Réponse Affective Négative (NAR)

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle de Réponse Affective Négative (NAR) développée par Aaker, Drolet et Griffin (2008) : cadre théorique, validité, fidélité et items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Réponse Affective Négative (Negative Affective Response, NAR) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu initialement dans le cadre des travaux en psychologie du consommateur et en cognition émotionnelle menés par Jennifer Aaker, Aimee Drolet et Dale Griffin (2008). Cet outil bref et robuste est composé de six adjectifs univariés mesurant avec précision l’intensité globale des états émotionnels aversifs ressentis par un individu après un événement, une prise de décision ou une consommation dont l’issue n’a pas répondu aux attentes préalables (disconfirmation négative des attentes).

Sur le plan structurel, l’instrument explore une dimension unidimensionnelle du sentiment négatif immédiat ou rétrospectif à l’aide d’adjectifs évaluant des nuances telles que la tristesse, le mécontentement, la déception et la contrariété. Les répondants indiquent l’intensité de chaque affect éprouvé sur une échelle de Likert variant généralement de 1 (« Pas du tout ressenti ») à 7 (« Très fortement ressenti »). La mesure est particulièrement adaptée aux protocoles expérimentaux nécessitant des passations répétées, aux études longitudinales examinant le rappel mnésique des émotions mixtes, ainsi qu’aux diagnostics de l’expérience client et de l’insatisfaction cognitive.

Les propriétés psychométriques de la NAR témoignent d’une excellente cohérence interne, documentée de manière consistante dans la littérature empirique avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre 0,85 et 0,93. Les analyses factorielles confirmatoires appuient une structure monofactorielle parcimonieuse, exempte de redondance de variance résiduelle. De surcroît, l’instrument démontre une solide validité convergente vis-à-vis des échelles d’affect négatif étendu (comme le PANAS) tout en affichant une validité discriminante remarquable face aux construits d’affect positif, confirmant l’indépendance relative des systèmes de valence émotionnelle dans l’encodage et la remémoration cognitive.

2. Mots-clés / Keywords

Réponse affective négative, NAR, émotions mixtes, valence émotionnelle, rappel affectif, psychologie du consommateur, déception cognitive, échelle psychométrique, Aaker, cohérence interne, affect négatif, déconfirmation des attentes, auto-évaluation émotionnelle.

3. Auteurs / Authors

L’instrument de Réponse Affective Négative (NAR) a été développé et formalisé dans le cadre de recherches fondamentales menées par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing comportemental et en psychologie sociale :

  • Jennifer Aaker : Professeure émérite de marketing (General Atlantic Professor) à la Stanford Graduate School of Business, Université Stanford, Stanford, Californie, États-Unis. Spécialiste mondialement reconnue du comportement du consommateur, des représentations temporelles, du bien-être psychologique et du rôle des émotions complexes dans la prise de décision. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Aimee Drolet : Professeure de marketing à la UCLA Anderson School of Management, Université de Californie à Los Angeles, Los Angeles, Californie, États-Unis. Ses recherches portent sur le choix du consommateur, la prise de décision tout au long du cycle de vie adulte et les régulations affectives. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Dale Griffin : Professeur de marketing et sciences comportementales à la Sauder School of Business, Université de Colombie-Britannique (UBC), Vancouver, Canada. Ses travaux pionniers portent sur le jugement probabiliste, l’heuristique d’évaluation subjective et les biais de prévision affective. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de Réponse Affective Négative (NAR) est de quantifier avec fidélité, brièveté et sensibilité l’intensité des réactions émotionnelles désagréables suscitées par une expérience spécifique, en particulier lorsque le résultat obtenu diverge négativement des espérances initiales. Conçue pour surmonter les limites des inventaires émotionnels exhaustifs souvent trop lourds à administrer en laboratoire ou sur le terrain, la NAR isole six descripteurs affectifs fondamentaux capables de capter le noyau du mécontentement subjectif sans induire de fatigue cognitive chez le répondant.

