1. Résumé / Abstract
L’Échelle des Expériences Scolaires issue de l’Enquête Nationale sur le Climat Scolaire (GLSEN National School Climate Survey – School Experience Scale, ou NSCS-SES), développée sous l’égide du Gay, Lesbian & Straight Education Network par Joseph G. Kosciw et ses collaborateurs, constitue l’un des instruments psychométriques et sociologiques les plus rigoureux pour évaluer le climat scolaire perçu et expérimenté par les minorités sexuelles et de genre. Cet outil multidimensionnel a été conçu pour documenter la prévalence, la nature et les conséquences de la victimisation basée sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre et l’expression de genre en milieu éducatif (collèges et lycées). L’instrument évalue l’exposition aux micro-agressions verbales, le harcèlement explicite, les violences physiques, ainsi que les facteurs environnementaux protecteurs tels que le soutien du personnel éducatif, la présence d’alliances genres-sexualités (Gay-Straight Alliances / GSA) et l’intégration curriculaire des questions relatives aux personnes LGBTQ+.
Sur le plan psychométrique, les sous-échelles qui composent le NSCS-SES présentent une excellente cohérence interne, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,82 et 0,94 pour les dimensions de victimisation verbale et physique, et entre 0,78 et 0,89 pour les dimensions relatives au soutien institutionnel et au sentiment de sécurité. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses attestant de l’invariance structurelle de la mesure à travers les sous-groupes démographiques. De plus, la validité de critère et prédictive de l’échelle est largement corroborée par des corrélations robustes avec des indices d’absentéisme scolaire, de détresse psychologique (dépression, anxiété mesurée selon les critères du DSM-5) et de baisse du rendement académique. Administrable sous forme d’auto-questionnaire papier ou électronique, cet instrument standardisé s’est imposé comme la référence empirique incontournable pour la surveillance épidémiologique et les politiques de santé publique dans le domaine de la victimisation par les pairs en milieu scolaire.
2. Mots-clés / Keywords
Climat scolaire, Victimisation par les pairs, Orientation sexuelle, Minorités de genre, Harcèlement scolaire, Homophobie institutionnelle, Transphobie, Soutien éducatif, Alliances genres-sexualités, Psychométrie, Santé mentale adolescente, Absentéisme scolaire
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été développée et validée par le département de recherche de l’organisation GLSEN (Gay, Lesbian & Straight Education Network) :
- Dr. Joseph G. Kosciw, Ph.D. : Directeur de recherche émérite chez GLSEN, titulaire d’un doctorat en psychologie du développement et psychologie communautaire de l’Université de New York (New York University). Courriel institutionnel : [email protected].
- Emily M. Diaz, M.S. : Chercheuse associée principale en recherche sociale appliquée, GLSEN, New York, NY, États-Unis.
- Christian Salgado, M.A. : Analyste statistique et chercheur au sein de l’équipe de recherche de GLSEN.
- Institution de tutelle : GLSEN National Headquarters, 90 Broad Street, 2nd Floor, New York, NY 10004, États-Unis. Téléphone : +1 (212) 727-0135.
4. Objectif / Purpose
Le principal objectif de l’Échelle des Expériences Scolaires de GLSEN est de quantifier de manière standardisée et systématique l’environnement éducatif hostile ou affirmatif auquel font face les élèves lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers et en questionnement (LGBTQ+). Historiquement, les enquêtes sur le harcèlement en milieu scolaire (comme celles menées à l’aide des instruments de Dan Olweus) agrégeaient l’ensemble des comportements d’intimidation sans isoler les composantes spécifiquement fondées sur les préjugés et les stéréotypes hétéronormatifs ou cisnormatifs. Le NSCS-SES comble cette lacune épistémologique en fournissant un outil évaluant la fréquence et la sévérité des violences ciblées, tout en examinant la réponse systémique du milieu scolaire face à ces conduites.
