Receptivity of Others in a Group (ROOI) | PsychScales

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

{n « title »: « Réceptivité d’autrui dans un groupe (ROOI) »,n « content »: « 

1. Résumé / Abstract

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L’échelle de Réceptivité d’autrui dans un groupe (en anglais, Receptivity of Others in a Group ou ROOI) est un instrument psychométrique bref composé de trois items, développé à partir des travaux fondamentaux de Judee K. Burgoon et Jerold L. Hale (1987) sur la communication relationnelle. Cet outil a été spécifiquement conçu pour quantifier la perception qu’a un individu de l’ouverture d’esprit, de l’attention et de la réceptivité manifestées par les membres d’un groupe à l’égard de ses idées et contributions verbales lors d’une interaction collective. Structuré selon un format de réponse de type Likert (généralement gradué en 5 ou 7 points, allant de « fortement en désaccord » à « fortement en accord »), cet instrument évalue une dimension unifactorielle émanant du macro-construit de l’intimité et de la réceptivité/confiance relationnelle théorisé dans l’échelle princeps Relational Communication Scale (RCS).

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Sur le plan des qualités métrologiques, l’échelle présente une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,78 et 0,88 selon les échantillons étudiés, ce qui confirme l’homogénéité de sa structure univoque malgré la brièveté du protocole. Les analyses factorielles confirmatoires corroborent l’existence d’une dimension unique caractérisée par de fortes saturations factorielles (supérieures à 0,70). La validité de construit de la ROOI est solidement étayée par des corrélations positives avec des construits organisationnels et psychosociaux clés tels que la sécurité psychologique de groupe, le sentiment d’auto-efficacité collective, la satisfaction communicationnelle et la participation décisionnelle, ainsi que par des corrélations négatives avec la dominance conversationnelle perçue et l’évitement du conflit. Facile et rapide à administrer, la ROOI constitue un levier méthodologique privilégié tant pour la recherche empirique sur la dynamique des petits groupes que pour le diagnostic organisationnel du climat d’équipe.

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2. Mots-clés / Keywords

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Réceptivité communicationnelle, communication relationnelle, dynamique de groupe, ouverture aux idées, écoute active perçue, climat d’équipe, psychométrie, Judee Burgoon, Jerold Hale, sécurité psychologique, prise de décision collective, validation interpersonnelle.

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3. Auteurs / Authors

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L’échelle de réceptivité d’autrui dans un groupe puise son fondement conceptuel et métrologique dans les recherches menées par :

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  • Judee K. Burgoon, Ph.D. : Professeure émérite de communication, d’études familiales et de sciences de l’information à l’Université de l’Arizona (Tucson, États-Unis). Directrice de recherche en recherche humaine et technologique au Center for the Management of Information. Reconnue mondialement pour le développement de la théorie des violations des attentes (Expectancy Violations Theory) et ses travaux pionniers sur la communication non verbale et relationnelle. Courriel institutionnel : [email protected].
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  • Jerold L. Hale, Ph.D. : Professeur de communication et administrateur universitaire de premier plan (anciennement doyen et vice-recteur aux affaires académiques à l’Université du Tennessee à Chattanooga et professeur à l’Université de Géorgie). Spécialiste de la communication persuasive, de la dynamique relationnelle interpersonnelle et des processus d’influence sociale. Courriel institutionnel : [email protected].
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4. Objectif / Purpose

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Dans toute dynamique d’interaction sociale, la transmission d’informations ne se limite jamais à l’échange de contenus factuels ou notionnels. Selon les postulats de l’approche pragmatique de la communication humaine inaugurée par l’École de Palo Alto, chaque acte communicatif comprend simultanément un aspect de contenu (l’indice) et un aspect de relation (l’ordre), ce dernier définissant la nature du lien entre les interlocuteurs. L’objectif fondamental de la Receptivity of Others in a Group (ROOI) est d’isoler, de quantifier et de modéliser l’évaluation subjective qu’un individu fait de la disposition relationnelle de ses pairs à son égard au sein d’une assemblée, en mesurant précisément dans quelle mesure ces derniers manifestent de l’attention, de la considération et une réelle ouverture cognitive et affective face à ses interventions.

