Réponse émotionnelle à la publicité (ERA)

Découvrez l’analyse psychométrique complète de l’échelle de Réponse émotionnelle à la publicité (ERA) développée par Kim, Ratneshwar et Thorson (2017) pour mesurer l’impact affectif de la persuasion narrative.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Réponse émotionnelle à la publicité (couramment désignée sous l’acronyme ERA pour Emotional Response to Advertising ou qualifiée de réponse émotive / emotive response) constitue un instrument psychométrique développé par Kim, Ratneshwar et Thorson (2017) au sein de leur étude fondatrice consacrée aux mécanismes persuasifs des récits publicitaires. Cette échelle a été spécifiquement conçue pour mesurer l’intensité avec laquelle un récepteur est profondément touché, ému et affectivement mobilisé lors de l’exposition à un message publicitaire à visée narrative ou expérientielle. Dans le paradigme du traitement de l’information et de la persuasion narrative, l’expérience affective immédiate représente un pivot central capable de moduler les jugements attitudinaux ultérieurs, la mémorisation de la marque et l’intention comportementale.

L’instrument repose sur une formulation concise comprenant des énoncés inspirés et adaptés de l’échelle d’immersion narrative (psychological transportation scale) initialement formalisée par Green et Brock (2000). Les items de l’échelle ERA ciblent précisément les états phénoménologiques d’émotion ressentie, capturant le sentiment d’être « remué », « touché » ou « affectivement impliqué » par l’intrigue publicitaire. L’évaluation s’effectue généralement à l’aide d’échelles de cotation de type Likert en sept points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »), ce qui permet d’obtenir une variance substantielle et une granularité fine des réactions individuelles.

Sur le plan des qualités psychométriques, l’échelle présente une consistance interne robuste, attestée par un coefficient alpha de Cronbach systématiquement supérieur aux seuils conventionnels de 0,80 (souvent compris entre 0,85 et 0,91 selon les échantillons expérimentaux). Les analyses factorielles confirmatoires (CFA) démontrent une excellente validité convergente et une nette validité discriminante vis-à-vis des construits connexes, tels que l’appréciation cognitive de la publicité, le transport narratif global, la sympathie envers les personnages et l’attitude envers la marque (Aad et Ab). L’échelle ERA s’impose ainsi comme un outil parcimonieux, rigoureux et standardisé pour la recherche en psychologie du consommateur, en communication persuasive et en marketing expérientiel.

2. Mots-clés / Keywords

Réponse émotionnelle à la publicité, persuasion narrative, immersion narrative, transport psychologique, affect, émotions du consommateur, traitement de l’information, psychométrie publicitaire, attitude envers la publicité, fidélité psychométrique, validité convergente, analyse factorielle confirmatoire.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et formalisée par une équipe de chercheurs de renom affiliés aux sciences de la communication, du marketing et du comportement du consommateur :

  • Eunice Kim, Ph.D. : Professeure et chercheuse spécialisée en communication publicitaire, stratégies de marque et médias numériques. Ses travaux portent sur les interactions entre le consommateur et les formats publicitaires narratifs. Affiliée lors des travaux initiaux au Department of Advertising and Public Relations, College of Journalism and Communications, University of Florida, Gainesville, Floride, États-Unis. Courriel institutionnel : [email protected].
  • S. Ratneshwar, Ph.D. : Professeur émérite de marketing à la Robert J. Trulaske, Sr. College of Business, University of Missouri, Columbia, Missouri, États-Unis. Éminent théoricien de la psychologie de la consommation, de la motivation cognitive et du traitement de l’information. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Esther Thorson, Ph.D. : Professeure émérite à la School of Journalism and Communication, University of Oregon, Eugene, Oregon, États-Unis, et ancienne doyenne associée à la Missouri School of Journalism. Autrice prolifique dans le domaine des effets publicitaires, de la psychologie des médias et des modèles d’affect publicitaire. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de réponse émotionnelle à la publicité (ERA) réside dans l’opérationnalisation et la quantification rigoureuse des états affectifs suscités par les stimuli promotionnels narratifs. Historiquement, la recherche en publicité a oscillé entre deux paradigmes dominants : d’un côté, les modèles purement cognitifs fondés sur l’évaluation des arguments rationnels (tels que le modèle de probabilité d’élaboration ou Elaboration Likelihood Model de Petty et Cacioppo) ; de l’autre, les modèles de transfert affectif global où l’émotion est appréhendée comme une valence binaire (positive vs négative) ou une activation physiologique non différenciée.