Dans le domaine de la recherche psycho-éducative, cet instrument permet de documenter les mécanismes par lesquels la victimisation proximale engendre une rupture de la trajectoire scolaire et un déclin de l’engagement académique. L’échelle opérationnalise l’impact direct de l’exposition aux propos haineux (remarques homophobes, transphobes, sexistes et racistes) et des violences physiques sur des indicateurs critiques tels que la baisse de la moyenne générale, l’évitement délibéré de certains espaces scolaires perçus comme dangereux (vestiaires, toilettes, couloirs) et le décrochage scolaire complet. Les chercheurs utilisent également cet outil pour évaluer l’efficacité différentielle d’interventions scolaires structurelles, telles que les formations destinées aux enseignants et l’implémentation de politiques anti-harcèlement explicites (enumerated anti-bullying policies).
Sur le plan des applications cliniques et diagnostiques en psychologie scolaire, le NSCS-SES sert de grille d’évaluation contextuelle lors de l’évaluation psychosociale d’adolescents présentant des troubles internalisés (dépression majeure, idéations suicidaires, troubles anxieux généralisés). Au lieu de pathologiser la détresse de l’élève en l’attribuant uniquement à des facteurs intrapsychiques, l’outil permet aux psychologues scolaires et conseillers d’orientation de contextualiser les symptômes de l’élève dans le cadre d’un environnement scolaire hostile, orientant ainsi les plans de soutien vers des modifications environnementales, la sécurisation physique de l’adolescent et la mobilisation d’adultes référents.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le NSCS-SES est le climat scolaire lié aux minorités (Minority-Specific School Climate), conceptualisé comme un construit écologique de second ordre englobant deux macro-dimensions orthogonales mais interdépendantes : les stresseurs environnementaux de victimisation et les ressources institutionnelles de résilience.
Dimension 1 : Victimisation par le langage désobligeant et micro-agressions
Cette composante mesure l’intensité de la pollution linguistique haineuse au sein de l’école. Elle se subdivise en quatre facettes :
- Remarques homophobes générales et familières : L’utilisation d’expressions péjoratives courantes comme « That’s so gay », banalisant l’homosexualité comme synonyme de défaillance ou de ridicule.
- Insultes ciblées : L’usage délibéré d’épithètes anti-LGBTQ+ explicites (termes dérogatoires spécifiques).
- Régulation de l’expression de genre : Les remarques désobligeantes formulées à l’encontre des élèves perçus comme ne respectant pas les normes binaires traditionnelles de genre (manque de virilité perçue chez les garçons, non-conformité féminine chez les filles).
- Discriminations intersectionnelles : L’instrument mesure concomitamment les insultes racistes et sexistes afin de saisir la complexité de l’expérience vécue par les élèves appartenant à des minorités multiples.
Dimension 2 : Victimisation comportementale directe
Cette dimension évalue le continuum de l’agression physique et relationnelle vécue au cours de la dernière année scolaire en raison de l’orientation sexuelle, du genre ou de l’expression de genre. Elle intègre :
- Le harcèlement verbal personnalisé : Menaces directes, insultes proférées en face-à-face et intimidation psychologique.
- Le harcèlement physique modéré : Bousculades, bousculements intentionnels et gestes d’intimidation non létaux.
- Les agressions physiques graves : Coups, blessures infligées à l’aide d’armes ou violences collectives.
- Le harcèlement sexuel et la cyberintimidation : Attouchements non consentis, sollicitations sexuelles dégradantes, ainsi que la diffusion de rumeurs calomnieuses via messageries électroniques ou réseaux sociaux.
Dimension 3 : Sentiment d’insécurité et comportements d’évitement
Ce construit traduit la réponse comportementale et affective de l’élève face au danger perçu. Il quantifie l’absentéisme scolaire réactif (nombre de jours manqués par peur de subir des agressions) et l’évitement spatial au sein de l’établissement (sécher des cours précis, éviter les cafétérias ou les complexes sportifs).
Dimension 4 : Ressources institutionnelles et capital social protecteur
Cette facette positive évalue le degré d’affirmation et de protection offert par l’institution :
- Soutien du personnel : Présence d’enseignants, de conseillers ou d’administrateurs identifiés comme alliés actifs ou ouvertement LGBTQ+.