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La justification théorique et pratique de cette mesure repose sur le constat que le sentiment d’être écouté et pris en compte constitue la pierre angulaire de l’engagement individuel dans les tâches collaboratives. Si un participant perçoit le groupe comme hermétique, dédaigneux ou indifférent à ses propositions, il adopte fréquemment des conduites de désengagement, d’inhibition de la pensée critique ou de conformisme passif. À l’inverse, une perception élevée de réceptivité favorise la libre expression de perspectives divergentes, condition sine qua non à l’émergence d’innovations et à l’évitement de la dérive du groupe (comme le phénomène de pensée de groupe ou groupthink décrit par Irving Janis).

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Sur le plan des applications empiriques et cliniques/appliquées, la ROOI intervient dans plusieurs contextes fondamentaux :

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  • Recherche en psychologie sociale et communicationnelle : L’instrument permet d’étudier les mécanismes fins de la négociation de statuts, les modèles d’influence minoritaire et l’impact des signaux non verbaux (contact visuel, acquiescements, orientation corporelle) sur la construction du climat d’écoute.
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  • Psychologie du travail et des organisations : La ROOI sert d’indicateur opérationnel dans les audits de la sécurité psychologique au sein des équipes de projet, des comités de direction ou des groupes de travail agiles. Elle permet de mesurer l’impact des comportements managériaux sur le sentiment d’inclusion des collaborateurs.
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  • Pédagogie et formation supérieure : Dans les dispositifs d’apprentissage par problèmes (APP) ou les travaux dirigés de groupe, la ROOI permet aux enseignants et chercheurs d’évaluer l’équité relationnelle perçue par les étudiants au sein de leurs équipes d’apprentissage.
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  • Médiation et résolution de conflits : L’échelle permet de poser un diagnostic quantitatif avant et après une intervention de médiation, en évaluant si les parties prenantes constatent une amélioration tangible de l’écoute mutuelle.
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5. Construit psychologique / Construct

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Le construit psychologique de la réceptivité d’autrui au sein d’un groupe s’inscrit au croisement de la théorie de la communication interpersonnelle, de la psychologie cognitive et de la théorie du climat psychosocial. Chez Burgoon et Hale (1984, 1987), la réceptivité fait partie intégrante du macro-thème de l’intimité relationnelle (qui englobe également l’affection, l’inclusion, la proximité et la confiance). Dans une configuration de petit groupe, ce construit se spécifie et s’autonomise sous forme d’une appréciation globale de la perméabilité sociale du groupe vis-à-vis des inputs de l’émetteur.

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Ce construit unifactoriel repose sur trois dimensions phénoménologiques intriquées :

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L’attention active perçue (Attentiveness)

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Cette composante renvoie à la perception que le groupe concentre effectivement ses ressources cognitives et sensorielles sur le locuteur lorsqu’il s’exprime. Elle implique l’absence de distraction manifeste, l’orientation posturale vers l’orateur et la décodification des indices verbaux et non verbaux. Par exemple, lorsqu’un ingénieur expose une solution technique complexe lors d’un débriefing, il infère l’attention du groupe à travers le silence attentif, le maintien du regard et l’absence d’interactions parasites avec des téléphones portables ou des ordinateurs portables.

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L’ouverture cognitive perçue (Open-mindedness)

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La réceptivité ne se borne pas à un enregistrement passif des signaux sonores ; elle implique une disposition psychologique à examiner sincèrement la validité des arguments énoncés. L’ouverture cognitive perçue traduit le sentiment que les pairs ne rejettent pas d’emblée une proposition par préjugé ou dogmatisme, mais lui accordent un examen équitable. Dans un groupe de travail hospitalier, un infirmier ressentira une forte réceptivité si les médecins prennent le temps de soupeser sa suggestion d’ajustement de protocole thérapeutique au lieu de l’écarter au motif de la hiérarchie professionnelle.

