Réponse Empathique au Drame Publicitaire (ERAD)

L’échelle ERAD (Empathic Response to Advertising Drama), développée par Escalas et Stern (2003), mesure l’immersion émotionnelle et la fusion phénoménologique avec les personnages d’un drame publicitaire.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

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L’échelle de Réponse Empathique au Drame Publicitaire (Empathic Response to Advertising Drama, ou ERAD), conçue par Jennifer Edson Escalas et Barbara B. Stern en 2003, est un instrument psychométrique d’auto-évaluation destiné à mesurer le degré d’immersion émotionnelle et de fusion phénoménologique qu’un spectateur éprouve à l’égard des personnages mis en scène dans une publicité narrative ou dramatique. Contrairement aux formats publicitaires traditionnels dits « argumentatifs » ou « magistraux », le drame publicitaire repose sur une intrigue théâtrale structurée (exposition, climax, résolution) où le consommateur est invité à vivre l’histoire de l’intérieur. L’instrument est composé de cinq items unifactoriels administrés sur une échelle de type Likert à 7 points (allant de 1 « Pas du tout d’accord » à 7 « Tout à fait d’accord »).

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Sur le plan conceptuel et psychométrique, l’ERAD se distingue de manière nette de la sympathie publicitaire. Tandis que la sympathie implique une préoccupation consciente pour autrui (« ressentir pour » le personnage tout en maintenant une distance psychologique), l’empathie mesurée par l’ERAD reflète une réponse affective viscérale et fusionnelle (« ressentir avec » le personnage, voire « devenir » le personnage). Les études empiriques initiales et répliquées démontrent une excellente cohérence interne (coefficient alpha de Cronbach oscillant typiquement entre 0,88 et 0,93), une validité factorielle confirmée par analyse factorielle confirmatoire (AFC) et une validité discriminante rigoureuse face aux mesures de sympathie, de transport narratif général et d’attitude envers l’annonceur. L’ERAD constitue un outil fondamental en psychologie du consommateur, en communication persuasive et dans les études sur les médias numériques et audiovisuels.

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2. Mots-clés / Keywords

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empathie publicitaire, drame publicitaire, immersion narrative, sympathie, psychologie du consommateur, transport narratif, identification au personnage, traitement narratif, Jennifer Edson Escalas, Barbara B. Stern, attitude envers la publicité, persuasion narrative

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3. Auteurs / Authors

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L’échelle ERAD a été co-développée par deux figures majeures de la recherche en marketing, sémiotique et comportement du consommateur :

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  • Jennifer Edson Escalas, Ph.D. : Professeure émérite de marketing à l’Owen Graduate School of Management de l’Université Vanderbilt (Vanderbilt University, Nashville, Tennessee, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnue du transport narratif, de l’identité de marque et de l’impact des récits sur le comportement des consommateurs. Courriel institutionnel : [email protected].
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  • Barbara B. Stern, Ph.D. (1942–2009) : Professeure titulaire et directrice du département de marketing à la Rutgers Business School (Rutgers University, New Jersey, États-Unis). Pionnière de l’introduction de la critique littéraire, du post-structuralisme, de la dramaturgie et de la théorie féministe dans l’analyse de la rhétorique publicitaire et du marketing.
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4. Objectif / Purpose

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L’objectif fondamental de l’échelle ERAD est d’opérationnaliser et de quantifier le phénomène d’absorption affective et d’incarnation psychologique qu’un spectateur éprouve lorsqu’il est exposé à une publicité structurée sous forme de récit dramatique. Dans les modèles traditionnels de communication publicitaire fondés sur le traitement cognitif de l’information (tels que le modèle de probabilité d’élaboration ou ELM de Petty et Cacioppo), la persuasion est conçue comme le résultat de l’évaluation critique des arguments verbaux et visuels. Cependant, une proportion considérable de créations audiovisuelles adopte une structure dramatique : au lieu d’énoncer directement les qualités techniques d’un produit (« lecture » ou présentation magistrale), la publicité met en scène des protagonistes confrontés à des conflits, des dilemmes, des péripéties et une résolution, le produit intervenant souvent comme adjuvent symbolique.

