Questionnaire du concept de soi de Robson

Le Questionnaire du concept de soi de Robson (SCQ) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation en 30 items évaluant l’estime de soi et le concept de soi à travers 7 composantes cliniques et cognitives majeures.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire du concept de soi de Robson (Robson Self Concept Questionnaire, SCQ) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé en 1989 par le psychologue clinicien John M. Robson à l’Université d’Oxford. Conçu pour pallier les limites conceptuelles et cliniques des échelles unidimensionnelles traditionnelles d’estime de soi, le SCQ évalue la perception globale de la valeur personnelle à travers un prisme multidimensionnel intégrant sept composantes théoriques majeures : le sentiment subjectif d’importance, la dignité personnelle, l’apparence et l’acceptabilité sociale, la compétence, la résilience et la détermination, le contrôle sur son destin personnel, ainsi que la valeur accordée à l’existence. L’instrument est composé de 30 items présentés sous la forme d’affirmations cotées sur une échelle de type Likert en 8 points (de 0 à 7), offrant une sensibilité psychométrique élevée particulièrement adaptée au dépistage des variations subtiles de l’estime de soi dans les contextes thérapeutiques.

D’un point de vue psychométrique, le questionnaire présente une consistance interne remarquable, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,89 et 0,94 selon les populations cliniques et générales étudiées. La fidélité test-retest à court et moyen terme démontre une excellente stabilité temporelle (r = 0,88). La validité de construit est étayée par des corrélations négatives robustes avec les mesures de dépression (telles que le Beck Depression Inventory) et d’anxiété, ainsi que par de fortes corrélations positives avec d’autres échelles d’estime de soi établies (notamment l’échelle de Rosenberg). Sur le plan clinique, l’outil permet d’établir des profils diagnostiques différentiels et de mesurer précisément l’efficacité des psychothérapies cognitives et comportementales (TCC). Les données normatives indiquent un score moyen d’environ 140 (écart-type = 20) au sein de la population générale, tandis que les cohortes souffrant de troubles anxieux ou dépressifs présentent des scores significativement abaissés (souvent inférieurs à 110).

2. Mots-clés / Keywords

Concept de soi, estime de soi, Robson Self Concept Questionnaire, psychométrie, évaluation cognitive, thérapie cognitive et comportementale, schéma de soi, auto-évaluation, validité de construit, consistance interne, dépression, troubles anxieux, sentiment de compétence, locus de contrôle.

3. Auteurs / Authors

Le questionnaire a été élaboré et validé par John M. Robson, psychologue clinicien et chercheur rattaché au Department of Psychiatry de l’Université d’Oxford et au Warneford Hospital (Royaume-Uni). Ses travaux pionniers à la fin des années 1980 visaient à doter les cliniciens spécialisés en thérapie cognitive d’un outil d’évaluation plus sensible et théoriquement articulé que les instruments sociologiques alors prédominants.

Le développement ultérieur, l’informatisation et l’application clinique standardisée du SCQ ont également bénéficié des contributions substantielles de David Westbrook et des praticiens-chercheurs du prestigieux Oxford Cognitive Therapy Centre (OCTC), affilié au Warneford Hospital et au National Health Service (NHS) britannique.

4. Objectif / Purpose

Le Robson Self Concept Questionnaire a été conçu dans un objectif précis : fournir une mesure clinique hautement discriminante et opérationnelle du concept de soi et de l’estime de soi, capable de saisir les cognitions sous-jacentes qui caractérisent les états dépressifs, anxieux et les troubles de la personnalité. Avant la parution des travaux de Robson (1989), la majorité des instruments disponibles — tels que l’échelle d’estime de soi de Morris Rosenberg (RSES) ou l’inventaire de Stanley Coopersmith — reposaient sur une approche quasi exclusivement unidimensionnelle ou étaient calibrés pour des populations d’enfants et d’adolescents. En milieu clinique adulte, ces échelles présentaient souvent un effet de plafonnement ou manquaient de sensibilité face aux restructurations cognitives induites au cours des thérapies.

