1. Résumé
L’inventaire d’évaluation intégrée intitulé The Relationship between Conflict, Communication, and Sex constitue une batterie psychométrique multidimensionnelle développée dans le cadre des travaux doctoraux de Tammy Lowery Zacchilli (2007) à l’Université Texas Tech, sous la direction conjointe de Clyde Hendrick et Susan S. Hendrick. Ce protocole d’investigation quantitative a été conçu pour élucider les dynamiques systémiques unissant la gestion des conflits interpersonnels, les styles de communication dyadique, les attitudes et comportements sexuels, ainsi que l’évaluation globale de la qualité relationnelle au sein des couples amoureux en phase d’engagement prémarital ou de cohabitation.
L’instrument agrège un ensemble d’outils standardisés et validés à l’échelle internationale, totalisant 212 items répartis au sein de plusieurs sous-échelles distinctes : l’inventaire sociodémographique et biographique relationnel (Lund, 1985), l’Échelle d’évaluation relationnelle (Relationship Assessment Scale [RAS], Hendrick, 1988), l’Échelle des attitudes amoureuses (Love Attitudes Scale [LAS], Hendrick & Hendrick, 1998), l’Échelle de respect dyadique (Respect Scale, Hendrick & Hendrick, 2006), l’Échelle abrégée des attitudes sexuelles (Brief Sexual Attitudes Scale, Hendrick, Hendrick, & Reich, 2006), l’Indice d’auto-dévoilement (Self-Disclosure Index, Miller, Berg, & Archer, 1983), l’Échelle des conflits entre partenaires amoureux (Romantic Partner Conflict Scale [RPCS], Zacchilli, Hendrick, & Hendrick, 2009), l’Échelle des tactiques de conflit situationnelles (Episode-Specific Conflict Tactics Scale [ESCT], Canary, Cunningham, & Cody, 1988), l’Échelle de communication sexuelle dyadique (Dyadic Sexual Communication Scale [DSC], Catania, 1998), l’Inventaire d’orientation sociosexuelle (Sociosexual Orientation Inventory [SOI], Simpson & Gangestad, 1991) et l’Échelle d’estime de soi de Rosenberg (Rosenberg Self-Esteem Scale [RSES], Rosenberg, 1965).
Les formats de réponse privilégient principalement des échelles de type Likert en cinq points (allant de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord » ou d’ancrages sémantiques spécifiques selon la sous-échelle). Les propriétés psychométriques de la batterie démontrent une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,93 pour les dimensions composites. La validité de construit est étayée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, révélant la nature déterminante de la collaboration conflictuelle et de la clarté communicative sexuelle sur la satisfaction de couple, tout en discriminant avec précision les trajectoires adaptatives des réponses destructives.
2. Mots-clés
Résolution de conflit, communication dyadique, sexualité conjugale, satisfaction relationnelle, auto-dévoilement, attitudes amoureuses, intimité de couple, psychométrie, évaluation relationnelle, échelle psychologique, estime de soi, théorie de l’interdépendance.
3. Auteurs
La batterie de mesure et son architecture méthodologique ont été orchestrées par le laboratoire de psychologie sociale et de la personnalité du département des sciences psychologiques de la Texas Tech University :
- Tammy Lowery Zacchilli, Ph.D. : Professeure agrégée de psychologie à la Saint Leo University (Floride, États-Unis), spécialiste de la dynamique des relations émergentes, de l’agression relationnelle et de la résolution des conflits chez les jeunes adultes. Courriel de contact institutionnel : [email protected].
- Clyde Hendrick, Ph.D. : Professeur émérite distingué de psychologie à la Texas Tech University, théoricien de référence des styles d’amour et de la psychologie sociale des relations intimes.
- Susan S. Hendrick, Ph.D. : Professeure émérite distinguée de psychologie à la Texas Tech University, pionnière de la recherche sur la satisfaction relationnelle, le respect mutuel et l’interaction affective dans le couple.
4. Objectif
L’objectif scientifique fondamental de l’instrument The Relationship between Conflict, Communication, and Sex réside dans la modélisation empirique des interconnexions complexes qui gouvernent le fonctionnement des relations amoureuses contemporaines. Historiquement, la recherche en psychologie sociale et en psychologie clinique a fréquemment fragmenté l’analyse du couple en isolant la gestion des conflits, la communication verbale, la dynamique sexuelle ou les attitudes affectives. Cette batterie répond à la nécessité d’une intégration holistique : elle permet de capturer simultanément les variables cognitives, émotionnelles, comportementales et physiologiques au sein d’un même cadre d’évaluation empirique.