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L’échelle a été spécifiquement conçue pour répondre à trois problématiques théoriques et pratiques majeures :

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  • Démêler empiriquement l’empathie de la sympathie : Jusqu’aux travaux d’Escalas et Stern (2003), la littérature marketing confondait régulièrement les réactions de sympathie (compréhension intellectuelle et sollicitude envers la situation d’autrui) et les réactions d’empathie (reproduction vicariante des états émotionnels du protagoniste). L’ERAD fournit un outil précis capturant exclusivement la composante projective et empathique.
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  • Expliquer les voies non-cognitives de la persuasion narrative : En mesurant le degré auquel le récepteur « vit » les événements à la place du personnage, l’échelle permet de prédire la désactivation des contre-arguments critiques. Lorsque l’empathie est élevée, l’esprit critique rationnel cède le pas à une participation émotionnelle intense, générant une attitude plus favorable envers la publicité (Aad) et renforçant la connexion symbolique à la marque (Ab).
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  • Applications en recherche appliquée et pré-tests publicitaires : Au-delà du milieu académique, l’échelle est mobilisée par les instituts de sondage et les agences de communication pour évaluer l’efficacité de campagnes sociétales (santé publique, sécurité routière, dons humanitaires) et de publicités commerciales à fort investissement émotionnel (storytelling cinématographique, brand content vidéo).
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5. Construit psychologique / Construct

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Le construit mesuré par l’ERAD repose sur la notion d’empathie phénoménologique vicariante dans le cadre de la réception narrative. L’empathie est ici définie comme une réponse affective involontaire ou quasi-automatique par laquelle un individu adopte la perspective subjective d’un protagoniste de fiction au point de ressentir ses émotions, d’adopter son point de vue psychologique et d’éprouver une perte temporaire de la frontière entre le « soi » et l’« autre ».

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Distinction fondamentale entre empathie et sympathie

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Escalas et Stern ont rigoureusement articulé la distinction phénoménologique entre deux réponses émotionnelles couramment induites par les drames :

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  • La sympathie (réponse dirigée vers autrui / « other-focused ») : La sympathie implique que le spectateur comprend la détresse, la joie ou l’anxiété du personnage et ressent de la compassion, de l’attendrissement ou de la sollicitude pour lui. La structure cognitive maintient une séparation imperméable entre l’observateur et l’observé (« Je me sens triste pour cette personne »).
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  • L’empathie (réponse d’identification projective / « self-focused merge ») : L’empathie mesurée par l’ERAD dissout cette frontière dualiste. Le spectateur ne contemple plus le personnage de l’extérieur ; il se projette mentalement dans son enveloppe corporelle et émotionnelle (« Je ressens ce que ressent ce personnage », « C’est comme si cela m’arrivait à moi-même »). Le spectateur fait l’expérience d’une vicariance kinesthésique et affective.
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Composantes structurales du construit ERAD

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Bien que l’échelle soit psychométriquement unidimensionnelle, le construit englobe plusieurs facettes interconnectées qui s’activent de concert lors du visionnage :

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  1. L’adoption de perspective (Perspective-taking) : La capacité cognitive et imaginative à se mettre littéralement « à la place » du personnage (exprimée par l’expression métaphorique d’« être dans ses souliers »).
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  3. La fusion émotionnelle vicariante (Emotional Merging) : L’isomorphisme affectif où les émotions ressenties par le spectateur s’alignent étroitement sur celles manifestées par le protagoniste (peur, joie, soulagement, honte).
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  5. L’illusion de participation personnelle (Experiential Illusion) : L’impression fugitive mais puissante que les événements dramatisés à l’écran ont un impact direct sur la propre vie du spectateur pendant la durée du message publicitaire.
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6. Cadre théorique / Theoretical Framework

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L’élaboration de l’ERAD s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques majeures : la théorie littéraire et dramatique appliquée au marketing, la psychologie sociale des émotions et la théorie du transport narratif.

