Résolution de Conflits — Indice des Facteurs de Protection Individuels

Découvrez l’échelle de Résolution de Conflits de l’IPFI (Phillips & Springer, 1992) : propriétés psychométriques, cotation, cadre théorique et items officiels.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Résolution de Conflits — issue de l’Indice des Facteurs de Protection Individuels (Conflict Resolution — Individual Protective Factors Index, ou IPFI) — a été élaborée à l’origine par John Phillips et J. Fred Springer en 1992 pour évaluer les compétences psycho-comportementales et les facteurs d’amortissement du risque chez les enfants et adolescents. S’inscrivant dans le cadre élargi de l’évaluation de programmes nationaux tels que le National Youth Sports Program (NYSP) et diffusée ultérieurement par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans leur recueil d’outils de mesure des violences chez les jeunes, cette sous-échelle opérationnalise la résolution pacifique des différends à travers deux dimensions complémentaires : l’autorégulation émotionnelle et comportementale (Self-Control) et l’orientation prosociale collaborative (Cooperation).

Le module de Résolution de Conflits se compose de 12 items au format standardisé, comprenant 6 items dédiés à la maîtrise des pulsions agressives et à la régulation de la colère, ainsi que 6 items ciblant l’engagement coopératif, le sens de l’entraide et le plaisir éprouvé lors de dynamiques de groupe. Les participants répondent à l’aide d’une échelle ordinale à quatre modalités allant de « YES! » à « NO! ». La cotation prévoit l’inversion des items de coopération afin d’attribuer un score global oscillant entre 12 (faibles compétences en négociation et risque accru de passage à l’acte violent) et 48 (aptitudes hautement adaptatives face aux litiges interpersonnels).

D’un point de vue psychométrique, l’instrument présente une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,72 et 0,81 selon les strates d’âge et les contextes d’investigation, ainsi qu’une structure bidimensionnelle confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires. La validité convergente est étayée par des corrélations négatives robustes avec les comportements antisociaux, l’impulsivité et la violence entre pairs, et par des corrélations positives avec le climat scolaire et les compétences socio-émotionnelles. Cet instrument s’impose ainsi comme une mesure brève, robuste et facilement administrable dans les contextes scolaires, communautaires et évaluatifs.

2. Mots-clés / Keywords

Résolution de conflits, Indice des facteurs de protection individuels, Maîtrise de soi, Coopération, Agressivité juvénile, Résilience, Évaluation psychométrique, Facteurs de protection, Comportements prosociaux, Prévention de la violence

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et documenté par deux chercheurs spécialistes de la méthodologie évaluative et de la psychologie du développement :

  • John Phillips, Ph.D. : Chercheur senior et statisticien associé au sein d’EMT Associates, Inc. (Sacramento/Folsom, Californie, États-Unis). Ses travaux se concentrent sur la modélisation statistique des facteurs d’intervention chez les populations juvéniles vulnérables et sur la psychométrie appliquée aux programmes de développement par le sport.
  • J. Fred Springer, Ph.D. : Évaluateur de programmes de santé publique, directeur de recherche chez EMT Associates, Inc. et consultant auprès d’agences gouvernementales fédérales américaines. Il a largement contribué à l’opérationnalisation du concept de résilience chez les jeunes à travers le développement de l’IPFI (Individual Protective Factors Index).

Pour tout renseignement institutionnel d’époque ou analyse rétrospective de ces travaux, la documentation a été initialement archivée auprès d’EMT Associates, Inc. et reprise par des consortiums de prévention de la délinquance et de la violence juvénile sous l’égide de la National Collegiate Athletic Association (NCAA) et du Département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la sous-échelle de Résolution de Conflits intégrée à l’IPFI est d’offrir une mesure standardisée, rapide et psychométriquement rigoureuse des mécanismes internes par lesquels un enfant ou un adolescent prévient l’escalade conflictuelle et surmonte les tensions interpersonnelles. Contrairement à de nombreuses batteries d’évaluation clinique traditionnelles qui adoptent une démarche déficitaire — en se focalisant exclusivement sur le repérage des troubles du comportement, des infractions disciplinaires ou des traits psychopathiques —, cet instrument repose sur le paradigme du développement positif des jeunes (Positive Youth Development) et de l’identification des forces intérieures.

