1. Résumé / Abstract
L’échelle Safe Dates — Psychological Abuse Perpetration (Perpétration de violence psychologique du programme Safe Dates) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer la fréquence et la sévérité des comportements d’agression et de maltraitance psychologique perpétrés au sein des premières relations amoureuses chez les adolescents (dating violence). Développée initialement par Vangie A. Foshee et ses collaborateurs à la fin des années 1990 dans le cadre des vastes essais cliniques et communautaires du programme de prévention Safe Dates, cette échelle comporte 14 items évaluant un large spectre d’actions coercitives, de dénigrements, de manipulations émotionnelles, d’intimidations verbales et de tentatives de contrôle relationnel. Chaque item est évalué sur une échelle ordinale de fréquence en quatre points allant de 0 (« Never » / Jamais) à 3 (« Very Often » / Très souvent). Le score total cumulé, compris entre 0 et 42, permet de catégoriser la perpétration en quatre niveaux cliniques et épidémiologiques distincts : absence de perpétration (score de 0), violence psychologique légère (score de 1 à 5), violence modérée (score de 6 à 9) et violence sévère (score de 10 ou plus). Les évaluations psychométriques menées auprès de vastes cohortes scolaires longitudinales en Caroline du Nord ont mis en évidence d’excellentes propriétés de cohérence interne (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,80 et 0,88 selon les vagues d’évaluation), une structure factorielle stable et robuste, ainsi qu’une remarquable sensibilité au changement dans le cadre d’interventions préventives. Cet instrument constitue une référence internationale majeure, répertoriée notamment par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), pour la recherche étiologique, l’évaluation de programmes en santé publique et l’intervention ciblée auprès des adolescents scolarisés.
2. Mots-clés / Keywords
violence dans les relations amoureuses des adolescents, perpétration de violence psychologique, Safe Dates, maltraitance émotionnelle, contrôle coercitif, psychométrie, évaluation comportementale, agression verbale, prévention en milieu scolaire, santé publique des adolescents
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été conçue et validée par une équipe multidisciplinaire de chercheurs en santé publique, en biostatistique et en psychologie sociale de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill (UNC Gillings School of Global Public Health) :
- Vangie A. Foshee, Ph.D. : Professeure émérite au département de comportement en santé (Department of Health Behavior) à la Gillings School of Global Public Health, Université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Chercheuse principale sur les déterminants et la prévention des violences interpersonnelles chez les jeunes.
- Karl E. Bauman, Ph.D. : Éminent chercheur et professeur de comportement en santé à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, spécialiste des méthodologies d’évaluation des programmes de santé communautaire chez les adolescents.
- Ximena B. Arriaga, Ph.D. : Professeure de sciences psychologiques à l’Université Purdue, experte de renommée internationale en psychologie sociale des relations de couple, des dynamiques d’attachement et des processus d’engagement relationnel.
- Ronald W. Helms, Ph.D. : Professeur au département de biostatistique de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, expert en analyse longitudinale et modèles mixtes.
- Gary G. Koch, Ph.D. : Professeur renommé de biostatistique à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, spécialiste des analyses catégorielles multivariées et des essais contrôlés randomisés.
- G. Fletcher Linder, M.S. / Ph.D. : Chercheur associé et collaborateur méthodologique lors des phases pilotes et d’évaluation du projet Safe Dates.
4. Objectif / Purpose
La violence au sein des relations amoureuses adolescentes représente un problème majeur de santé publique, précurseur documenté de la violence conjugale à l’âge adulte. Historiquement, la recherche sur les comportements violents chez les jeunes s’est focalisée de manière disproportionnée sur les agressions physiques et sexuelles visibles. Cependant, les travaux en psychologie clinique et développementale ont établi que la maltraitance psychologique est non seulement la modalité d’agression la plus prévalente dans les relations émergentes des adolescents, mais qu’elle constitue également le point d’ancrage primaire d’une escalade coercitive pouvant mener à des violences physiques graves. L’échelle Safe Dates — Psychological Abuse Perpetration a été développée spécifiquement pour combler un vide méthodologique : quantifier avec précision, sensibilité et objectivité la perpétration d’actes hostiles non physiques commis par les adolescents envers leur partenaire amoureux.