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La validation relationnelle et la bienveillance (Interest and Valuation)

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Cette composante affective traduit le sentiment que le groupe valorise la contribution de l’individu et lui reconnaît une légitimité en tant que membre à part entière. Elle reflète un climat de bienveillance où l’erreur n’est pas sanctionnée par le ridicule et où la divergence conceptuelle est perçue comme un apport potentiel. Ce sentiment de validation génère chez le locuteur une expérience de confiance interpersonnelle et d’affiliation groupale.

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À l’inverse, une faible réceptivité perçue se manifeste par le sentiment d’invisibilisation, de rejet tacite ou d’écoute purement cérémonielle (c’est-à-dire faire semblant d’écouter sans intégrer la substance des propos). La ROOI capte précisément cette variabilité psychologique sur un continuum allant de la fermeture hermétique à la pleine réceptivité collaborative.

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6. Cadre théorique / Theoretical Framework

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Le socle conceptuel de la ROOI est directement issu de la Relational Communication Theory (théorie de la communication relationnelle), formulée par Judee K. Burgoon et ses collègues dans les années 1970 et 1980, elle-même héritière des théorisations de Gregory Bateson, Paul Watzlawick, Janet Beavin Bavelas et Don Jackson au sein du Mental Research Institute (MRI de Palo Alto).

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Les topoi de la communication relationnelle selon Burgoon et Hale

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Burgoon et Hale (1984, 1987) ont entrepris une vaste clarification empirique des thèmes fondamentaux véhiculés par les messages relationnels. En s’appuyant sur une revue exhaustive de la littérature en psychologie sociale, en sociologie et en communication, ils ont identifié plusieurs dimensions ou topoi universels qui régissent la négociation relationnelle :

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  • La dominance vs. la soumission : le degré de contrôle, de pouvoir et d’influence exercé dans l’échange.
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  • L’intimité : un macro-thème regroupant l’affection, l’inclusion, la similitude et la réceptivité/confiance.
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  • La vivacité et l’implication : l’intensité de l’engagement physique et émotionnel dans l’interaction.
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  • Le sang-froid (Composure) : le calme, l’assurance et la maîtrise de soi perçus chez les partenaires.
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  • Le formalisme vs. l’informalisme : le degré d’adhésion aux conventions sociales et protocoles.
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  • L’orientation vers la tâche vs. l’orientation sociale : la focalisation préférentielle sur l’objectif ou sur le lien humain.
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Dans cette modélisation, le sous-thème de la réceptivité et de la confiance renvoie à l’émission et à la réception de messages indiquant la sincérité, la disposition à accorder du crédit aux paroles d’autrui et la vulnérabilité consentie. La ROOI adapte ces postulats à la configuration spécifique de l’interaction en groupe, où la cible de la perception n’est plus un dyade unique mais une entité collective (« les autres membres du groupe »).

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Articulations avec l’Expectancy Violations Theory (EVT)

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Les travaux de Burgoon s’adossent également à l’Expectancy Violations Theory (théorie des violations des attentes). Selon ce modèle, les individus entrent dans les interactions avec des attentes comportementales structurées par les normes sociales, le contexte et la personnalité des interlocuteurs. Lorsque les membres d’un groupe dépassent positivement les attentes d’un participant en matière d’écoute et de prise en considération de ses idées (violation positive de valence), cela déclenche une attribution hautement favorable envers le groupe, renforçant la réceptivité perçue mesurée par la ROOI et stimulant en retour l’effort coopératif du participant.

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7. Validité / Validity

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La validité de la ROOI a été corroborée par de nombreuses vérifications méthodologiques issues des recherches de Burgoon et Hale (1987) ainsi que de travaux ultérieurs en communication organisationnelle et en dynamique de groupe.

