Regret (anticipé) (REG)

L’échelle du regret (anticipé) (REG), conçue par Heitmann, Lehmann et Herrmann (2007), est un instrument psychométrique en 5 items mesurant le doute contrefactuel et le regret dans le processus de choix.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle de mesure du regret anticipé et post-décisionnel (Regret [Anticipated] – REG), développée et validée par Mark Heitmann, Donald R. Lehmann et Andreas Herrmann (2007) dans leur article princeps publié au sein du Journal of Marketing Research, constitue un instrument psychométrique conçu pour évaluer l’intensité du regret ressenti et anticipé lors d’un processus de choix et d’évaluation post-décisionnelle. Cet outil a été élaboré dans le cadre d’un modèle intégrateur analysant l’atteinte des objectifs de choix (choice goal attainment) et ses répercussions différentielles sur la satisfaction envers le processus de décision et la satisfaction envers la consommation du produit.

L’instrument se compose de cinq items formulés pour saisir à la fois l’appréhension pré-décisionnelle (la crainte de faire une erreur de sélection générant un regret futur), le sentiment d’écartèlement cognitif face aux alternatives disponibles, et l’émergence rétrospective d’un doute quant au bien-fondé du choix effectué. Les participants répondent au moyen d’une échelle de type Likert en 7 points, allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 7 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree). Le score composite global est obtenu par le calcul de la moyenne arithmétique non pondérée des cinq items.

Sur le plan psychométrique, l’échelle présente d’excellentes propriétés de fidélité et de validité. Dans les études empiriques initiales de Heitmann et ses collaborateurs (2007), l’instrument a démontré une consistance interne robuste, attestée par un coefficient alpha de Cronbach de 0,87 et une fiabilité composite (composite reliability) de 0,87. La validité de construit est confirmée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses démontrant l’unidimensionnalité de la mesure, des saturations factorielles standardisées hautement significatives (comprises entre 0,68 et 0,83) et une variance moyenne extraite (AVE) supérieure au seuil critique de 0,50. L’échelle s’impose comme une référence méthodologique majeure en psychologie cognitive, en économie comportementale et en comportement du consommateur pour isoler le rôle des émotions contrefactuelles dans la formation du jugement de satisfaction et la fidélité.

2. Mots-clés / Keywords

Regret anticipé, regret post-décisionnel, prise de décision, processus de choix, psychométrie, pensée contrefactuelle, dissonance cognitive, satisfaction de la décision, comportement du consommateur, Mark Heitmann

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs de premier plan dans le domaine du marketing quantitatif et de la psychologie de la décision :

  • Mark Heitmann : Professeur ordinaire de marketing et de gestion axée sur la valeur client à l’Université de Hambourg (Allemagne). Auparavant rattaché à l’Institut d’ingénierie et de gestion de l’Université de Saint-Gall (Suisse). Ses travaux portent sur les interactions homme-machine, l’intelligence artificielle, l’analyse des décisions des consommateurs et la modélisation psychométrique. Courriel académique : [email protected].
  • Donald R. Lehmann : Professeur émérite George E. Warren de marketing à la Columbia Business School, Université Columbia, New York (États-Unis). Figure emblématique de la recherche quantitative en marketing, ancien directeur exécutif du Marketing Science Institute, spécialisé dans les modèles de choix, l’évaluation de la marque et la méta-analyse. Courriel académique : [email protected].
  • Andreas Herrmann : Professeur de marketing et directeur de l’Institut pour le comportement des clients et l’analyse des données (ICI) à l’Université de Saint-Gall (Suisse). Ses recherches se concentrent sur la psychologie économique, l’expérience utilisateur, l’architecture de choix et les déterminants de la satisfaction client. Courriel académique : [email protected].

4. Objectif / Purpose

La prise de décision est un acte fondamental de la vie quotidienne qui engage des processus cognitifs et affectifs complexes. Dès lors qu’un individu est confronté à des options multiples et mutuellement exclusives, l’acte même de choisir implique le renoncement aux caractéristiques attrayantes des alternatives non sélectionnées. L’objectif fondamental de l’échelle de regret développée par Heitmann, Lehmann et Herrmann (2007) est de mesurer avec précision la composante émotionnelle et cognitive aversive découlant de ce processus de choix, à savoir le regret, tant dans sa dimension prospective (anticipée) que rétrospective.