- Intervention face aux violences : Fréquence à laquelle les éducateurs ou les pairs interviennent pour faire cesser les propos haineux ou les agressions.
- Pratiques curriculaires inclusives : Intégration positive de l’histoire, de la littérature et des thématiques LGBTQ+ dans les cours réguliers.
- Présence d’organisations étudiantes : Implantation et vitalité d’une Gay-Straight Alliance (GSA) au sein de l’établissement.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel du NSCS-SES repose principalement sur l’articulation féconde entre le Modèle du Stress des Minorités (Minority Stress Theory) formulé par Ilan H. Meyer (2003) et la Théorie Écologique des Systèmes du Développement Humain d’Urie Bronfenbrenner (1979).
Selon le modèle du stress des minorités, les individus appartenant à des groupes sociaux marginalisés subissent des stresseurs environnementaux chroniques, excessifs et distincts de ceux vécus par la population générale. Meyer distingue les stresseurs distaux (les événements objectifs de préjudice, la violence verbale et physique, la discrimination institutionnalisée) des stresseurs proximaux (l’hypervigilance, l’anticipation du rejet, la dissimulation de l’identité sexuelle ou de genre, et l’homophobie intériorisée). Le NSCS-SES capture précisément l’opérationnalisation de ces stresseurs distaux dans le microsystème scolaire. Les remarques homophobes ubiquitaires et l’agression ciblée constituent des stresseurs distaux qui activent de manière répétée l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe HPA) chez les adolescents, précipitant l’usure allostatique, l’anxiété et le désengagement académique.
Dans la perspective du modèle socio-écologique de Bronfenbrenner, le climat scolaire représente le microsystème le plus influent pour l’adolescent en dehors de la famille. Les interactions dyadiques (entre pairs, entre élève et enseignant) s’inscrivent dans un mésosystème (communication famille-école) et un exosystème (les politiques des districts scolaires et les conseils d’administration). Enfin, ces dynamiques sont enchâssées dans le macrosystème culturel, qui véhicule des stéréotypes hétérosexistes et patriarcaux. L’échelle de GLSEN examine non seulement les défaillances du microsystème (victimisation par les pairs), mais aussi la faillite ou la réussite du système éducatif à fournir des contremesures systémiques (interventions d’adultes, clubs scolaires, programmes d’études inclusifs).
Enfin, l’outil s’appuie sur la théorie du soutien social perçu de Sarason et al., suggérant que la perception de disposer d’adultes de confiance au sein de l’école neutralise le lien délétère entre stress environnemental et morbidité psychologique, fonctionnant ainsi comme un amortisseur direct (buffering hypothesis).
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’Échelle des Expériences Scolaires de GLSEN a été documentée à travers de multiples cycles d’enquêtes nationales portant sur des échantillons probabilistes et de convenance stratifiés, regroupant plus de 20 000 adolescents américains par cohorte biennale.
Validité de construit
La validité de construit est confirmée par la corrélation étroite et théoriquement cohérente observée entre l’ensemble des dimensions de victimisation et les mesures standards du climat scolaire général. Les corrélations entre la fréquence déclarée des micro-agressions verbales et la fréquence des agressions physiques sont élevées (typiquement r = 0,62 à 0,71, p < 0,001), démontrant que la violence verbale précoce prédit l’escalade vers des formes physiques de victimisation dans les mêmes environnements scolaires.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée en corrélant les scores du NSCS-SES avec des échelles standardisées de victimisation par les pairs, telles que la Peer Victimization Scale de Neary et Joseph, et l’Illinois Bullying Scale (Espelage & Holt, 2001). Les corrélations observées varient entre r = 0,68 et r = 0,77. De plus, les scores d’exposition au langage homophobe corrèlent de façon significative avec les mesures de détresse psychologique évaluées par l’échelle de dépression du CES-D (Center for Epidemiologic Studies Depression Scale), montrant des coefficients variant entre r = 0,38 et r = 0,52 (p < 0,001).
