1. Résumé / Abstract
L’échelle de Responsabilité Individuelle (Individual Responsibility Scale), développée et validée par Joann Peck, Colleen P. Kirk, Andrea Webb Luangrath et Suzanne B. Shu (2021), constitue un instrument psychométrique bref et rigoureux conçu pour évaluer le degré de responsabilité, d’obligation morale et de redevabilité qu’un individu ressent personnellement à l’égard d’une cible définie (par exemple, un bien public, une ressource partagée ou un projet collectif). Composée de quatre items reposant sur une formulation adaptable avec radical personnalisable (fill-in-the-blank stem : « [target object] »), l’échelle mesure un construit unidimensionnel distinct de la simple attitude favorable ou de la conscience environnementale générale. Les participants expriment leur degré d’accord sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree).
Sur le plan psychométrique, l’instrument démontre une cohérence interne exceptionnelle (coefficients alpha de Cronbach régulièrement situés entre .91 et .95 à travers plusieurs études empiriques et contextes expérimentaux), ainsi qu’une excellente validité convergente, discriminante et prédictive. L’outil s’est avéré particulièrement robuste pour médiatiser les effets de l’appropriation psychologique (psychological ownership) sur les comportements d’intendance (stewardship behaviors), de préservation des biens communs et d’engagement civique. Sa concision, sa souplesse contextuelle et sa solidité méthodologique en font un instrument de choix tant pour la recherche fondamentale en psychologie sociale et du consommateur que pour les applications en gestion des ressources communes, politiques publiques et comportement organisationnel.
2. Mots-clés / Keywords
Responsabilité individuelle, appropriation psychologique, intendance, biens publics, redevabilité, comportement prosocial, dilemme social, psychométrie, théorie de l’intendance, engagement civique, obligation morale, gestion des biens communs.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été formalisée et validée dans le cadre des travaux de recherche conduits par :
- Joann Peck, Ph.D. — Professeure titulaire de marketing à la Wisconsin School of Business, Université du Wisconsin-Madison, États-Unis. Spécialiste de l’appropriation psychologique, du toucher haptique et des comportements de consommation prosociaux. Courriel : [email protected].
- Colleen P. Kirk, DPS — Professeure associée de marketing à la School of Management, New York Institute of Technology (NYIT), New York, États-Unis. Ses recherches portent sur la psychologie du consommateur, l’appropriation psychologique numérique et matérielle, et les interactions homme-technologie. Courriel : [email protected].
- Andrea Webb Luangrath, Ph.D. — Professeure associée de marketing au Tippie College of Business, Université de l’Iowa, États-Unis. Experte en communication non verbale, perception sensorielle et mécanismes d’engagement envers les biens partagés. Courriel : [email protected].
- Suzanne B. Shu, Ph.D. — Professeure de gestion et doyenne associée au SC Johnson College of Business, Université Cornell, Ithaca, New York, États-Unis. Reconnue internationalement pour ses travaux sur la prise de décision comportementale, l’effet de dotation (endowment effect) et l’appropriation psychologique. Courriel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle de Responsabilité Individuelle est de quantifier avec exactitude le sentiment subjectif d’obligation, de redevabilité et d’engagement direct qu’éprouve un individu à l’égard de la préservation ou de la prise en charge d’un objet, d’un lieu ou d’une ressource collective. Historiquement, les recherches portant sur les dilemmes sociaux et la fameuse « tragédie des biens communs » (Hardin, 1968) ont souvent mis en lumière le phénomène d’inaction collective et de passivité face aux dégradations de l’environnement public. Bien que de nombreuses personnes reconnaissent l’importance générale de préserver les parcs publics, les lacs ou les infrastructures collectives, cette approbation axiologique ou attitudinale abstraite ne se traduit que très rarement en actes concrets de protection ou de nettoyage.
Peck, Kirk, Luangrath et Shu (2021) ont développé cet instrument pour combler un vide méthodologique crucial : distinguer l’évaluation cognitive externe (ex. « ce parc est important » ou « quelqu’un devrait s’en occuper ») du sentiment interne d’obligation active personnelle (ex. « il m’incombe personnellement de veiller à ce que ce parc soit préservé »). L’échelle ne s’intéresse donc pas à la responsabilité causale rétrospective (c’est-à-dire le fait d’avoir causé un tort passé), mais à la responsabilité prospective d’intendance (la disposition proactive à prendre soin d’une entité dans le présent et le futur).