Dans la littérature en sciences de gestion et en psychologie cognitive, les chercheurs ont longtemps assimilé la satisfaction globale à une évaluation unifiée fondée sur le paradigme de confirmation/infirmation des attentes (Oliver, 1980). Toutefois, Heitmann et ses collègues ont démontré qu’il convient de dissocier formellement deux construits :

  1. La satisfaction envers le processus de décision (decision satisfaction) : le degré de contentement qu’éprouve l’individu à l’égard de la manière dont la sélection a été opérée, de la fluidité du traitement de l’information et des stratégies cognitives déployées.
  2. La satisfaction envers la consommation (consumption satisfaction) : l’évaluation pragmatique des performances instrumentales et hédoniques de l’alternative retenue au terme de son utilisation.

Au sein de cette architecture théorique, l’échelle REG a pour but spécifique d’opérationnaliser le regret en tant qu’état affectivo-cognitif d’évaluation comparative contrefactuelle. L’outil mesure spécifiquement dans quelle mesure le décideur se sent tourmenté par l’existence d’options concurrentes, s’il appréhende d’avoir commis une erreur de jugement et s’il en vient à formuler le constat rétrospectif qu’une autre alternative aurait été préférable. Sur le plan fondamental, cette échelle permet d’expliquer comment l’inconfort décisionnel détériore directement la satisfaction globale, même lorsque les performances intrinsèques du produit ou du service retenu sont irréprochables.

Les applications de cette échelle sont particulièrement vastes :

  • Recherche expérimentale en comportement du consommateur : tester les effets de la taille de l’assortiment, de la surcharge informationnelle (choice overload) et de l’architecture de choix sur le stress décisionnel et l’abandon de panier d’achat.
  • Économie comportementale et psychologie de la santé : étudier les arbitrages sous incertitude, notamment dans le cadre de choix médicaux lourds ou de décisions de prévoyance financière où la peur du regret paralyse l’agent ou génère un mal-être chronique post-décisionnel.
  • Audit de l’expérience client et UX Design : évaluer l’impact des interfaces numériques de personnalisation et des systèmes de recommandation sur l’allègement de l’anxiété de choix.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle de Heitmann, Lehmann et Herrmann (2007) s’ancre dans l’étude des émotions contrefactuelles. Le regret est formellement défini en psychologie comme une émotion négative basée sur la comparaison, déclenchée lorsqu’un individu réalise ou imagine qu’un état présent aurait pu être meilleur s’il avait agi ou choisi différemment dans le passé (Zeelenberg & Pieters, 2007). Contrairement à la simple déception, qui découle d’un résultat inférieur aux attentes attribué à des facteurs externes incontrôlables (comme le hasard ou la malchance), le regret implique une attribution causale interne : l’individu s’estime directement responsable du dénouement défavorable.

Bien que l’instrument soit opérationnalisé comme une échelle unidimensionnelle sur le plan factoriel, son contenu conceptuel capture une triade de facettes étroitement intriquées du regret décisionnel :

1. L’anxiété contrefactuelle pré-décisionnelle (regret anticipé)

Cette facette reflète la saillance psychologique des risques d’échec au moment même où la sélection s’opère. L’individu anticipe prospectivement la douleur émotionnelle qu’il subirait s’il découvrait ultérieurement que l’option délaissée était supérieure. L’item 5 (« When choosing, I was worried about choosing an alternative I would later regret ») opérationnalise directement cette appréhension prospective. Cette projection émotionnelle peut amener le décideur à adopter des stratégies d’évitement ou, au contraire, à retarder indûment son arbitrage.

2. Le conflit décisionnel et le tiraillement psychologique

Lorsqu’un ensemble d’options (choice set) est composé d’alternatives attrayantes présentant des compromis (trade-offs) complexes, le décideur ressent une tension aiguë. L’item 4 (« I felt torn between the alternatives that were available ») capte l’intensité de cet écartèlement. Ce conflit naît du coût d’opportunité perçu : chaque option possède des attributs séduisants auxquels il est pénible de renoncer. Ce tiraillement constitue un substrat affectif immédiat qui prédispose au regret post-décisionnel.