Sur le plan étiologique et épidémiologique, l’objectif principal de cet instrument est de capturer des comportements concrets, observables et dénués d’ambiguïté morale, plutôt que de solliciter un jugement subjectif global de la part du jeune (« Êtes-vous violent avec votre partenaire ? »). En interrogeant directement la fréquence d’actions spécifiques telles que l’insulte publique, les menaces de rupture manipulatoires, la surveillance obsessionnelle des déplacements ou les tentatives d’isolement social, l’outil contourne les biais de désirabilité sociale et le déni défensif caractéristiques des agresseurs adolescents. Il permet aux chercheurs de cartographier la trajectoire développementale de la violence amoureuse, d’identifier les profils de risque précoce et d’étudier la bidirectionnalité fréquente des conflits dans les couples d’adolescents.
Dans les applications d’intervention et de santé communautaire, l’instrument remplit une fonction diagnostique et évaluative cruciale. Conçu au cœur de l’essai clinique du programme Safe Dates, il sert d’indicateur principal de résultat (primary outcome measure) pour mesurer l’efficacité des curricula socio-éducatifs déployés en milieu scolaire. L’échelle permet d’évaluer dans quelle mesure l’apprentissage de la communication non violente, la déconstruction des stéréotypes de genre et l’acquisition de compétences en résolution de conflits réduisent l’adoption de tactiques manipulatoires. En contexte de prise en charge clinique, de médiation ou de conseil psycho-éducatif, l’outil fournit aux cliniciens un cadre standardisé pour identifier les schémas d’emprise psychologique naissants, objectiver le degré d’intensité de la maltraitance (niveaux léger, modéré ou sévère) et orienter les protocoles de remédiation comportementale.
5. Construit psychologique / Construct
Le concept central mesuré par cette échelle est la perpétration de violence psychologique (psychological abuse perpetration), définie comme l’utilisation non accidentelle de communications verbales, d’attitudes non verbales ou d’actes comportementaux visant intentionnellement à infliger une détresse émotionnelle, à exercer une domination, à dégrader l’estime de soi ou à restreindre l’autonomie et la liberté d’action du partenaire amoureux. Bien que l’outil produise un score global unidimensionnel pour des raisons de cotation standardisée et de catégorisation clinique, son contenu opérationnalise plusieurs dimensions comportementales interdépendantes reconnues par la psychologie des relations interpersonnelles :
Dénigrement verbal et humiliation sociale
Cette dimension regroupe les comportements consistant à attaquer directement la valeur personnelle, les compétences ou l’intégrité de l’autre. Elle se manifeste par des insultes ciblées, la réutilisation délibérée de traumatismes ou d’erreurs passées pour culpabiliser le partenaire, ou des critiques humiliantes concernant l’apparence physique (par exemple, « Put down their looks » ou « Said things to hurt their feelings on purpose »). L’humiliation en présence de pairs (« Insulted them in front of others ») constitue une modalité particulièrement destructrice à l’adolescence, période durant laquelle le statut social au sein du groupe de pairs est un déterminant fondamental de l’identité.
Contrôle coercitif et isolement relationnel
Conformément aux modèles contemporains du contrôle coercitif théorisés par Evan Stark, cette facette englobe les stratégies visant à restreindre le réseau social et l’autonomie spatio-temporelle du partenaire. Les items interrogent l’interdiction de fréquenter d’autres personnes (« Would not let them do things with other people »), l’interdiction de parler à des membres du sexe opposé (« Told them they could not talk to someone of the opposite sex ») et l’exigence d’un compte rendu minutieux de l’emploi du temps (« Made them describe where they were every minute of the day »). Ces agissements traduisent une possessivité pathologique et une dynamique d’enfermement relationnel.
Manipulation émotionnelle et instabilité induite
Les comportements relevant de cette composante visent à déstabiliser l’équilibre émotionnel du partenaire afin d’asseoir une position de pouvoir au sein de la dyade. Cela inclut le déclenchement délibéré de jalousie (« Did something just to make them jealous »), la menace d’abandon relationnel (« Threatened to start dating someone else ») et le renversement systématique de culpabilité (« Blamed them for bad things I did »), tactique apparentée au phénomène de manipulation cognitive ou gaslighting.