Dans les contextes appliqués, l’outil poursuit une triple finalité :

  • Évaluation de programmes d’intervention (Program Evaluation) : Mesurer avec précision l’efficacité des interventions socio-éducatives, périscolaires ou sportives (comme les camps d’été sportifs, les programmes de médiation par les pairs ou les ateliers de compétences psychosociales) en captant les variations pré/post-test quant à l’autocontrôle et à la collaboration active.
  • Dépistage et prévention primaire et secondaire : Identifier les jeunes manifestant des scores critiques d’impulsivité réactive et de refus coopératif, afin de leur proposer un étayage individualisé avant que ne s’installent des dynamiques de délinquance juvénile ou d’exclusion scolaire.
  • Recherche translationnelle et étiologique : Permettre aux chercheurs en psychologie différentielle et en sociologie de l’éducation d’examiner la façon dont les ressources psychologiques individuelles interagissent avec l’environnement microsystémique (la famille, le groupe de pairs, le climat de classe) pour neutraliser l’impact de contextes de vie hautement vulnérabilisants.

Sur le plan théorique, l’instrument part du postulat qu’un conflit interpersonnel ne peut être résolu pacifiquement que si l’individu cumule deux aptitudes interdépendantes : la capacité d’inhiber les automatismes d’agression motrice ou verbale d’une part, et la motivation prosociale orientée vers la recherche d’un compromis coopératif d’autre part. L’échelle ne se contente donc pas de mesurer l’absence de violence, elle quantifie également la propension proactive à l’harmonie collective.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de la résolution de conflits, tel qu’opérationnalisé par Phillips et Springer, articule deux piliers interdépendants qui structurent la régulation interpersonnelle chez l’adolescent :

1. La Maîtrise de Soi (Self-Control)

Cette dimension évalue l’aptitude de l’individu à moduler ses affects négatifs, à exercer une inhibition comportementale face à la frustration et à résister aux pulsions d’agressivité directe ou indirecte. Chez l’adolescent, un déficit de maîtrise de soi se traduit par une faible tolérance à la frustration, une propension à l’irritabilité soudaine et un recours systématique à la coercition physique ou verbale pour imposer son point de vue.

Les items de cette dimension explorent des manifestations comportementales explicites, telles que :

  • L’adhésion cognitive à l’usage de la force physique comme stratégie instrumentale légitime (« Sometimes you have to physically fight to get what you want »).
  • La labilité émotionnelle et l’emportement rapide face aux provocations mineures (« I get mad easily »).
  • L’incapacité à différer l’action ou à réfréner ses désirs sans considération des conséquences (« I do whatever I feel like doing »).
  • L’externalisation vocale de la colère dirigée contre autrui (« When I am mad, I yell at people »).
  • La destruction matérielle volontaire comme exutoire pulsionnel (« Sometimes I break things on purpose »).
  • L’atteinte physique impulsive portée àautrui (« If I feel like it, I hit people »).

Un score élevé dans cette sous-dimension (après inversion ou codage adéquat) reflète une solide capacité d’autorégulation, un contrôle exécutif efficient et le rejet normatif de la violence interpersonnelle.

2. La Coopération (Cooperation)

La coopération renvoie à la disposition prosociale de l’individu, caractérisée par sa volonté de participer activement à des tâches partagées, d’apporter son soutien à autrui et de s’inscrire harmonieusement au sein de collectifs sociaux (la famille, l’équipe sportive, la classe). Il ne s’agit pas d’une simple conformité passive, mais d’une source authentique de valorisation et de satisfaction intrinsèque découlant de la contribution collective.

Cette composante est articulée autour des manifestations suivantes :

  • L’implication volontaire dans les activités domestiques (« I like to help around the house »).
  • L’affiliation positive et le plaisir tiré de l’appartenance à un groupe ou une équipe (« Being part of a team is fun »).
  • L’empathie gratifiante et le sentiment de bien-être induit par l’aide interpersonnelle (« Helping others makes me feel good » et « Helping others is very satisfying »).
  • La conscience de sa responsabilité individuelle dans la réussite collective (« I always like to do my part » et « It is important to do your part in helping at home »).

