1. Résumé / Abstract
Le Rapport personnel d’appréhension de la communication interculturelle (Personal Report of Intercultural Communication Apprehension, ou PRICA), développé par les chercheurs James W. Neuliep et James C. McCroskey en 1997, constitue l’un des instruments psychométriques les plus reconnus et empiriquement validés pour mesurer l’anxiété et la peur associées aux interactions entre individus issus de contextes culturels distincts. L’échelle est conçue comme un outil d’auto-évaluation unidimensionnel composé de 14 items formulés sous la forme d’affirmations ciblées portant sur les réactions affectives, cognitives et comportementales ressenties lors de situations de communication interculturelle, qu’elles soient interindividuelles ou en groupe. Les participants expriment leur degré d’accord sur une échelle de type Likert en 5 points, allant de 1 (« Fortement en désaccord ») à 5 (« Fortement d’accord »).
Sur le plan psychométrique, le PRICA se distingue par des indices de fidélité particulièrement élevés, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant de manière constante entre 0,86 et 0,95 à travers une multitude d’échantillons démographiques, estudiantins et professionnels dans diverses zones géographiques (notamment en Amérique du Nord, en Asie de l’Est et en Europe). L’analyse factorielle (exploratoire et confirmatoire) met en évidence une structure unifactorielle robuste rendant compte d’une disposition générale à l’appréhension communicative, malgré la présence équilibrée d’items formulés positivement (7 items) et négativement (7 items) afin de limiter les biais d’acquiescement. Le score composite global s’étend de 14 à 70 points, permettant de catégoriser les individus selon trois niveaux distincts d’appréhension : faible (< 32), modéré (32-52) et élevé (> 52). L’instrument bénéficie d’une solide validité convergente et discriminante, corrélant de façon attendue avec des construits tels que l’ethnocentrisme, la compétence communicative interculturelle perçue, la volonté de communiquer (WTC) et l’anxiété généralisée.
2. Mots-clés / Keywords
Appréhension de la communication interculturelle, PRICA, James C. McCroskey, James W. Neuliep, anxiété de communication, psychométrie, compétence interculturelle, communication interculturelle, échelle d’évaluation, adaptation transculturelle, anxiété sociale, évitement communicatif.
3. Auteurs / Authors
Le PRICA a été conçu conjointement par deux figures majeures de la recherche en communication interpersonnelle et interculturelle :
- James W. Neuliep, Ph.D. : Professeur émérite d’études de la communication au St. Norbert College (De Pere, Wisconsin, États-Unis). Ses travaux de recherche pionniers portent sur la communication interculturelle, la théorie de la gestion de l’incertitude et de l’anxiété, ainsi que sur le développement d’instruments de mesure de l’ethnocentrisme et de l’appréhension communicative interethnique et interculturelle. Courriel institutionnel :
[email protected]. - James C. McCroskey, Ed.D. (1938–2012) : Ancien professeur émérite et directeur du département des études de communication à la West Virginia University (Morgantown, Virginie-Occidentale, États-Unis), puis affilié à l’University of Alabama at Birmingham. Reconnu internationalement comme le théoricien fondamental de l’appréhension de la communication (Communication Apprehension, CA), auteur prolifique de dizaines d’instruments standardisés d’évaluation communicative (notamment le PRCA-24).
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Personal Report of Intercultural Communication Apprehension (PRICA) est d’isoler, de quantifier et d’évaluer le niveau d’anxiété, de peur ou d’appréhension anticipée qu’éprouve un individu lorsqu’il est confronté à des interactions réelles ou anticipées avec des personnes issues de milieux culturels différents du sien. Alors que les échelles traditionnelles d’appréhension communicative (telles que le PRCA-24 de McCroskey) s’intéressent à des contextes structurels généraux (discours public, réunions, petits groupes, dyades), le PRICA applique ce paradigme à la variable écologique et sociocognitive spécifique que constitue la diversité culturelle.
Applications en recherche
Dans le domaine académique, le PRICA est largement déployé pour investiguer les antécédents, les corrélats et les conséquences de la détresse psychologique dans les échanges interculturels. Les chercheurs s’en servent pour :
- Analyser l’impact de l’anxiété sur l’efficacité communicative et la négociation des significations partagées.
