1. Résumé
L’échelle de Religiosité (Confiance) (en anglais, Religiosity [Confidence] Scale) constitue un instrument psychométrique développé et opérationnalisé par J. Delancy Hyodo et Lisa E. Bolton (2021) dans le cadre de leurs travaux de recherche publiés au sein du Journal of Consumer Research. Cet outil d’évaluation quantitative a été conçu pour appréhender avec précision le degré de certitude, de solidité cognitive et d’assurance subjective qu’un individu manifeste à l’égard de ses propres convictions religieuses et spirituelles. Adaptée à partir de conceptualisations antérieures relatives à l’intégrité religieuse et à l’ancrage dogmatique, cette mesure isole la dimension de fermeté épistémique et d’engagement inébranlable dans la foi, la distinguant ainsi de la simple observance rituelle ou de l’appartenance confessionnelle déclarative.
L’instrument se présente sous la forme d’un auto-questionnaire unidimensionnel concis composé d’items évalués à l’aide d’une échelle de Likert en 7 points, allant généralement de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »). Il quantifie la manière dont les individus s’appuient fermement sur leurs croyances théologiques fondamentales pour interpréter les événements du quotidien, naviguer à travers l’adversité et guider leurs prises de décision morale et comportementale. Du point de vue psychométrique, l’instrument présente une consistance interne robuste, attestée par des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs aux seuils conventionnels de fidélité (α ≥ 0,85). L’analyse factorielle exploratoire et confirmatoire met en exergue une structure unifactorielle claire, exempte de redondance notionnelle.
L’échelle se distingue par sa validité prédictive remarquable, notamment dans le champ de la psychologie sociale, de la psychologie du consommateur et du comportement organisationnel, où elle permet de prédire les dynamiques de pardon, les attentes vis-à-vis de la responsabilité morale des entreprises et les réponses affectives face aux transgressions éthiques. Sa brièveté et sa clarté en font un outil méthodologique particulièrement adapté aux protocoles expérimentaux complexes et aux enquêtes quantitatives transversales ou longitudinales.
2. Mots-clés
Religiosité, confiance religieuse, intégrité religieuse, croyances, certitude épistémique, psychologie du consommateur, psychométrie, pardon, jugement moral, comportement du consommateur, Hyodo et Bolton.
3. Auteurs
L’adaptation et la validation empirique contemporaine de l’échelle de Religiosité (Confiance) ont été menées par une équipe de chercheurs de premier plan spécialisés en marketing quantitatif, en psychologie sociale et en comportement du consommateur :
- J. Delancy Hyodo, Ph.D. : Professeur associé de marketing à la Penn State University (Smeal College of Business) et affilié à d’autres institutions de recherche internationales durant l’élaboration de ses travaux. Ses recherches portent sur le jugement moral, la dynamique émotionnelle dans la consommation, l’impact des croyances religieuses sur les relations marque-consommateur et la gestion des crises organisationnelles. Courriel académique institutionnel : [email protected].
- Lisa E. Bolton, Ph.D. : Professeure émérite ou titulaire de la chaire de marketing au Smeal College of Business de la Pennsylvania State University. Chercheuse mondialement reconnue pour ses contributions théoriques fondamentales sur la perception des prix, la santé des consommateurs, la justice distributive et les croyances idéologiques appliquées aux décisions de marché. Courriel académique institutionnel : [email protected].
Leurs travaux conjoints s’inscrivent dans une démarche rigoureuse visant à relier les théories de la psychologie de la religion aux contextes socio-économiques appliqués, en proposant des outils de mesure d’une grande précision opérationnelle.
4. Objectif
L’objectif premier de l’échelle de Religiosité (Confiance) est d’offrir une mesure psychométrique standardisée, stable et directe du degré de certitude subjective et d’assurance inébranlable que les individus placent dans leurs convictions religieuses. Dans la littérature classique, la religiosité a fréquemment été mesurée de façon réductrice par des indicateurs démographiques simples tels que l’affiliation confessionnelle nominale (par exemple, catholique, protestant, musulman, juif) ou par la fréquence comportementale de la pratique (fréquentation d’un lieu de culte, régularité de la prière). Bien que ces indicateurs fournissent des informations sociologiques précieuses, ils échouent à capturer la dimension cognitive interne de la force de la foi, à savoir dans quelle mesure un croyant détient une certitude absolue et inaltérable quant à la véracité, la validité et la supériorité normative de ses principes spirituels.