La convergence de ces deux dimensions permet de définir une compétence globale de résolution de conflits : la maîtrise de soi freine la désescalade agressive tandis que la coopération fournit l’élan relationnel indispensable à la négociation constructive.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique du module repose sur la convergence de plusieurs courants majeurs de la psychologie contemporaine :

La Théorie du Développement Positif des Jeunes et le Modèle de Résilience

Dans la lignée des travaux de Richard Jessor sur la théorie des comportements à risque (Problem Behavior Theory) et des recherches de Emmy Werner sur la résilience développementale, l’IPFI a été conçu pour opérationnaliser les « facteurs de protection ». Contrairement aux facteurs de risque qui augmentent la probabilité d’inadaptation, les facteurs de protection agissent comme des médiateurs et modérateurs capables d’amortir les effets délétères de l’adversité psychosociale. La résolution pacifique de conflits constitue un atout adaptatif fondamental (developmental asset) qui préserve l’insertion sociale du jeune.

La Théorie de l’Apprentissage Social et Cognitif

La conceptualisation de l’autocontrôle et de la coopération renvoie directement aux formulations d’Albert Bandura sur l’auto-efficacité, l’apprentissage vicariant et les mécanismes d’autorégulation. Selon Bandura, l’agression n’est pas une fatalité biologique mais le résultat d’un traitement déficitaire de l’information sociale et d’un manque de modèles prosociaux. La capacité à contrôler son agitation et à orienter son action vers la coopération découle de standards personnels intériorisés et d’anticipations cognitives sur les bénéfices de la conciliation.

Le Modèle du Traitement de l’Information Sociale (SIP)

Développé par Kenneth Dodge et Nicki Crick, le modèle de traitement de l’information sociale postule que les réactions agressives résultent de biais cognitifs intervenant à plusieurs étapes : encodage d’indices hostiles, interprétation hostile d’intentions ambiguës, clarification inappropriée des buts, et génération de réponses agressives. La sous-échelle de Phillips et Springer capture précisément la tendance à inhiber le biais d’attribution hostile (par le Self-Control) et à valoriser des buts d’affiliation et de réciprocité positive (par la Coopération).

7. Validité / Validity

L’évaluation des propriétés psychométriques de la composante Résolution de Conflits de l’IPFI a fait l’objet de plusieurs vagues d’analyses empiriques menées auprès de vastes cohortes d’adolescents américains, notamment dans le cadre des rapports d’évaluation du NYSP (Phillips & Springer, 1992 ; Springer & Phillips, 1997) et d’études indépendantes compilées par le CDC.

Validité de Contenu et d’Apparence

Les items ont été générés à partir d’entretiens qualitatifs et de panels d’experts multidisciplinaires (psychologues, éducateurs, animateurs socioculturels) dans le but d’assurer une lisibilité optimale auprès d’adolescents issus de milieux défavorisés ou multiculturels. Le vocabulaire employé est simple, direct, évitant les tournures abstraites ou moralisatrices, ce qui confère à l’instrument une excellente acceptabilité et minimise les biais d’incompréhension de lecture.

Validité Convergente et Discriminante

Les analyses corrélationnelles rapportées dans la littérature démontrent des liens théoriquement cohérents :

  • Les scores élevés à l’échelle sont négativement corrélés avec les mesures de délinquance auto-rapportée, les suspensions scolaires, l’usage précoce de substances psychoactives et l’agression réactive (coefficients de corrélation variant de r = -0,34 à r = -0,48, p < 0,001).
  • Des corrélations significativement positives sont observées avec les échelles de compétence sociale perçue, d’attachement à l’école, d’empathie et d’estime de soi globale (r variant de 0,38 à 0,52, p < 0,001).
  • La validité discriminante a été corroborée par l’absence d’association significative avec des variables d’aptitudes cognitives pures, démontrant que l’échelle mesure des compétences socio-affectives distinctes du quotient intellectuel académique.

Validité Prédictive et Sensibilité au Changement

Dans les études longitudinales évaluant les programmes de prévention du risque chez les jeunes, les scores initiaux obtenus à l’échelle se sont révélés prédictifs d’une diminution des incidents disciplinaires au cours de l’année scolaire subséquente. De plus, l’outil s’est montré sensible aux effets d’intervention : les jeunes ayant suivi des cycles d’apprentissage coopératif et de gestion des conflits ont présenté des gains moyens statistiquement significatifs (d de Cohen compris entre 0,28 et 0,45) comparativement aux groupes témoins.