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1. La typologie dramatique de Barbara B. Stern et John Deighton

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Dans les années 1980 et 1990, des chercheurs comme John Deighton, Daniel Romer et Barbara Stern ont importé la théorie littéraire classique (notamment aristotélicienne) dans l’analyse publicitaire. Stern a proposé une dichotomie entre :

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  • Les publicités de type « Conférence » (Lectures) : Une voix hors champ ou un présentateur s’adresse directement au consommateur, énonçant des faits, des preuves et des arguments rationnels. Le mode de traitement privilégié est l’analyse logique et l’évaluation critique.
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  • Les publicités de type « Drame » (Dramas) : Les personnages interagissent entre eux sans briser le « quatrième mur ». Il n’y a pas d’orateur explicite s’adressant au spectateur ; l’action se déroule de manière autonome. Ce format favorise l’immersion narrative et incite le public à inférer la proposition de valeur à travers l’expérience des protagonistes.
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2. Théorie de l’empathie en psychologie sociale

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Le cadre conceptuel de l’ERAD puise abondamment dans les modèles d’empathie élaborés par Mark Davis (notamment l’Interpersonal Reactivity Index – IRI, 1983) et Daniel Batson (1991). Davis a mis en évidence que l’empathie dispose d’une sous-dimension dispositionnelle appelée « Fantaisie » (la propension à s’identifier à des personnages fictifs de livres ou de films). Escalas et Stern ont adapté cette perspective au cadre micro-temporel d’une publicité télévisée de 30 à 60 secondes, démontrant qu’un stimulus audiovisuel extrêmement bref est capable de déclencher une réponse empathique d’état (state empathy) robuste si la dramaturgie est adéquatement agencée.

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3. La théorie du transport narratif de Green et Brock

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Melanie Green et Timothy Brock (2000) ont formalisé la théorie du transport narratif, selon laquelle la réception d’une histoire transporte l’individu loin de son contexte immédiat dans le monde du récit. L’empathie mesurée par l’ERAD constitue le moteur affectif de ce transport : sans identification empathique aux personnages, le transport narratif demeure purement cognitif ou superficiel. L’empathie permet la transformation affective requise pour que le spectateur ressente la récompense narrative et accepte implicitement les prémisses de l’histoire.

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7. Validité / Validity

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L’échelle ERAD a fait l’objet de validations empiriques approfondies au cours de multiples expérimentations contrôlées, notamment dans l’étude princeps d’Escalas et Stern (2003) et dans des travaux ultérieurs sur la persuasion narrative.

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Validité de construit et validité factorielle

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Dans l’étude fondatrice (Escalas & Stern, 2003), 253 participants ont visionné un ensemble diversifié de publicités dramatiques et de conférences. Une analyse factorielle confirmatoire (AFC) a été conduite pour tester l’adéquation d’un modèle à deux facteurs distincts (Empathie vs Sympathie) par rapport à un modèle unifactoriel concurrent (combinant empathie et sympathie en un seul bloc de réponse affective). Le modèle bidimensionnel a présenté des indices d’ajustement statistiquement supérieurs :

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  • Diminution significative du Chi-deux (Δχ² significatif à p < 0,001), rejetant formellement l'hypothèse d'une dimension unique de réactivité affective.
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  • Indices d’adéquation robustes : Comparative Fit Index (CFI) > 0,95, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,94 et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) < 0,06.
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Validité discriminante

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La validité discriminante a été évaluée selon les critères de Fornell et Larcker (1981). La variance moyenne extraite (AVE) de la dimension Empathie dépasse largement le carré de la corrélation entre le facteur Empathie et le facteur Sympathie (qui se situe généralement entre r = 0,45 et r = 0,62). Bien que modérément corrélées — confirmant qu’elles appartiennent toutes deux à la famille des réponses pro-sociales et affectives — les deux échelles capturent des phénomènes psychologiques distincts. De plus, l’ERAD présente une faible corrélation avec la recherche d’arguments cognitifs et la rationalité perçue de l’annonce, confirmant son indépendance vis-à-vis des mesures cognitives traditionnelles.