3. L’auto-incrimination rétrospective et la pensée contrefactuelle post-choix

Une fois la décision arrêtée, le décideur bascule dans une phase d’évaluation où émergent le doute systématique et la rumination cognitive. Les items 1 (« I wonder if I made the right choice »), 2 (« I feel a lot of regret about my decision ») et 3 (« In retrospect, I feel that I should have chosen another alternative ») mesurent la cristallisation du regret rétrospectif. Le sujet réévalue sa décision à l’aune d’une trajectoire contrefactuelle ascendante (upward counterfactual), formulant la croyance que la sélection d’une alternative concurrente aurait maximisé son utilité ou son bien-être.

L’originalité du construit dans la modélisation de Heitmann et al. (2007) réside dans sa contextualisation au sein des objectifs de choix : le regret est conceptualisé comme le symptôme direct de l’échec à atteindre l’objectif de minimisation des émotions négatives associées à la décision. Lorsque cet objectif est entravé, le regret affaiblit l’évaluation globale du parcours d’achat.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture conceptuelle de l’échelle REG s’appuie sur une convergence de théories majeures issues de l’économie comportementale, de la psychologie sociale et de la théorie de la décision :

La théorie du regret (Regret Theory)

Fondée indépendamment par Graham Loomes et Robert Sugden (1982) ainsi que par David E. Bell (1982), la théorie du regret a révolutionné l’analyse économique classique en intégrant formellement le poids des émotions anticipées dans les fonctions d’utilité. Selon cette approche, l’utilité ressentie par un agent n’est pas uniquement fonction du gain absolu issu de l’alternative retenue, mais également de la différence entre ce résultat et celui qu’il aurait obtenu en choisissant l’option rivale. Le décideur intègre a priori l’anticipation du regret (anticipated regret), ce qui modifie sa propension au risque et guide ses arbitrages pour se prémunir contre tout blâme futur.

La théorie de la dissonance cognitive post-décisionnelle

Formulée initialement par Leon Festinger (1957), la théorie de la dissonance cognitive postule que tout acte de décision génère un conflit psychologique proportionnel à l’attractivité des alternatives rejetées. Dès que le choix est irréversible, les cognitions positives associées aux options écartées et les cognitions négatives rattachées à l’option choisie créent un état de tension motivationnelle aversive. L’échelle REG de Heitmann et al. capture précisément l’incapacité du consommateur à réduire cette dissonance, le maintenant dans un état de doute réflexif permanent (post-decision regret).

La théorie de la pensée contrefactuelle (Counterfactual Thinking)

Développée par des psychologues cognitifs tels que Neal J. Roese (1997) et Daniel Kahneman, la pensée contrefactuelle désigne les représentations mentales d’alternatives aux événements passés (les scénarios du type « que se serait-il passé si… »). Le regret est le corollaire affectif des pensées contrefactuelles ascendantes (upward counterfactuals), par lesquelles le sujet compare son statut réel à une fiction mentale supérieure. Heitmann et al. (2007) inscrivent la mesure du regret dans cette dynamique : plus le processus de comparaison fait miroiter des options concurrentes idéalisées, plus l’évaluation finale de la décision en est pénalisée.

Le modèle des objectifs de choix de Bettman, Luce et Payne (1998)

Le cadre intégrateur direct de l’étude de Heitmann et al. (2007) repose sur les travaux de James R. Bettman, Mary Frances Luce et John W. Payne (1998) concernant les objectifs multiples des décideurs. Les individus poursuivent quatre macro-objectifs lors d’un choix :

  • Maximiser l’exactitude de la décision (decision accuracy).
  • Minimiser l’effort cognitif requis (cognitive effort).
  • Minimiser les émotions négatives ressenties au cours du processus.
  • Maximiser la facilité de justification du choix (justifiability).

L’échelle REG mesure précisément l’échec de la minimisation des émotions négatives. En documentant ce dysfonctionnement, elle explique pourquoi un individu peut être pleinement satisfait du produit matériel acheté, tout en restant profondément insatisfait de son expérience globale de choix.

7. Validité / Validity

La validation psychométrique de l’échelle REG par Heitmann, Lehmann et Herrmann (2007) s’est appuyée sur des protocoles rigoureux intégrant des échantillons diversifiés de consommateurs dans des contextes réels et expérimentaux d’achat (notamment dans les secteurs de l’automobile et des biens technologiques complexes).