Applications cliniques et thérapeutiques
Dans le domaine de la thérapie de couple et du conseil conjugal, cette batterie offre un panorama diagnostique exhaustif :
- Identification des nœuds de blocage dyadiques : Le praticien peut situer avec exactitude si la détresse relationnelle découle d’un déficit d’habiletés communicatives générales, d’une anxiété spécifique au dialogue sexuel (DSC), d’un recours systématique à des tactiques destructives (telles que le retrait hostile ou la domination verbale mesurés par la RPCS et l’ESCT), ou d’un désalignement philosophique des styles d’amour (LAS).
- Différenciation de la compatibilité et du respect : En mesurant le respect mutuel explicite et l’évaluation globale de la relation (RAS), l’outil permet de distinguer l’incompatibilité situationnelle d’une érosion fondamentale de l’estime de l’autre.
- Cartographie des profils d’attachement et d’auto-dévoilement : L’inclusion de l’indice d’auto-dévoilement (SDI) et des antécédents biographiques éclaire la propension du patient à s’ouvrir affectivement ou à maintenir des défenses d’évitement.
Applications en recherche fondamentale
Pour les chercheurs en psychologie sociale, en sociologie de la famille et en sexologie, l’instrument fournit un socle standardisé pour tester des modèles d’équations structurelles complexes (SEM). Il permet d’interroger la fonction médiatrice de la communication sexuelle entre les styles de résolution de conflits et le maintien de la stabilité de la relation amoureuse, tout en contrôlant pour des variables intrapersonnelles telles que l’orientation sociosexuelle (SOI) et l’estime de soi globale de Rosenberg.
5. Construit psychologique
La batterie évalue un hyper-construit composite structuré autour de plusieurs dimensions psychologiques interdépendantes, articulant le pôle intrapersonnel, le pôle interpersonnel et le pôle érotique/comportemental :
1. La gestion du conflit amoureux (Romantic Conflict Tactics)
Mesurée principalement à travers la Romantic Partner Conflict Scale (RPCS) et l’Episode-Specific Conflict Tactics Scale (ESCT), cette dimension quantifie la manière dont les individus naviguent à travers le désaccord :
- La collaboration et le compromis : La capacité à négocier, écouter activement et rechercher des solutions intégratives (ex. : tenter d’aboutir à une décision mutuellement satisfaisante).
- La domination et la coercition : La volonté d’imposer son point de vue, de crier, de blâmer ou de contraindre le partenaire.
- L’évitement et le retrait régulateur : La tendance à fuir le désaccord d’une part, ou à imposer un temps de pause temporaire (« cooling off ») constructif pour réduire l’activation physiologique.
- La détresse et la réactivité émotionnelle : L’intensité de la blessure subjective, de la frustration et de la souffrance générées par l’épisode conflictuel.
2. La communication dyadique et sexuelle (Dyadic & Sexual Communication)
Ce construit articule la capacité générale d’ouverture intime et les habiletés de verbalisation spécifiques à l’érotisme :
- L’auto-dévoilement interpersonnel (SDI) : La disposition à partager avec l’autre des contenus intimes hautement vulnérables (peurs fondamentales, souvenirs coupables, habitudes personnelles et valeurs centrales).
- La communication sexuelle dyadique (DSC) : L’aisance ou l’inhibition à exprimer ses désirs érotiques, discuter des préférences sexuelles, négocier les pratiques et aborder calmement les insatisfactions sans crainte du rejet.
3. Les styles d’amour et les attitudes envers la relation (Love Styles & Respect)
S’appuyant sur la typologie de Lee (1973) et les échelles de Hendrick & Hendrick :
- Éros (amour passionné) : Attraction physique intense et connexion émotionnelle immédiate.
- Ludus (amour joueur) : Vision instrumentale, jeu de séduction sans engagement contraignant.
- Storgé (amour amitié) : Affection profonde née d’une camaraderie durable.
- Pragma (amour pragmatique) : Sélection rationnelle basée sur des critères socio-économiques et familiaux.
- Mania (amour possessif) : Dépendance affective aiguë, anxiété de séparation et jalousie intrusive.
- Agapé (amour altruiste) : Dévouement inconditionnel et sens du sacrifice pour le partenaire.
- Le respect dyadique : Reconnaissance de la valeur intrinsèque de l’autre, considération positive et soutien moral.
4. Les attitudes et l’orientation sexuelles (Sexual Attitudes & Sociosexuality)
Cette dimension évalue l’adhésion cognitive à quatre grands schémas de la sexualité (permissivité, communion sexuelle, responsabilité contraceptive et instrumentalité physique) ainsi que l’orientation sociosexuelle (SOI), qui distingue les stratégies reproductives et relationnelles restreintes (nécessitant attachement et engagement) des stratégies non restreintes (propension au sexe sans engagement).