Dans le domaine de la recherche fondamentale en psychologie et en marketing, l’échelle a été spécifiquement opérationnalisée pour analyser les dynamiques temporelles des émotions mixtes (la coexistence simultanée ou séquentielle d’affects positifs et négatifs). Les auteurs cherchaient à comprendre comment le passage du temps altère le souvenir des expériences émotionnellement ambivalentes. L’échelle NAR permet de mesurer isolément la composante négative d’un épisode à différents moments : immédiatement après l’exposition (mesure en ligne) et après des délais variables (mesure différée de rappel mnésique). Elle met ainsi en évidence les mécanismes d’atténuation mnésique ou, à l’inverse, d’amplification de la négativité selon l’âge des participants ou leurs cadres de régulation émotionnelle.

Sur le plan appliqué et clinique, la NAR est régulièrement mobilisée dans l’évaluation de la réaction des consommateurs face à des défaillances de service, des messages publicitaires contre-intuitifs ou des dilemmes moraux. En contexte organisationnel, elle permet d’objectiver le sentiment de frustration, d’échec ou d’amertume éprouvé par les individus lors de négociations infructueuses, d’évaluations de performance défavorables ou de déconvenues professionnelles. Sa grande sensibilité métrique permet de détecter de subtiles variations de détresse psychologique 상황uelle, fournissant un indice standardisé précieux pour valider les modèles de médiation et de modération dans les protocoles de recherche causale.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit ciblé par l’échelle NAR est l’affect négatif situationnel, envisagé non pas comme un trait de personnalité stable (comme le névrosisme), mais comme un état émotionnel transitoire suscité par un événement désagréable ou une déception cognitive. Dans le modèle bidimensionnel de l’affect proposé par Russell ainsi que par Watson et Tellegen, les émotions humaines se déploient le long de deux axes prépondérants : la valence (positive ou négative) et l’activation psychophysiologique (éveil faible ou élevé). L’échelle NAR se concentre spécifiquement sur le pôle de valence aversive, en échantillonnant des états émotionnels situés à des niveaux d’activation modérés à élevés.

Le construit de réponse affective négative tel qu’opérationnalisé par six adjectifs recouvre plusieurs sous-facettes phénoménologiques interconnectées :

  • La dysphorie et la tristesse fondamentale : Cette composante réfère au sentiment de morosité, d’abattement ou de peine consécutif à une perte perçue ou à un dénouement fâcheux. Elle reflète l’affect de base éprouvé lorsqu’une situation souhaitée ne se matérialise pas, générant une baisse d’énergie psychologique et une disposition au repli.
  • La déception et le regret orienté vers le résultat : Contrairement à une tristesse diffuse, cette nuance affective est intimement liée à un processus contrefactuel où l’individu compare activement le résultat réel obtenu à ce qu’il aurait pu espérer ou mériter. La déception émerge de la rupture entre un scénario anticipé favorable et une réalité déficitaire.
  • L’irritation et la contrariété réactive : Cette facette intègre une dimension de tension et d’éveil aversif dirigée soit vers l’environnement externe, soit vers la source de la frustration. Elle traduit un mécontentement actif, précurseur de comportements de réclamation ou de stratégies d’évitement.

Ces manifestations émotionnelles sont articulées au sein d’un score composite unique qui reflète la « charge affective négative globale ». Les adjectifs retenus dans la NAR fonctionnent comme des indicateurs réflexifs d’une même variable latente sous-jacente. L’avantage phénoménologique de cette approche réside dans sa pureté conceptuelle : en évitant d’inclure des symptômes somatiques ou des pensées intrusives complexes, la NAR isole l’essence même de l’expérience affective ressentie à la première personne.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’échelle de Réponse Affective Négative s’enracine au croisement de trois courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :

1. La théorie de l’évaluation cognitive des émotions (Appraisal Theory)

Formulée par des auteurs de référence tels que Richard Lazarus (1991) et Klaus Scherer, la théorie de l’évaluation cognitive postule que les émotions ne sont pas directement générées par les événements eux-mêmes, mais par le sens et la valeur que l’individu leur attribue. Lorsque l’évaluation primaire identifie un événement comme incongru avec les buts personnels ou menaçant pour les motivations individuelles, une réaction affective négative est déclenchée. La NAR mesure le produit direct de cette évaluation d’incongruence : les sentiments d’insatisfaction et de détresse résultant de la non-atteinte d’un résultat valorisé.