- Examiner les relations bidirectionnelles entre l’ethnocentrisme généralisé, les stéréotypes implicites et le retrait social lors de rencontres interculturelles.
- Mesurer les trajectoires longitudinales d’adaptation des étudiants internationaux, des diplomates et des expatriés dans le cadre de programmes d’immersion ou de mobilité internationale.
- Évaluer l’efficacité pédagogique des formations universitaires ou professionnelles à la compétence interculturelle et à la communication internationale.
Applications cliniques, organisationnelles et éducatives
Sur le plan pratique et appliqué, le PRICA constitue un outil diagnostique et réflexif de premier plan :
- En milieu organisationnel multinational : Il permet d’identifier les besoins en formation des cadres, négociateurs et équipes distribuées à l’échelle mondiale. Des niveaux élevés d’appréhension prédisent fréquemment des comportements de retrait, des erreurs de transmission d’information critique et des frictions relationnelles au sein des équipes multiculturelles.
- En contexte éducatif et universitaire : L’instrument sert de pré-test et post-test pour évaluer les gains des cursus d’études à l’étranger ou des modules de sensibilisation interculturelle, aidant les conseillers d’orientation à offrir un soutien ciblé aux étudiants présentant des blocages sévères face à l’altérité culturelle.
- En consultation et coaching : Le PRICA offre une base objective pour la psychoéducation, aidant le client à dissocier une timidité générale d’une appréhension ciblée induite par l’incertitude culturelle, guidant ainsi des interventions de désensibilisation systématique ou de restructuration cognitive.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le PRICA est l’appréhension de la communication interculturelle (Intercultural Communication Apprehension, ICA). Ce construit est théoriquement défini comme le niveau de peur ou d’anxiété associé à une communication réelle ou anticipée avec des personnes dont l’origine culturelle diffère significativement de la sienne (Neuliep & McCroskey, 1997). L’ICA est envisagé comme une disposition de type « trait contextuel » (context-based trait) : bien qu’il présente une certaine stabilité temporelle chez un individu donné, il s’active préférentiellement en présence de déclencheurs culturels spécifiques.
Composantes cognitives, affectives et comportementales
Le construit opérationnalisé par le PRICA s’articule autour de trois dimensions interdépendantes qui convergent vers un facteur unifié d’appréhension :
- La composante affective (réactivité physiologique et émotionnelle) : L’expérience somatique de nervosité, de tension musculaire, d’inconfort viscéral et de malaise. Les individus caractérisés par une ICA élevée rapportent une hyperactivation du système nerveux autonome (tachycardie, transpiration, sensation d’oppression) dès lors qu’ils envisagent une interaction avec un interlocuteur étranger. Par opposition, les scores faibles traduisent un état de calme, de relaxation et de sérénité émotionnelle.
- La composante cognitive (traitement de l’information et sentiment d’efficacité) : Elle englobe la surcharge cognitive, l’embrouillement de la pensée (item 13 : « My thoughts become confused and jumbled… ») et les anticipations négatives d’incompétence communicative ou de malentendu culturel. L’incapacité à prédire avec certitude les codes comportementaux d’autrui entraîne une saturation attentionnelle qui paralyse le traitement fluide de la parole.
- La composante comportementale (approche versus évitement) : L’inclination à s’engager activement dans les échanges ou, à l’inverse, à fuir le contact. Cela se traduit par une réticence à prendre la parole (item 11 : « I am afraid to speak up… ») ou une propension à s’isoler des groupes culturellement hétérogènes.
Distinction avec des construits connexes
Il convient de distinguer rigoureusement l’appréhension de la communication interculturelle d’autres variables psychologiques proches :
- Appréhension de la communication générale (Trait CA) : L’appréhension générale se manifeste indifféremment face à des interlocuteurs de même culture ou de culture différente. L’ICA peut être élevée chez un individu parfaitement à l’aise au sein de son propre groupe culturel (faible CA intra-culturelle), révélant la saillance de la barrière culturelle perçue.
- Appréhension de la communication interethnique (PRECA) : Développée concomitamment par Neuliep et McCroskey (1997), l’échelle PRECA mesure l’appréhension entre sous-groupes ethniques au sein d’un même État-nation ou d’un même système culturel global, tandis que le PRICA cible les frontières culturelles au sens large, incluant les nationalités, les langues et les visions du monde différentes.