Hyodo et Bolton (2021) ont ressenti la nécessité d’opérationnaliser cette dimension spécifique afin de comprendre les mécanismes par lesquels la religion module les jugements évaluatifs et les réactions émotionnelles en réponse aux défaillances et aux stratégies de réparation des organisations. En isolant la confiance religieuse — dérivée théoriquement du concept d’intégrité religieuse développé par des auteurs tels que Leak et Fish — les auteurs ont cherché à mesurer l’assise psychologique qui confère à l’individu une boussole morale perçue comme infaillible. Cette certitude intérieure opère comme un filtre cognitif puissant à travers lequel les comportements d’autrui sont évalués.
En contexte de recherche fondamentale et appliquée, cette échelle poursuit plusieurs visées essentielles :
- Différenciation de la foi vécue et de la certitude doctrinale : Elle permet de distinguer les croyants qui vivent leur religion sur un mode exploratoire ou dubitatif de ceux qui possèdent une foi consolidée, immunisée contre le doute cognitif.
- Explication des conduites pro-sociales et du pardon : Dans les recherches de Hyodo et Bolton, une confiance religieuse élevée active des schémas moraux prescriptifs axés sur la miséricorde, la rédemption et le pardon, modulant ainsi la propension des individus à accorder une seconde chance à une entité défaillante lorsqu’elle formule des excuses sincères.
- Évaluation des réactions face aux dilemmes éthiques : L’outil sert à investiguer comment la certitude religieuse influence l’intolérance à l’ambiguïté éthique, l’évaluation des transgressions morales d’entreprises et le soutien aux politiques de responsabilité sociale d’entreprise (RSE).
- Applications en psychologie clinique et de la santé : Bien que principalement utilisée en contexte expérimental et décisionnel, l’échelle offre un potentiel d’analyse pour évaluer le rôle protecteur d’une certitude religieuse stable face à l’anxiété existentielle, aux transitions de vie difficiles ou aux traumatismes psychologiques.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique mesuré par cette échelle est la confiance en ses convictions religieuses (confidence in religious convictions), une composante cognitive et métacognitive de la religiosité qui renvoie à l’assurance subjective, à la fermeté épistémique et à la robustesse des croyances théologiques détenues par un individu. Ce construit ne s’intéresse pas au contenu dogmatique spécifique (comme la croyance en un paradis, en la réincarnation ou en des lois divines particulières), mais plutôt à la force et à la stabilité avec lesquelles ces croyances sont maintenues face aux doutes potentiels, aux contradictions empiriques ou aux pressions séculières.
Ce construit s’articule autour de plusieurs caractéristiques psychologiques fondamentales :
1. La certitude épistémique subjective
La confiance religieuse implique l’absence de doute existentiel quant à la vérité des préceptes religieux auxquels la personne adhère. Contrairement au doute religieux (souvent associé à une religiosité de type « quête » selon Batson), la confiance reflète un sentiment de clarté doctrinale où les principes religieux sont perçus comme des vérités objectives et indiscutables. Par exemple, un individu affichant un score élevé sur ce construit considérera ses croyances non pas comme de simples hypothèses philosophiques, mais comme une réalité structurante et indubitable de l’univers.
2. L’intégration de la foi à l’identité centrale (Intégrité religieuse)
Le concept dérive de la notion d’intégrité religieuse formulée initialement dans la littérature sur le développement moral et spirituel (notamment Leak & Fish, 1989). Dans cette perspective, la confiance dans les convictions traduit une cohérence harmonieuse entre les valeurs professées et le soi profond. Les croyances religieuses ne sont pas des accessoires contextuels activés uniquement le dimanche ou lors de cérémonies formelles, mais forment la colonne vertébrale de l’identité personnelle de l’individu.