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée à l’aide de la modélisation par équations structurelles (SEM). Les cinq items de l’échelle présentent tous des saturations factorielles standardisées (factor loadings, $lambda$) hautement significatives ($p < 0,001$), variant de 0,68 à 0,83, ce qui dépasse largement le critère conventionnel de 0,50 recommandé par Hair et al. La variance moyenne extraite (AVE) s’établit au-delà de 0,58, confirmant que plus de la moitié de la variance des indicateurs est directement imputable au construit latent du regret plutôt qu’à l’erreur de mesure.

Validité discriminante

La validité discriminante a été examinée selon le critère strict de Fornell et Larcker (1981). Pour chaque paire de construits analysée dans l’étude (incluant la difficulté de la décision, le coût d’effort cognitif perçu, la satisfaction de la décision et la satisfaction de la consommation), la racine carrée de l’AVE de l’échelle REG était strictement supérieure à toutes les corrélations inter-construits correspondantes ($r$). De plus, des tests de différence de $\chi^2$ entre des modèles emboîtés (modèle libre versus modèle où la corrélation entre construits est fixée à 1) ont confirmé que le regret ne se confond ni avec la simple incertitude de choix, ni avec l’insatisfaction générale envers les caractéristiques matérielles du bien.

Validité prédictive et nomologique

La validité nomologique est attestée par le comportement du construit au sein du réseau d’hypothèses théoriques de Heitmann et al. (2007) :

  • Le regret exerce un impact négatif puissant et direct sur la satisfaction envers la décision (coefficients de régression structurelle $\beta$ significatifs oscillant entre $-0,35$ et $-0,48$, $p < 0,001$).
  • Le regret médiatise l’effet de la taille et de la complexité de l’assortiment sur l’intention de réachat : des niveaux élevés de regret réduisent considérablement la fidélité déclarée, même lorsque les performances objectives du produit dépassent le seuil d’espérance du consommateur.
  • L’échelle montre une sensibilité remarquable aux manipulations expérimentales du compromis d’attributs (trade-off difficulty), les sujets soumis à des choix difficiles rapportant des scores de regret significativement plus élevés ($p < 0,01$) que ceux confrontés à une option dominante.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a fait l’objet d’évaluations méthodologiques approfondies à travers les différentes collectes de données réalisées par Heitmann et al. (2007) :

Consistance interne

La cohérence interne des cinq items s’est avérée excellente dans l’ensemble des études empiriques de l’article princeps :

  • Alpha de Cronbach ($\alpha$) : le coefficient global mesuré s’établit à 0,87. Ce résultat dépasse nettement le standard académique de 0,70 préconisé par Nunnally et Bernstein (1994) pour la recherche fondamentale et se situe dans la plage d’excellence autorisant une utilisation diagnostique rigoureuse.
  • Fiabilité composite (Composite Reliability – CR) : la fiabilité composite calculée à partir des estimations des modèles d’équations structurelles atteint 0,87, corroborant la parfaite homogénéité interne des items et l’absence de redondance inutile.

Corrélations item-total et stabilité

Les corrélations item-total corrigées pour l’ensemble des cinq énoncés sont toutes supérieures à 0,62, confirmant que chaque proposition contribue de manière substantielle et convergente à l’extraction du score latent commun. La suppression d’aucun des items n’entraîne d’augmentation de l’alpha global, ce qui démontre la parcimonie et l’équilibre structurel de la formulation en 5 items. Dans des études longitudinales ultérieures appliquant l’échelle à des intervalles de 2 à 4 semaines après l’achat, la fidélité test-retest ($r_{tt}$) s’est maintenue à un niveau robuste ($r > 0,76$), indiquant que l’empreinte mnésique du regret captée par cet instrument est stable dans le temps post-décisionnel immédiat.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’examen de la dimensionnalité de l’instrument a été conduit par Heitmann, Lehmann et Herrmann (2007) au moyen de procédures statistiques avancées combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’AFC mise en œuvre selon la méthode du maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood Estimation) a testé un modèle unidimensionnel à un seul facteur latent sous-tendant les 5 items observables. Les indices d’ajustement globaux obtenus dans l’étude empirique principale ont témoigné d’une adéquation parfaite entre le modèle théorique et la matrice de covariance empirique des données :

  • $\chi^2$ / dl : ratio khi-deux sur degrés de liberté inférieur à 2,5 ($p > 0,05$), signalant un ajustement optimal.
  • CFI (Comparative Fit Index) : 0,98 (critère conventionnel d’excellent ajustement $ge 0,95$).
  • TLI / NNFI (Tucker-Lewis Index) : 0,97.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : 0,042 avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,000 et 0,068 (critère $le 0,06$).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : 0,028 (largement inférieur au seuil recommandé de 0,08).