Intimidation, menaces et micro-violences physiques avortées
L’échelle capture également la zone frontière cruciale où l’abus psychologique frôle et préfigure l’agression physique directe. Il s’agit d’actes d’intimidation physique symbolique ou indirecte, tels que la dégradation délibérée des biens personnels du partenaire (« Damaged something that belonged to them »), le jet d’objets sans impact direct (« Threw something at them that missed »), les menaces explicites de violences physiques (« Threatened to hurt them ») et l’amorce de gestes de frappe interrompus au dernier moment (« Started to hit them but stopped »). Ces manifestations génèrent un climat permanent de terreur et de soumission sans nécessairement laisser de traces corporelles immédiates.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle Safe Dates et du modèle d’intervention afférent s’enracine dans une articulation théorique rigoureuse intégrant la théorie de l’apprentissage social (Social Learning Theory) d’Albert Bandura, le modèle écologique du développement humain d’Urie Bronfenbrenner, ainsi que les théories de l’attachement et des scripts relationnels.
Selon la théorie de l’apprentissage social, les comportements d’agression interpersonnelle ne sont pas des pulsions innées mais des schèmes comportementaux acquis par observation, modelage et renforcement vicariant. Les adolescents qui sont exposés à des violences interparentales ou qui évoluent dans des réseaux de pairs tolérant l’agression intériorisent des croyances normatives selon lesquelles la contrainte, la surveillance jalouse et la violence verbale sont des moyens légitimes de gérer les conflits intimes ou de maintenir le contrôle sur un partenaire. L’échelle opérationnalise directement ces conduites apprises, postulant que la perpétration de violence psychologique est une modalité instrumentale adoptée en réponse à des déficits de compétences en communication et à des croyances dysfonctionnelles sur les prérogatives amoureuses.
Dans la perspective du modèle socio-écologique, la violence au sein du couple adolescent émerge à l’intersection de facteurs individuels (déficits d’empathie, impulsivité, insécurité d’attachement), relationnels (dynamiques de pouvoir dyadiques, jalousie conflictuelle), communautaires (climat scolaire, normes du groupe de pairs) et sociétaux (rôles de genre traditionnels, romantisation de la possessivité). Foshee et ses collègues ont postulé que les premières expériences romantiques sont le théâtre de la cristallisation de « scripts relationnels » (relational scripts). En l’absence d’interventions psycho-éducatives explicites, les adolescents recourent fréquemment à des stratégies punitives et coercitives pour masquer leur propre vulnérabilité émotionnelle et leur peur panique de l’abandon.
Enfin, le cadre théorique s’appuie sur le modèle du continuum d’agression conjugale (continuum of partner aggression). Ce modèle stipule que la violence physique ne surgit que très rarement ex nihilo dans une relation ; elle est quasi-systématiquement précédée et maintenue par un socle chronique de dévalorisation, de contrôle et de violence psychologique. Mesurer la perpétration psychologique avec une échelle sensible constitue donc le pivot théorique indispensable pour concevoir toute stratégie de prévention primaire ou secondaire efficace en santé publique.
7. Validité / Validity
Les propriétés métrologiques et la validité de l’échelle Safe Dates — Psychological Abuse Perpetration ont fait l’objet d’évaluations empiriques approfondies au cours de multiples études longitudinales menées auprès de milliers d’adolescents scolarisés en collège et lycée (notamment des cohortes d’élèves de 8e et 9e années scolaires américaines, correspondant aux classes de 4e et 3e en France) :
- Validité de contenu : Les items ont été formulés à partir d’entretiens qualitatifs, de groupes de discussion (focus groups) auprès d’adolescents et d’une revue critique des échelles préexistantes chez l’adulte (comme la Conflict Tactics Scale de Straus). Des panels d’experts en santé des adolescents ont confirmé que les 14 items couvraient de manière exhaustive et culturellement adaptée l’éventail des comportements abusifs propres aux contextes de fréquentation amoureuse juvénile.
- Validité de construit et validité convergente : La validité convergente a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et substantielles avec des construits théoriquement associés. Les scores de perpétration de violence psychologique sont positivement corrélés avec :
- La perpétration de violence physique dans les relations amoureuses (coefficients r variant typiquement entre 0,45 et 0,62, p < 0,001) ;
- L’adhésion aux stéréotypes traditionnels de genre et aux normes justifiant l’usage de la force ou de la contrainte (r ≈ 0,30 à 0,42) ;
- La victimisation par violence psychologique (reflétant les schémas d’agression réciproque fréquents chez les adolescents, r > 0,55) ;
- L’hostilité générale, l’impulsivité et la consommation de substances psychoactives.