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Validité de contenu et d’apparence (Face and Content Validity)

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La validité de contenu a été initialement assurée par un processus rigoureux de dérivation théorique à partir de plus de 80 items préliminaires reflétant l’ensemble des thèmes relationnels répertoriés dans la littérature psychosociale. Des juges experts en sciences de la communication ont évalué la pertinence conceptuelle de chaque formulation pour s’assurer que les énoncés de réceptivité capturaient fidèlement les composantes d’attention, de considération et d’ouverture intellectuelle, sans ambiguïté sémantique ni contamination par d’autres construits tels que l’approbation inconditionnelle ou l’amitié personnelle.

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Validité convergente

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La ROOI démontre une validité convergente substantielle et théoriquement congruente avec plusieurs échelles validées :

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  • Sécurité psychologique d’équipe (Edmondson, 1999) : Les scores à la ROOI corrèlent fortement et positivement avec l’échelle de sécurité psychologique ($r$ compris entre $0,62$ et $0,74$, $p < 0,001$), attestant que le sentiment d'être écouté est intimement lié à la certitude de ne pas être humilié ou rejeté en cas de prise de parole risquée.
  • \n

  • Satisfaction communicationnelle (Hecht, 1978) : Les corrélations avec l’inventaire de satisfaction de la communication sont systématiquement positives et élevées ($r \\approx 0,58$ à $0,69$), soulignant que la perception d’un auditoire réceptif engendre un état affectif gratifiant chez le communiquant.
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  • Efficacité perçue du groupe et influence personnelle : Les participants qui évaluent le groupe comme hautement réceptif rapportent des niveaux significativement supérieurs d’auto-efficacité collective ($r = 0,45$) et d’influence perçue sur la décision finale ($r = 0,52$).
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Validité discriminante

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La validité discriminante a été établie en démontrant l’absence de colinéarité excessive avec des construits connexes :

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  • Les corrélations avec la dominance perçue dans le groupe sont quasi nulles ou légèrement négatives ($r = -0,12$ à $-0,22$, non significatives dans plusieurs cohortes), prouvant que la réceptivité n’est pas confondue avec l’exercice de l’autorité ou de la hiérarchie.
  • \n

  • La corrélation avec l’orientation vers la tâche demeure modérée ($r = 0,30$), ce qui montre que des individus perçoivent distinctement l’application méthodique au travail et la chaleur humaine/ouverture communicationnelle déployée à leur égard.
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8. Fidélité / Reliability

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En dépit de sa structure extrêmement concise (3 items), l’échelle de Réceptivité d’autrui dans un groupe démontre des propriétés de fidélité et de précision métrologique remarquables au regard des standards psychométriques modernes (American Psychological Association, 2014).

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Cohérence interne (Internal Consistency)

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Dans l’étude canonique de validation de Burgoon et Hale (1987), la dimension de réceptivité et confiance au sein de la Relational Communication Scale a affiché un coefficient alpha de Cronbach ($\alpha$) de $0,82$. Dans des études empiriques indépendantes ayant isolé la ROOI en contexte de petits groupes de travail ou de jurys délibératifs, les valeurs d’alpha de Cronbach rapportées se situent généralement dans un intervalle allant de :

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  • $\alpha = 0,78$ dans des contextes de groupes d’étudiants de premier cycle en laboratoire expérimental ;
  • \n

  • $\alpha = 0,85$ à $0,88$ dans des contextes organisationnels d’équipes de projet en milieu professionnel.
  • \n

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La formule de prophétie de Spearman-Brown confirme que pour une échelle ne comportant que trois énoncés, un alpha supérieur à 0,80 traduit une très forte inter-corrélation moyenne entre les items ($r_{inter-item} \\ge 0,55$), attestant d’une redondance sémantique minimale couplée à une excellente pureté conceptuelle.

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Fidélité test-retest et stabilité temporelle

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Dans les protocoles longitudinaux où la dynamique du groupe reste stable au cours de sessions successives de travail sans intervention perturbatrice, la stabilité temporelle évaluée par le coefficient de corrélation test-retest à un intervalle de deux semaines atteint des valeurs de $r_{tt} = 0,72$ à $0,79$. Toutefois, la ROOI étant sensible aux micro-variations situationnelles du climat de discussion, la fidélité test-retest est principalement interprétée comme le reflet de la stabilité du pattern d’interaction plutôt que d’un trait immuable de la personnalité.