5. Les variables de contrôle intrapersonnelles et la satisfaction globale
Le modèle intègre l’estime de soi globale (Rosenberg, 1965) pour contrôler l’impact de l’auto-évaluation individuelle, et mesure le résultat dyadique ultime par la Relationship Assessment Scale (RAS), qui évalue la concordance entre les attentes initiales et le vécu subjectif du couple.
6. Cadre théorique
Le cadre théorique sous-tendant cet instrument prend racine à la croisée de trois paradigmes majeurs de la psychologie contemporaine :
La théorie de l’interdépendance (Kelley & Thibaut, 1978)
Selon la théorie de l’interdépendance et le modèle de l’investissement de Rusbult (1983), les membres d’une dyade amoureuse influent mutuellement sur leurs résultats affectifs respectifs. Le conflit n’est pas envisagé comme un simple dysfonctionnement, mais comme une divergence inhérente de préférences d’action. La matrice comportementale du couple détermine si les individus transforment leur motivation égoïste immédiate vers des réponses pro-relationnelles (compromis, voix constructive) ou destructives (départ, négligence). Les échelles RPCS et ESCT opérationnalisent précisément ces processus d’arbitrage et d’interdépendance comportementale.
Le modèle cognitivo-affectif de l’intimité (Reis & Shaver, 1988)
Ce modèle postule que l’intimité relationnelle est un processus dynamique interactif initié par l’auto-dévoilement (self-disclosure) d’informations intimes et vulnérables. Pour que ce dévoilement favorise la proximité, il doit être accueilli par une réactivité empathique (partner responsiveness), marquée par la compréhension, la validation et le respect. L’inclusion conjointe du Self-Disclosure Index, de la Respect Scale et de la Dyadic Sexual Communication Scale capture l’ensemble du cycle de rétroaction défini par Harry Reis et Phillip Shaver.
La théorie de la couleur de l’amour (Lee, 1973 ; Hendrick & Hendrick, 1986)
John Alan Lee a théorisé l’existence de différents « styles d’amour », analogues aux couleurs primaires et secondaires. Hendrick et Hendrick ont psychométrisé cette typologie en démontrant que ces schémas cognitifs structurent les attentes relationnelles. Par exemple, un style Ludus est corrélé négativement avec l’engagement et l’honnêteté communicationnelle, tandis qu’un style Éros prédit une satisfaction élevée et une sexualité intégrée sur le plan affectif.
7. Validité
La validité psychométrique des échelles regroupées dans la batterie a fait l’objet de rigoureuses vérifications empiriques dans le manuscrit doctoral de Zacchilli (2007) ainsi que dans les publications scientifiques subséquentes :
Validité de construit et validité factorielle
Les analyses factorielles confirmatoires conduites sur les instruments majeurs composant la batterie (notamment la RPCS développée et raffinée par Zacchilli et al., 2009) ont validé une structure factorielle de premier ordre claire. Les saturations factorielles pour les dimensions de compromis et de collaboration dépassent systématiquement 0,65, confirmant que les items reflètent avec fidélité les construits théoriques postulés.
Validité convergente
La validité convergente se manifeste par des corrélations fortes et hautement significatives :
- Les scores élevés à la sous-échelle de collaboration/compromis de la RPCS corrèlent positivement avec la satisfaction relationnelle mesurée par la RAS (r = 0,42 à 0,55, p < 0,001) et avec la communication sexuelle dyadique (DSC ; r = 0,38, p < 0,001).
- L’auto-dévoilement intime (SDI) présente des associations positives robustes avec le respect mutuel éprouvé et reçu (r = 0,45, p < 0,001) ainsi qu’avec le style d’amour Éros.
- La sous-échelle d’agression verbale et de domination de la RPCS présente une convergence attendue avec les tactiques d’hostilité de l’ESCT (r > 0,60).
Validité discriminante
L’analyse des corrélations inter-échelles met en évidence une nette discrimination entre des dimensions conceptuellement opposées :
- L’orientation sociosexuelle non restreinte (SOI) est orthogonale ou faiblement corrélée aux indices de communication constructive, mais est significativement associée au style d’amour Ludus (r = 0,48, p < 0,001) et corrélée négativement avec la communion sexuelle (Sexual Attitudes Scale).
- L’estime de soi globale (Rosenberg) maintient des corrélations faibles à modérées avec les tactiques de conflit situationnelles, attestant qu’elle ne se confond pas avec les compétences communicatives dyadiques.
Validité prédictive
Dans les modèles de régression multiple et d’équations structurelles, la combinaison des scores de communication sexuelle (DSC) et de collaboration face au conflit (RPCS) prédit jusqu’à 48 % de la variance de la satisfaction relationnelle globale (RAS), démontrant un pouvoir explicatif supérieur à celui des seules variables démographiques ou de la fréquence brute des rapports sexuels.
