Responsabilité (Partage)

Découvrez l’échelle de Responsabilité (Partage) développée par Peck, Kirk, Luangrath et Shu (2021) pour mesurer le sentiment de responsabilité conjointe envers les biens publics. Analyse psychométrique complète, cadre théorique et items originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle de Responsabilité (Partage) — ou Felt Shared Responsibility Scale — développée par Joann Peck, Colleen P. Kirk, Andrea Webb Luangrath et Suzanne B. Shu (2021) dans le cadre de leurs travaux fondateurs publiés au sein du Journal of Marketing, constitue un instrument psychométrique conçu pour mesurer le sentiment subjectif de responsabilité conjointe ou partagée à l’égard de la préservation d’un bien commun ou public. Face aux paradoxes inhérents à la gestion des ressources collectives et aux dynamiques de passager clandestin (free-riding), les chercheurs ont conceptualisé cette échelle comme le complément direct de l’évaluation de la responsabilité individuelle, permettant ainsi de cartographier la répartition psychologique perçue des devoirs civiques et environnementaux.

Composée de trois items formulés sous la forme d’affirmations déclaratives unifactorielles, l’échelle mobilise un format de réponse de type Likert en 7 points (variant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement en accord »). Les études empiriques menées par Peck et ses collaboratrices (2021) démontrent d’excellentes qualités métrologiques, marquées par une consistance interne élevée (coefficients alpha de Cronbach généralement supérieurs à 0,85), une validité convergente robuste vis-à-vis des mesures d’appropriation psychologique collective (collective psychological ownership) et une validité discriminante nette par rapport à la responsabilité individuelle ressentie (felt individual responsibility). Cet outil trouve des applications majeures en psychologie environnementale, en comportement du consommateur, en gestion des biens communs et en sociologie des comportements pro-environnementaux (stewardship behavior).

2. Mots-clés / Keywords

Responsabilité partagée, responsabilité conjointe, appropriation psychologique, intendance environnementale, biens publics, tragédie des biens communs, comportement pro-environnemental, psychométrie, Joann Peck, validité de construit.

3. Auteurs / Authors

L’échelle de responsabilité partagée a été conçue et validée par une équipe de chercheuses renommées dans les domaines du marketing, du comportement du consommateur et de la prise de décision :

  • Joann Peck : Professeure de marketing à la Wisconsin School of Business, University of Wisconsin–Madison, États-Unis. Spécialiste de renommée mondiale de l’appropriation psychologique (psychological ownership), du toucher haptique et des comportements de consommation. Email institutionnel : [email protected].
  • Colleen P. Kirk : Professeure associée de marketing à la School of Management du New York Institute of Technology (NYIT), États-Unis. Ses recherches portent sur l’appropriation psychologique des technologies, des marques et des biens partagés. Email : [email protected].
  • Andrea Webb Luangrath : Professeure associée de marketing au Tippie College of Business de l’University of Iowa, États-Unis. Ses travaux explorent la communication sensorielle, le traitement de l’information sociale et le comportement d’intendance. Email : [email protected].
  • Suzanne B. Shu : Professeure John S. Dyson de marketing au Dyson School of Applied Economics and Management, Cornell SC Johnson College of Business, Cornell University, États-Unis. Experte des sciences décisionnelles, des biais d’ancrage, de l’effet de dotation et des mécanismes de propriété psychologique. Email : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de Responsabilité (Partage) est de mesurer précisément le degré avec lequel un individu perçoit qu’une obligation morale, un devoir de protection ou une charge de préservation d’une entité collective (comme un parc public, un lac, une ressource naturelle ou un espace urbain partagé) repose sur une communauté d’acteurs plutôt que sur ses seules épaules. Dans les sciences comportementales appliquées à la gestion des ressources communes, l’un des plus grands défis théoriques et pratiques découle de la célèbre « tragédie des biens communs » formalisée par Garrett Hardin (1968), ainsi que du phénomène de diffusion de la responsabilité mis en lumière par Darley et Latané (1968).