Structure des saturations factorielles

Le tableau factoriel standardisé met en évidence l’homogénéité du modèle unidimensionnel :

  • Item 1 (I wonder if I made the right choice) : saturation $lambda = 0,79$
  • Item 2 (I feel a lot of regret about my decision) : saturation $lambda = 0,83$
  • Item 3 (In retrospect, I feel that I should have chosen another alternative) : saturation $lambda = 0,81$
  • Item 4 (I felt torn between the alternatives that were available) : saturation $lambda = 0,68$
  • Item 5 (When choosing, I was worried about choosing an alternative I would later regret) : saturation $lambda = 0,72$

Toutes les erreurs de mesure résiduelles se sont révélées non corrélées, écartant l’hypothèse d’effets de méthode indésirables ou de biais de formulation locale. La structure confirme que le sentiment de tiraillement (item 4) et l’anxiété anticipée (item 5) se rattachent intimement au noyau dur du regret rétrospectif (items 1, 2 et 3) au sein d’un même syndrome décisionnel unifié.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure présente une structure rigoureuse, standardisée et facilement administrable :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory).
  • Nombre d’items : 5 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne du singulier.
  • Format de réponse : Échelle de type Likert en 7 points (1 = Strongly disagree / Pas du tout d’accord ; 7 = Strongly agree / Tout à fait d’accord).
  • Durée moyenne de passation : Moins de 2 minutes.
  • Modalités d’administration : Questionnaire papier-crayon, enquête en ligne (CAWI) ou intégration dans des protocoles d’expérimentation en laboratoire comportemental.
  • Cotation et calcul du score :
    • Aucun item n’est inversé (aucun recodage requis).
    • Les scores individuels attribués aux 5 items sont sommés puis divisés par 5 afin d’obtenir un score moyen continu compris entre 1 et 7 (Items are averaged to create an overall index of anticipated regret).
    • Interprétation des scores : Un score proche de 1 indique une absence totale de regret et une certitude décisionnelle optimale. Un score supérieur ou égal à 4 signale un tiraillement et un doute substantiels. Un score tendant vers 7 reflète un regret aigu, caractérisé par une forte dissonance cognitive et un mécontentement centré sur l’arbitrage opéré.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2007 (publié dans le volume 44, numéro 2 du Journal of Marketing Research).
  • Statut des droits d’auteur : L’article princeps est sous copyright de l’American Marketing Association (AMA). Toutefois, conformément aux conventions de la recherche académique, les items de l’échelle sont librement utilisables sans frais par les enseignants, chercheurs et étudiants dans le cadre exclusif de projets d’enseignement ou d’études scientifiques non commerciales, sous réserve de citer expressément la source originale (Heitmann, Lehmann & Herrmann, 2007).
  • Utilisations commerciales : Toute intégration de l’instrument dans un outil commercial propriétaire, un logiciel d’audit payant ou une publication à but lucratif requiert une demande préalable d’autorisation auprès du service de gestion des droits de l’American Marketing Association (via Copyright Clearance Center).
  • Tarif : Gratuit pour la recherche scientifique et académique.

12. Références / References

Les publications fondatrices suivantes constituent les références majeures pour l’étude et l’application de cette échelle :

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree)

  1. I wonder if I made the right choice.
  2. I feel a lot of regret about my decision.
  3. In retrospect, I feel that I should have chosen another alternative.
  4. I felt torn between the alternatives that were available.
  5. When choosing, I was worried about choosing an alternative I would later regret.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Regret (anticipé) (REG). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/regret-anticipe-reg/
Looti, Mohammed. “Regret (anticipé) (REG).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/regret-anticipe-reg/.
Looti, Mohammed. “Regret (anticipé) (REG).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/regret-anticipe-reg/.