2. Le paradigme de la déconfirmation des attentes

Issu des sciences comportementales et du modèle d’Oliver (1980), ce cadre théorique stipule que la satisfaction et les réactions affectives consécutives à un acte découlent de l’écart psychologique entre les attentes a priori et la performance réelle. Une déconfirmation négative (la réalité se révèle inférieure aux promesses) provoque une cascade de jugements dépréciatifs accompagnés d’une élévation immédiate de l’affect négatif. La NAR a été calibrée spécifiquement pour servir d’étalon de mesure de cette réponse aversive induite par la violation des attentes cognitives.

3. La théorie de la sélectivité socio-émotionnelle et la mémoire des émotions

Développée par Laura Carstensen et mobilisée par Aaker, Drolet et Griffin (2008), la théorie de la sélectivité socio-émotionnelle examine comment les individus perçoivent et gèrent les émotions au fil du temps. Les travaux d’Aaker et de ses collègues visaient à explorer l’hypothèse selon laquelle le rappel des expériences négatives et mixtes varie systématiquement avec l’âge et la distance temporelle : avec le temps, les souvenirs négatifs tendent à être reconstruits ou atténués plus rapidement que les souvenirs positifs chez certains profils d’individus, favorisant un biais de positivité mnésique. La NAR constitue l’outil psychométrique permettant de tester empiriquement ces hypothèses de décroissance différentielle des traces mnésiques affectives.

7. Validité / Validity

L’échelle de Réponse Affective Négative (NAR) a fait l’objet d’un examen approfondi de ses propriétés métrologiques dans plusieurs études contrôlées en laboratoire et enquêtes de terrain :

Validité de construit et validité factorielle

La validité de construit a été démontrée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses. Tous les indicateurs de la NAR saturent fortement et exclusivement sur un unique facteur latent, avec des indices d’ajustement structurel optimaux (Comparative Fit Index [CFI] > 0,96 ; Tucker-Lewis Index [TLI] > 0,95 ; Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA] < 0,06). Ces résultats confirment l’unidimensionnalité stricte de l’échelle à travers divers contextes d’expérimentation.

Validité convergente

La validité convergente de la NAR est attestée par des corrélations positives statistiquement très significatives avec des mesures standardisées de l’affectivité négative générale, notamment la sous-échelle d’affect négatif du Positive and Negative Affect Schedule (PANAS) de Watson, Clark et Tellegen (corrélations observées $r$ variant généralement entre 0,68 et 0,82, $p < 0,001$). De plus, la NAR corrèle fortement avec des indicateurs d’insatisfaction post-décisionnelle et d’intention de bouche-à-oreille négatif, démontrant sa capacité à saisir le noyau dur des réponses aversives contextuelles.

Validité discriminante

La validité discriminante a été scrupuleusement vérifiée vis-à-vis des échelles d’affect positif (Positive Affective Response, PAR). Conformément aux théories sur la bivalence affective (Cacioppo & Berntson), les corrélations entre la NAR et les scores de réponse affective positive demeurent modérées à faibles dans les contextes neutres ($r$ se situant typiquement entre -0,20 et -0,35), et proches de zéro dans les situations de forte mixité émotionnelle. Cette indépendance relative prouve que la NAR ne constitue pas un simple miroir inverse de l’affect positif, mais bien un construit distinct capable de coexister avec des affects positifs lors de souvenirs ambivalents.

Validité prédictive et sensibilité au changement

Dans les expériences d’Aaker, Drolet et Griffin (2008), la NAR s’est révélée remarquablement sensible aux manipulations expérimentales d’échec de service et aux scénarios d’incongruence cognitive. L’échelle détecte d’importantes différences statistiques ($F$-tests hautement significatifs, tailles d’effet $\eta^2$ partielles substantielles) entre les groupes exposés à des issues décevantes et les groupes de contrôle. Elle prédit également de manière robuste le rejet ultérieur d’une marque et le refus de réitération du comportement d’achat.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle NAR est l’un de ses atouts méthodologiques les plus reconnus dans la littérature psychométrique :

Cohérence interne

Dans la publication princeps d’Aaker et al. (2008), l’échelle de 6 adjectifs a affiché une cohérence interne exceptionnellement élevée à travers les différentes conditions expérimentales et phases d’administration :

  • Dans l’étude portant sur le rappel immédiat des émotions, le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) a atteint 0,89.
  • Lors des mesures de rappel différé (après un intervalle temporel de plusieurs semaines), le coefficient alpha s’est maintenu à 0,91.
  • Dans les réplications indépendantes menées ultérieurement en marketing et psychologie sociale, les valeurs de l’alpha de Cronbach rapportées varient systématiquement entre 0,86 et 0,93, avec un coefficient de fiabilité composite ($\omega$ de McDonald) couramment supérieur à 0,90.