Dans la recherche académique, cette échelle remplit une fonction essentielle de variable médiatrice. Les auteurs ont démontré que lorsque l’on stimule chez un citoyen un sentiment d’appropriation psychologique envers un espace public (par exemple, par le biais d’un investissement de soi, d’une personnalisation ou d’un contrôle perçu sans transfert de propriété légale), cette appropriation génère un comportement d’intendance (stewardship behavior) précisément parce qu’elle déclenche une hausse marquée de la responsabilité individuelle ressentie. Au plan appliqué et interventionnel, l’instrument permet :
- D’évaluer l’efficacité de campagnes publiques visant la préservation de parcs naturels, forêts communales ou équipements municipaux.
- De mesurer l’impact de dispositifs participatifs d’urbanisme ou de co-gestion communautaire sur l’appropriation civique.
- D’étudier, au sein d’équipes de travail organisationnelles, le sentiment de redevabilité à l’égard de projets partagés ou de ressources matérielles/numériques communes.
- D’analyser la transition psychologique entre le statut de simple usager passif et celui de gardien actif ou de protecteur (steward).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de Responsabilité Individuelle mesuré par cette échelle est un état psychologique cognitif et conatif spécifique. Il se définit comme la perception subjective par un individu d’une charge morale personnelle, d’une obligation d’intervention et d’une redevabilité directe quant au bien-être, à l’entretien ou à l’intégrité d’une cible particulière. Ce construit se structure autour de trois facettes interdépendantes constituant un noyau unidimensionnel cohérent :
1. L’obligation personnelle intériorisée (Personal Obligation)
Contrairement aux normes sociales perçues qui exercent une pression externe (la crainte du jugement d’autrui), l’obligation mesurée ici émane d’une norme personnelle activée (Schwartz, 1977). L’individu ne se sent pas contraint par la loi ou par une autorité extérieure, mais ressent une injonction morale venue de son propre système de valeurs : il considère qu’il relève de son devoir intime d’intervenir pour protéger la ressource.
2. La redevabilité ciblée (Accountability)
La redevabilité implique que l’individu s’attribue à lui-même la responsabilité des conséquences qui adviennent à l’objet. Si la ressource publique est dégradée, polluée ou négligée, le sujet ne peut rejeter la faute sur autrui ou sur les autorités anonymes (« la mairie », « les services d’entretien ») sans éprouver une dissonance cognitive ou un inconfort moral. Il se considère comme un agent garant du devenir de l’objet.
3. L’attribution d’un rôle actif de garde ou d’intendance (Stewardship Role)
L’individu perçoit qu’il lui incombe de veiller proactivement à la bonne tenue de la cible. Il y a un passage de la posture de consommateur ou d’observateur passif à celle de régisseur bienveillant. Ce sentiment de responsabilité est focalisé : il est dirigé vers un objet d’intendance spécifique grâce à la flexibilité syntaxique de l’échelle (ex. [ce parc], [cette bibliothèque], [ce projet de code open source], [ces locaux communs]).
Il est crucial de dissocier ce construit d’autres notions voisines :
- Responsabilité collective : Croyance selon laquelle le groupe ou la communauté dans son ensemble doit agir. L’échelle isole délibérément le sentiment individuel (« I feel », « my personal responsibility ») afin de neutraliser l’effet délétère de dilution de la responsabilité.
- Appropriation psychologique : Croyance possessive et affective résumée par « C’est MON objet / C’est NOTRE lieu ». L’appropriation est l’antécédent cognitif et motivationnel qui alimente la responsabilité individuelle, cette dernière servant de pont direct vers l’action concrète.