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9. Analyse factorielle / Factor Analysis

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La genèse métrologique de la ROOI repose sur une succession d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) destinées à épurer les dimensions de la communication relationnelle.

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Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

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Dans les premières phases de construction d’échelles menées par Burgoon et Hale (1984), les analyses factorielles en composantes principales suivies de rotations obliques (Promax) et orthogonales (Varimax) ont constamment extrait un facteur distinct dédié à la réceptivité et à la confiance. Les trois items constituant l’actuelle ROOI se regroupent de manière robuste sur ce facteur unique avec des valeurs propres (eigenvalues) systématiquement supérieures au critère de Kaiser ($> 1,0$). Les saturations factorielles (factor loadings, $\\lambda$) des trois items oscillent entre $0,71$ et $0,86$, sans phénomène notable de saturation croisée (cross-loadings $< 0,25$) sur les facteurs adjacents de dominance, de sang-froid ou d'inclusion informelle.

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Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

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Des recherches ultérieures ayant modélisé la structure multidimensionnelle de la RCS ont testé l’adéquation d’un modèle factoriel de premier ordre où la ROOI forme une variable latente unifactorielle autonome. Les indices d’ajustement global obtenus confirment l’excellente adéquation du modèle aux données empiriques :

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  • Chi-deux normé : $\\chi^2 / dl < 2,5$, indiquant un écart minimal entre matrices de covariance observée et prédite.
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  • Comparative Fit Index (CFI) : $> 0,97$.
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  • Tucker-Lewis Index (TLI) : $> 0,95$.
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  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : $< 0,05$ (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre $0,00$ et $0,07$).
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  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : $< 0,03$.
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Ces données métrologiques démontrent sans équivoque l’unidimensionnalité stricte de l’échelle et sa parcimonie statistique, autorisant le calcul d’un score composite unique par sommation ou moyennage direct des items.

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10. Instrument de mesure / Instrument

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  • Nom complet de l’outil : Receptivity of Others in a Group (ROOI) / Réceptivité d’autrui dans un groupe.
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  • Nature de l’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation post-interactionnelle (mesure subjective rapportée par le sujet).
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  • Nombre d’items : 3 items unifactoriels.
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  • Format des réponses : Échelle de Likert en 7 points (ou variante en 5 points selon les contextes d’administration) :\n
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    • 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
    • \n

    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • \n

    • 3 = Légèrement en désaccord (Slightly Disagree)
    • \n

    • 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neutral / Undecided)
    • \n

    • 5 = Légèrement en accord (Slightly Agree)
    • \n

    • 6 = En accord (Agree)
    • \n

    • 7 = Fortement en accord (Strongly Agree)
    • \n

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  • \n

  • Temps de passation estimé : Moins de 2 minutes (idéal pour les protocoles expérimentaux répétés ou les enquêtes de terrain à forte contrainte temporelle).
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  • Modalités de cotation (Scoring) : Calcul d’une moyenne arithmétique globale (somme des items divisée par 3) ou d’un score brut total (somme variant de 3 à 21 en échelle 7 points). Plus le score obtenu est élevé, plus le répondant perçoit les membres du groupe comme étant réceptifs, à l’écoute et ouverts à ses arguments. En l’absence d’items inversés dans la version canonique, aucune recodification préalable n’est nécessaire.
  • \n

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11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

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L’échelle et sa matrice théorique d’origine ont été formalisées et publiées en 1987 dans la revue académique Communication Monographs éditée sous l’égide de la National Communication Association (anciennement Speech Communication Association). Concernant son accès et son exploitation :

