellente homogénéité des items sans redondance excessive.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
La fidélité test-retest évaluée sur un intervalle court (deux à quatre semaines) auprès de groupes de contrôle présente des coefficients de corrélation intraclasse généralement supérieurs à 0,75, témoignant d’une stabilité métrologique appropriée tout en restant sensible aux changements réels résultant d’interventions préventives ou d’une rupture amoureuse.
Invariance de mesure
Des analyses multigroupe ont démontré une invariance de mesure configurationnelle et métrique à travers le genre (garçons vs filles) et les sous-groupes ethniques, confirmant que les 14 items possèdent une charge sémantique et métrique équivalente chez les adolescents masculins et féminins.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les structures factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) appliquées aux 14 items ont été largement documentées dans la littérature psychométrique :
Modèle unidimensionnel vs multidimensionnel
Dans la majorité des études interventionnelles, l’instrument est utilisé comme une échelle unidimensionnelle globale de victimisation psychologique, ce qui est justifié par un premier facteur expliquant une part dominante de la variance totale (souvent supérieure à 45-50 %) et par des saturations factorielles standardisées robustes pour l’ensemble des 14 items (comprises généralement entre 0,48 et 0,78).
Toutefois, des analyses factorielles confirmatoires de second ordre ou des modèles à plusieurs facteurs corrélés mettent fréquemment en évidence une subdivision en trois composantes sous-jacentes :
- Facteur 1 : Dominance, surveillance et isolement (Items 5, 7, 12) — saturations factorielles observées comprises entre 0,62 et 0,76.
- Facteur 2 : Dénigrement émotionnel et hostilité verbale (Items 2, 3, 6, 9, 10, 13, 14) — saturations comprises entre 0,55 et 0,79.
- Facteur 3 : Menaces et intimidation comportementale (Items 1, 4, 8, 11) — saturations comprises entre 0,50 et 0,72.
Indices d’ajustement
Dans les modèles d’équations structurelles modernes (SEM), le modèle unidimensionnel avec corrélations d’erreurs théoriquement justifiées (par exemple entre les items d’intimidation physique avortée 4 et 8) ou le modèle hiérarchique trifactoriel affichent d’excellents indices d’ajustement :
- Comparative Fit Index (CFI) > 0,94 ;
- Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,93 ;
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,055 (IC à 90 % [0,045 ; 0,064]) ;
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,048.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé rapide et direct, conçu spécifiquement pour une passation autonome par des adolescents :
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
- Format : Papier-crayon ou administration numérique (tablette, ordinateur, smartphone).
- Nombre d’items : 14 items comportementaux univoques.
- Population cible : Adolescents et jeunes adultes âgés d’environ 12 à 19 ans ayant déjà été engagés dans une relation amoureuse ou des fréquentations amoureuses (dating).
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de fréquence en 4 points :
- 0 = Jamais (Never)
- 1 = Rarement (Seldom)
- 2 = Parfois (Sometimes)
- 3 = Très souvent (Very Often)
- Calcul du score brut : Somme arithmétique directe des 14 items, produisant un score total continu compris entre 0 et 42 points.
- Recodage catégoriel standardisé (selon le protocole CDC / Safe Dates) :
- Score = 0 : Recodé 0 — Absence de victimisation (No victimization).
- Score de 1 à 5 : Recodé 1 — Abus psychologique léger (Mild psychological abuse).
- Score de 6 à 9 : Recodé 2 — Abus psychologique modéré (Moderate psychological abuse).
- Score de 10 et plus : Recodé 3 — Abus psychologique sévère (Severe psychological abuse).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’instrument a été initialement développé et documenté dans le cadre de recherches subventionnées par des fonds publics fédéraux américains au milieu des années 1990 (Foshee et al., 1996 ; 1998) :
- Année de conception initiale : 1996.
- Publication majeure d’évaluation : 1998.
- Statut des droits et accessibilité : L’échelle de victimisation fait partie intégrante du domaine public académique. Elle a été répertoriée et publiée en libre accès dans le recueil officiel du CDC : Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools (Dahlberg et al., 2005, p. 77).
- Tarifs : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche scientifique, d’évaluation clinique non lucrative ou de santé publique est entièrement gratuite.
- Conditions d’utilisation : Les chercheurs et cliniciens sont autorisés à reproduire et administrer l’échelle à condition de citer fidèlement les publications méthodologiques princeps de Foshee et ses collègues (1996, 1998). Il est à noter que si l’échelle psychométrique elle-même est libre d’accès, le kit pédagogique complet du curriculum d’intervention Safe Dates est commercialisé et distribué par la Hazelden Betty Ford Foundation.
12. Références / References
- Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Intimate Partner Violence Victimization and Perpetration: A Compendium of Assessment Tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. Atlanta, GA. http://www.cdc.gov/ncipc/pub-res/IPV_Compendium.pdf
- Foshee, V. A., Linder, G. F., Bauman, K. E., Langwick, S. A., Arriaga, X. B., Heath, J. L., McMahon, P. M., & Bangdiwala, S. (1996). The Safe Dates project: Theoretical basis, evaluation design, and selected baseline findings. American Journal of Preventive Medicine, 12(5 Suppl), 39–47. https://doi.org/10.1016/S0749-3797(18)30234-8
- Foshee, V. A., Bauman, K. E., Arriaga, X. B., Helms, R. W., Koch, G. G., & Linder, G. F. (1998). An evaluation of Safe Dates, an adolescent dating violence prevention program. American Journal of Public Health, 88(1), 45–50. https://doi.org/10.2105/ajph.88.1.45
- Foshee, V. A., Bauman, K. E., Ennett, S. T., Linder, G. F., Benefield, T., & Suchindran, C. (2004). Assessing the long-term effects of the Safe Dates program and a booster in preventing and reducing adolescent dating violence victimization and perpetration. American Journal of Public Health, 94(4), 619–624. https://doi.org/10.2105/ajph.94.4.619
- Foshee, V. A., Benefield, T. S., Ennett, S. T., Bauman, K. E., & Suchindran, C. (2005). Longitudinal predictors of serious physical and sexual dating violence victimization during adolescence. Preventive Medicine, 41(1), 260–270. https://doi.org/10.1016/j.ypmed.2004.11.008
- Stark, E. (2007). Coercive control: How men entrap women in personal life. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/oso/9780195154276.001.0001