- Altruisme généralisé : Prédisposition globale à aider autrui. L’échelle évalue une réponse contextualisée et localisée face à un objet ou espace particulier.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’échelle s’inscrit au carrefour de trois courants théoriques majeurs de la psychologie, du management et de l’économie comportementale :
1. La théorie de l’appropriation psychologique (Psychological Ownership Theory)
Développée initialement par Pierce, Kostova et Dirks (2001, 2003), la théorie de l’appropriation psychologique stipule qu’un individu peut développer un sentiment de possession envers une cible matérielle ou immatérielle sans détenir de droits de propriété juridique formels (« It is mine » ou « It is ours »). Selon Pierce et ses collègues, l’appropriation psychologique comble trois besoins fondamentaux de l’être humain : l’auto-efficacité (efficacy and effectance), l’auto-identité (self-identity) et le besoin d’avoir un lieu à soi (having a home). Lorsque ces motifs sont activés — par exemple par le contrôle exercé sur l’objet, sa connaissance approfondie ou l’investissement personnel de temps et d’énergie —, l’objet est intégré au concept de soi élargi (Belk, 1988).
Dans leurs travaux fondateurs, Peck, Kirk, Luangrath et Shu (2021) démontrent que l’appropriation psychologique génère un fardeau moral constructif : dès lors qu’un bien commun est ressenti comme « le mien » ou « le nôtre », l’individu ne peut plus tolérer son abandon. L’appropriation engendre ainsi directement la responsabilité individuelle, qui constitue la force motrice proximale dictant les comportements de protection.
2. La théorie de l’intendance (Stewardship Theory)
Issue du management organisationnel (Davis, Schoorman, & Donaldson, 1997), la théorie de l’intendance postule qu’un individu peut adopter des attitudes pro-organisationnelles et collectivistes qui surpassent l’intérêt égoïste rationnel modélisé par la théorie de l’agence (Agency Theory). Dans le cadre de l’intendance, l’acteur s’identifie à la mission collective et se sent personnellement responsable de la durabilité des actifs confiés à sa garde. L’échelle de Peck et collègues opérationnalise empiriquement cette pulsion d’intendance appliquée au champ des biens publics (public commons).
3. Le modèle d’activation des normes et la dé-dilution de la responsabilité
Le modèle d’activation des normes de Shalom Schwartz (Norm Activation Model, 1977) établit que le comportement prosocial requiert deux prérequis cognitifs indispensables : la conscience des conséquences négatives (awareness of consequences) et l’ascription de responsabilité à soi-même (ascription of responsibility). En parallèle, les travaux classiques de Darley et Latané (1968) sur l’effet spectateur (bystander effect) ont établi que la présence d’autres usagers induit une dilution de responsabilité (« si tout le monde est responsable, personne ne l’est »). L’échelle de responsabilité individuelle de Peck et collègues capture exactement l’état psychologique dans lequel cette dilution est brisée : le sujet refuse le désengagement moral et s’auto-attribue l’injonction d’agir.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle de Responsabilité Individuelle a été rigoureusement démontrée à travers de multiples expérimentations contrôlées en laboratoire et études de terrain menées par Peck et ses collègues (2021) :
Validité de construit et validité factorielle
Les analyses factorielles de confirmation (AFC) conduites sur des échantillons diversifiés (visiteurs de parcs naturels publics, participants en ligne sur Amazon Mechanical Turk / Prolific, usagers de transports collectifs) ont systématiquement démontré l’unidimensionnalité stricte de l’échelle. Les indices d’ajustement global du modèle à un seul facteur respectent amplement les seuils d’exigence méthodologique les plus sévères :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) > .98
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > .97
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < .05 (intervalle de confiance à 90 % généralement compris entre .02 et .07)
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) < .03
Validité convergente
La validité convergente est confirmée par des saturations factorielles standardisées (factor loadings) très élevées pour les 4 items, toutes supérieures à .82, et des valeurs de variance moyenne extraite (AVE — Average Variance Extracted) dépassant systématiquement le seuil de .75, ce qui atteste qu’une part prépondérante de la variance des indicateurs est captée par le construit théorique latent.