- Validité discriminante : L’échelle discrimine avec netteté les adolescents engagés dans des conflits interpersonnels normatifs d’intensité ordinaire de ceux manifestant des dynamiques de contrôle coercitif chronique. De plus, les corrélations avec des mesures d’anxiété non relationnelle ou des traits généraux de personnalité restent faibles (r < 0,20), confirmant la spécificité contextuelle de l’outil.
- Validité prédictive et sensibilité au changement : Dans le cadre de l’évaluation du programme Safe Dates (Foshee et al., 1996, 1998), l’échelle a démontré une sensibilité remarquable en montrant des diminutions statistiquement significatives de la perpétration chez les adolescents du groupe expérimental par rapport au groupe témoin à 1 mois, 1 an et jusqu’à 4 ans de suivi post-intervention, établissant sa validité prédictive et son utilité comme critère d’évaluation d’efficacité.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument a été établie à travers divers indicateurs statistiques au sein d’échantillons démographiquement variés :
- Cohérence interne : Le coefficient alpha de Cronbach (α) de l’échelle de 14 items se situe régulièrement entre 0,80 et 0,88 dans les études fondatrices de Foshee et ses collègues (par exemple, α = 0,83 à la ligne de base et α = 0,86 lors des post-tests). Ces valeurs traduisent une excellente homogénéité des items sans redondance excessive. Les corrélations item-total corrigées dépassent généralement 0,40 pour l’ensemble des indicateurs.
- Fidélité test-retest : Les analyses de stabilité temporelle à court terme (intervalles de 2 à 4 semaines) ont révélé des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) ou des corrélations de Pearson oscillant entre 0,72 et 0,81, attestant d’une grande stabilité temporelle du construit chez des adolescents dont la situation amoureuse n’a pas connu de rupture ou de transition majeure.
- Invariance de mesure selon le sexe : Les analyses multivariées de fidélité ont confirmé que la cohérence interne reste équivalente chez les garçons (α ≈ 0,81 – 0,85) et chez les filles (α ≈ 0,83 – 0,87), confirmant que l’outil mesure le phénomène avec une fiabilité analogue quel que soit le genre du répondant.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’échelle Safe Dates — Psychological Abuse Perpetration a été explorée et validée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :
- Analyses factorielles exploratoires (AFE) : L’extraction initiale en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) met généralement en évidence un facteur dominant majeur expliquant plus de 40 % de la variance totale des scores, caractérisé par une valeur propre (eigenvalue) largement supérieure aux facteurs secondaires. Les saturations factorielles (factor loadings) des 14 items sur ce facteur primaire sont toutes satisfaisantes à fortes, oscillant typiquement entre 0,48 et 0,78.
- Analyses factorielles confirmatoires (AFC) : Bien qu’un modèle hiérarchique ou à plusieurs facteurs de premier ordre (distinguant par exemple l’agression verbale/dénigrement, le contrôle coercitif/isolement, et les menaces physiques légères) montre parfois un ajustement acceptable, le modèle unidimensionnel de second ordre demeure privilégié par les auteurs pour l’exploitation standardisée des données épidémiologiques. Les indices d’ajustement structurel issus de l’AFC rapportés dans la littérature sont conformes aux standards académiques rigoureux :
- Comparative Fit Index (CFI) ≥ 0,93 à 0,96 ;
- Tucker-Lewis Index (TLI) ≥ 0,92 à 0,95 ;
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ 0,045 à 0,062 (avec intervalle de confiance à 90 % satisfaisant) ;
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) ≤ 0,05.
- Ces résultats confirment que l’ensemble des 14 items converge de manière cohérente vers un construit unifié de perpétration de violence psychologique au sein des relations adolescentes.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Format d’administration : Questionnaire auto-rapporté sur support papier-crayon ou numérique (interface en ligne, tablette).
- Population cible : Adolescents et jeunes adultes scolarisés (typiquement de 12 à 19 ans) ayant déjà été engagés dans une relation amoureuse ou des fréquentations (dating).