Kim, Ratneshwar et Thorson (2017) ont démontré que les publicités narratives (narrative ads) opèrent à travers une dynamique psychologique distincte. Contrairement aux messages argumentatifs classiques qui sollicitent un examen logique et critique, les narrations publicitaires invitent le spectateur à pénétrer dans un univers diégétique, à s’identifier aux protagonistes et à vivre une trajectoire émotionnelle vicariante. Dans ce contexte, l’échelle ERA a été créée pour répondre au besoin d’isoler la composante phénoménologique du « sentiment d’être touché ou ému » (being moved), distincte du simple divertissement ou de la compréhension intellectuelle du scénario.

Sur le plan de la recherche fondamentale, cet instrument permet de tester des modèles médiateurs complexes. Plus précisément, il élucide comment l’immersion narrative conduit à des modifications attitudinales profondes : l’émotion ressentie agit comme un catalyseur qui réduit la contre-argumentation, suspend l’incrédulité critique et favorise une acceptation organique du message de la marque. En recherche appliquée et en milieu professionnel, l’échelle offre aux analystes d’études de marché et aux concepteurs publicitaires un outil diagnostique standardisé pour mesurer l’impact émotionnel réel d’un spot télévisé, d’une vidéo en ligne ou d’une campagne de narration de marque (brand storytelling), avant et après le déploiement à grande échelle.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’échelle ERA renvoie à la réponse émotive immédiate éprouvée lors de la réception d’un récit. Il ne s’agit ni d’une humeur préexistante (mood), ni d’une disposition affective générale de la personnalité (comme le névrosisme ou l’affectivité négative/positive dispositionnelle), mais d’un état émotionnel transitoire et contextualisé, provoqué directement par les événements, les relations et les conflits mis en scène dans la narration publicitaire.

Ce construit intègre plusieurs dimensions conceptuelles interconnectées :

  • L’état d’attendrissement et d’émotion poignante (Emotional Movedness) : Cette facette capture l’expérience viscérale d’être touché au cœur. En psychologie des émotions, cet état est souvent associé au concept de kama muta (le sentiment d’être ému par une connexion humaine intense, un acte de générosité, d’amour ou de dépassement de soi). Dans une publicité, cela se manifeste lorsque le spectateur ressent une sensation physique de chaleur, de frisson ou une vive résonance intérieure face au destin d’un protagoniste.
  • L’engagement affectif empathique : Le spectateur ne se contente pas d’observer passivement les actions ; il partage les joies, les peines, les angoisses ou les triomphes des personnages. Cet engagement se distingue de la sympathie purement cognitive : il s’agit d’une participation émotionnelle active où les barrières psychologiques entre l’observateur et l’univers du récit s’estompent.
  • L’impact affectif mémorable : La réponse émotionnelle mesurée par l’ERA possède une intensité suffisante pour laisser une empreinte phénoménologique durable. L’exposition au message publicitaire ne génère pas un simple acquiescement superficiel ; elle laisse une trace affective vive qui servira d’ancrage lors du rappel ultérieur de la marque et de ses valeurs associées.

Par exemple, face à une publicité illustrant un père âgé qui apprend patiemment une nouvelle compétence pour surprendre sa fille lors de son mariage, une personne présentant un score ERA élevé témoignera d’un bouleversement intime sincère et d’une connexion émotionnelle profonde avec la scène, plutôt que d’une simple appréciation formelle de la qualité de réalisation de la vidéo.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle de réponse émotionnelle à la publicité prend racine dans la convergence féconde de deux grands courants théoriques : la théorie du transport narratif et la psychologie cognitive de l’affect persuasif.

Le socle théorique premier repose sur les travaux séminaux de Green et Brock (2000) sur le concept de transport narratif (narrative transportation), lui-même inspiré des réflexions de Gerrig (1993) sur l’illusion d’être transporté dans un autre monde par la lecture d’un texte littéraire. Selon cette théorie, le transport est un état mental intégrateur au sein duquel toutes les capacités cognitives, affectives et imaginatives d’un individu sont focalisées sur le récit. Green et Brock ont démontré que ce phénomène entraîne trois conséquences majeures : la réduction des capacités et de la motivation à produire des contre-arguments critiques, une sensation de réalité accrue des événements décrits, et une résonance affective puissante avec les protagonistes.