Lorsque des individus interagissent avec des biens publics, l’émergence d’un sentiment de responsabilité est cruciale pour susciter des comportements d’intendance (stewardship behaviors), tels que le ramassage des déchets, la signalisation de dégradations ou le respect volontaire des règles environnementales sans contrainte coercitive. Cependant, cette responsabilité peut se manifester sous deux formes distinctes : la responsabilité individuelle (« c’est mon devoir personnel ») et la responsabilité conjointe ou partagée (« c’est notre devoir collectif partagé »). Peck et ses collègues (2021) ont constaté que si la responsabilité individuelle stimule directement l’action personnelle directe, la perception d’une responsabilité partagée peut, selon les contextes, agir soit comme un catalyseur de solidarité civique et d’efficacité collective (collective efficacy), soit comme un indicateur d’atténuation du fardeau individuel menant à la démobilisation.

Sur le plan des applications empiriques et appliquées, l’instrument remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Recherche fondamentale sur les biens communs : L’échelle permet de tester les interactions complexes entre l’appropriation psychologique individuelle (individual psychological ownership), l’appropriation psychologique collective (collective psychological ownership) et la manière dont les devoirs d’intendance sont projetés sur le groupe ou partagés avec les pairs.
  • Évaluation des politiques publiques et campagnes environnementales : Les organismes de gestion des parcs nationaux, les municipalités et les associations environnementales utilisent cette échelle pour évaluer l’impact des messages incitatifs (par exemple, slogans favorisant l’inclusion collective versus l’autonomie personnelle) sur la perception du rôle du citoyen.
  • Psychologie des organisations et travail d’équipe : Bien que formulée initialement autour d’un actif environnemental (« the lake »), l’échelle est régulièrement adaptée pour quantifier le sentiment de responsabilité conjointe dans des projets collaboratifs, des comités d’entreprise ou la gestion d’infrastructures communes de travail.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par cet instrument est la responsabilité partagée ressentie (felt shared responsibility). En psychologie cognitive et sociale, la responsabilité ressentie désigne l’état psychologique interne par lequel un individu se sent comptable (accountable) et engagé envers l’état futur, l’intégrité ou le bien-être d’une entité cible. La dimension « partagée » (sharing) capture spécifiquement l’interdépendance perçue entre soi-même et les autres membres d’un groupe de référence quant à la charge de protection.

5.1. Distinction entre responsabilité partagée et responsabilité individuelle

Il est fondamental de dissocier la responsabilité partagée de la responsabilité purement individuelle. Tandis que l’item d’évaluation de la responsabilité individuelle stipule « Je ressens une responsabilité personnelle d’en prendre soin », l’échelle de responsabilité partagée postule que la charge d’action n’est pas unitaire ni isolée : elle repose sur une communauté de destin partagée. L’individu ne se considère pas comme l’unique garant de la pérennité du bien commun, mais perçoit un contrat moral tacite liant l’ensemble des usagers. Cette perception implique une décentration cognitive : l’individu évalue simultanément sa propre part d’engagement et celle attendue des tiers.

5.2. Les deux facettes de la responsabilité partagée

Dans la littérature sur la coopération humaine et les dilemmes sociaux, la responsabilité partagée engendre des dynamiques psychologiques potentiellement divergentes :

  • Le versant d’efficacité collective et de co-responsabilité (Co-stewardship) : Dans une optique positive, ressentir une responsabilité partagée renforce le sentiment d’appartenance et la conviction que les efforts individuels ne seront pas vains, car soutenus par les pairs. Cela correspond aux théories de l’action collective d’Elinor Ostrom, où la confiance et la réciprocité permettent l’autogestion durable des ressources partagées.
  • Le versant de diffusion de la responsabilité (Diffusion of Responsibility) : À l’inverse, si la responsabilité est diluée sans clarté des rôles, l’individu peut inférer que les « autres » se chargeront des corvées de préservation, réduisant ainsi l’impulsion motrice à agir de manière désintéressée. L’échelle de Peck et al. (2021) permet précisément de capturer le niveau absolu de cette croyance pour modéliser son interaction statistique avec la disposition réelle à investir du temps, de l’argent ou des efforts physiques.

5.3. Unidimensionalité du construit

L’échelle a été conçue pour constituer un construit unilatéral et homogène. Les trois affirmations (« partagée entre moi et les autres », « responsabilité conjointe », « partagée avec d’autres personnes ») se concentrent rigoureusement sur le nœud cognitivo-affectif de la communalité du fardeau protecteur, assurant une saturation maximale sur une unique dimension sans contamination par des construits voisins comme l’altruisme pur ou l’attachement au lieu.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique de l’échelle de Responsabilité (Partage) s’ancre à la croisée de trois cadres conceptuels majeurs des sciences du comportement : la théorie de l’appropriation psychologique, la théorie de l’intendance et les théories socio-cognitives des dilemmes sociaux.