8. Fidélité
Les indicateurs de fidélité et de cohérence interne de la batterie présentent des coefficients élevés, conformes aux exigences les plus rigoureuses de la psychométrie appliquée :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
- Relationship Assessment Scale (RAS) : Cohérence interne remarquable comprise entre α = 0,86 et α = 0,90 dans l’échantillon d’étudiants et de jeunes adultes de Zacchilli (2007).
- Romantic Partner Conflict Scale (RPCS) : Les six sous-échelles présentent des indices de cohérence interne satisfaisants à excellents : Compromis (α = 0,85 à 0,91), Collaboration (α = 0,87), Évitement (α = 0,76), Domination (α = 0,82), Soumission (α = 0,73) et Réactivité émotionnelle / Détresse (α = 0,84).
- Dyadic Sexual Communication Scale (DSC) : L’alpha de Cronbach rapporté est régulièrement supérieur à α = 0,81.
- Brief Sexual Attitudes Scale : Permissivité (α = 0,93), Communion sexuelle (α = 0,78), Responsabilité contraceptive (α = 0,77) et Instrumentalité (α = 0,77).
- Self-Disclosure Index (SDI) : Cohérence interne robuste avec un alpha de Cronbach établi à α = 0,89.
- Respect Scale : Alpha de Cronbach global de α = 0,88 pour le respect du partenaire et α = 0,86 pour le respect ressenti de la part du partenaire.
- Rosenberg Self-Esteem Scale (RSES) : Alpha de Cronbach moyen de α = 0,88.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Pour les composantes structurelles évaluées longitudinalement dans la littérature (notamment la RAS, les attitudes amoureuses et l’estime de soi), les coefficients de corrélation test-retest à intervalle de 4 à 8 semaines oscillent entre r = 0,75 et r = 0,88, confirmant une excellente stabilité des traits et attitudes mesurés.
9. Analyse factorielle
L’évaluation des propriétés structurales des outils formant cet inventaire a reposé sur des analyses factorielles exploratoires (AFE, extraction en axes principaux avec rotation oblique Promax ou Varimax) et confirmatoires (AFC par estimation du maximum de vraisemblance) :
Structure de la Romantic Partner Conflict Scale (RPCS)
L’analyse factorielle menée par Zacchilli, Hendrick et Hendrick (2009) a permis de dégager une solution à 6 facteurs distincts expliquant plus de 58 % de la variance totale des réponses :
- Facteur 1 : Compromis (Compromise) — Saturations comprises entre 0,62 et 0,81 sur les items impliquant la négociation bilatérale (items 102 à 110).
- Facteur 2 : Collaboration (Collaboration) — Items 111 à 115 se regroupant sur la recherche de solutions conjointes synergiques.
- Facteur 3 : Domination (Interactional Dominance) — Items 133 à 138, isolant le besoin d’avoir le dessus lors des disputes (saturations > 0,58).
- Facteur 4 : Réactivité émotionnelle / Détresse — Items 118 à 127, mesurant l’intensité affective négative et la dispute explosive.
- Facteur 5 : Séparation / Temps de recul (Separation) — Items 128 à 132, s’individualisant nettement de l’évitement passif.
- Facteur 6 : Soumission (Submission) — Items 139 à 143, décrivant la capitulation unilatérale face au partenaire.
Structure unifactorielle de la Relationship Assessment Scale (RAS)
L’analyse factorielle de la RAS confirme systématiquement son unidimensionnalité. Un facteur unique explique plus de 60 % de la variance commune, avec des saturations factorielles allant de 0,68 à 0,84 pour les items 24 à 30, validant son usage comme baromètre global de la satisfaction conjugale.
Structure multidimensionnelle des échelles complémentaires
L’analyse factorielle confirmatoire de la Brief Sexual Attitudes Scale a reproduit l’adéquation du modèle théorique à 4 facteurs (RMSEA = 0,052, CFI = 0,94). De même, l’analyse factorielle du Self-Disclosure Index confirme l’existence d’une dimension générale dominante d’ouverture affective, soutenant le calcul d’un score composite global.
10. Instrument de mesure
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire d’auto-évaluation papier-crayon ou informatisé administré individuellement. Ses spécifications techniques sont les suivantes :
- Nature de l’outil : Batterie d’évaluation psychométrique globale par auto-rapport (self-report inventory).
- Nombre total d’items : 212 questions réparties en sections thématiques modulaires.
- Durée moyenne de passation : Environ 35 à 45 minutes pour l’ensemble du protocole.
- Formats de réponse :
- Variables sociodémographiques et d’histoire relationnelle (items 1 à 23) : Choix multiple catégoriel ou ordinal.