8. Fidélité / Reliability

Les paramètres de fidélité de l’outil ont été établis sur plusieurs échantillons hétérogènes de jeunes âgés de 9 à 16 ans :

Cohérence Interne

La cohérence interne globale de l’échelle composite de 12 items présente des indices tout à fait robustes pour un instrument bref :

  • Le coefficient alpha de Cronbach (α) pour l’échelle globale de Résolution de Conflits oscille habituellement entre 0,76 et 0,82 dans les études de référence.
  • Prise isolément, la sous-dimension Self-Control (6 items) affiche des valeurs d’alpha variant de 0,71 à 0,78.
  • La sous-dimension Cooperation (6 items) présente des coefficients d’alpha oscillant de 0,70 à 0,76.
  • Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent entre 0,35 et 0,61, attestant qu’aucun item ne dévie substantiellement du construit mesuré.

Fidélité Temporelle (Test-Retest)

Dans des contextes où aucune intervention ciblée n’était administrée sur un intervalle de 4 à 6 semaines, les coefficients de corrélation test-retest (r) se sont situés entre 0,68 et 0,75. Ces données indiquent une stabilité temporelle satisfaisante de l’instrument, tout en préservant la plasticité nécessaire pour capter les progrès développementaux ou les bénéfices consécutifs à des programmes d’entraînement psycho-éducatifs.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture interne du module de Résolution de Conflits a été confirmée à la fois par des méthodologies exploratoires et confirmatoires dans les travaux de Phillips et Springer (1992) et les réplications indépendantes ultérieures.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors des extractions en composantes principales suivies de rotations orthogonales (Varimax) ou obliques (Promax), les analyses ont systématiquement mis en évidence une structure bidimensionnelle claire répondant au critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) et à l’examen de l’éboulis de Cattell :

  • Facteur 1 (Maîtrise de Soi) : Ce facteur regroupe les 6 items d’inhibition agressive (items 1 à 6 de la section Self-Control). Les saturations factorielles de ces items sur leur facteur respectif s’échelonnent entre 0,54 et 0,76, avec de très faibles saturations croisées sur le second facteur (< 0,20).
  • Facteur 2 (Coopération) : Ce facteur regroupe les 6 items d’orientation prosociale et d’entraide (items 1 à 6 de la section Cooperation). Les saturations factorielles sont comprises entre 0,50 et 0,72.

Ces deux dimensions expliquent conjointement entre 44 % et 52 % de la variance totale observée selon les cohortes analysées.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations en équations structurelles ont comparé le modèle unidimensionnel (où tous les 12 items satureraient sur un unique facteur général de civisme) à un modèle bidimensionnel à facteurs corrélés (Self-Control et Cooperation). Les résultats confirment la supériorité systématique du modèle bidimensionnel :

  • Rapport Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/dl) : < 2,5.
  • Comparative Fit Index (CFI) : > 0,92.
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : > 0,90.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : < 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : [0,045 ; 0,072]).

La corrélation inter-factorielle modérée observée entre la Maîtrise de Soi et la Coopération (typiquement autour de r = 0,32 à 0,44) justifie pleinement l’agrégation de ces deux composantes en un score composite de second ordre représentant l’indice global de « Résolution de Conflits ».

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se caractérise par des modalités techniques de passation simples, conçues pour être facilement comprises par des mineurs :

  • Type de mesure : Questionnaire d’auto-évaluation (self-report questionnaire).
  • Population cible : Enfants, préadolescents et adolescents (généralement de 9 à 17 ans).
  • Nombre d’items : 12 items au total (6 items pour le Self-Control, 6 items pour la Cooperation).
  • Format de réponse : Échelle ordinale catégorielle à 4 points avec accentuation visuelle : YES!, yes, no, NO!.
  • Durée de passation : Approximativement 5 à 10 minutes.
  • Modalités d’administration : Individuelle ou collective (en classe, en milieu associatif, ou en ligne) ; administration assistée par lecture à voix haute possible pour les jeunes présentant des fragilités de lecture.
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Pour les items de Self-Control : cotation directe allant de 1 à 4 :
      • YES! = 1
      • yes = 2
      • no = 3
      • NO! = 4

      (Une réponse « NO! » reflète l’absence d’impulsivité agressive et reçoit la valeur la plus haute).