Dans la pratique clinique, le SCQ remplit plusieurs fonctions cardinales :

  • Évaluation diagnostique et formulation cognitive de cas : L’instrument permet d’explorer les croyances fondamentales (core beliefs) négatives du patient envers lui-même. En identifiant les items et domaines spécifiques où les scores s’effondrent, le clinicien peut cibler les schémas cognitifs inadaptés responsables de la vulnérabilité émotionnelle.
  • Mesure des résultats thérapeutiques (Outcome Measurement) : Grâce à son échelle de réponse étendue en 8 points (0 à 7), le SCQ enregistre des glissements dimensionnels fins. Il est fréquemment administré au début, au milieu et à l’issue d’une prise en charge en thérapie cognitivo-comportementale afin de vérifier si l’atténuation symptomatique s’accompagne d’une véritable consolidation structurelle de l’estime de soi.
  • Dépistage et évaluation pronostique : Un déficit sévère et persistant du concept de soi constitue un facteur de risque majeur de rechute dépressive. Le SCQ permet d’alerter le praticien lorsque des scores globaux demeurent sous le seuil critique (ex. < 100), suggérant la persistance de croyances d’impuissance, d’inadéquation ou d’indignité.
  • Recherche translationnelle : En psychopathologie expérimentale, l’outil sert à disséquer les liens entre l’auto-dévalorisation, les traumatismes développementaux (tels que les abus sexuels dans l’enfance, comme démontré par Romans et ses collègues en 1996) et la régulation affective.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept de soi mesuré par l’instrument de Robson transcende l’évaluation affective binaire « s’aimer ou ne pas s’aimer ». Robson postule que le concept de soi est une structure cognitive complexe, hiérarchisée et intégrée, reflétant les croyances, les attitudes et les représentations qu’un individu entretient sur sa propre valeur, ses compétences et sa légitimité existentielle. Le SCQ opérationnalise ce construit à travers sept composantes fondamentales :

1. Le sentiment subjectif d’importance (Subjective Sense of Significance)

Cette dimension évalue le sentiment d’occuper une place légitime et significative dans son écosystème interpersonnel. Les individus affichant un score élevé ressentent que leur présence, leurs propos et leur existence comptent aux yeux d’autrui. À l’inverse, un score déficitaire renvoie à un sentiment d’invisibilité, d’insignifiance sociale ou à la conviction de constituer un fardeau ou un objet d’ennui pour les autres (ex. item 13 : « It would be boring if I talked about myself »).

2. La dignité personnelle et la valeur intrinsèque (Worthiness)

Cette composante sonde la croyance inconditionnelle en sa valeur propre en tant qu’être humain, indépendamment des succès circonstanciels ou du regard extérieur. Elle reflète l’auto-acceptation fondamentale (ex. item 10 : « I’m glad I’m who I am ») et la capacité à préserver son amour-propre même en situation de rejet ou de désapprobation sociale (ex. item 29 : « I can like myself even when others don’t »).

3. L’apparence et l’acceptabilité sociale (Appearance and Social Acceptability)

Cette facette appréhende la perception de son attractivité physique, de sa désirabilité sociale et de l’agréabilité de sa personnalité (ex. item 9 : « Most people find me reasonably attractive » ; item 15 : « I have a pleasant personality »). Elle reflète l’anxiété liée à l’image corporelle et à la crainte d’être rejeté pour des attributs extérieurs défavorables (ex. item 23 : « I look awful these days »).

4. La compétence et l’efficacité personnelle (Competence)

Ancrée dans le sentiment d’auto-efficacité, cette dimension mesure la confiance qu’a le sujet dans ses aptitudes intellectuelles, pratiques et relationnelles à mener à bien des tâches et à surmonter les défis de l’existence (ex. item 24 : « If I really try, I can overcome most of my problems »). Le sentiment d’incompétence et d’échec chronique y est vivement représenté (ex. item 4 : « I can never seem to achieve anything worthwhile »).

5. La résilience et la détermination (Resilience and Determination)

Cette dimension quantifie la ténacité, l’endurance psychologique et la capacité à faire face à l’adversité sans s’effondrer (ex. item 16 : « If a task is difficult, that just makes me all the more determined »). Elle capte la disposition à rebondir après des épisodes de découragement (ex. item 3 : « I never feel down in the dumps for very long ») opposée à l’abandon précoce face à l’effort (ex. item 28 : « When progress is difficult, I often find myself thinking it’s just not worth the effort »).