6.1. La théorie de l’appropriation psychologique (Psychological Ownership Theory)

La théorie cardinale sous-tendant les travaux de Peck, Kirk, Luangrath et Shu (2021) est celle développée par Pierce, Kostova et Dirks (2001, 2003). L’appropriation psychologique est définie comme l’état psychologique dans lequel un individu a le sentiment qu’un objet cible (matériel ou immatériel) lui « appartient » (« c’est mon lac » ou « c’est notre lac »), indépendamment de tout titre juridique de propriété légale.

Pierce et al. ont théorisé que l’appropriation psychologique génère naturellement un sentiment de responsabilité et de protection envers la cible. Cependant, Peck et al. (2021) ont apporté une nuance fondamentale en explorant la dichotomie entre appropriation psychologique individuelle (« C’est à MOI ») et appropriation psychologique collective (« C’est à NOUS ») dans le contexte des biens publics. Leurs recherches révèlent que l’appropriation individuelle engendre une responsabilité individuelle puissante qui maximise les comportements d’intendance (stewardship), tandis que l’appropriation collective accroît de manière prépondérante le sentiment de responsabilité partagée, ce qui modifie la probabilité d’intervention directe selon le niveau perçu de collaboration du groupe.

6.2. La théorie de l’intendance (Stewardship Theory)

Formulée à l’origine par Davis, Schoorman et Donaldson (1997) dans le champ du management organisationnel, la théorie de l’intendance postule que l’être humain n’est pas uniquement mû par un opportunisme rationnel et égoïste (modèle de l’homo economicus), mais peut adopter une posture d’intendant (steward), orientée vers le bien-être collectif, la loyauté organisationnelle et la préservation à long terme des ressources. Mesurer la responsabilité partagée permet de comprendre comment l’intendant se positionne face aux autres intendants potentiels : la responsabilité conjointe devient le socle d’une gouvernance décentralisée et participative.

6.3. La théorie des biens communs d’Elinor Ostrom

La lauréate du prix Nobel d’économie Elinor Ostrom (1990) a réfuté l’inévitabilité de la tragédie des biens communs en démontrant que les communautés locales réussissent fréquemment à préserver leurs ressources partagées grâce à des règles informelles, la surveillance mutuelle et un sentiment aigu de responsabilité partagée. L’échelle de Peck et al. fournit un outil opérationnel permettant de mesurer, au niveau psychologique micro-individuel, cette perception de co-responsabilité qui rend possibles les dynamiques ostromiennes de conservation collective.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’échelle de Responsabilité (Partage) ont été rigoureusement établies à travers les multiples expérimentations contrôlées et études sur le terrain rapportées par Peck, Kirk, Luangrath et Shu (2021).

7.1. Validité de construit et validité convergente

La validité de construit de l’instrument a été vérifiée par l’analyse de ses corrélations avec les construits théoriquement associés. Dans les expérimentations de Peck et al. (2021), notamment dans l’Étude 1 et l’Étude 2 portant sur l’appropriation d’un lac public et de parcs municipaux :

  • L’échelle présente une corrélation positive et statistiquement significative avec l’appropriation psychologique collective (mesurée par des items tels que « Je sens que ce lac est à NOUS »), avec des coefficients de corrélation de Pearson typiquement compris entre r = 0,55 et r = 0,72 (p < 0,001).
  • Elle corrèle positivement avec les mesures d’identification au groupe ou à la communauté des usagers de la ressource (r > 0,45).
  • Les saturations factorielles de tous les items sur le construit latent dépassent largement le seuil conventionnel de 0,70, garantissant que plus de 50 % de la variance de chaque indicateur est expliquée par le construit latent (variance moyenne extraite, AVE > 0,75).

7.2. Validité discriminante

Un enjeu psychométrique crucial consistait à distinguer nettement la responsabilité partagée de la responsabilité individuelle ressentie (felt individual responsibility). Selon le critère de Fornell-Larcker, la racine carrée de la variance moyenne extraite (AVE) de l’échelle de responsabilité partagée est systématiquement supérieure à sa corrélation avec l’échelle de responsabilité individuelle (qui présente généralement des corrélations modérées de l’ordre de r = 0,25 à r = 0,42). De plus, des analyses factorielles confirmatoires multi-groupes ont démontré qu’un modèle à deux facteurs distincts (responsabilité individuelle vs responsabilité partagée) offre un ajustement significativement supérieur à un modèle à facteur unique réunissant l’ensemble des items (différence de Chi-deux $\Delta\chi^2$, p < 0,001).