- Nombre total d’items : 14 items comportementaux formulés à la première personne ou sous forme d’actions directes menées envers le/la partenaire.
- Échelle de réponse : Échelle d’évaluation en 4 points basée sur la fréquence d’occurrence :
- 0 = Never (Jamais)
- 1 = Seldom (Rarement)
- 2 = Sometimes (Parfois)
- 3 = Very Often (Très souvent)
- Procédure de calcul du score :
- Le score brut total s’obtient en additionnant les réponses numériques aux 14 items (plage théorique de 0 à 42).
- Conformément aux normes établies par Foshee et intégrées dans le compendium du CDC, le score sommé est recodé en quatre catégories ordinales de sévérité clinique :
- 0 = Score brut de 0 : Indique une absence de perpétration de violence psychologique (No perpetration).
- 1 = Score brut de 1 à 5 : Indique une violence psychologique légère (Mild psychological abuse).
- 2 = Score brut de 6 à 9 : Indique une violence psychologique modérée (Moderate psychological abuse).
- 3 = Score brut de 10 et plus : Indique une violence psychologique sévère (Severe psychological abuse).
- Durée moyenne de passation : Environ 3 à 5 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1996 (étude de conception et de base théorique), validée dans les essais de 1998.
- Statut du droit d’auteur et permissions : L’échelle Safe Dates — Psychological Abuse Perpetration fait partie du domaine public académique à des fins d’évaluation et de recherche scientifique non commerciale. Elle est officiellement répertoriée et mise à disposition intégrale dans le compendium d’instruments de mesure de la violence entre partenaires intimes des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) du gouvernement des États-Unis (Foshee, 1996, 1998 ; CDC Compendium, p. 135).
- Frais d’utilisation (Fee) : L’accès et l’utilisation de l’échelle pour la recherche académique, les thèses universitaires et les évaluations de santé publique sont gratuits. (À noter que le curriculum pédagogique complet d’intervention scolaire « Safe Dates », incluant manuels pour animateurs et vidéos, est distribué commercialement par la Hazelden Betty Ford Foundation, mais l’échelle psychométrique elle-même peut être administrée librement par les chercheurs).
12. Références / References
Les publications fondatrices suivantes constituent les sources théoriques et psychométriques de référence relatives à cet instrument :
- Centers for Disease Control and Prevention. (1999). Measuring intimate partner violence victimization and perpetration: A compendium of assessment tools (p. 135). National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/ipv/measuring-ipv-compendium.pdf
- Foshee, V. A., Bauman, K. E., Arriaga, X. B., Helms, R. W., Koch, G. G., & Linder, G. F. (1998). An evaluation of Safe Dates, an adolescent dating violence prevention program. American Journal of Public Health, 88(1), 45–50. https://doi.org/10.2105/ajph.88.1.45
- Foshee, V. A., Linder, G. F., Bauman, K. E., Langwick, S. A., Arriaga, X. B., Heath, J. L., McMahon, P. M., & Bangdiwala, S. (1996). The Safe Dates project: Theoretical basis, evaluation design, and selected baseline findings. American Journal of Preventive Medicine, 12(5 Suppl), 39–47. https://doi.org/10.1016/S0749-3797(18)30233-X
- Foshee, V. A., Bauman, K. E., Ennett, S. T., Linder, G. F., Benefield, T., & Suchindran, C. (2004). Assessing the long-term effects of the Safe Dates program and a booster in preventing and reducing adolescent dating violence victimization and perpetration. American Journal of Public Health, 94(4), 619–624. https://doi.org/10.2105/ajph.94.4.619
- Stark, E. (2007). Coercive control: How men entrap women in personal life. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195170429.001.0001
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1 = Seldom
2 = Sometimes
3 = Very Often
- Damaged something that belonged to them.
- Said things to hurt their feelings on purpose.
- Insulted them in front of others.
- Threw something at them that missed.
- Would not let them do things with other people.
- Threatened to start dating someone else.
- Told them they could not talk to someone of the opposite sex.
- Started to hit them but stopped.
- Did something just to make them jealous.
- Blamed them for bad things I did.
- Threatened to hurt them.
- Made them describe where they were every minute of the day.
- Brought up something from the past to hurt them.
- Put down their looks.