6. Le contrôle sur son destin personnel (Control over Personal Destiny)

Fortement corrélée au concept de locus de contrôle interne, cette composante évalue la mesure dans laquelle l’individu se perçoit comme l’acteur autonome de sa vie (ex. item 1 : « I have control over my own life ») par opposition à une posture fataliste, passive ou externalisée où le sort dépendrait de la chance ou du destin (ex. item 14 : « When I’m successful, there’s usually a lot of luck involved » ; item 22 : « There’s a lot of truth in the saying What will be, will be »).

7. La valeur accordée à l’existence (Value of Existence)

Cette facette ultime examine le sentiment de sens, de finalité et de direction existentielle. Elle permet d’identifier l’anhédonie profonde et l’inutilité perçue de la vie, souvent corrélées à l’idéation suicidaire passive (ex. item 7 : « I don’t care what happens to me » ; item 20 : « Even when I quite enjoy myself, there doesn’t seem much purpose to it all »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement épistémologique du Robson Self Concept Questionnaire s’enracine principalement dans la théorie cognitive des troubles émotionnels développée par Aaron T. Beck (1967, 1976). Selon le modèle cognitif de la dépression, les individus vulnérables développent durant leur développement précoce des schémas cognitifs stables et rigides (croyances fondamentales) relatifs à eux-mêmes, au monde et à l’avenir (la triade cognitive de Beck). Chez le sujet déprimé ou anxieux, le schéma du soi est dominé par des postulats d’incapacité, d’indignité morale et de défectuosité fondamentale.

Robson a formulé son instrument pour cartographier ces schémas avec une précision chirurgicale. Contrairement aux sociologues qui considéraient l’estime de soi comme le simple reflet passif du statut social ou de l’évaluation par autrui (théorie du looking-glass self de Charles Horton Cooley), Robson a modélisé le concept de soi comme un ensemble de règles conditionnelles (« Si les autres me critiquent, alors je suis nul » ; cf. item 27) et de distorsions cognitives (telles que la surgénéralisation et l’attribution externe des succès). Le SCQ intègre de manière explicite ces mécanismes de traitement biaisé de l’information.

Le cadre théorique s’articule également avec les conceptions humanistes de Carl Rogers, notamment l’écart entre le Soi réel et le Soi idéal. L’item 5 (« There are lots of things I’d change about myself if I could ») et l’item 25 (« It’s pretty tough to be me ») mesurent directement cette incongruence rogérienne, source d’angoisse existentielle. Enfin, les théories du sentiment d’efficacité personnelle d’Albert Bandura ont inspiré l’inclusion de dimensions mesurant l’agentivité, le contrôle perçu et l’autorégulation de la conduite face à l’échec.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du Robson Self Concept Questionnaire a été abondamment documentée dans la littérature scientifique anglophone et internationale.

Validité de construit et validité convergente

Dans son étude princeps, Robson (1989) a mis en évidence des corrélations hautement significatives entre le score global au SCQ et des outils standardisés réputés :

  • Une corrélation positive très élevée avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (r variant de 0,78 à 0,85 selon les cohortes), confirmant que l’outil évalue bien le noyau central de l’estime de soi globale.
  • Une corrélation négative robuste avec les mesures de dépression : le score au SCQ est négativement corrélé au Beck Depression Inventory (BDI) avec des coefficients oscillant entre r = -0,70 et r = -0,82. Lorsque la sévérité dépressive augmente, les scores de concept de soi s’effondrent.
  • Une corrélation négative significative avec l’inventaire d’anxiété état-trait de Spielberger (STAI), attestant de l’impact des distorsions anxieuses sur le sentiment de sécurité et de compétence personnelle (r ≈ -0,65).

Validité discriminante et groupes connus

Le pouvoir de discrimination clinique du SCQ est exceptionnel. Dans l’échantillon initial de Robson (1989), les contrastes entre groupes cliniques et non cliniques se sont révélés très marqués :

  • Témoins non cliniques (sans antécédent psychiatrique, n = 70) : Moyenne de 137,0 (Écart-type = 20,2).
  • Patients présentant un trouble anxieux généralisé (TAG selon le DSM-III, n = 51) : Moyenne de 108,0 (Écart-type = 24,8).
  • Patients orientés vers un service de psychothérapie externe (n = 47) : Moyenne de 99,8 (Écart-type = 24,0).

Cette séparation nette (plus de 1,5 à 1,8 écart-type entre les témoins sains et les patients psychiatriques ambulatoires) démontre l’extrême sensibilité du test aux souffrances psychologiques significatives.