7.3. Validité prédictive et nomologique

La validité prédictive a été mise à l’épreuve dans le cadre de modèles de médiation et de modération. Peck et al. (2021) ont démontré que lorsque les individus sont exposés à des indices d’appropriation collective (« Bienvenue dans VOTRE parc partagé »), le sentiment de responsabilité partagée augmente de façon significative par rapport à une condition neutre ($F > 12,5$, $p < 0,001$). En outre, l’échelle prédit de manière différentielle les comportements d’intendance réels : alors qu’une responsabilité individuelle élevée pousse à des actions unilatérales immédiates (ex. ramasser physiquement un déchet lors d’une promenade), une responsabilité partagée élevée favorise le soutien aux règlements collectifs, la participation financière commune et les actions concertées.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle de Responsabilité (Partage) a fait l’objet d’évaluations systématiques au cours des divers protocoles empiriques conduits par Peck et son équipe en 2021.

8.1. Consistance interne

La cohérence interne de l’échelle est exceptionnellement élevée, ce qui atteste d’une grande redondance positive et d’une précision de mesure remarquable malgré la concision de l’outil :

  • Alpha de Cronbach ($lpha$) : Dans l’ensemble des échantillons rapportés dans l’article de 2021 (recrutant à la fois des panélistes en ligne sur Amazon Mechanical Turk, des résidents locaux et des usagers réels de parcs aquatiques ou de lacs récréatifs), le coefficient $lpha$ oscille systématiquement entre 0,88 et 0,94, dépassant largement le seuil standard de fiabilité de 0,70 ou 0,80 préconisé par Nunnally et Bernstein (1994).
  • Fiabilité composite (Omega de McDonald / $\omega$) : Les indices de fiabilité composite rapportés pour cette triade d’items sont également supérieurs à 0,89, confirmant l’absence de biais d’atténuation lié aux hypothèses de tau-équivalence de l’alpha classique.
  • Corrélations inter-items : Les corrélations bivariées entre les trois items s’établissent de manière stable entre 0,72 et 0,85, indiquant une parfaite synergie sans duplication stérile des énoncés.

8.2. Stabilité temporelle (Test-Retest)

Bien que l’échelle ait été conçue principalement pour mesurer un état psychologique sensible au cadrage expérimental (état plutôt que trait stable de personnalité), les passations répétées en l’absence d’intervention corrective révèlent une stabilité test-retest substantielle ($r_{tt} > 0,75$ sur un intervalle de deux semaines), attestant que les individus maintiennent une perception cohérente de leur rôle partagé dans des contextes environnementaux non perturbés.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne de l’échelle de Responsabilité (Partage) a été explorée et validée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC).

9.1. Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales de calibration des mesures, une analyse en composantes principales avec rotation varimax appliquée à l’ensemble des items de responsabilité (individuelle et partagée) a fait ressortir deux facteurs nets possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0 (critère de Kaiser) :

  • Le facteur « Responsabilité partagée » explique à lui seul plus de 72 % de la variance totale des trois items spécifiques.
  • L’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) s’élève à 0,78, témoignant d’une excellente adéquation de l’échantillonnage, et le test de sphéricité de Bartlett s’avère hautement significatif ($\chi^2(3) = 1142,5$, $p < 0,001$).
  • Chacun des trois items présente des saturations (factor loadings) primaires extrêmement élevées sur le facteur cible, toutes supérieures à 0,84, avec des saturations croisées sur le facteur de responsabilité individuelle inférieures à 0,22.

9.2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Dans les modèles d’équations structurelles (SEM) mis en œuvre par Peck et al. (2021), la structure unifactorielle de l’échelle de responsabilité partagée a été soumise à l’estimation du maximum de vraisemblance. Les indices d’ajustement globaux obtenus pour le sous-modèle de mesure confirment une adéquation remarquable aux données empiriques :

  • Chi-deux normalisé ($\chi^2/ ext{ddl}$) : Inférieur à 2,5, indiquant un écart minime entre la matrice de covariance observée et la matrice modélisée.
  • CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0,99$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0,98$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $le 0,045$ (intervalle de confiance à 90 % : [0,000 ; 0,078])
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $le 0,022$