    • Pour les items de Cooperation : ces items sont inversés afin de s’aligner sur la direction du construit adaptatif. Dans la formulation de calcul harmonisée (où l’accord traduit la compétence) :
      • YES! = 4
      • yes = 3
      • no = 2
      • NO! = 1
    • Score total : Somme des 12 items, comprise entre un score minimum de 12 (compétences très limitées en résolution de conflits, niveau de risque élevé) et un score maximum de 48 (hautes compétences en résolution de conflits et forte résilience relationnelle).
    • Gestion des données manquantes : Si deux items ou moins ne sont pas renseignés, une imputation ou un ajustement proportionnel à la moyenne des items complétés est préconisé. Si plus de deux items sont omis, le protocole est invalidé.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception originale : 1992 (rapport initial de Phillips & Springer pour la NCAA), complétée par la monographie de 1997.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Développé initialement par EMT Associates, Inc. dans le cadre d’un financement public et institutionnel conjoint avec la National Collegiate Athletic Association (NCAA).
  • Statut d’utilisation et licence : Outil relevant du domaine public académique (Public Domain) par le biais de sa republication intégrale dans le compendium officiel des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (Dahlberg et al., 2005).
  • Tarifs : Gratuit. Aucun honoraire, redevance ou redevance de licence n’est requis pour son utilisation dans le cadre de recherches universitaires, d’évaluations de santé publique ou de projets éducatifs.
  • Conditions d’usage : Libre de reproduction pour tout protocole scientifique non commercial, sous réserve de citer scrupuleusement les auteurs originaux (Phillips & Springer, 1992) et la source gouvernementale associée.

12. Références / References

Les sources scientifiques et documents techniques de référence encadrant l’échelle sont répertoriés ci-dessous :

  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • Crick, N. R., & Dodge, K. A. (1994). A review and reformulation of social information-processing mechanisms in children’s social adjustment. Psychological Bulletin, 115(1), 74–101. https://doi.org/10.1037/0033-2909.115.1.74
  • Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring violence-related attitudes, behaviors, and influences among youths: A compendium of assessment tools (2nd ed., pp. 196–197). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
  • Jessor, R. (1991). Risk behavior in adolescence: A psychosocial framework for understanding and action. Journal of Adolescent Health, 12(8), 597–605. https://doi.org/10.1016/1054-139X(91)90007-K
  • Phillips, J., & Springer, F. (1992). Extended National Youth Sports Program 1991-1992 evaluation highlights, part two: Individual Protective Factors Index (IPFI) and risk assessment study. Report prepared for the National Collegiate Athletic Association. EMT Associates.
  • Springer, J. F., & Phillips, J. (1997). Individual Protective Factors Index (IPFI): A measure of adolescent resiliency. EMT Associates, Inc.
  • Taylor, R. D., Oberle, E., Durlak, J. A., & Weissberg, R. P. (2017). Promoting positive youth development through school-based social and emotional learning interventions: A meta-analysis of follow-up effects. Child Development, 88(4), 1156–1171. https://doi.org/10.1111/cdev.12864
  • University of Wisconsin-Extension. (2005). 4-H youth development child & youth outcome handbook. Department of Youth Development. http://4h.uwex.edu/evaluation/documents/ChildYouthOutcomeHandbook2005.pdf
  • Werner, E. E. (1993). Risk, resilience, and recovery: Perspectives from the Kauai Longitudinal Study. Development and Psychopathology, 5(4), 503–515. https://doi.org/10.1017/S095457940000612X

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Sometimes you have to physically fight to get what you want.
2

I get mad easily.
3

I do whatever I feel like doing.
4

When I am mad‚ I yell at people.
5

Sometimes I break things on purpose.
6

If I feel like it‚ I hit people.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Résolution de Conflits — Indice des Facteurs de Protection Individuels. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/resolution-de-conflits-indice-des-facteurs-de-protection-individuels/
Looti, Mohammed. “Résolution de Conflits — Indice des Facteurs de Protection Individuels.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/resolution-de-conflits-indice-des-facteurs-de-protection-individuels/.
Looti, Mohammed. “Résolution de Conflits — Indice des Facteurs de Protection Individuels.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/resolution-de-conflits-indice-des-facteurs-de-protection-individuels/.