- Anxiété sociale générale : Alors que la phobie sociale relève d’un trouble anxieux diffus axé sur le jugement d’autrui dans toute situation sociale, le PRICA évalue une anxiété fonctionnelle conditionnée par la distance culturelle perçue.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le PRICA s’enracine au confluent de deux courants théoriques majeurs de la psychologie sociale et des sciences de la communication : la théorie de l’appréhension de la communication de James C. McCroskey et la Théorie de la gestion de l’anxiété et de l’incertitude (Anxiety/Uncertainty Management Theory, AUM) formalisée par William B. Gudykunst.
Le modèle de l’appréhension de la communication (McCroskey)
Dès les années 1970, McCroskey a théorisé que l’appréhension de la communication résulte d’un conditionnement aversif et de schémas cognitifs d’impuissance acquise. Selon ce modèle, l’appréhension peut opérer à quatre niveaux d’abstraction : trait général, contexte spécifique, type d’interlocuteur, ou situation singulière. Le PRICA opérationnalise l’appréhension au niveau du contexte culturel. Lorsqu’un individu interagit avec une personne de culture différente, les scripts comportementaux habituels deviennent caducs ou inopérants, ce qui prive le communicateur de ses repères routiniers et déclenche une réaction d’anxiété.
La théorie AUM de Gudykunst
La théorie de la gestion de l’anxiété et de l’incertitude (AUM Theory) postule que lors de rencontres avec des « étrangers » (strangers), deux variables fondamentales modulent l’efficacité de la communication :
- L’incertitude cognitive : L’incapacité à prédire et à expliquer les attitudes, croyances et comportements d’autrui.
- L’anxiété affective : Un sentiment diffus d’inconfort, d’inquiétude et de tension émotionnelle face à l’inconnu culturel.
Gudykunst a établi que pour communiquer de manière compétente, les individus doivent maintenir leur anxiété et leur incertitude entre des seuils minimum et maximum. Si l’anxiété dépasse le seuil maximal tolérable, l’individu entre dans une phase d’évitement ou d’inhibition cognitive totale, ce qui correspond exactement aux scores élevés observés sur le PRICA. Le PRICA sert ainsi d’indicateur opérationnel direct du versant affectif de l’AUM.
Théories de l’identité sociale et de la catégorisation d’autrui
La théorie de l’identité sociale de Henri Tajfel et John Turner apporte un éclairage complémentaire : la saillance de l’appartenance à l’endogroupe (in-group) face à un membre de l’exogroupe (out-group) accentue la perception des menaces symboliques et réalistes (Stephan & Stephan). L’inconnu culturel est instinctivement catégorisé comme imprévisible, activant des mécanismes de vigilance défensive qui nourrissent l’appréhension communicative captée par les items du PRICA.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du PRICA a fait l’objet de nombreuses validations empiriques depuis sa parution inaugurale en 1997 par Neuliep et McCroskey, confirmant sa robustesse à travers divers contextes culturels et linguistiques.
Validité de construit et validité factorielle
Dans l’étude princeps de Neuliep et McCroskey (1997), menée auprès d’un échantillon initial d’étudiants universitaires américains (N = 387), les auteurs ont démontré que les 14 items saturaient de façon prédominante sur un facteur général sous-jacent, expliquant une part substantielle de la variance totale des scores (plus de 45 % à 55 % selon les études). La structure unifactorielle a été reproduite tant par analyse factorielle exploratoire (AFE) que confirmatoire (AFC).
Validité convergente
La validité convergente du PRICA est démontrée par des corrélations statistiquement significatives et théoriquement cohérentes avec une pluralité d’autres instruments psychométriques :
- Ethnocentrisme : Des corrélations positives modérées à fortes (généralement comprises entre r = 0,35 et r = 0,55, p < 0,001) sont systématiquement observées avec l’échelle Generalized Ethnocentrism Scale (GENE) de Neuliep et McCroskey. Plus un individu est ethnocentrique, plus son niveau d’appréhension face à d’autres cultures est élevé.