- Relationship Assessment Scale (items 24 à 30) : Échelle ordinale en 5 points à ancrages sémantiques différentiels (ex. : de 1 = Mauvais / Très peu à 5 = Excellent / Énormément).
- Love Attitudes Scale, Respect Scale, Sexual Attitudes Scale, Self-Disclosure Index, Romantic Partner Conflict Scale, Dyadic Sexual Communication Scale (items 31 à 143 et 181 à 193) : Échelle de Likert en 5 points (A = Tout à fait d’accord / Fortement d’accord, B = Modérément d’accord, C = Neutre, D = Modérément en désaccord, E = Tout à fait en désaccord).
- Episode-Specific Conflict Tactics Scale (items 145 à 180) : Échelle en 5 points évaluant l’exactitude comportementale (A = Très vrai pour moi, B = Assez vrai, C = Modérément vrai, D = Un peu vrai, E = Pas du tout vrai pour moi).
- Sociosexual Orientation Inventory (items 194 à 200) : Fréquences catégorielles (items 194 à 197) et échelle de Likert d’adhésion en 5 points (items 198 à 200).
- Rosenberg Self-Esteem Scale (items 201 à 212) : Échelle en 4 points (Fortement d’accord à Fortement en désaccord) et items récapitulatifs globaux.
- Cotation et inversion : Plusieurs sous-échelles comportent des items inversés (par exemple, les items 27 et 30 de la RAS, certains items du DSC et de la RSES). Après recodage (1 = 5, 2 = 4, etc.), des scores moyens ou totaux sont calculés pour chaque sous-échelle.
11. Permissions, tarifs et année du test
Année de constitution de la batterie : 2007 (dans le cadre de la thèse doctorale de Tammy Lowery Zacchilli, sous la supervision des professeurs Clyde Hendrick et Susan S. Hendrick, Texas Tech University).
Conditions d’accès et droits d’utilisation :
- Utilisation scientifique et académique : La batterie intégrée et ses composantes sont dans le domaine de la recherche universitaire libre d’accès (« open access for research purposes »). Les chercheurs et étudiants peuvent reproduire et administrer l’inventaire dans le cadre d’études empiriques à but non lucratif, à condition de citer formellement le travail original de Zacchilli (2007) ainsi que les articles sources de chaque instrument spécifique (Hendrick, 1988 ; Catania, 1998 ; Zacchilli et al., 2009).
- Tarifs : L’instrument est totalement gratuit pour la recherche et l’enseignement. Aucun droit de licence (royalty) n’est exigé pour l’administration des questionnaires originaux.
- Utilisation clinique ou commerciale : Toute intégration dans une plateforme commerciale propriétaire ou un logiciel thérapeutique requiert l’autorisation préalable expresse des auteurs ou des détenteurs des droits respectifs des différentes sous-échelles.
12. Références
- Canary, D. J., Cunningham, E. M., & Cody, M. J. (1988). Goal impediment, interpersonal conflict, and competence: Resolving equal-status conflict. Southern Speech Communication Journal, 53(4), 430–446. https://doi.org/10.1080/10417948809372739
- Catania, J. A. (1998). Dyadic Sexual Communication Scale. In C. M. Davis, W. L. Yarber, R. Bauserman, G. Schreer, & S. L. Davis (Eds.), Handbook of sexuality-related measures (pp. 132–134). Sage Publications.
- Hendrick, C., & Hendrick, S. S. (1986). A theory and method of love. Journal of Personality and Social Psychology, 50(2), 392–402. https://doi.org/10.1037/0022-3514.50.2.392
- Hendrick, C., Hendrick, S. S., & Reich, D. A. (2006). The Brief Sexual Attitudes Scale. The Journal of Sex Research, 43(1), 76–86. https://doi.org/10.1080/00224490609552301
- Hendrick, S. S. (1988). A generic measure of relationship satisfaction. Journal of Marriage and the Family, 50(1), 93–98. https://doi.org/10.2307/352430
- Hendrick, S. S., & Hendrick, C. (2006). Measuring respect in close relationships. Journal of Social and Personal Relationships, 23(6), 881–899. https://doi.org/10.1177/0265407506070471
- Lee, J. A. (1973). The colors of love: An exploration of the ways of loving. New Press.