Dans une large étude épidémiologique communautaire menée en Nouvelle-Zélande par Romans, Martin et Mullen (1996), le SCQ a été administré à des femmes avec ou sans antécédents d’abus sexuels dans l’enfance (CSA) :

  • Femmes sans antécédents d’abus (n = 225) : Moyenne de 147,4 (Écart-type = 25,8).
  • Femmes rapportant des abus sexuels dans l’enfance (n = 252) : Moyenne de 138,8 (Écart-type = 29,6).

Ces données confirment la validité discriminante de l’échelle face aux altérations à long terme induites par des traumatismes développementaux sévères.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques du Robson SCQ témoignent d’une fidélité irréprochable sur l’ensemble des indices statistiques conventionnels.

Consistance interne

Dans l’étude originale de Robson (1989), le coefficient alpha de Cronbach global s’élevait à 0,89 pour la cohorte initiale et atteignait 0,94 dans les échantillons cliniques élargis ultérieurs. Les études indépendantes menées au Royaume-Uni et dans les pays anglo-saxons rapportent systématiquement des alphas compris entre 0,88 et 0,93, ce qui démontre une excellente homogénéité des items en dépit de la nature multidimensionnelle des sous-domaines théoriques. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent majoritairement entre 0,40 et 0,72, confirmant que chaque énoncé contribue substantiellement à la variance du construit global.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

L’évaluation de la stabilité test-retest a été conduite sur des sujets non cliniques sur des intervalles variant de deux à quatre semaines. Les coefficients de corrélation intra-classe et de Pearson se situent autour de r = 0,88 (Robson, 1989), indiquant que l’outil capte un trait stable de la personnalité plutôt qu’un état d’humeur purement transitoire, tout en restant réceptif aux changements thérapeutiques longitudinaux significatifs. L’erreur standard de mesure (SEM) est estimée à environ 5 à 6 points, signifiant qu’une variation clinique de plus de 12 à 15 points traduit une évolution réelle du concept de soi au-delà du simple aléa de mesure.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle du Robson SCQ a fait l’objet de plusieurs investigations approfondies au fil des décennies.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Bien que Robson ait théorisé sept composantes lors de la conception sémantique des items, les analyses factorielles exploratoires réalisées sur les matrices de corrélations de l’échantillon combiné ont révélé un facteur général dominant (General Self-Esteem Factor), expliquant à lui seul une part substantielle de la variance totale (souvent entre 35 % et 45 %). Ce résultat valide l’utilisation clinique d’un score total composite.

Lorsque des solutions multivariées avec rotation varimax ou promax sont extraites, entre 5 et 7 facteurs émergent généralement :

  • Facteur 1 : Auto-dévalorisation et vulnérabilité émotionnelle — saturé fortement par les items inversés (ex. items 17, 19, 21, 27).
  • Facteur 2 : Efficacité personnelle et détermination — regroupant les items évaluant la persévérance et le contrôle (ex. items 1, 16, 18, 24).
  • Facteur 3 : Agrément et attractivité sociale — soutenu par les items relatifs à l’apparence et à la sociabilité (ex. items 2, 9, 15, 30).
  • Facteur 4 : Désespoir existentiel / Fatalisme — saturé par les items 7, 20 et 22.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations par équations structurelles (AFC) ont comparé un modèle unifactoriel strict à un modèle bifactoriel (un facteur général d’estime de soi + des facteurs spécifiques de domaine). Le modèle bifactoriel présente généralement les meilleurs indices d’ajustement empirique (CFI > 0,92, TLI > 0,91, RMSEA < 0,06). Il corrobore le fait que chaque item reflète à la fois le noyau central de la vision de soi et une facette contextuelle spécifique (autonomie, corps, relations, persévérance). Par ailleurs, certaines études ont identifié un léger effet de méthode lié à la formulation négative ou positive des items, phénomène classique en psychométrie qui justifie pleinement l’équilibrage minutieux de l’échelle (14 items directs, 16 items inversés).