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Validité convergente et prédictive

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La validité prédictive de l’ERAD est particulièrement solide concernant les variables d’attitude :

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  • Attitude envers l’annonce (Aad) : Des scores ERAD élevés prédisent directement et positivement une attitude hautement favorable envers la publicité. L’empathie agit comme médiateur central entre la qualité dramatique de l’annonce (développement des personnages, tension narrative) et le jugement esthétique global.
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  • Attitude envers la marque (Ab) et intentions d’achat : L’ERAD produit un effet de transfert affectif indirect sur la marque, médié par la réduction de la réactance psychologique et de la contre-argumentation.
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8. Fidélité / Reliability

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Les propriétés métrologiques de fidélité de l’échelle ERAD ont été confirmées dans de nombreuses études en psychologie des médias et en marketing quantitatif :

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  • Cohérence interne : Dans l’article original d’Escalas et Stern (2003), le coefficient alpha de Cronbach (α) de l’ERAD s’établit à 0,88 pour l’ensemble des stimuli publicitaires testés. Les études ultérieures conduites par Escalas (2004, 2007) rapportent des coefficients alpha systématiquement compris entre 0,89 et 0,93, démontrant une excellente homogénéité des cinq items.
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  • Fiabilité composite (Rhô de Jöreskog) : Les analyses en équations structurelles indiquent une fiabilité composite systématiquement supérieure à 0,85, largement au-dessus du seuil standard de 0,70.
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  • Stabilité à travers les stimuli (Généralisabilité) : La fidélité de l’instrument s’est avérée invariante face à une vaste gamme de genres narratifs (drames tragiques, comédies sentimentales, tranches de vie ou récits héroïques) et de catégories de produits (produits de grande consommation, services financiers, causes d’intérêt public).
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9. Analyse factorielle / Factor Analysis

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Les études psychométriques de l’ERAD ont exploré la dimensionalité de l’instrument par analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

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Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

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Lors de l’extraction par analyse en composantes principales ou par factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct), les 5 items de l’ERAD s’agrègent invariablement sur un facteur unique propre, expliquant typiquement entre 65 % et 78 % de la variance totale des scores. Toutes les saturations factorielles (factor loadings) s’avèrent très élevées, oscillant généralement entre 0,74 et 0,89 :

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  • Item 1 (Sentiment que les événements arrivent à soi) : saturation moyenne λ ≈ 0,84
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  • Item 2 (Expérimentation personnelle des sentiments) : saturation moyenne λ ≈ 0,87
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  • Item 3 (Être dans les souliers du personnage) : saturation moyenne λ ≈ 0,85
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  • Item 4 (Participation en se mettant à la place du personnage) : saturation moyenne λ ≈ 0,80
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  • Item 5 (Ressentir les mêmes émotions) : saturation moyenne λ ≈ 0,81
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Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

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Les modèles d’équations structurelles confirment que le modèle unifactoriel de l’ERAD présente des résidus d’erreur minimes et aucun effet de saturation croisée significatif avec les items de sympathie (qui s’articulent autour d’items tels que « Je me suis senti concerné par le personnage » ou « J’ai eu de la compassion »). L’absence de corrélation substantielle entre les erreurs de mesure résiduelles atteste qu’aucun item n’introduit de redondance méthodologique superflue.

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10. Instrument de mesure / Instrument

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  • Type d’instrument : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation unifactoriel (self-report inventory).
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  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique en ligne (administré immédiatement après l’exposition au stimulus publicitaire).
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  • Nombre d’items : 5 items formulés à la première personne du singulier.
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  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points, échelonnée de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Des versions adaptées en 5 points peuvent être employées sans dégradation majeure des propriétés psychométriques.
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  • Durée de passation : Moins de 2 minutes (extrêmement rapide et non invasif, idéal pour les protocoles expérimentaux multiphases).
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  • Cotation et calcul du score : Le score global d’empathie dramatique est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des 5 items (score variant de 1 à 7) ou la somme brute (score variant de 5 à 35). Aucun item n’est inversé. Un score élevé reflète une absorption empathique et une fusion affective intenses avec les protagonistes de la publicité.
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11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

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  • Année de publication initiale : 2003 (dans le Journal of Consumer Research).
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  • Statut du droit d’auteur : L’article original et ses contenus sont la propriété de l’Oxford University Press et de l’association gestionnaire du Journal of Consumer Research (JCR).
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  • Conditions d’utilisation et permissions : Les items de l’échelle ont été publiés intégralement à des fins scientifiques dans l’article de recherche original. L’utilisation de l’échelle dans un cadre universitaire, de recherche non commerciale ou pour des thèses de doctorat est autorisée à titre d’usage loyal (fair use), sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse de la publication princeps (Escalas & Stern, 2003). Pour toute exploitation commerciale à grande échelle, intégration dans un logiciel propriétaire ou utilisation par une société de conseil, les utilisateurs sont tenus de vérifier les droits auprès des ayants droit ou des éditeurs de la revue.
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  • Tarification : Accès libre et gratuit pour la recherche académique et l’enseignement supérieur.
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12. Références / References