Validité discriminante
L’échelle montre une excellente capacité à discriminer la victimisation liée à l’identité de genre et à l’orientation sexuelle d’autres formes générales de conflits scolaires. Les coefficients de corrélation entre les échelles de victimisation basée sur les préjugés et les mesures de victimisation fortuite ou non ciblée demeurent modérés (r < 0,30), confirmant que l’outil évalue des processus distincts liés au statut minoritaire de l’élève.
Validité prédictive et de critère
Dans les modèles de régression multivariée et de modélisation par équations structurelles (SEM), les scores composites de victimisation du NSCS-SES prédisent négativement la moyenne scolaire (Grade Point Average / GPA) avec des coefficients standardisés significatifs (β = -0,24 à -0,32, p < 0,001). De surcroît, les scores élevés de victimisation augmentent de façon drastique les cotes d’absentéisme scolaire (odds ratio [OR] variant de 2,8 à 4,1 pour les élèves subissant une victimisation physique fréquente par rapport à leurs pairs préservés).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle a été examinée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle.
Cohérence interne
Les études psychométriques conduites sur les cohortes de GLSEN (Kosciw et al., 2006, 2018, 2020) démontrent une homogénéité remarquable des items au sein de chaque sous-dimension :
- Sous-échelle de harcèlement verbal basé sur les préjugés (items E4a-f) : α de Cronbach = 0,91 à 0,93.
- Sous-échelle de harcèlement physique (items E5a-f) : α de Cronbach = 0,88 à 0,90.
- Sous-échelle d’agression physique armée ou violente (items E6a-f) : α de Cronbach = 0,84 à 0,87.
- Sous-échelle d’exposition aux remarques homophobes (Section A, items 1-5) : α de Cronbach = 0,86.
- Sous-échelle de soutien institutionnel et ressources scolaires (Section G, items 14-18) : α de Cronbach = 0,82.
Fidélité test-retest
Dans des études longitudinales pilotes conduites à intervalle de 4 à 6 semaines au cours du même trimestre scolaire, les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) pour les sous-échelles de victimisation verbale et de soutien des pairs se sont maintenus entre 0,78 et 0,84, témoignant d’une stabilité temporelle adéquate pour un phénomène environnemental sujet à des fluctuations écologiques mineures.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle du NSCS-SES a été analysée par analyses factorielles exploratoires (AFE) à l’aide de l’extraction en axes principaux avec rotation oblique (Promax), suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) sur de larges cohortes nationales représentatives.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Les analyses factorielles exploratoires menées sur les items de victimisation directe (Section E) révèlent constamment une solution à trois facteurs expliquant plus de 64 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Harcèlement verbal et intimidation relationnelle (valeur propre = 5,42 ; expliquant 38,7 % de la variance). Les saturations factorielles des items (E4a à E4f, E8, E10) s’échelonnent entre 0,65 et 0,88.
- Facteur 2 : Victimisation physique et assauts (valeur propre = 2,31 ; expliquant 16,5 % de la variance). Les saturations factorielles des items (E5a à E6f, E9) varient de 0,70 à 0,89.