- Lund, M. (1985). The development of investment and commitment scales for predicting persistence of personal relationships. Journal of Social and Personal Relationships, 2(1), 3–23. https://doi.org/10.1177/0265407585021001
- Miller, L. C., Berg, J. H., & Archer, R. L. (1983). Openers: Individuals who elicit intimate self-disclosure. Journal of Personality and Social Psychology, 44(6), 1234–1244. https://doi.org/10.1037/0022-3514.44.6.1234
- Rosenberg, M. (1965). Society and the adolescent self-image. Princeton University Press. https://doi.org/10.1515/9781400876136
- Simpson, J. A., & Gangestad, S. W. (1991). Individual differences in sociosexuality: Evidence for convergent and discriminant validity. Journal of Personality and Social Psychology, 60(6), 870–883. https://doi.org/10.1037/0022-3514.60.6.870
- Zacchilli, T. L. (2007). The relationship between conflict and communication, sex, relationship satisfaction, and other relational variables in dating relationships (Doctoral dissertation, Texas Tech University). Texas Tech University Libraries. http://repositories.tdl.org/ttu-ir/bitstream/handle/2346/9978/Zacchilli_Tammy_Diss.pdf
- Zacchilli, T. L., Hendrick, C., & Hendrick, S. S. (2009). The Romantic Partner Conflict Scale: A new scale to measure relationship conflict. Journal of Social and Personal Relationships, 26(8), 1073–1096. https://doi.org/10.1177/0265407509347936
13. Questions et items du questionnaire
- I am a: (A) Male (B) Female
- My ethnic heritage is: (A) Asian or Pacific Islander, (B) African American (Black), not of Hispanic origin, (C) Mexican-American, Hispanic, (D) European-American (Anglo), (E) Other
- My age is: (A) 19 or less, (B) 20-22, (C) 23-30, (D) 31-40, (E) 41 or over
- The quality of my parent’s marriage is/was (if deceased or divorced): (A) Very good, (B) Good, (C) Average, (D) Poor, (E) Very poor
- The way I feel about myself generally is: (A) Very positive, (B) Positive, (C) Average, (D) Negative, (E) Very negative
- I would describe my life right now as: (A) Very happy, (B) Happy, (C) Okay, (D) Unhappy, (E) Very unhappy
- I would describe myself as: (A) very outgoing, (B) Outgoing, (C) Average, (D) Quiet, (E) very quiet
- Are you currently in a romantic relationship? (A) Yes (B) No
- If you answered yes, how long have you been in the romantic relationship? (A) One month or less, (B) 1-3 months, (C) Three months to a year, (D) over one year (E) Not in a romantic relationship
- Do you live with your relationship partner? (A) Yes, (B) No, (C) Not in a romantic relationship
- What is your relationship status? (A) Casual dating, (B) Serious dating, (C) Engaged (D) Married, (E) Divorced
- How often do you see your romantic partner? (A) Daily or several times a day, (B) Every couple of days, (C) Once a week, (D) Not often-long distance relationship, (E) Not in romantic relationship
- How many times have you been in love? (A) None, (B) One, (C) Two, (D) Three to five, (E) More than five
- Are you in love now? If “yes”, how long? (A) No, (B) yes, one month or less, (C) Yes, one to three months, (D) Yes, three months to one year, (E) Yes, over one year
- Have you fallen out of love or had a relationship break up in the last few months? (A) yes, (B) no
- If you are currently involved in a romantic relationship, is your relationship a sexual relationship? (A) Not in a relationship, (B) No, it is not sexual, (C) Yes, it is a sexual relationship
- How many previous sexual relationships have you been involved in? (A) None, (B) One, (C) Two, (D) Three, (E) Four or more
- How much sexual desire do you currently experience for your partner? (A) Not in a relationship, (B) No sexual desire, (C) Very little desire, (D) Moderate desire, (E) High sexual desire
- Is your romantic partner: (A) Male, (B) Female, (C) not in a relationship
- How likely is it that your current relationship will be permanent? (A) Very unlikely, (B), (C) Uncertain, (D), (E) Very likely
- How likely is it that you and your partner will be together six months from now? (A) Very unlikely, (B), (C) Uncertain, (D), (E) Very likely
- In your opinion, how committed is your partner to this relationship? (A) Not much, (B), (C) Average, (D), (E) Very committed
- How committed are you to this relationship? (A) Not much, (B), (C) Average, (D), (E) Very committed
- How well does your partner meet your needs? (A) Poorly, (B), (C) Average, (D), (E) Extremely Well
- In general, how satisfied are you with your relationship? (A) Unsatisfied, (B), (C) Average, (D), (E) Extremely Satisfied
- How good is your relationship compared to most? (A) Poor, (B), (C) Average, (D), (E) Excellent
- How often do you wish you hadn’t gotten into this relationship? (A) Never, (B), (C) Average, (D), (E) Very Often
- To what extent has your relationship met your original expectations? (A) Hardly at all, (B), (C) Average, (D), (E) Completely
- How much do you love your partner? (A) Not much, (B), (C) Average, (D), (E) Very Much
- How many problems are there in your relationship? (A) Very few, (B), (C) Average, (D), (E) Very many
- My partner and I have the right physical “chemistry” between us.
- I feel that my partner and I were meant for each other.