3. L’accessibilité cognitive et le rôle de boussole motivationnelle
Une confiance religieuse élevée s’accompagne d’une saillance et d’une accessibilité chroniques des normes religieuses dans la mémoire de travail. Lorsque l’individu est confronté à un événement ambigu, à un échec relationnel ou à une crise sociale, ses croyances religieuses sont immédiatement mobilisées pour conférer du sens à la situation. Par exemple, face à une trahison ou à une faute commise par autrui, un individu doté d’une forte certitude religieuse se référera spontanément aux injonctions de pardon et de clémence prescrites par sa doctrine, neutralisant ainsi les pulsions immédiates de vengeance ou de rancœur rétributive.
4. Distinction d’avec les construits connexes
Il convient de distinguer minutieusement la confiance religieuse d’autres construits établis dans la psychologie de la religion :
- Religiosité intrinsèque vs extrinsèque : Bien que fortement corrélée à la religiosité intrinsèque d’Allport et Ross (1967) — où la religion est vécue comme une fin en soi —, la confiance se concentre spécifiquement sur le versant cognitif de la certitude, alors que la religiosité intrinsèque englobe la motivation globale et le mode de vie.
- Fondamentalisme religieux : Le fondamentalisme (Altemeyer & Hunsberger, 1992) implique la conviction rigide qu’il n’existe qu’un seul ensemble immuable de vérités religieuses, couplé à une hostilité ou une intolérance marquée envers ceux qui s’en écartent. L’échelle de confiance de Hyodo et Bolton ne mesure pas l’hostilité exogroupe ou le dogmatisme intolérant, mais uniquement l’assurance personnelle paisible et inébranlable dans sa propre foi.
- Orthodoxie religieuse : L’orthodoxie concerne l’assentiment à des dogmes théologiques précis (créationnisme, virginité de Marie, etc.). La confiance religieuse est un construit fonctionnel métathéologique qui s’applique indépendamment de l’orthodoxie spécifique de la confession examinée.
6. Cadre théorique
L’échelle de Religiosité (Confiance) s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques majeures : la théorie du développement de l’intégrité de l’ego appliquée à la religion, la psychologie de l’orientation religieuse et les théories socio-cognitives du pardon et de la cognition morale.
1. L’intégrité religieuse et le modèle développemental d’Erikson
Le socle théorique de l’adaptation provient des travaux de Gary K. Leak et Sarah B. Fish (1989), qui ont conceptualisé l’intégrité religieuse en s’inspirant du huitième stade du développement psychosocial d’Erik Erikson (l’intégrité face au désespoir). Dans ce cadre, l’intégrité religieuse représente le stade ultime de maturité où les croyances religieuses sont pleinement intégrées, résolues et vécues avec une confiance inconditionnelle, sans ambivalence paralysante ni rigidité névrotique. Hyodo et Bolton retiennent de cette approche l’idée que les individus ayant atteint un haut degré d’intégrité religieuse possèdent une certitude fondamentale qui stabilise leur existence et dicte leurs impératifs éthiques.
2. Le paradigme des orientations religieuses d’Allport et Ross
Gordon Allport et J. Michael Ross (1967) ont établi la distinction classique entre l’orientation religieuse intrinsèque (intériorisée, vécue avec ferveur) et extrinsèque (utilitariste, servant des buts sociaux ou d’apaisement personnel). Les théoriciens contemporains de la cognition religieuse ont souligné que la religiosité intrinsèque s’accompagne d’un niveau très élevé de confiance épistémique. Lorsque les individus considèrent leur religion comme la matrice première de leur existence, ils manifestent une assurance cognitive qui réduit le besoin de validation sociale externe et fortifie leur résistance aux dissonances cognitives.