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  • Batson, C. D. (1991). The altruism question: Toward a social-psychological answer. Lawrence Erlbaum Associates.
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  • Davis, M. H. (1983). Measuring individual differences in empathy: Evidence for a multidimensional approach. Journal of Personality and Social Psychology, 44(1), 113–126. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.1.113
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  • Deighton, J., Romer, D., & McQueen, J. (1989). Using drama to persuade. Journal of Consumer Research, 16(3), 335–343. https://doi.org/10.1086/209219
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  • Escalas, J. E. (2004). Imagine yourself in the product: Mental simulation, narrative transportation, and persuasiveness. Journal of Advertising, 33(2), 37–48. https://doi.org/10.1080/00913367.2004.10639163
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  • Escalas, J. E. (2007). Narrative versus analytical self-referencing in the development of self-brand connections. Journal of Consumer Research, 34(4), 421–429. https://doi.org/10.1086/518532
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  • Escalas, J. E., & Stern, B. B. (2003). Sympathy and empathy: Emotional responses to advertising dramas. Journal of Consumer Research, 29(4), 566–578. https://doi.org/10.1086/346251
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  • Green, M. C., & Brock, T. C. (2000). The role of transportation in the persuasiveness of public narratives. Journal of Personality and Social Psychology, 79(5), 701–721. https://doi.org/10.1037/0022-3514.79.5.701
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  • Stern, B. B. (1994). A revised model for advertising: Multiple dimensions of the source, the message, and the recipient. Journal of Advertising, 23(2), 5–15. https://doi.org/10.1080/00913367.1994.10673438
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13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

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Instructions to participants: Please indicate the extent to which you agree or disagree with each statement regarding your thoughts and feelings while watching the commercial, using the scale from 1 (Strongly Disagree) to 7 (Strongly Agree).

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Consigne aux répondants (traduction française indicative) : Veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes en accord ou en désaccord avec chacune des propositions suivantes concernant ce que vous avez pensé et ressenti en regardant la publicité, sur une échelle de 1 (Pas du tout d’accord) à 7 (Tout à fait d’accord).

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  1. n Item 1:
    n English: I felt as if what happened to the character in the commercial was happening to me.
    n Français : J’ai eu l’impression que ce qui arrivait au personnage dans la publicité m’arrivait à moi-même.n
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  3. n Item 2:
    n English: I was experiencing the character’s feelings myself.
    n Français : J’éprouvais moi-même les sentiments du personnage.n
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  5. n Item 3:
    n English: I felt as though I was in the character’s shoes.
    n Français : J’ai eu le sentiment d’être à la place du personnage (dans ses souliers).n
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  7. n Item 4:
    n English: I participated in the commercial by putting myself in the character’s place.
    n Français : J’ai participé à la publicité en me mettant à la place du personnage.n
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  9. n Item 5:
    n English: I felt the same emotions that the character was feeling.
    n Français : J’ai ressenti les mêmes émotions que celles que le personnage éprouvait.n
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n Response scale anchors: 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord) | 2 = Disagree (En désaccord) | 3 = Somewhat Disagree (Plutôt en désaccord) | 4 = Neutral / Neither Agree nor Disagree (Neutre) | 5 = Somewhat Agree (Plutôt d’accord) | 6 = Agree (D’accord) | 7 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)n

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Looti, M. (2026, septembre 30). Réponse Empathique au Drame Publicitaire (ERAD). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-empathique-au-drame-publicitaire-erad/
Looti, Mohammed. “Réponse Empathique au Drame Publicitaire (ERAD).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-empathique-au-drame-publicitaire-erad/.
Looti, Mohammed. “Réponse Empathique au Drame Publicitaire (ERAD).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-empathique-au-drame-publicitaire-erad/.