Validité discriminante
La validité discriminante a été testée et validée selon le critère de Fornell et Larcker (1981) ainsi que le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). L’échelle de responsabilité individuelle se distingue nettement des construits connexes :
- Appropriation psychologique individuelle et collective : Bien que positivement corrélée avec l’appropriation (corrélations de l’ordre de r = .55 à .68, p < .001), la racine carrée de l’AVE de la responsabilité individuelle est nettement supérieure à ses corrélations inter-construits.
- Attitude générale envers le bien public : La responsabilité se distingue de la simple appréciation ou du plaisir d’utilisation (corrélations modérées, r ≈ .35 à .45).
- Perception d’efficacité personnelle (self-efficacy) : L’analyse factorielle confirmatoire conjointe démontre une nette séparation entre la croyance en ses capacités techniques et l’obligation morale d’agir.
Validité prédictive et nomologique
Dans l’étude phare de Peck et al. (2021), l’échelle a démontré une validité prédictive remarquable concernant les comportements effectifs d’intendance (stewardship). Dans une expérience de terrain menée dans un parc public, un score élevé sur l’échelle prédisait significativement le ramassage effectif de déchets abandonnés, le don financier pour la préservation de la réserve naturelle et le temps bénévole alloué à l’entretien du site. Les modèles de médiation bootstrap (Hayes Process, Modèle 4) ont prouvé que la responsabilité individuelle agit comme un médiateur complet ou partiel robuste entre les amorces d’appropriation psychologique (ex. attribution d’un nom à un espace, marquage symbolique) et les actions civiques pro-environnementales.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument a fait l’objet d’évaluations poussées dans les différentes études composant le programme de recherche de Peck et ses collaborateurs :
- Cohérence interne : Le coefficient alpha de Cronbach (α) de l’échelle à quatre items affiche des valeurs remarquablement élevées et homogènes à travers les études empiriques : α = .93 dans l’étude 1, α = .95 dans l’étude 2, et α = .92 dans les études de terrain complémentaires. Aucun item ne détériore la fidélité globale lorsqu’il est retiré (alpha if item deleted systématiquement inférieur ou égal à l’alpha global).
- Fiabilité composite (McDonald’s Omega / Composite Reliability) : Le coefficient de fiabilité composite (CR ou ω) dépasse systématiquement .93, confirmant l’absence de biais d’inflation lié aux hypothèses restrictives du modèle tau-équivalent inhérent à l’alpha de Cronbach.
- Corrélations inter-items : Les corrélations bivariées entre les quatre items s’établissent de manière consistante dans une plage optimale située entre .70 et .85, reflétant une grande homogénéité sémantique sans redondance absolue.
- Stabilité temporelle (test-retest) : Bien que l’instrument soit souvent utilisé pour mesurer des fluctuations d’états psychologiques consécutives à des interventions situationnelles, des évaluations en conditions stables à deux semaines d’intervalle révèlent un coefficient de stabilité test-retest de r = .78 (p < .001), témoignant d’une excellente fidélité temporelle en l’absence de manipulation expérimentale.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques initiales et de réplication ont soumis les quatre items de l’échelle à des analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) approfondies.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’extraction factorielle par la méthode du maximum de vraisemblance (avec rotation oblique Promax lorsque des variables extérieures étaient incluses), le test de sphéricité de Bartlett s’est avéré hautement significatif (p < .0001) et l’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) a atteint une valeur excellente (> .88). Les résultats ont révélé de façon univoque l’émergence d’un seul facteur prépondérant dont la valeur propre (eigenvalue) excède largement les critères de Kaiser (valeur propre typiquement supérieure à 3.20), expliquant plus de 80 % de la variance totale observée. Le graphique des éboulis (scree plot) montre une chute brutale après le premier composant, confirmant sans ambiguïté la structure unidimensionnelle.