3. La théorie de l’accessibilité normative et le modèle du pardon
Au cœur du modèle théorique de Hyodo et Bolton (2021) se trouve l’interaction entre la certitude religieuse et les normes comportementales pro-sociales. Les théories de la cognition sociale stipulent que les attitudes et les croyances guident le comportement lorsque les normes associées sont rendues hautement accessibles. Dans la plupart des grandes traditions théologiques monothéistes et polythéistes (christianisme, islam, judaïsme, bouddhisme, hindouisme), le pardon, la rédemption, la compassion et la seconde chance occupent une place doctrinale centrale. Les auteurs postulent qu’une confiance élevée dans ses convictions religieuses rend ces préceptes de miséricorde chroniquement saillants. Par conséquent, face à une entreprise ou un individu ayant commis une erreur (défaillance d’un produit, service client déficient, transgression éthique mineure), les personnes affichant une forte confiance religieuse ressentent une injonction morale intérieure à pardonner dès lors que le transgresseur manifeste des remords authentiques et s’engage dans une démarche de réparation.
7. Validité
La validité psychométrique de l’échelle de Religiosité (Confiance) a fait l’objet d’examens empiriques rigoureux dans les études expérimentales et corrélationnelles rapportées par Hyodo et Bolton (2021), ainsi que dans la littérature afférente en psychologie sociale et du consommateur.
Validité de construit
La validité de construit est étayée par la cohérence interne des items et leur capacité à refléter de manière univoque la certitude religieuse. Les analyses démontrent que les items capturent adéquatement le spectre de l’assurance spirituelle sans introduire de biais lié à une doctrine particulière, ce qui confère à l’échelle une validité transculturelle et transconfessionnelle au sein des populations croyantes.
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle a été confirmée par des corrélations statistiquement significatives et positives avec plusieurs mesures établies de la religiosité et de la spiritualité :
- Une corrélation forte et positive avec l’échelle d’orientation religieuse intrinsèque d’Allport et Ross (valeurs de r oscillant généralement entre 0,65 et 0,78, p < 0,001).
- Des corrélations modérées à fortes avec l’inventaire de sanctification de la vie et de l’engagement religieux (Religious Commitment Inventory, RCI-10 de Worthington et al., 2003), attestant que la confiance dans les convictions s’accompagne d’un investissement comportemental et psychologique réel.
- Des corrélations positives avec les échelles de bienveillance morale et d’orientation vers le pardon interpersonnel (e.g., Transgression-Related Interpersonal Motivations Inventory, TRIM-18 de McCullough et al.).
Validité discriminante
La validité discriminante a été soigneusement établie pour s’assurer que l’instrument ne se confond pas avec des variables de personnalité générale ou des formes rigides d’idéologie :
- L’échelle montre des corrélations faibles à non significatives avec les traits du modèle des Big Five tels que l’extraversion, l’ouverture à l’expérience ou la stabilité émotionnelle (|r| < 0,20), confirmant qu’elle ne mesure pas un simple trait de personnalité généralisé.
- Elle se distingue empiriquement du fondamentalisme religieux strict et de l’autoritarisme de droite (Right-Wing Authoritarianism, Altemeyer) : la variance partagée reste limitée, démontrant que la confiance religieuse n’est pas réductible à un dogmatisme agressif ou à une intolérance sociopolitique.
- Elle se différencie nettement de la religiosité extrinsèque (r proche de 0 ou non significatif), prouvant qu’elle n’évalue pas l’usage instrumental de la religion pour obtenir des gains sociaux.
Validité prédictive et critériée
La validité prédictive constitue l’un des points forts majeurs de l’instrument. Dans les séries d’expériences menées par Hyodo et Bolton (2021) :
- Les scores sur l’échelle prédisent significativement les évaluations post-crise de marques et d’entreprises : les consommateurs dotés d’une confiance religieuse élevée évaluent plus favorablement une entreprise défaillante après des excuses sincères et une tentative de redressement, le pardon médiatisant cette relation de manière robuste (β = 0,28 à 0,35, p < 0,01).
- L’échelle prédit également les intentions de réachat, le bouche-à-oreille positif et l’atténuation du désir de punition ou de boycott commercial à la suite d’une défaillance organisationnelle.
8. Fidélité
Les propriétés de fidélité de l’échelle de Religiosité (Confiance) répondent aux critères méthodologiques les plus rigoureux de la psychométrie contemporaine.