- Facteur 3 : Micro-agressions linguistiques et environnementales (Section A & D ; valeur propre = 1,28 ; expliquant 9,1 % de la variance), avec des saturations factorielles comprises entre 0,58 et 0,79.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les modèles d’AFC testés sous estimation du maximum de vraisemblance robuste (MLR) ou par moindres carrés pondérés diagonalement (WLSMV) confirment l’adéquation d’une structure hiérarchique de second ordre, où un facteur général de « Risque lié au Climat Scolaire » chapeaute les facteurs de premier ordre (Victimisation verbale, Violence physique, Carence de réponse institutionnelle) :
- χ² / ddl : < 3,5
- CFI (Comparative Fit Index) : 0,962
- TLI (Tucker-Lewis Index) : 0,955
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,042 (intervalle de confiance à 90 % [0,039 ; 0,046])
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,038
L’invariance factorielle métrique et scalaire a été confirmée à travers les genres (hommes cisgenres, femmes cisgenres, adolescents transgenres et non-binaires), attestant que les métriques de mesure sont parfaitement comparables entre ces différents groupes démographiques.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le GLSEN National School Climate Survey – School Experience Scale est un auto-questionnaire complet et structuré comportant des échelles de cotation adaptées aux différentes dimensions mesurées. L’instrument est articulé en 10 sections thématiques séquencées de façon logique :
- Sections thématiques de l’instrument :
- Section A : Remarques homophobes entendues en milieu scolaire (9 items) ;
- Section B : Remarques racistes entendues en milieu scolaire (7 items) ;
- Section C : Remarques sexistes entendues en milieu scolaire (7 items) ;
- Section D : Remarques relatives à l’expression de genre (8 items) ;
- Section E : Harcèlement, agressions et sentiment d’insécurité (10 items principaux avec sous-items factorisés a-f) ;
- Section F : Comportements de signalement et efficacité des interventions d’adultes (5 items principaux et ramifications) ;
- Section G : Caractéristiques de l’établissement et ressources institutionnelles/GSA (18 items avec embranchements) ;
- Section H : Parcours scolaire, aspirations académiques et rendement (2 items principaux) ;
- Section I : Niveau de confort à aborder les thématiques LGBTQ+ avec le personnel (8 items) ;
- Section J : Données démographiques, identité sexuelle, genre et statut de divulgation/coming out (10 items).
- Formats d’échelle et cotation :
- Fréquence des remarques et agressions : Échelle ordinale en 5 points : Frequently (4), Often (3), Sometimes (2), Rarely (1), Never (0).
- Degré d’intervention des enseignants/pairs : Échelle en 4 points : Always (3), Most of the time (2), Some of the time (1), Never (0).
- Degré de détresse ressentie : Échelle en 4 points : Not at all (0), A little (1), Pretty much (2), Extremely (3).
- Sentiment de confort / soutien : Échelle en 4 points : Very Comfortable / Supportive (4), Somewhat Comfortable / Supportive (3), Somewhat Uncomfortable / Unsupportive (2), Very Uncomfortable / Unsupportive (1).
- Cotation globale : Calcul de scores factoriels composites moyens par dimension (scores de victimisation verbale, victimisation physique, indice de soutien institutionnel). Des scores composites plus élevés dans les sections A à E reflètent un climat plus hostile, tandis que des scores élevés dans les sections G et I signalent un milieu protecteur et inclusif.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’Échelle des Expériences Scolaires de GLSEN a été inaugurée dans sa première version formalisée en 1999, puis itérée et révisée de manière bisannuelle par le département de recherche de GLSEN (notamment dans ses éditions majeures de 2001, 2003, 2005 et subséquentes).
- Droits d’utilisation et permissions : L’instrument est protégé par le droit d’auteur de GLSEN (Gay, Lesbian & Straight Education Network). L’utilisation à des fins de recherche académique non commerciale, d’évaluation institutionnelle locale ou d’intervention psycho-sociale en milieu scolaire est généralement accordée à titre gratuit, sous réserve d’une demande préalable d’autorisation écrite auprès du bureau de recherche de GLSEN et de la citation rigoureuse de l’outil et de ses auteurs.
- Accessibilité publique : Des versions standardisées de l’instrument ont été intégrées dans les recueils officiels d’instruments de santé publique du gouvernement fédéral américain, notamment dans le compendium du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) intitulé Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools (Hamburg, Vivolo, O’Toole, & Dahlberg, 2011).
- Tarifs : Aucun frais de licence n’est facturé aux chercheurs académiques et aux districts scolaires publics poursuivant des objectifs scientifiques ou d’amélioration du climat scolaire.
