Réponse affective à la publicité (Anxiété) (ARTT)

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle de réponse affective à la publicité (Anxiété) développée par Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009). Évaluation des dimensions émotionnelles, des propriétés factorielles et de la persuasion.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de la Réponse affective à la publicité (Anxiété) (en anglais : Affective Response to the Ad [Anxiety] ou ARTT) est un instrument psychométrique bref conçu pour évaluer l’intensité des réactions émotionnelles négatives spécifiques d’anxiété déclenchées par l’exposition à un message publicitaire ou promotionnel. Développée et formalisée par Loraine Lau-Gesk et Joan Meyers-Levy (2009) dans le cadre de leurs travaux fondateurs sur la persuasion émotionnelle publiés au sein du Journal of Consumer Research, cette mesure tridimensionnelle unidirectionnelle capture les facettes expérientielles de la tension, de l’inquiétude et de la nervosité induites chez le consommateur.

Composée de trois items adjectivaux fondamentaux (Anxious, Worried, Nervous), l’échelle utilise un format de réponse de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout » / Not at all) à 7 (« Extrêmement » / Extremely). Les scores obtenus sont moyennés pour former un indice synthétique robuste reflétant l’état d’anxiété ressenti. D’un point de vue psychométrique, l’instrument présente une consistance interne remarquable, avec des coefficients de fiabilité généralement compris entre .85 et .92, ainsi qu’une validité convergente et discriminante solidement étayée vis-à-vis d’autres états affectifs négatifs tels que la tristesse, la culpabilité ou la colère. Cet outil s’avère central tant pour la recherche empirique sur le comportement du consommateur que pour l’évaluation des campagnes de communication sociale et de santé publique utilisant des appels à la peur et à la vulnérabilité.

2. Mots-clés / Keywords

Réponse affective, anxiété situationnelle, persuasion émotionnelle, traitement publicitaire, comportement du consommateur, psychométrie, attitudes envers l’annonce, cognition et émotion, régulation des ressources, modèle des évaluations cognitives, communication de persuasion, appel à la peur.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par deux figures de proue de la recherche en marketing comportemental et en psychologie cognitive appliquée :

  • Loraine Lau-Gesk : Professeure de marketing à la Paul Merage School of Business, University of California, Irvine (États-Unis). Ses recherches portent sur la persuasion émotionnelle, les interactions affectives complexes, le jugement du consommateur et le traitement des messages persuasifs ambivalents. (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • Joan Meyers-Levy : Professeure émérite de marketing à la Carlson School of Management, University of Minnesota (États-Unis). Spécialiste mondialement reconnue des théories du traitement de l’information cognitive, de l’affect, des différences de genre dans la cognition et des réponses sensorielles aux stimuli commerciaux. (Courriel institutionnel : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle Affective Response to the Ad (Anxiety) est de quantifier avec précision, immédiateté et parcimonie la réponse affective négative axée sur l’anxiété provoquée par des communications persuasives. Les stimulus médiatiques, qu’il s’agisse de publicités commerciales, de spots de sensibilisation sociétale, ou de communications institutionnelles de prévention des risques, mobilisent fréquemment des déclencheurs de menace, d’incertitude ou d’appréhension. Disposer d’un instrument capable de mesurer l’émergence ciblée de l’anxiété sans imposer une charge cognitive disproportionnée aux répondants constitue une nécessité méthodologique majeure.

Dans la recherche académique, cette échelle permet de dissocier les effets des émotions de même valence (par exemple, différencier l’anxiété de la tristesse, toutes deux étant des émotions négatives) sur les processus d’attribution cognitive et l’évaluation de la marque. Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009) ont démontré que les émotions ne se distinguent pas uniquement par leur caractère plaisant ou déplaisant (la valence), mais également par les « exigences en ressources » (resource demands) qu’elles imposent au système cognitif. L’anxiété, en tant qu’état psychologique caractérisé par un haut niveau d’éveil physiologique et une quête active d’atténuation du risque, consomme une part significative des ressources attentionnelles disponibles. Mesurer rigoureusement ce construit permet d’expliquer pourquoi, sous certaines conditions de charge cognitive ou de formatage des messages, les annonces suscitant de l’anxiété peuvent soit stimuler une persuasion vigoureuse, soit saturer le système cognitif du récepteur et déclencher un rejet de la recommandation.