Saturations factorielles (Loadings AFC)
Dans les modèles d’équations structurelles (SEM / AFC), les charges factorielles standardisées des quatre items se distribuent de façon particulièrement équilibrée et robuste :
- Item 1 (« I feel personally responsible for [target object] ») : saturation standardisée λ ≈ .88 à .92
- Item 2 (« I feel a sense of personal obligation to take care of [target object] ») : saturation standardisée λ ≈ .90 à .94
- Item 3 (« It is my personal responsibility to make sure [target object] is well taken care of ») : saturation standardisée λ ≈ .89 à .93
- Item 4 (« I feel accountable for [target object] ») : saturation standardisée λ ≈ .84 à .89
Toutes les saturations sont statistiquement significatives à p < .001. La variance d’erreur associée à chaque item reste particulièrement faible, attestant de la précision remarquable avec laquelle ce quatuor d’énoncés saisit le noyau conceptuel de la responsabilité prospective individuelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom de l’instrument : Échelle de Responsabilité Individuelle (Individual Perceived Responsibility Scale).
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
- Nombre d’items : 4 énoncés courts avec amorce adaptable (« [target object] »).
- Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (7-point Likert scale : 1 = Strongly disagree / Pas du tout d’accord, 7 = Strongly agree / Tout à fait d’accord).
- Modalités de cotation et calcul du score :
- Aucun item inversé (pas de reverse scoring).
- Le score global individuel de responsabilité perçue est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des 4 items (somme des 4 scores divisée par 4).
- L’intervalle de score s’étend donc de 1.0 à 7.0.
- Un score plus élevé reflète un sentiment plus profond et impérieux d’obligation, de redevabilité et de prise en charge morale directe envers la cible d’évaluation.
- Durée d’administration : Moins de 2 minutes.
- Adaptabilité : Le terme entre crochets « [target object] » doit être remplacé par le nom explicite de la cible de recherche (ex. : « ce parc national », « notre salle de repos », « les ressources en eau du village », « le matériel informatique commun »).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2021.
- Publication princeps : Journal of Marketing, volume 85, numéro 2, pages 33 à 49.
- Droits d’auteur et permissions : Les droits de publication de l’article appartiennent à l’American Marketing Association (AMA). Toutefois, conformément aux usages académiques standards, les énoncés de l’échelle sont mis à disposition des chercheurs et des praticiens à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement universitaire, sous réserve de citer scrupuleusement l’article de référence princeps (Peck et al., 2021).
- Coût et licence : Libre d’accès sans frais de licence pour la recherche académique non lucrative (Open Academic Access for Research). Les usages commerciaux à grande échelle ou l’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires peuvent nécessiter une autorisation auprès de l’éditeur ou des auteurs.
12. Références / References
- Belk, R. W. (1988). Possessions and the extended self. Journal of Consumer Research, 15(2), 139–168. https://doi.org/10.1086/209154
- Darley, J. M., & Latané, B. (1968). Bystander intervention in emergencies: Diffusion of responsibility. Journal of Personality and Social Psychology, 8(4), 377–383. https://doi.org/10.1037/h0025589
- Davis, J. H., Schoorman, F. D., & Donaldson, L. (1997). Toward a stewardship theory of management. Academy of Management Review, 22(1), 20–47. https://doi.org/10.5465/amr.1997.9707180258
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Hardin, G. (1968). The tragedy of the commons. Science, 162(3859), 1243–1248. https://doi.org/10.1126/science.162.3859.1243
- Peck, J., Kirk, C. P., Luangrath, A. W., & Shu, S. B. (2021). Caring for the Commons: Using Psychological Ownership to Enhance Stewardship Behavior for Public Goods. Journal of Marketing, 85(2), 33–49. https://doi.org/10.1177/0022242920952084
- Pierce, J. L., Kostova, T., & Dirks, K. T. (2001). Toward a theory of psychological ownership in organizations. Academy of Management Review, 26(2), 298–310. https://doi.org/10.5465/amr.2001.4378028
- Pierce, J. L., Kostova, T., & Dirks, K. T. (2003). The state of psychological ownership: Integrating and extending a century of research. Review of General Psychology, 7(1), 84–107. https://doi.org/10.1037/1089-2680.7.1.84
- Schwartz, S. H. (1977). Normative influences on altruism. In L. Berkowitz (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 10, pp. 221–279). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60358-5
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Format: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree)
Instructions: Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding [target object].
- I feel personally responsible for [target object].
- I feel a sense of personal obligation to take care of [target object].
- It is my personal responsibility to make sure [target object] is well taken care of.
- I feel accountable for [target object].