- Appréhension générale de la communication (PRCA-24) : Les corrélations entre le PRICA et le PRCA-24 varient habituellement de r = 0,40 à r = 0,60, démontrant que l’anxiété interculturelle partage une variance commune avec l’anxiété de communication globale tout en conservant une spécificité contextuelle non réductible à celle-ci.
- Névrosisme et anxiété-trait : Corrélations positives significatives avec les sous-échelles de névrosisme du Big Five (NEO-PI-R) et le STAI de Spielberger (r ≈ 0,30 à 0,45).
Validité discriminante
Le PRICA montre des corrélations négatives attendues avec des construits positifs de communication et d’ouverture d’esprit :
- Volonté de communiquer interculturelle (Intercultural WTC) : Corrélations fortement négatives (r = -0,45 à -0,65), indiquant que les personnes appréhensives évitent délibérément les occasions de prise de parole avec des interlocuteurs étrangers.
- Efficacité communicative interculturelle perçue : Relations négatives robustes avec les mesures d’auto-efficacité et d’intelligence culturelle (CQ).
- Tolérance à l’ambiguïté : Corrélations modérément négatives (r = -0,30 à -0,40), confirmant que l’intolérance face à l’inconnu stimule la détresse communicative.
Validité transculturelle et invariance de mesure
L’instrument a été évalué dans divers contextes internationaux, notamment au Japon (Neuliep et al., 2001), en Corée du Sud, en Chine continentale et en Espagne. Bien que les scores moyens puissent fluctuer en raison de normes culturelles de réserve ou de modestie (par exemple, les scores moyens d’ICA sont fréquemment plus élevés chez les étudiants japonais que chez leurs homologues américains en raison des concepts de ryōshiki et de face sociale), la structure sous-jacente et les propriétés convergentes demeurent remarquablement stables, démontrant une invariance métrique et configuralle acceptable.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du PRICA a été documentée dans une multitude de publications avec des standards métrologiques rigoureux, attestant d’une consistance interne exceptionnelle et d’une remarquable stabilité temporelle.
Consistance interne
Dans l’étude fondatrice de Neuliep et McCroskey (1997), le coefficient alpha de Cronbach (α) obtenu pour le PRICA était de 0,94. Les réplications subséquentes dans la littérature internationale rapportent de façon quasi universelle des valeurs d’alpha supérieures aux seuils conventionnels d’excellence (> 0,85) :
- Neuliep et Ryan (1998) : α = 0,93.
- Neuliep, Chaudoir et McCroskey (2001) : α = 0,91 (échantillon américain) et α = 0,89 (échantillon japonais).
- McCroskey, Sallinen, Lehtonen et Richmond (2000) : α variant de 0,88 à 0,94 dans des cohortes européennes et scandinaves.
- Lin et Rancer (2003) : α = 0,92.
L’analyse des corrélations item-total corrigées indique que chaque item contribue significativement au score global, les valeurs de corrélation se situant généralement entre 0,55 et 0,78, sans qu’aucune suppression d’item n’augmente substantiellement le coefficient de consistance globale.
Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)
Les investigations portant sur la stabilité temporelle du PRICA sur des intervalles de deux à six semaines chez des populations sans intervention formatrice révèlent des coefficients de corrélation test-retest (r de Pearson) compris entre 0,82 et 0,88. Cette stabilité confirme que le construit mesuré par le PRICA opère bien comme un trait contextuel stable plutôt que comme un simple état émotionnel fugace, tout en demeurant sensible aux interventions d’apprentissage intensif ou d’immersion prolongée.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle du PRICA a été minutieusement disséquée par des méthodes exploratoires et confirmatoires afin de s’assurer de sa dimensionalité.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Dans les premières analyses factorielles en composantes principales (avec rotation Varimax et Promax) menées par Neuliep et McCroskey, un facteur dominant émerge nettement avec une valeur propre (eigenvalue) très élevée (typiquement > 6,0), expliquant une proportion majeure de la variance totale (autour de 50 %). L’examen du graphique des valeurs propres (scree plot de Cattell) confirme sans ambiguïté une cassure après le premier facteur, validant le postulat d’une échelle essentiellement unidimensionnelle.