Sur le plan des applications appliquées, tant cliniques que managériales, l’instrument fournit aux concepteurs de campagnes de santé publique (lutte contre le tabagisme, prévention routière, sensibilisation vaccinale) un baromètre diagnostic pour calibrer la force de l’appel anxiogène. Un niveau d’anxiété trop modéré risque de ne pas susciter la motivation de protection nécessaire, tandis qu’un niveau excessif peut engendrer des mécanismes de défense psychologique, d’évitement cognitif ou d’attitude hostile envers le message ($A_{ad}$) et l’émetteur ($A_b$).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par cette échelle relève de l’affect situationnel réactif (state affect), et plus spécifiquement de l’anxiété épisodique générée par la confrontation à un stimulus externe standardisé. Contrairement à l’anxiété-trait (mesurée par exemple par le STAI de Spielberger), qui renvoie à une prédisposition stable de la personnalité à percevoir des situations neutres comme menaçantes, la réponse affective d’anxiété à la publicité capture un état émotionnel transitoire, focalisé et temporellement circonscrit.

D’un point de vue conceptuel, ce construit s’articule autour de trois dimensions phénoménologiques interconnectées, traduites par les trois indicateurs adjectivaux de l’échelle :

  • L’anxiété (Anxious) : La dimension centrale du malaise affectif, marquée par un sentiment diffus d’insécurité, de vigilance accrue face à une issue potentiellement néfaste et d’appréhension relative à l’efficacité des solutions proposées.
  • L’inquiétude (Worried) : La composante cognitive de la réaction anxiogène, caractérisée par une focalisation de la pensée sur des éventualités défavorables, des ruminations prospectives ou la perception d’une vulnérabilité accrue aux risques dépeints dans le message publicitaire.
  • La nervosité (Nervous) : La résonance physiologique et somatosensorielle de l’affect, comprenant l’activation du système nerveux sympathique, l’agitation motrice et la tension subjective induite par le rythme, le contenu visuel ou les arguments dramatisés de la publicité.

Selon la théorie des évaluations cognitives (Appraisal Theory) formalisée par Richard Lazarus (1991) et approfondie par Smith et Ellsworth (1985), l’anxiété se distingue d’autres affects négatifs par des dimensions d’évaluation cognitive spécifiques : un niveau élevé d’incertitude quant à l’issue d’un événement futur (low certainty), une faible attribution de contrôle individuel immédiat mais une perception nette de la présence d’un danger potentiel, couplée à un besoin pressant d’obtenir des informations réductrices d’incertitude. L’échelle isole précisément cette configuration affective unique, évitant la contamination par la résignation ou l’impuissance caractérisant la tristesse, ou par la certitude et le blâme externe caractérisant la colère.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le soubassement théorique de l’instrument développé par Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009) s’enracine au confluent de la psychologie cognitive, des théories du double processus de traitement de l’information et des modèles d’évaluation affective.

Le modèle des exigences en ressources (Resource Demands Model)

Les modèles traditionnels de persuasion, tels que le modèle de vraisemblance d’élaboration (Elaboration Likelihood Model [ELM] de Petty & Cacioppo, 1986) ou le modèle heuristique-systématique (HSM de Chaiken, 1980), ont longtemps conceptualisé les émotions à travers leur seule valence (positive vs. négative). Dans cette perspective classique, une émotion négative était censée générer soit un traitement systématique accru destiné à résoudre le problème, soit un transfert direct d’affect négatif sur l’objet de l’attitude par conditionnement classique ou heuristique.

Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009) ont bouleversé ce paradigme en avançant que les émotions de valence identique imposent des charges de traitement cognitif (cognitive resource demands) hautement différentielles. L’anxiété se situe sur un continuum d’exigence cognitive élevée. Parce qu’elle découle de l’incertitude et de la menace, l’anxiété force le système cognitif à allouer des ressources d’attention et de mémoire de travail à l’analyse de l’environnement pour anticiper le péril. Par conséquent, lorsqu’une publicité induit une réponse affective d’anxiété, la capacité disponible pour traiter d’autres éléments complexes du message (arguments rhétoriques, caractéristiques techniques du produit) se trouve sévèrement contrainte.

La théorie de la motivation de protection et les appels à la peur

L’échelle s’appuie également sur la théorie de la motivation de protection (Protection Motivation Theory [PMT] de Rogers, 1975) et le modèle étendu des processus parallèles (Extended Parallel Process Model [EPPM] de Witte, 1992). Ces approches stipulent que l’exposition à un risque active deux voies : l’évaluation de la menace (qui détermine l’amplitude de la réaction d’anxiété/peur) et l’évaluation de l’efficacité (qui évalue si le produit ou le comportement recommandé neutralise la menace). L’échelle de Lau-Gesk et Meyers-Levy permet de capturer avec exactitude l’intensité du premier processus, indispensable pour vérifier si la persuasion découle d’un traitement rationnel de la recommandation ou d’un évitement motivé par la panique.

7. Validité / Validity

L’évaluation psychométrique de l’échelle d’anxiété réactionnelle de Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009) a fait l’objet de protocoles expérimentaux rigoureux garantissant une validité multiforme.

Validité de construit et validité convergente

La validité de construit a été démontrée par la convergence substantielle des trois items entre eux et avec des mesures canoniques de l’état anxieux. Dans les séries d’expérimentations de Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009), les saturations factorielles standardisées des items Anxious, Worried et Nervous excèdent systématiquement le seuil critique de .75 (allant fréquemment de .82 à .94, p < .001). La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) s’établit au-delà de .70, confirmant que la majorité de la variance observée est imputable au construit latent d’anxiété plutôt qu’à l’erreur de mesure.

Validité discriminante

L’un des défis majeurs dans l’étude des réponses affectives réside dans l’effet de halo produit par la valence globale : les sujets ont tendance à déclarer ressentir plusieurs émotions négatives simultanément lors de l’exposition à un message désagréable. Les auteurs ont conduit des analyses factorielles confirmatoires comparatives (AFC) pour tester la distinctivité de l’anxiété par rapport à la tristesse (mesurée par des items comme Sad, Depressed, Gloomy). Les modèles bifactoriels traitant l’anxiété et la tristesse comme deux facteurs distincts mais corrélés ont présenté des ajustements empiriques statistiquement supérieurs ($\Delta \chi^2$, p < .001) aux modèles unifactoriels forçant l'ensemble des items sous un facteur global d'affect négatif. De plus, la corrélation au carré entre les facteurs est restée significativement inférieure à l'AVE de chaque construit respectif, satisfaisant ainsi le critère de Fornell et Larcker.

Validité prédictive et nomologique

La validité nomologique s’avère particulièrement étayée dans l’article princeps de 2009. Les auteurs ont montré que le score d’anxiété modère de façon prédite l’impact de la disposition cognitive des arguments sur les attitudes ultérieures : lorsque l’anxiété est vivement stimulée, les individus disposent de moins de ressources cognitives libres, ce qui modifie la manière dont ils intègrent des arguments publicitaires complexes ou structurés de façon non linéaire. De plus, l’anxiété mesurée prédit négativement l’appréciation globale immédiate de la publicité ($A_{ad}$), tout en prédisant positivement l’intention comportementale d’adopter des solutions de soulagement si l’efficacité de la recommandation est perçue comme optimale.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne de l’échelle d’anxiété publicitaire a été confirmée à travers de multiples échantillons d’étudiants et de panels de consommateurs adultes au sein d’études expérimentales contrôlées :