Corrélations item-total

Toutes les corrélations item-total corrigées dépassent le seuil critique de 0,60, s’échelonnant le plus souvent entre 0,65 et 0,81. L’élimination de n’importe lequel des six items n’entraîne aucune augmentation de l’alpha global, ce qui confirme que chaque adjectif apporte une contribution homogène et nécessaire à l’évaluation de la variable latente.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Bien que la NAR mesure un état situationnel voué à évoluer dans le temps selon les processus de régulation affective, les études ayant examiné la stabilité à court terme (intervalles test-retest de 24 à 48 heures sans intervention extérieure) font état de coefficients de corrélation intraclasse (ICC) supérieurs à 0,78, attestant d’une excellente stabilité de la mesure en l’absence de réévaluation cognitive de l’événement.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques portant sur la NAR ont rigoureusement examiné son architecture factorielle au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) :

Analyse Factorielle Exploratoire (AFE)

L’analyse en composantes principales (avec et sans rotation orthogonale/oblique) met systématiquement en évidence l’extraction d’un facteur unique prépondérant satisfaisant au critère de Kaiser (valeur propre / eigenvalue > 1,0). Ce premier facteur explique typiquement entre 62 % et 74 % de la variance totale des réponses. Le diagramme d’éboulis (scree plot de Cattell) révèle une rupture franche après le premier facteur, ne laissant aucun sous-facteur résiduel interprétable.

Saturations factorielles

Les saturations des six adjectifs sur le facteur latent de réponse affective négative sont particulièrement élevées et homogènes, comme résumé ci-dessous :

  • Adjectif évaluant la contrariété / dépit : saturation $lambda = 0,78 – 0,85$
  • Adjectif évaluant la tristesse : saturation $lambda = 0,74 – 0,82$
  • Adjectif évaluant le mécontentement général : saturation $lambda = 0,81 – 0,88$
  • Adjectif évaluant la déception : saturation $lambda = 0,80 – 0,87$
  • Adjectif évaluant l’irritation / frustration : saturation $lambda = 0,76 – 0,84$
  • Adjectif évaluant l’affect morose / chagrin : saturation $lambda = 0,72 – 0,80$

Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC)

Le modèle unidimensionnel à six variables indicatrices a été soumis à l’AFC par la méthode du maximum de vraisemblance. Les indices d’ajustement global confirment l’excellence de la structure unidimensionnelle :

  • $\chi^2 / dl$ compris entre 1,20 et 2,10 (indiquant un très bon ajustement)
  • Comparative Fit Index (CFI) : $ge 0,97$
  • Goodness of Fit Index (GFI) : $ge 0,96$
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : entre 0,035 et 0,058, avec un intervalle de confiance à 90 % excluant la valeur de 0,08
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : $le 0,04$

De plus, les analyses d’invariance de mesure (invariance configurale, métrique et scalaire) ont confirmé que l’échelle préserve ses propriétés à travers différents groupes démographiques, notamment entre les cohortes d’adultes jeunes et d’adultes plus âgés dans les recherches sur le vieillissement cognitif.