Dans certaines modélisations exploratoires non contraintes, une structure apparente à deux facteurs peut émerger : l’un regroupant les items formulés positivement (calme, plaisir, détente ; items 1, 3, 5, 7, 9, 10, 12) et l’autre regroupant les items formulés négativement (nervosité, tension, peur ; items 2, 4, 6, 8, 11, 13, 14). Cependant, la littérature psychométrique contemporaine a clairement établi que cette bifurcation représente un artéfact statistique d’effet de méthode (lié à la polarité des énoncés) plutôt qu’une réelle multidimensionalité substantielle du construit.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les études ayant soumis le PRICA à l’épreuve de l’analyse factorielle confirmatoire (CFA) comparent généralement un modèle unifactoriel standard à un modèle unifactoriel incorporant un facteur de méthode non biaisé pour les items inversés. Les indices d’ajustement du modèle unifactoriel avec contrôle des covariances d’erreurs entre items de même valence atteignent d’excellents critères d’adéquation :
- Chi-deux normé (χ²/df) : < 2,5.
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,94.
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,93.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,06 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,04 et 0,07).
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,05.
Toutes les saturations factorielles standardisées (factor loadings) des 14 items sur le facteur latent d’appréhension interculturelle sont robustes et hautement significatives (p < 0,001), variant de 0,58 à 0,84, confirmant la cohésion interne exceptionnelle du PRICA.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Personal Report of Intercultural Communication Apprehension (PRICA).
- Nature de l’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
- Nombre d’items : 14 items formulés sous la forme d’affirmations comportementales et affectives.
- Polarité des items :
- 7 items orientés vers l’aisance/la détente communicative (items inversés) : 1, 3, 5, 7, 9, 10, 12.
- 7 items orientés vers l’appréhension/la nervosité : 2, 4, 6, 8, 11, 13, 14.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 échelons :
- 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
- 2 = En désaccord (Disagree)
- 3 = Neutre (Neutral / are Neutral)
- 4 = D’accord (Agree)
- 5 = Fortement d’accord (Strongly Agree)
- Algorithme de cotation (Scoring) : Le calcul du score total s’effectue en trois étapes précises :
- Étape 1 : Additionner les scores bruts des items orientés positivement : Total 1 = Item 1 + Item 3 + Item 5 + Item 7 + Item 9 + Item 10 + Item 12.
- Étape 2 : Additionner les scores bruts des items orientés négativement : Total 2 = Item 2 + Item 4 + Item 6 + Item 8 + Item 11 + Item 13 + Item 14.
- Étape 3 : Appliquer la formule de conversion linéaire :
Score PRICA = 42 – Total 1 + Total 2
- Étendue théorique des scores : Les scores s’étendent de 14 à 70 points.
- Normes d’interprétation des scores :
- Score inférieur à 32 (< 32) : Faible appréhension de la communication interculturelle (l’individu est très confiant, détendu et motivé face aux interlocuteurs d’autres cultures).
- Score compris entre 32 et 52 (32 – 52) : Niveau modéré d’appréhension (réaction commune correspondant à une vigilance émotionnelle adaptative sans blocage invalidant).
- Score supérieur à 52 (> 52) : Forte appréhension de la communication interculturelle (l’individu éprouve un haut niveau d’anxiété, de peur et de confusion cognitive pouvant susciter un évitement sévère du contact culturel).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement : 1997 (formalisation finale et publication scientifique princeps par James W. Neuliep et James C. McCroskey ; versions préliminaires dès la fin des années 1980).
- Statut des droits d’auteur et accessibilité : Domaine public à des fins académiques, pédagogiques et de recherche non commerciale. Fidèle à la philosophie de diffusion scientifique ouverte adoptée par James C. McCroskey tout au long de sa carrière, l’instrument est mis à la libre disposition des chercheurs, cliniciens et enseignants sans versement de redevance ni paiement de licence.
- Tarifs / Coût : Gratuit pour toute utilisation éducative et scientifique. Aucune licence payante n’est exigée pour l’administration papier ou informatisée dans le cadre de recherches non lucratives.
- Conditions d’utilisation : Les utilisateurs sont tenus de citer la publication originale des auteurs (Neuliep & McCroskey, 1997) dans leurs rapports d’étude ou mémoires de recherche, et de veiller à ce que l’intégrité du libellé des items et de la formule de cotation soit scrupuleusement préservée.