12. Références / References
American Psychological Association. (2015). Key terms and concepts in LGBT affirmative psychology. APA Practice Guidelines. https://www.apa.org
Bronfenbrenner, U. (1979). The ecology of human development: Experiments by nature and design. Harvard University Press. https://doi.org/10.4159/9780674028845
Espelage, D. L., & Holt, M. K. (2001). Bullying and peer victimization during early adolescence: Examination of peer social network and longitudinal methods. Journal of Emotional Abuse, 2(2-3), 123-142. https://doi.org/10.1300/J135v02n02_08
Hamburg, M. E., Vivolo, A. M., O’Toole, T. L., & Dahlberg, L. L. (2011). Measuring Bullying Victimization, Perpetration, and Bystander Experiences: A Compendium of Assessment Tools. Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/bullycompendiumbk-a.pdf
Kosciw, J. G., & Diaz, E. M. (2006). The 2005 National School Climate Survey: The experiences of lesbian, gay, bisexual and transgender youth in our nation’s schools. GLSEN. https://www.glsen.org
Kosciw, J. G., Clark, C. M., Truong, N. L., & Zongrone, A. D. (2020). The 2019 National School Climate Survey: The experiences of lesbian, gay, bisexual, transgender, and queer youth in our nation’s schools. GLSEN. https://www.glsen.org/research/school-climate-survey
Kosciw, J. G., Greytak, E. A., Zongrone, A. D., Clark, C. M., & Truong, N. L. (2018). The educational success and mental health of LGBTQ youth in secondary schools: Evaluation of school-level interventions. Journal of School Psychology, 69, 112-129. https://doi.org/10.1016/j.jsp.2018.06.002
Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations: Conceptual issues and research evidence. Psychological Bulletin, 129(5), 674-697. https://doi.org/10.1037/0033-2909.129.5.674
Neary, A., & Joseph, S. (1994). Peer victimization and its relationship to self-concept and depression among schoolgirls. Personality and Individual Differences, 16(1), 183-186. https://doi.org/10.1016/0191-8869(94)90122-8
Olweus, D. (1993). Bullying at school: What we know and what we can do. Blackwell Publishers. https://doi.org/10.1002/casp.2450040407
Toomey, R. B., Ryan, C., Diaz, R. M., & Russell, S. T. (2010). High school Gay-Straight Alliances (GSAs) and young adult well-being: An examination of GSA presence, participation, and perceived effectiveness. Applied Developmental Science, 15(4), 175-185. https://doi.org/10.1080/10888691.2011.607378
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
- How often do you hear the expression “That’s so gay,” or “You’re so gay” in school?
- How often have you heard other homophobic remarks used in school (such as “faggot,” “dyke,” and “queer” used in a derogatory manner)?
- How often do you hear these homophobic remarks from other students?
- Would you say that homophobic remarks are made by:
- How often do you hear these homophobic remarks from teachers or school staff?
- In general, how much has it bothered or distressed you when you’ve heard words like “gay” or “queer” used to describe something in a derogatory way, like “That class was so gay”?
- When you hear homophobic remarks, how often has a teacher or other school staff person been present?
- When homophobic remarks are made and a teacher or other school staff person is present, how often does the teacher or staff person intervene?
- When you hear homophobic remarks, how often does another student intervene?
- In the past year, how often have you received harassing or threatening emails, instant messages (IMs), or text messages from students at your school? Frequently, Often, Sometimes, Rarely, Never
- Does your school have a Gay/Straight Alliance (GSA) or another type of club that addresses LGBT student issues?
- How often do you attend GSA meetings?
- How often do you attend a program or group for LGBT youth outside of your school?
- How many teachers or other school staff persons are supportive of LGBT students at your school?
- How many teachers or other school staff at your school are open about being lesbian, gay, bisexual, or transgender?
- Besides yourself, how many other LGBT students are there in your school that you know of?
- In general, how supportive do you think people in your community are of LGBT people?
- For each of the following types of school staff, please indicate how many times you have talked with each one about LGBT issues in this school year. Then, for each person you have talked to, please indicate how positive or negative the interaction was. (If there is more than one of a certain category you have talked to about LGBT issues, such as more than one teacher, answer for the one with whom you have had the most contact.)