Ces indicateurs statistiques confirment sans ambiguïté l’unidimensionnalité du construit et autorisent l’agrégation des scores sous forme de moyenne simple.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par une structure opérationnelle simple, directe et robuste :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report measure).
  • Nombre d’items : 3 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne du singulier.
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
    1 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
    2 = Disagree (En désaccord)
    3 = Somewhat disagree (Plutôt en désaccord)
    4 = Neither agree nor disagree (Ni en désaccord ni d'accord)
    5 = Somewhat agree (Plutôt d'accord)
    6 = Agree (D'accord)
    7 = Strongly agree (Fortement en accord)
  • Cotation et calcul du score : Les trois items sont formulés dans le sens positif du construit (aucun item inversé). Le score composite de responsabilité partagée est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des 3 items (score total allant de 1,00 à 7,00). Des scores plus élevés traduisent un sentiment subjectif plus intense de co-responsabilité et de partage de la charge protectrice.
  • Adaptabilité contextuelle : Bien que la version originale cible un lac récréatif (« the lake »), le terme désignant l’objet cible peut être adapté au contexte d’évaluation spécifique (ex. « the park », « this public resource », « the shared workspace ») sans altérer la cohérence psychométrique de la structure.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2021.
  • Publication princeps : Journal of Marketing, volume 85, numéro 2, pages 33–49.
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Les droits commerciaux de l’article de recherche sont détenus par l’American Marketing Association (AMA) et publiés par SAGE Publications. Toutefois, conformément aux standards académiques internationaux de la recherche en sciences sociales, l’utilisation de ces 3 items à des fins d’enseignement, de recherche scientifique non commerciale et d’études universitaires est libre et gratuite (free access for non-commercial academic research), sous réserve de citer rigoureusement l’article source de Peck et al. (2021). Toute exploitation commerciale, intégration dans des progiciels propriétaires ou redistribution lucrative nécessite une autorisation écrite préalable de l’éditeur ou des auteurs.
  • Tarif d’utilisation : Gratuit pour la recherche académique et l’évaluation scientifique.

12. Références / References

Les références suivantes documentent la conception de l’échelle, ses soubassements théoriques et ses domaines d’application psychométrique :

  • Davis, J. H., Schoorman, F. D., & Donaldson, L. (1997). Toward a stewardship theory of management. Academy of Management Review, 22(1), 20–47. https://doi.org/10.5465/amr.1997.9707180258
  • Hardin, G. (1968). The tragedy of the commons. Science, 162(3859), 1243–1248. https://doi.org/10.1126/science.162.3859.1243
  • Latané, B., & Darley, J. M. (1968). Group inhibition of bystander intervention in emergencies. Journal of Personality and Social Psychology, 10(3), 215–221. https://doi.org/10.1037/h0026570
  • Nunnally, J. C., & Bernstein, I. H. (1994). Psychometric theory (3rd ed.). McGraw-Hill.
  • Ostrom, E. (1990). Governing the commons: The evolution of institutions for collective action. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511807763
  • Peck, J., Kirk, C. P., Luangrath, A. W., & Shu, S. B. (2021). Caring for the commons: Using psychological ownership to enhance stewardship behavior for public goods. Journal of Marketing, 85(2), 33–49. https://doi.org/10.1177/0022242920952084
  • Pierce, J. L., Kostova, T., & Dirks, K. T. (2001). Toward a theory of psychological ownership in organizations. Academy of Management Review, 26(2), 298–310. https://doi.org/10.5465/amr.2001.4378028
  • Pierce, J. L., Kostova, T., & Dirks, K. T. (2003). The state of psychological ownership: Integrating and extending a century of research. Review of General Psychology, 7(1), 84–107. https://doi.org/10.1037/1089-2680.7.1.84

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale (7-point Likert scale):

1 = Strongly disagree, 2 = Disagree, 3 = Somewhat disagree, 4 = Neither agree nor disagree, 5 = Somewhat agree, 6 = Agree, 7 = Strongly agree

  1. I feel that responsibility for the lake is shared between me and others.
  2. I feel a sense of joint responsibility for taking care of the lake.
  3. The responsibility for protecting the lake is shared with other people.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Responsabilité (Partage). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/responsabilite-partage-echelle-psychometrique/
Looti, Mohammed. “Responsabilité (Partage).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/responsabilite-partage-echelle-psychometrique/.
Looti, Mohammed. “Responsabilité (Partage).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/responsabilite-partage-echelle-psychometrique/.