- Source institutionnelle en ligne : Disponible via les archives de recherche du Pr McCroskey hébergées sur le portail officiel de l’Université de Virginie-Occidentale : http://www.jamescmccroskey.com/measures/prica.htm.
12. Références / References
Voici les références bibliographiques académiques relatives au PRICA et aux modèles théoriques sous-jacents, formulées selon les normes de l’American Psychological Association (APA 7e édition) :
- Gudykunst, W. B. (1993). Toward a theory of effective interpersonal and intergroup communication: An anxiety/uncertainty management (AUM) perspective. In R. L. Wiseman & J. Koester (Eds.), Intercultural communication competence (pp. 33-71). SAGE Publications. https://doi.org/10.4135/9781483325996
- Gudykunst, W. B. (2005). An anxiety/uncertainty management (AUM) theory of strangers’ intercultural communication. In W. B. Gudykunst (Ed.), Theorizing about intercultural communication (pp. 419-457). SAGE Publications.
- Lin, Y., & Rancer, A. S. (2003). Ethnocentrism, intercultural communication apprehension, intercultural willingness-to-communicate, and intentions to participate in an intercultural dialogue program: Testing a proposed model. Communication Research Reports, 20(1), 62-72. https://doi.org/10.1080/08824090309388800
- McCroskey, J. C. (1977). Oral communication apprehension: A summary of recent theory and research. Human Communication Research, 4(1), 78-96. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1977.tb00599.x
- McCroskey, J. C. (1982). An introduction to rhetorical communication (4th ed.). Prentice-Hall.
- McCroskey, J. C., Sallinen, A., Lehtonen, J., & Richmond, V. P. (2000). Willingness to communicate, communication apprehension, and self-perceived communication competence: A intercultural investigation. Communication Research Reports, 17(2), 145-154. https://doi.org/10.1080/08824090009388761
- Neuliep, J. W. (2012). The relationship among intercultural communication apprehension, ethnocentrism, uncertainty reduction, and communication satisfaction during initial intercultural interaction: An extension. Journal of Intercultural Communication Research, 41(1), 1-16. https://doi.org/10.1080/17475759.2011.623239
- Neuliep, J. W., Chaudoir, M., & McCroskey, J. C. (2001). A cross-cultural comparison of ethnocentrism among Japanese and United States college students. Communication Research Reports, 18(2), 137-146. https://doi.org/10.1080/08824090109384791
- Neuliep, J. W., & McCroskey, J. C. (1997). The development of intercultural and interethnic communication apprehension scales. Communication Research Reports, 14(4), 385-398. https://doi.org/10.1080/08824099709388682
- Neuliep, J. W., & Ryan, D. J. (1998). The influence of intercultural communication apprehension and socio-communicative style on intercultural communication competence. Communication Research Reports, 15(4), 442-451. https://doi.org/10.1080/08824099809362143
- Stephan, W. G., & Stephan, C. W. (1985). Intergroup anxiety. Journal of Social Issues, 41(3), 157-175. https://doi.org/10.1111/j.1540-4560.1985.tb01134.x
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Strongly Disagree = 1; Disagree = 2; are Neutral = 3; Agree = 4; Strongly Agree = 5
- Generally‚ I am comfortable interacting with a group of people from different cultures.
- I am tense and nervous while interacting with people from different cultures.
- I like to get involved in group discussion with others who are from different cultures.
- Engaging in a group discussion with people from different cultures makes me nervous.
- I am calm and relaxed with interacting with a group of people who are from different cultures.
- While participating in a conversation with a person from a different culture‚ I get nervous.
- I have no fear of speaking up in a conversation with a person from a different culture.
- Ordinarily I am very tense and nervous in a conversation with person from a different culture.
- Ordinarily I am very calm and relaxed in conversations with a person from a different culture.
- While conversing with a person from a different culture‚ I feel very relaxed.
- I am afraid to speak up in conversations with a person from a different culture.
- I face the prospect of interacting with people from different cultures with confidence.
- My thoughts become confused and jumbled when interacting with people from different cultures.
- Communicating with people from different cultures makes me feel uncomfortable.