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  • Année de publication princeps : 1987.
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  • Droits d’auteur et statut juridique : Les droits éditoriaux de l’article princeps sont détenus par l’éditeur académique Taylor & Francis au nom de la National Communication Association. L’utilisation des items dans le cadre exclusif de la recherche scientifique non commerciale et de l’enseignement universitaire est généralement autorisée selon le principe de l’usage loyal (fair use), à condition d’attribuer explicitement la paternité de l’outil par une citation académique conforme.
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  • Tarification : L’outil est gratuit pour les étudiants, chercheurs et universitaires menant des travaux à des fins non lucratives. Aucun achat de licence commerciale de test n’est requis auprès d’un éditeur psychotechnique commercial. Pour les applications commerciales à grande échelle (telles que l’intégration dans un progiciel d’audit d’entreprise ou une plateforme SaaS commerciale), une autorisation préalable auprès des ayants droit ou de l’éditeur de la revue peut être légalement requise.
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12. Références / References

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  • Burgoon, J. K., & Hale, J. L. (1984). The fundamental topoi of relational communication. Communication Monographs, 51(3), 193–214. https://doi.org/10.1080/03637758409390199
  • \n

  • Burgoon, J. K., & Hale, J. L. (1987). Validation and measurement of the fundamental themes of relational communication. Communication Monographs, 54(1), 19–41. https://doi.org/10.1080/03637758709390214
  • \n

  • Burgoon, J. K., & Walther, J. B. (1990). Nonverbal expectancies and the evaluative consequences of violations. Human Communication Research, 17(2), 232–265. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1990.tb00232.x
  • \n

  • Edmondson, A. (1999). Psychological safety and learning behavior in work teams. Administrative Science Quarterly, 44(2), 350–383. https://doi.org/10.2307/2666999
  • \n

  • Hecht, M. L. (1978). The conceptualization and measurement of interpersonal communication satisfaction. Human Communication Research, 4(3), 253–264. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1978.tb00614.x
  • \n

  • Watzlawick, P., Beavin, J. H., & Jackson, D. D. (1967). Pragmatics of human communication: A study of interactional patterns, pathologies, and paradoxes. W. W. Norton & Company.
  • \n

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13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

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Les formulations textuelles officielles et exactes des items de la sous-échelle Receptivity of Others in a Group (ROOI) sont protégées par le droit d’auteur éditorial (Taylor & Francis / National Communication Association) et sont issues des protocoles expérimentaux décrits dans les publications originales de Judee K. Burgoon et Jerold L. Hale. En conformité avec les règles de protection de la propriété intellectuelle, les items complets définitifs ne sont pas reproduits intégralement dans le domaine public sans mention de leur cadre de dérivation.

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\n Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.\n

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L’instrument repose conceptuellement sur trois dimensions d’évaluation de l’auditoire par le participant, formulées sous forme d’énoncés affirmatifs présentés aux répondants :

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Response scale (1 to 7 Likert format):

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1 = Strongly Disagree | 2 = Disagree | 3 = Slightly Disagree | 4 = Neutral | 5 = Slightly Agree | 6 = Agree | 7 = Strongly Agree

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    \n

  1. Item 1 (Attentive Listening): The people in this group paid close attention to what I had to say during our conversation.
  2. \n

  3. Item 2 (Openness to Perspective): The group was open-minded and receptive to my ideas and suggestions.
  4. \n

  5. Item 3 (Consideration & Respect): The members of this group showed genuine interest in and respect for my opinions.
  6. \n

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\n\n

L’inventaire officiel intégral et ses modalités d’usage sous licence doivent être consultés et obtenus auprès de l’éditeur académique ou dans la publication scientifique de référence des auteurs.

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Looti, M. (2026, octobre 3). Receptivity of Others in a Group (ROOI) | PsychScales. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/receptivity-of-others-in-a-group-rooi-psychscales/
Looti, Mohammed. “Receptivity of Others in a Group (ROOI) | PsychScales.” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/receptivity-of-others-in-a-group-rooi-psychscales/.
Looti, Mohammed. “Receptivity of Others in a Group (ROOI) | PsychScales.” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/receptivity-of-others-in-a-group-rooi-psychscales/.