Kim, Ratneshwar et Thorson (2017) s’appuient également sur le modèle dual du traitement de l’information et sur les propositions théoriques de Petty et Cacioppo (1986), enrichies par les modèles affectifs d’Esther Thorson. Dans les récits publicitaires, la voie de persuasion n’emprunte pas la trajectoire analytique conventionnelle (arguments rationnels, attributs du produit). Elle emprunte plutôt une « voie narrative » où l’affect joue un rôle de médiateur causal indispensable. Le modèle intégré proposé par Kim et ses collaborateurs postule que le transport narratif active deux voies parallèles complémentaires :

  1. Une voie cognitive caractérisée par l’inférence des intentions des personnages et la réduction de la réactance psychologique ;
  2. Une voie affective mesurée précisément par l’ERA, où l’émotion générée par l’intrigue adoucit l’évaluation du spectateur et infuse positivement l’attitude envers la marque par conditionnement évaluatif et résonance symbolique.

Ce cadre théorique postule donc que l’émotion narrative n’est pas un épiphénomène accessoire ou un bruit de fond, mais la force motrice centrale expliquant pourquoi et comment les histoires nous persuadent là où les arguments factuels échouent.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle ERA a fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans le cadre des expérimentations menées par Kim, Ratneshwar et Thorson (2017), appliquées à des corpus diversifiés de messages publicitaires vidéo.

Validité de construit et validité convergente : L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) démontre des saturations factorielles (factor loadings) standardisées élevées pour l’ensemble des items composant l’échelle, oscillant de manière caractéristique entre 0,78 et 0,92. La variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted) excède largement le seuil standard de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981), se situant typiquement au-dessus de 0,65. Cela atteste que la majorité de la variance des indicateurs est directement imputable au construit latent d’émotion publicitaire.

Validité discriminante : La distinction empirique entre la réponse émotionnelle (ERA) et les construits adjacents a été vérifiée selon le critère de Fornell-Larcker et l’examen des corrélations latentes. L’ERA se discrimine nettement :

  • Du transport narratif global (dimension d’attention et d’imagerie mentale) ;
  • De l’évaluation cognitive des attributs de la publicité ;
  • De l’attitude préalable envers la catégorie de produit ;
  • De la sympathie générale envers l’acteur ou le porte-parole.

La racine carrée de l’AVE pour l’ERA s’avère systématiquement supérieure aux corrélations bivariées entre ce facteur et tous les autres facteurs du modèle structurel, garantissant l’unicité du construit.

Validité prédictive et nomologique : Au sein de modèles d’équations structurelles (SEM), l’ERA exerce un effet direct et positif très significatif sur l’attitude envers la publicité ($A_{ad}$, $\beta$ standardisés fréquents entre 0,40 et 0,60, $p < 0,001$), qui à son tour influence fortement l’attitude envers la marque ($A_b$) et l’intention d’achat. L’ERA s’avère être le médiateur partiel ou complet reliant le degré de structure narrative du spot publicitaire à la bienveillance globale du consommateur à l’égard de l’émetteur.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne de l’échelle de réponse émotionnelle à la publicité s’avère particulièrement élevée, témoignant de l’homogénéité des énoncés et de la faible erreur de mesure aléatoire.

Dans l’étude empirique fondatrice de Kim et al. (2017), les coefficients de cohérence interne calculés révèlent une excellente stabilité :

  • Alpha de Cronbach ($\alpha$) : Les valeurs rapportées se situent de façon constante entre 0,86 et 0,91 selon les conditions expérimentales et les stimuli narratifs employés, surpassant largement le seuil conventionnel d’acceptabilité fixé à 0,70 par Nunnally (1978).
  • Fiabilité composite (Composite Reliability – $CR$) : Dans les modèles de mesure factorielle confirmatoire, le coefficient de fiabilité composite dépasse systématiquement 0,85, démontrant la cohérence intrinsèque des indicateurs latents.
  • Corrélations inter-items : Les corrélations moyennes entre les items oscillent généralement dans une fourchette optimale de 0,65 à 0,80, indiquant une synergie conceptuelle sans redondance sémantique excessive.

En matière de fidélité test-retest, bien que les réactions émotionnelles soient par nature tributaires du contexte immédiat de visionnage, les recherches en laboratoire employant des expositions répétées à intervalle court (avec contrebalancement des stimuli) confirment la reproductibilité des classements relatifs des participants en termes de sensibilité affective aux récits publicitaires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle sous-jacente à l’échelle ERA a été soumise à des protocoles méthodologiques rigoureux combinant analyses exploratoires préalables et modélisation confirmatoire sur des échantillons distincts.

Structure unidimensionnelle : L’analyse factorielle exploratoire (AFE), conduite selon la méthode de l’extraction en composantes principales ou du maximum de vraisemblance, met invariablement en évidence un seul facteur dominant possédant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure à 1 (souvent supérieure à 2,2 dans les configurations à 3 ou 4 items adaptés). Ce facteur unique explique entre 70 % et 82 % de la variance totale des scores, respectant le critère de parcimonie psychométrique.