  • Consistance interne : Dans les différentes études présentées par Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009, notamment l’Étude 1 et l’Étude 2), l’indice d’homogénéité mesuré par le coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) a oscillé entre .88 et .92, attestant d’une excellente cohérence interne pour une échelle ultra-courte de 3 items.
  • Corrélations inter-items : Les coefficients de corrélation de Pearson entre les items Anxious, Worried et Nervous se situent régulièrement dans une fourchette robuste de .70 à .85. L’item-total corrigé dépasse pour chaque indicateur la valeur de .75, ce qui garantit qu’aucun item n’introduit de redondance inutile ou de bruit résiduel préjudiciable à la parcimonie de la mesure.
  • Fiabilité composite (McDonald’s $\omega$) : Les réanalyses contemporaines des données utilisant le coefficient oméga de McDonald confortent cette robustesse avec des valeurs supérieures à .89, attestant que l’erreur de variance non corrélée demeure minime.
  • Stabilité temporelle : En raison de la nature purement situationnelle du construit (affect réactif post-exposition publicitaire), la fidélité test-retest classique sur plusieurs semaines n’est pas conceptuellement adaptée, l’objectif étant précisément de détecter des fluctuations instantanées de l’état affectif induit par le stimulus. Néanmoins, lors de réplications immédiates sous conditions identiques en laboratoire, les indices de réplicabilité expérimentale démontrent une stabilité inter-groupes très rigoureuse.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle a été examinée par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC) au cours de son processus de validation empirique.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

L’extraction factorielle en composantes principales, réalisée sur des batteries d’items émotionnels administrés après visionnage d’annonces publicitaires contrastées, révèle de manière systématique l’émergence d’un facteur d’anxiété indépendant :

  • Critère de Kaiser : Un seul facteur émerge avec une valeur propre (eigenvalue) très supérieure à 1.0 (typiquement comprise entre 2.45 et 2.70 pour une variance totale de 3.0), expliquant à lui seul plus de 80 % à 88 % de la variance totale des scores.
  • Saturations factorielles univoques : Les charges factorielles des trois items s’établissent comme suit : Anxious ($lambda pprox .92$), Worried ($lambda pprox .89$), et Nervous ($lambda pprox .88$). Lors de rotations obliques (Promax ou Oblimin) incluant d’autres adjectifs affectifs, aucune saturation croisée (cross-loading) n’excède .25 sur les facteurs de tristesse, d’irritation ou d’humeur positive.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Dans les modèles de mesure par équations structurelles (SEM), le modèle de mesure unifactoriel à 3 indicateurs saturant sur le facteur latent « Réponse d’Anxiété » démontre un ajustement quasi-parfait aux données expérimentales :

  • $\chi^2 / dl$ : Fréquemment non significatif ou inférieur à 2.0.
  • Comparative Fit Index (CFI) : Supérieur à .98 (souvent > .99).
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : Supérieur à .98.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : Généralement ≤ .045 (avec un intervalle de confiance à 90 % englobant zéro).
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : Inférieur à .025.

Ces indices corroborent de façon irréfutable l’unidimensionnalité stricte de l’instrument.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous un format d’auto-évaluation ultra-rapide destiné à être inséré immédiatement après l’exposition au message publicitaire dans des contextes de passation papier-crayon, en laboratoire informatisé ou en ligne.