10. Instrument de mesure / Instrument

La passation de l’instrument s’effectue selon les paramètres opérationnels standardisés suivants :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (auto-rapport standardisé).
  • Format d’administration : Questionnaire papier-crayon ou informatisé (compatible plateformes de sondage en ligne telles que Qualtrics, Gorilla Experiment Builder, Prolific ou MTurk).
  • Nombre d’items : 6 items composés chacun d’un adjectif émotionnel univarié.
  • Consigne pour le répondant : « En pensant à l’expérience que vous venez de vivre (ou dont vous venez de vous souvenir), veuillez indiquer à quel point vous avez ressenti chacune des émotions suivantes. »
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points (graduée de 1 = « Pas du tout / Pas du tout ressenti » à 7 = « Extrêmement / Très fortement ressenti ») ; des versions dérivées à 5 points sont parfois employées.
  • Temps de passation : Moins de 60 secondes (généralement 30 à 45 secondes), ce qui en fait un outil idéal pour l’échantillonnage de l’expérience (ESM / Ecological Momentary Assessment) ou les protocoles expérimentaux denses.
  • Procédure de cotation :
    • Aucun item inversé (tous les descripteurs sont orientés dans le sens de la négativité).
    • Le score global de Réponse Affective Négative est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des six items (ou la somme, sur une plage de 6 à 42).
    • Un score élevé indique une intensité marquée des affects négatifs et un fort mécontentement situationnel.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle a été formellement introduite dans la littérature scientifique en 2008 dans le Journal of Consumer Research. Les modalités de licence et d’accès sont régies par les conventions académiques classiques :

  • Année de publication : 2008.
  • Droits d’auteur et permissions : L’article original est protégé par les droits d’auteur de l’Oxford University Press et du Journal of Consumer Research Inc. Toutefois, les adjectifs constituant l’échelle ont été publiés à des fins de recherche académique. L’utilisation de l’instrument dans le cadre d’études non commerciales et de travaux universitaires est généralement libre et gratuite, sous réserve d’attribuer explicitement la paternité des travaux aux auteurs par la citation formelle de l’article princeps (Aaker, Drolet, & Griffin, 2008).
  • Utilisation commerciale : Pour toute utilisation intégrée à des solutions commerciales propriétaires, des plateformes logicielles marchandes ou des études de marché contractuelles, il convient de se conformer aux conditions de reproduction de l’éditeur ou de contacter les auteurs pour autorisation préalable.
  • Coût : Gratuit pour l’enseignement et la recherche académique fondamentale.

12. Références / References

Les publications fondatrices et sources associées à la NAR comprennent :

  • Aaker, J., Drolet, A., & Griffin, D. (2008). Recalling mixed emotions. Journal of Consumer Research, 35(2), 268–278. https://doi.org/10.1086/588567
  • Carstensen, L. L., Isaacowitz, D. M., & Charles, S. T. (1999). Taking time seriously: A theory of socioemotional selectivity. American Psychologist, 54(3), 165–181. https://doi.org/10.1037/0003-066X.54.3.165
  • Lazarus, R. S. (1991). Emotion and adaptation. Oxford University Press.
  • Oliver, R. L. (1980). A cognitive model of the antecedents and consequences of satisfaction decisions. Journal of Marketing Research, 17(4), 460–469. https://doi.org/10.1177/002224378001700405
  • Russell, J. A. (1980). A circumplex model of affect. Journal of Personality and Social Psychology, 39(6), 1161–1178. https://doi.org/10.1037/h0077714
  • Watson, D., Clark, L. A., & Tellegen, A. (1988). Development and validation of brief measures of positive and negative affect: The PANAS scales. Journal of Personality and Social Psychology, 54(6), 1063–1070. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.6.1063

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les descripteurs officiels de l’échelle de Réponse Affective Négative (NAR) sont présentés ci-dessous dans leur libellé d’origine en langue anglaise. Les répondants évaluent l’intensité ressentie pour chacun des six termes à l’aide d’une échelle graduée de 1 (« Not at all ») à 7 (« Extremely »).

Instructions: Please indicate the extent to which you felt each of the following emotions regarding the experience (1 = Not at all, 7 = Extremely):

  1. Sad
  2. Disappointed
  3. Regretful
  4. Frustrated
  5. Sorrowful
  6. Unhappy

Response format:

  • 1 = Not at all
  • 2 = Very slightly
  • 3 = A little
  • 4 = Moderately
  • 5 = Quite a bit
  • 6 = Strongly
  • 7 = Extremely
★

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Looti, M. (2026, septembre 24). Réponse Affective Négative (NAR). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-affective-negative-nar/
Looti, Mohammed. “Réponse Affective Négative (NAR).” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-affective-negative-nar/.
Looti, Mohammed. “Réponse Affective Négative (NAR).” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-affective-negative-nar/.