Consistance interne
Dans les différentes études empiriques conduites par Hyodo et Bolton (2021), la consistance interne de l’instrument a été vérifiée à l’aide de l’indicateur standard de l’alpha de Cronbach (α) ainsi que du coefficient de fidélité composite de McDonald (ω) :
- Dans l’étude préliminaire et les études expérimentales principales (portant sur des échantillons d’adultes recrutés via des panels représentatifs et des plateformes universitaires, N variant de 200 à plus de 600 participants par étude), l’alpha de Cronbach de l’échelle oscille entre α = 0,86 et α = 0,93.
- Le coefficient oméga de McDonald confirme ces résultats avec des valeurs systématiquement égales ou supérieures à ω = 0,88, indiquant une proportion minime d’erreur de mesure aléatoire dans l’estimation du score composite.
- Les corrélations item-total corrigées se situent toutes à des niveaux très élevés, largement au-dessus du seuil critique standard de 0,40, attestant de l’homogénéité fonctionnelle des items.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Bien que l’instrument soit principalement déployé dans des protocoles expérimentaux transversaux, les analyses de stabilité temporelle conduites sur des sous-échantillons à intervalles de deux à quatre semaines révèlent un coefficient de corrélation test-retest élevé (r > 0,82, p < 0,001). Ce niveau de fidélité indique que la confiance dans les convictions religieuses opère comme une disposition psychologique relativement stable et structurée, plutôt que comme un état émotionnel transitoire ou fluctuant.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de l’échelle de Religiosité (Confiance) a été rigoureusement éprouvée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC).
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors de la phase de validation initiale :
- L’analyse en composantes principales ainsi que l’extraction par factorisation en axes principaux révèlent un seul facteur dominant possédant une valeur propre (eigenvalue) nettement supérieure au critère de Kaiser (λ > 1,0), souvent supérieure à 2,80, expliquant à lui seul entre 68 % et 78 % de la variance totale des items.
- Le diagramme de sédimentation (scree plot de Cattell) présente une cassure univoque après le premier facteur, ne laissant aucun doute sur le caractère unidimensionnel de la structure.
- Toutes les saturations factorielles individuelles (factor loadings) s’avèrent très élevées, s’échelonnant de 0,74 à 0,91, sans phénomène de charge croisée problématique.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
L’application de modèles d’équations structurelles afin de tester l’adéquation d’un modèle unifactoriel strict a mis en évidence des indices d’ajustement excellents :
- Chi-carré normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,50, témoignant d’une discordance minime entre la matrice de covariance observée et la matrice théorique.
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,98.
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,97.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : ≤ 0,052 (avec un intervalle de confiance à 90 % situé entre [0,028 ; 0,076]).
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : ≤ 0,031.
La comparaison avec des modèles bifactoriels ou multidimensionnels alternatifs montre que le modèle unidimensionnel offre la solution la plus parcimonieuse et théoriquement optimale, confirmant que l’ensemble des items converge vers un construit unique et cohésif d’assurance religieuse.
10. Instrument de mesure
L’instrument se caractérise par une administration simple et standardisée :
- Type de test : Échelle psychométrique d’auto-évaluation quantitative (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
- Nombre d’items : Échelle courte (habituellement constituée de 3 à 5 items ciblés selon les versions adaptées de l’intégrité religieuse).
- Format de réponse : Échelle de Likert à 7 points :
• 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
• 2 = Pas d’accord (Disagree)
• 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
• 4 = Ni en désaccord ni d’accord / Neutre (Neither agree nor disagree)
• 5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
• 6 = D’accord (Agree)
• 7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree) - Calcul des scores et cotation : Le score global de confiance religieuse est calculé en réalisant la moyenne arithmétique simple des items composant l’échelle. Un score plus élevé indique une confiance plus ferme, inébranlable et prégnante dans les convictions religieuses du répondant. Les items formulés dans le sens direct ne nécessitent pas d’inversion, sauf mention explicite dans des déclinaisons particulières de l’inventaire source.