- My partner and I really understand each other.
- My partner fits my ideal standards of physical beauty/handsomeness.
- I believe that what my partner doesn’t know about me won’t hurt him/her.
- My partner would get upset if he/she knew of some of the things I’ve done with other people.
- I enjoy playing the “game of love” with my partner and a number of other partners.
- Our love is the best kind because it grew out of a long friendship.
- Our friendship merged gradually into love over time.
- Our love is really a deep friendship, not a mysterious, mystical emotion.
- Our love relationship is the most satisfying because it developed from a good friendship.
- A main consideration in choosing my partner was how he/she would reflect on my family.
- An important factor in choosing my partner was whether or not he/she would be a good parent.
- One consideration in choosing my partner was how he/she would reflect on my career.
- Before getting very involved with my partner, I tried to figure out how compatible his/her hereditary background would be with mine in case we ever had children.
- When my partner doesn’t pay attention to me, I feel sick all over.
- Since I’ve been in love with my partner, I’ve had trouble concentrating on anything else.
- I cannot relax if I suspect that my partner is with someone else.
- If my partner ignores me for a while, I sometimes do stupid things to try to get his/her attention back.
- I would rather suffer than let my partner suffer.
- I cannot be happy unless I place my partner’s happiness before my own.
- I am usually willing to sacrifice my own wishes to let my partner achieve his/hers.
- I would endure all things for the sake of my partner.
- If two people are in love, it is natural for them to have sex.
- I respect my partner.
- I am interested in my partner as a person.
- I am a source of “healing” for my partner.
- I honor my partner.
- I approve of the person my partner is.
- I communicate well with my partner.
- My partner respects me.
- My partner is interested in me as a person.
- My partner is a source of “healing” for me.
- My partner honors me.
- My partner approves of the person I am.
- My partner communicates well with me.
- I have self respect.
- I do not need to be committed to a person to have sex with him/her.
- Casual sex is acceptable.
- I would like to have sex with many partners.
- One-night stands are sometimes very enjoyable.
- It is okay to have ongoing sexual relationships with more than one person at a time.
- Sex as a simple exchange of favors is okay if both people agree to it.
- The best sex is with no strings attached.
- Life would have fewer problems if people could have sex more freely.
- It is possible to enjoy sex with a person and not like that person very much.
- It is okay for sex to be just good physical release.
- Birth control is part of responsible sexuality.
- A woman should share responsibility for birth control.
- A man should share responsibility for birth control.
- Sex is the closest form of communication between two people.
- A sexual encounter between two people deeply in love is the ultimate human interaction.
- At its best, sex seems to be the merging of two souls.
- Sex is a very important part of life.
- Sex is usually an intensive, almost overwhelming experience.
- Sex is best when you let yourself go and focus on your own pleasure.
- Sex is primarily the taking of pleasure from another person.
- The main purpose of sex is to enjoy oneself.
- Sex is primarily physical.
- Sex is primarily a bodily function, like eating.
- My personal habits.
- Things I have done which I feel guilty about.
- Things I wouldn’t do in public.
- My deepest feelings.
- What I like and dislike about myself.
- What is important to me in life.
- What makes me the person I am.
- My worst fears.
- Things I have done which I am proud of.
- My close relationships with other people.
- We try to find solutions that are acceptable to both of us.
- We often resolve conflict by talking about the problem.
- Our conflicts usually end when we reach a compromise.
- When my partner and I disagree, we consider both sides of the argument.
- In order to resolve conflicts, we try to reach a compromise.
- Compromise is the best way to resolve conflict between my partner and me.
- My partner and I negotiate to resolve our disagreements.
- I try to meet my partner halfway to resolve a disagreement.
- The best way to resolve conflict between me and my partner is to find a middle ground.
- When we disagree, we try to find a solution that satisfies both of us.
- When my partner and I have conflict, we collaborate so that we are both happy with our decision.
- My partner and I collaborate to find a common ground to solve problems between us.
- We collaborate to come up with the best solution for both of us when we have a problem.
- We try to collaborate so that we can reach a joint solution to a conflict.
- My partner and I try to avoid arguments.
- I avoid disagreements with partner.
- I avoid conflict with my partner.
- When my partner and I disagree, we argue loudly.
- Our conflicts usually last quite a while.
- My partner and I have frequent conflicts.
- I suffer a lot from conflict with my partner.
- I become verbally abusive to my partner when we have conflict.
- My partner and I often argue because I do not trust him/her.
- When we argue, I am easily frustrated.
- When we have conflict, I usually feel hurt.
- Conflict with my partner often causes strong emotions.
- When we have conflict, we withdraw from each other for a while for a “cooling off” period.
- When we disagree, we try to separate for a while so we can consider both sides of the argument.