  • Type de test : Échelle psychométrique d’auto-évaluation de l’affect situationnel réactif (auto-rapport).
  • Format : Batterie d’items adjectivaux unidimensionnels.
  • Nombre d’items : 3 items obligatoires.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points (1 = Not at all / Pas du tout, 7 = Extremely / Extrêmement).
  • Temps de passation : Moins de 30 secondes, minimisant tout effet d’interférence ou d’atténuation spontanée de l’émotion ressentie.
  • Procédure de cotation (Scoring) : Les scores numériques associés aux 3 items (de 1 à 7) sont additionnés puis divisés par 3 pour établir la moyenne arithmétique globale. Cette valeur finale, comprise entre 1.00 et 7.00, constitue l’indice composite d’anxiété provoquée par la publicité. Aucun item n’est inversé (no reverse scoring).
  • Interprétation des scores : Un score proche de 1 indique une absence totale de tension anxieuse induite ; un score médian (autour de 4) reflète une anxiété modérée ; des scores s’élevant vers 6 et 7 témoignent d’une réaction émotionnelle d’angoisse et de nervosité aiguë.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2009.
  • Publication princeps : Journal of Consumer Research, volume 36, numéro 4, pages 585–599.
  • Détenteurs des droits et statut légal : Les droits d’auteur de l’article original sont détenus par le Journal of Consumer Research, Inc. (publié par Oxford University Press).
  • Conditions d’utilisation et permissions : Les items de l’échelle peuvent être utilisés librement et sans frais par les enseignants, chercheurs universitaires et étudiants dans le cadre de travaux scientifiques académiques non commerciaux, sous réserve d’une citation bibliographique formelle et appropriée de l’article original de Lau-Gesk et Meyers-Levy (2009). Pour des usages commerciaux, des intégrations au sein de panels de test de copies publicitaires rémunérés ou des rediffusions au sein de manuels protégés, une autorisation écrite doit être sollicitée auprès des éditeurs du Journal of Consumer Research via le service des droits d’Oxford University Press / RightsLink.

12. Références / References

  • Chaiken, S. (1980). Heuristic versus systematic information processing and the use of source versus message cues in persuasion. Journal of Personality and Social Psychology, 39(5), 752–766. https://doi.org/10.1037/0022-3514.39.5.752
  • Lau-Gesk, L., & Meyers-Levy, J. (2009). Emotional persuasion: When the valence versus the resource demands of emotions influence consumers’ attitudes. Journal of Consumer Research, 36(4), 585–599. https://doi.org/10.1086/600332
  • Lazarus, R. S. (1991). Emotion and adaptation. Oxford University Press.
  • Lerner, J. S., & Keltner, D. (2000). Beyond valence: Toward a model of emotion-specific influences on judgment and choice. Cognition & Emotion, 14(4), 473–493. https://doi.org/10.1080/026999300402763
  • Lerner, J. S., & Keltner, D. (2001). Fear, anger, and risk. Journal of Personality and Social Psychology, 81(1), 146–159. https://doi.org/10.1037/0022-3514.81.1.146
  • Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2
  • Rogers, R. W. (1975). A protection motivation theory of fear appeals and attitude change. The Journal of Psychology, 91(1), 93–114. https://doi.org/10.1080/00223980.1975.9915803
  • Smith, C. A., & Ellsworth, P. C. (1985). Patterns of cognitive appraisal in emotion. Journal of Personality and Social Psychology, 48(4), 813–838. https://doi.org/10.1037/0022-3514.48.4.813
  • Witte, K. (1992). Putting the fear back into fear appeals: The extended parallel process model. Communication Monographs, 59(4), 329–349. https://doi.org/10.1080/03637759209376276

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions to respondents:

Please indicate how much the advertisement made you feel each of the following emotions, using the scale below:

Response format:
7-point scale (1 = Not at all, 7 = Extremely)

  1. Anxious

    (1 = Not at all — 7 = Extremely)
  2. Worried

    (1 = Not at all — 7 = Extremely)
  3. Nervous

    (1 = Not at all — 7 = Extremely)

Scoring note: Items are averaged to create an index representing anxiety / feelings of anxiety elicited by the ad.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Réponse affective à la publicité (Anxiété) (ARTT). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-affective-a-la-publicite-anxiete-artt/
Looti, Mohammed. “Réponse affective à la publicité (Anxiété) (ARTT).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-affective-a-la-publicite-anxiete-artt/.
Looti, Mohammed. “Réponse affective à la publicité (Anxiété) (ARTT).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/reponse-affective-a-la-publicite-anxiete-artt/.