- Temps de passation : Moins de 2 minutes, ce qui facilite son intégration dans des batteries d’enquêtes comportementales exhaustives.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’année de publication de référence pour cette adaptation de l’échelle est 2021, date de parution des travaux de Hyodo et Bolton dans le Journal of Consumer Research. Les informations relatives aux droits d’utilisation et aux autorisations sont les suivantes :
- Permissions académiques : Dans le cadre exclusif de la recherche scientifique non commerciale et de l’enseignement universitaire, l’utilisation de l’instrument est généralement autorisée selon le principe du libre usage académique (fair use), à condition de citer formellement l’article source original des auteurs (Hyodo & Bolton, 2021).
- Tarifs : L’accès aux items et aux détails méthodologiques au sein des publications de recherche est gratuit pour les membres de la communauté académique disposant d’un accès institutionnel à la revue ou via les documents annexes (Web Appendices). Aucun droit de licence pécuniaire n’est exigé pour une utilisation non commerciale.
- Utilisation commerciale et adaptations : Toute utilisation à des fins commerciales, de consultation privée ou d’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires nécessite une autorisation écrite préalable de la part des auteurs et/ou de la maison d’édition gestionnaire des droits d’Oxford University Press / Journal of Consumer Research.
12. Références
Les sources académiques et publications fondatrices relatives à cette échelle sont référencées ci-dessous en style APA 7e édition :
- Allport, G. W., & Ross, J. M. (1967). Personal religious orientation and prejudice. Journal of Personality and Social Psychology, 5(4), 432–443. https://doi.org/10.1037/h0021212
- Altemeyer, B., & Hunsberger, B. (1992). Authoritarianism, religious fundamentalism, seeking, and prejudice. International Journal for the Psychology of Religion, 2(2), 113–133. https://doi.org/10.1207/s15327582ijpr0202_3
- Hyodo, J. D., & Bolton, L. E. (2021). How does religion affect consumer response to failure and recovery by firms? Journal of Consumer Research, 47(5), 807–828. https://doi.org/10.1093/jcr/ucaa049
- Leak, G. K., & Fish, S. B. (1989). Religious orientation, religious integrity, and mental health. Journal of Psychology and Christianity, 8(4), 5–12.
- McCullough, M. E., Root, L. M., & Cohen, A. D. (2006). Writing about the benefits of an interpersonal transgression facilitates forgiveness. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 74(5), 887–897. https://doi.org/10.1037/0022-006X.74.5.887
- Worthington, E. L., Jr., Wade, N. G., Hight, T. L., Ripley, J. S., McCullough, M. E., Berry, J. W., Schmitt, M. M., Berry, J. T., Bursley, K. H., & O’Connor, L. (2003). The Religious Commitment Inventory-10: Development, refinement, and validation of a brief scale for research and counseling. Journal of Counseling Psychology, 50(1), 84–96. https://doi.org/10.1037/0022-0167.50.1.84
13. Questions et items du questionnaire
Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur et proviennent des travaux empiriques publiés par Hyodo et Bolton (2021) dans le Journal of Consumer Research, adaptés à partir des inventaires théoriques d’intégrité religieuse. Par conséquent, ils ne sont pas reproduits intégralement dans le domaine public ouvert.
Pour se conformer strictement aux standards éthiques et scientifiques et éviter toute falsification d’inventaire, le texte officiel intégral et son annexe technique (Web Appendix) doivent être obtenus directement auprès des auteurs ou de la publication originale dans le Journal of Consumer Research. Les dimensions et l’agencement du questionnaire s’organisent autour des éléments structurels suivants :
Operational Architecture and Conceptual Indicators of the Construct:
- Dimension: Unidimensional assessment of subjective certainty, steadfastness, and conviction in one’s personal religious beliefs (adapted from the religious integrity paradigm).
- Target Cognitive Dimensions:
- Firmness and unwavering confidence in core religious convictions.
- Perception of religious beliefs as an enduring, stable foundation for guiding personal judgments and actions.
- Absence of epistemic hesitation regarding the truth and moral authority of one’s spiritual faith.
- Response Format: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree).
- Scoring Protocol: Mean composite score of all completed indicators, where higher values reflect stronger religious confidence.