10. Instrument de mesure / Instrument

Le Robson Self Concept Questionnaire se présente sous une forme standardisée garantissant une passation rapide et une cotation rigoureuse :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (self-report questionnaire).
  • Nombre d’items : 30 énoncés formulés à la première personne du singulier.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 8 points, numérotée de 0 à 7, balisée par les ancres sémantiques suivantes :
    • 0 = Completely Disagree (Totalement en désaccord)
    • 1 à 2 = Zone de désaccord modéré à substantiel (Disagree)
    • 3 à 4 = Zone charnière d’accord léger ou neutre
    • 5 à 6 = Zone d’accord modéré à fort (Agree)
    • 7 = Completely Agree (Totalement d’accord)
  • Modalités de cotation :
    • 14 items directs (cotation standard) : Items 1, 2, 3, 6, 9, 10, 12, 15, 16, 18, 24, 26, 29, 30. Pour ces items (marqués d’un point après le chiffre dans la typographie originale, ex. « 2. »), la note attribuée correspond directement au chiffre entouré par le participant (de 0 à 7).
    • 16 items inversés (cotation renversée) : Items 4, 5, 7, 8, 11, 13, 14, 17, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 27, 28. Pour ces items (marqués d’un deux-points après le chiffre dans la version originale, ex. « 4: »), la cotation est inversée selon la formule : Score inversé = 7 - Valeur cochée (c.-à-d. 0 = 7, 1 = 6, 2 = 5, 3 = 4, 4 = 3, 5 = 2, 6 = 1, 7 = 0).
  • Score total : Obtenu par l’addition de l’ensemble des 30 items recotés. Le score théorique s’étend de 0 à 210. Un score élevé témoigne d’un concept de soi robuste, positif et résilient.
  • Repères normatifs cliniques (Westbrook & OCTC, 1997) :
    • Moyenne de référence (population générale saine britannique) : ~140 (Écart-type = 20).
    • Score ≥ 140 : Concept de soi satisfaisant à excellent, solidité de l’estime de soi.
    • Score entre 120 et 139 : Fragilité modérée de l’estime de soi, sensibilité aux stresseurs.
    • Score entre 100 et 119 : Altération clinique substantielle de l’estime de soi (zone caractéristique des troubles anxieux).
    • Score < 100 : Altération clinique sévère (zone fréquente dans la dépression majeure et les orientations en psychothérapie spécialisée).
  • Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Le Robson Self Concept Questionnaire a été publié initialement en 1989 dans la revue scientifique internationale Psychological Medicine. L’instrument a été conçu dans le cadre de recherches universitaires financées par le secteur public de la santé britannique.

À ce titre, le questionnaire appartient au domaine de la recherche académique clinique et ne fait pas l’objet d’une commercialisation sous licence restrictive payante par un éditeur privé. Il est largement accessible aux psychologues, psychiatres, chercheurs et étudiants pour une utilisation clinique non commerciale et dans les protocoles de recherche, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de Robson (1989) et de respecter l’intégrité intégrale des énoncés et de la grille de cotation. Pour des utilisations institutionnelles ou des intégrations dans des progiciels commerciaux, les demandeurs doivent s’adresser aux ayants droit ou au Department of Psychiatry de l’Université d’Oxford.

12. Références / References

  • Beck, A. T. (1967). Depression: Clinical, experimental, and theoretical aspects. Harper & Row.
  • Beck, A. T. (1976). Cognitive therapy and the emotional disorders. International Universities Press.
  • Robson, P. J. (1988). Self-esteem: a review of the literature. British Journal of Clinical Psychology, 27(1), 35-42. https://doi.org/10.1111/j.2044-8260.1988.tb00751.x
  • Robson, J. M. (1989). Development of a new self-report questionnaire to measure self-esteem. Psychological Medicine, 19(2), 513-518. https://doi.org/10.1017/s0033291700012543
  • Romans, S. E., Martin, J. L., & Mullen, P. E. (1996). Women’s self-esteem: A community study of women who report and do not report childhood sexual abuse. British Journal of Psychiatry, 169(6), 696-704. https://doi.org/10.1192/bjp.169.6.696
  • Rosenberg, M. (1965). Society and the adolescent self-image. Princeton University Press. https://doi.org/10.1515/9781400876136
  • Westbrook, D. (1997). Scores on the Robson Self Concept Questionnaire: Normative data and clinical scoring guide. Oxford Cognitive Therapy Centre (OCTC).

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

2
2

8
3

8
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Looti, M. (2026, octobre 7). Questionnaire du concept de soi de Robson. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/robson-self-concept-questionnaire/
Looti, Mohammed. “Questionnaire du concept de soi de Robson.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/robson-self-concept-questionnaire/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire du concept de soi de Robson.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/robson-self-concept-questionnaire/.