- When we experience conflict, we let each other cool off before discussing it further.
- When we have conflict, we separate but expect to deal with it later.
- Separation for a period of time can work well to let our conflicts cool down.
- When we argue or fight, I try to win.
- I try to take control when we argue.
- I rarely let my partner win an argument.
- When we disagree, my goal is to convince to my partner that I am right.
- When we argue, I let my partner know I am in charge.
- When we have conflict, I try to push my partner into choosing the solution that I think is best.
- When we have conflict, I usually give in to my partner.
- I give in to my partner’s wishes to settle arguments on my partner’s terms.
- Sometimes I agree with my partner so the conflict will end.
- When we argue, I usually try to satisfy my partner’s needs rather than my own.
- I surrender to my partner when we disagree on an issue.
- How similar are you and your partner in the way you handle conflict? (A) Completely similar Different, (B), (C) Somewhat, (D), (E) Extremely similar
- I tried to change the subject.
- I compromised with him/her.
- I calmly discussed the issue.
- I avoided him/her.
- I showed concern about his/her feelings and thoughts.
- I used threats.
- I avoided the issue.
- I explored solutions with him/her.
- I criticized an aspect of his/her personality.
- I sought a mutually beneficial solution.
- I shouted at him/her.
- I tried to postpone the issue as long as possible.
- I reasoned with him/her in a give and take manner.
- I tried to make him/her feel guilty.
- I changed the topic of discussion.
- I expressed my trust in him/her.
- I was sympathetic to his/her position.
- I blamed him/her for causing the conflict.
- I teased him/her.
- I was hostile.
- I ignored the issue.
- I showed that I lost my temper.
- I talked about abstract things instead of the conflict issue.
- I accepted my fair share of responsibility for the conflict.
- I criticized his/her behavior.
- I focused on the meaning of the words more than the conflict issue.
- I tried to understand him/her.
- I tried to intimidate him/her.
- I ignored his/her thoughts and feelings.
- I told him/her how to behave in the future.
- I denied that there was any problem or conflict.
- I was sarcastic in my use of humor.
- I kept my partner guessing what was really on my mind.
- I avoided the issue by focusing on how we were arguing instead of what we were arguing about.
- I blamed the conflict on an aspect of his/her personality.
- I explained why there was no problem at all.
- My partner rarely responds when I want to talk about our sex life.
- Some sexual matters are too upsetting to discuss with my sexual partner.
- There are sexual issues of problems in our sexual relationship that we have never discussed.
- My partner and I never seem to resolve our disagreements about sexual issues.
- Whenever my partner and I talk about sex, I feel like she or he is lecturing me.
- My partner often complains that I am not very clear about what I want sexually.
- My partner and I have never had a heart-to-heart talk about our sex life together.
- My partner has no difficulty in talking to me about his or her sexual feelings and desires.
- Even when angry with me, my partner is able to appreciate my views on sexuality.
- Talking about sex is a satisfying experience for both of us.
- My partner and I can usually talk calmly about our sex life.
- I have little difficulty in telling my partner what I do or don’t do sexually.
- I seldom feel embarrassed when talking about the details of our sex life with my partner.
- With how many different partners have you had sex (sexual intercourse) within the past year? (A) Zero, (B) One, (C) Two, (D) Three to Four, (E) Five or more
- How many different partners do you foresee yourself having sex with during the next five years? (Please give a specific, realistic estimate) (A) Zero, (B) One, (C) Two, (D) Three to Four, (E) Five or more
- With how many different partners have you had sex on one and only one occasion? (A) Zero, (B) One, (C) Two, (D) Three to Four, (E) Five or more
- How often do you fantasize about having sex with someone other than your current dating partner? (A) Never, (B) Once every 2 or 3 months, (C) Once every 2 or 3 weeks, (D) Once every 2 or 3 days, (E) Once or more every
- Sex without love is OK.
- I can imagine myself being comfortable and enjoying “casual” sex with different partners.
- I would have to be closely attached to someone (both emotionally and psychologically) before I could feel comfortable and fully enjoy having sex with him or her.
- I feel that I’m a person of worth, at least on an equal plane with others.
- I feel that I have a number of good qualities.
- All in all, I am inclined to feel that I am a failure.
- I am able to do things as well as most other people.
- I feel I do not have much to be proud of.
- I take a positive attitude toward myself.
- On the whole, I am satisfied with myself.
- I wish I could have more respect for myself.
- I certainly feel useless at times
- At times, I think I am no good at all.
- Overall, how do you feel about yourself? (A) Very Poor, (B), (C) Average, (D), (E) Very Good
- I have high self-esteem (A) Strongly disagree, (B) Disagree, (C) Neutral, (D) Agree, (E) Strongly Agree.