Modélisation confirmatoire (AFC) : Lorsqu’elle est intégrée dans un modèle de mesure global englobant le transport narratif, l’appréciation globale et la crédibilité perçue, la structure unifactorielle de l’ERA affiche d’excellents indices d’ajustement global (goodness-of-fit) :

  • $\chi^2 / df$ (rapport khi-deux sur degrés de liberté) inférieur à 2,5 ;
  • CFI (Comparative Fit Index) : Valeurs régulièrement supérieures à 0,97 (critère d’excellence $ge 0,95$) ;
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : Valeurs dépassant 0,96 ;
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Valeurs généralement inférieures à 0,05 (ou comprises dans l’intervalle de confiance 90 % $[0,02 ; 0,06]$) ;
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,03.

Les saturations factorielles standardisées des items sur le facteur latent de réponse émotionnelle dépassent toutes le seuil critique de 0,70, confirmant que chaque énoncé contribue substantiellement et de manière équilibrée à l’estimation du trait latent mesuré.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure se caractérise par une administration simple, directe et rapide, ce qui le rend idéal pour des protocoles d’administration post-exposition en ligne ou en laboratoire :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique auto-administré (self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire informatisé (compatible plateformes de recherche telles que Qualtrics, Gorilla ou SurveyMonkey).
  • Moment d’administration : Immédiatement après le visionnage ou la lecture intégrale du message publicitaire testé.
  • Format de réponse : Échelle d’accord de type Likert en 7 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    • 4 = Neutre / Ni d’accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
    • 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Cotation et calcul du score : Le score global de réponse émotionnelle à la publicité est obtenu en calculant la moyenne arithmétique simple des items retenus (ou leur somme standardisée). Les items sont formulés dans le sens positif du construit (aucun item inversé n’est nécessaire dans la version courte standardisée). Un score moyen plus élevé indique une résonance affective et un sentiment d’avoir été touché plus intenses.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2017 (dans le Journal of Advertising, publication officielle de l’American Academy of Advertising). Les énoncés racines dont sont dérivés les items proviennent de l’étude de Green et Brock publiée en 2000.
  • Statut du droit d’auteur : L’article original et les mesures associées sont la propriété intellectuelle conjointe des auteurs et de l’éditeur scientifique (Taylor & Francis / Routledge pour l’American Academy of Advertising).
  • Conditions d’utilisation et permissions : Pour les travaux de recherche purement académiques, non commerciaux et universitaires, l’utilisation de l’échelle est généralement autorisée selon le principe d’usage loyal (fair use), sous réserve d’une citation bibliographique complète et formelle de l’article source de Kim, Ratneshwar et Thorson (2017).
  • Tarification : L’accès aux items pour les chercheurs académiques est gratuit via la consultation de la littérature universitaire disponible en bibliothèque ou via abonnement institutionnel. Pour toute exploitation commerciale, pré-test publicitaire marchand ou intégration dans des progiciels d’évaluation de marques propriétaires, une demande de permission formelle doit être adressée au titulaire des droits via les services de compensation des droits d’auteur (Copyright Clearance Center / Taylor & Francis).

12. Références / References

  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Gerrig, R. J. (1993). Experiencing narrative worlds: On the psychological activities of reading. Yale University Press.
  • Green, M. C., & Brock, T. C. (2000). The role of transportation in the persuasiveness of public narratives. Journal of Personality and Social Psychology, 79(5), 701–721. https://doi.org/10.1037/0022-3514.79.5.701
  • Kim, E., Ratneshwar, S., & Thorson, E. (2017). Why narrative ads work: An integrated process explanation. Journal of Advertising, 46(2), 283–296. https://doi.org/10.1080/00913367.2017.1299653
  • Nunnally, J. C. (1978). Psychometric theory (2nd ed.). McGraw-Hill.
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The elaboration likelihood model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding the advertisement you just watched, on a 7-point scale from 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree).
Response Scale: 7-point Likert scale (1 = strongly disagree, 7 = strongly agree)
1

The ad affected me emotionally.
2

While watching the ad, I felt moved.
★

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Looti, M. (2026, septembre 24). Réponse émotionnelle à la publicité (ERA). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-emotionnelle-a-la-publicite-era/
Looti, Mohammed. “Réponse émotionnelle à la publicité (ERA).” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-emotionnelle-a-la-publicite-era/.
Looti, Mohammed. “Réponse émotionnelle à la publicité (ERA).” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-emotionnelle-a-la-publicite-era/.