Quotient du spectre de l’empathie pour adolescents (EQ) – Version parents

Le Quotient du spectre de l’empathie pour adolescents (EQ) – Version parents (Auyeung et al., 2012) est un outil psychométrique de 40 items évaluant l’empathie cognitive et affective chez les 12-15 ans.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Quotient du spectre de l’empathie pour adolescents – Version parents (Adolescent Empathy Spectrum Quotient – Parent version, EQ-Adolescent) est un instrument psychométrique standardisé hétéro-rapporté, conçu initialement par Bonnie Auyeung, Carrie Allison, Sally Wheelwright et Simon Baron-Cohen au sein de l’Autism Research Centre (ARC) de l’Université de Cambridge en 2012. Destiné à l’évaluation des adolescents âgés de 12 à 15 ans, ce questionnaire de 40 items vise à mesurer les compétences empathiques globales, englobant tant l’empathie cognitive (la capacité d’inférer, de comprendre et d’adopter la perspective psychologique d’autrui ou théorie de l’esprit) que l’empathie affective (la propension à ressentir une réponse émotionnelle congruente face aux états affectifs d’une tierce personne).

Rempli par l’un des parents ou un tuteur légal possédant une connaissance intime et longitudinale des comportements socio-émotionnels du jeune, le test utilise une échelle de réponse ordinale à 4 points (Definitely Agree, Slightly Agree, Slightly Disagree, Definitely Disagree). Le système de cotation attribue 0, 1 ou 2 points selon l’orientation de l’item (positif ou inversé), produisant un score total compris entre 0 et 80. Sur le plan des propriétés psychométriques, l’EQ-Adolescent présente une cohérence interne élevée (coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,86 et 0,91) et une excellente stabilité temporelle test-retest. L’instrument démontre une validité discriminante remarquable, différenciant avec une grande sensibilité les adolescents présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) des adolescents au développement typique, tout en répliquant les différences sexuelles théorisées dans le modèle empathisation-systématisation (E-S).

2. Mots-clés / Keywords

Empathie, Quotient d’empathie, Adolescence, Évaluation parentale, Trouble du spectre de l’autisme, Théorie de l’esprit, Empathie cognitive, Empathie affective, Théorie empathisation-systématisation, Psychométrie, Validité de construit, Cognition sociale, Différences sexuelles, Échelle hétéro-rapportée.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été développé par une équipe multidisciplinaire de psychologues et de neuroscientifiques affiliés au Centre de recherche sur l’autisme du Département de psychiatrie de l’Université de Cambridge, Royaume-Uni :

  • Bonnie Auyeung, Ph.D. : Professeure de psychologie au Département de psychologie de l’Université d’Édimbourg et chercheuse associée à l’Université de Cambridge. Contact : [email protected].
  • Carrie Allison, Ph.D. : Directrice de la stratégie de recherche à l’Autism Research Centre (ARC), Université de Cambridge.
  • Sally Wheelwright, M.Phil. : Chercheuse associée principale à l’ARC, spécialisée dans la psychométrie des troubles neurodéveloppementaux.
  • Simon Baron-Cohen, Ph.D., FBA, FMedSci : Professeur de psychopathologie du développement à l’Université de Cambridge, directeur du Centre de recherche sur l’autisme, membre émérite du Trinity College. Contact : [email protected].

4. Objectif / Purpose

Le Quotient du spectre de l’empathie pour adolescents (EQ-Parent) a été spécifiquement développé pour combler une lacune méthodologique majeure dans l’évaluation quantitative de l’empathie au cours de la période transitionnelle charnière qu’est l’adolescence (12 à 15 ans). Bien que l’Empathy Quotient pour adultes (Baron-Cohen & Wheelwright, 2004) ait largement fait ses preuves dans l’évaluation auto-rapportée, et que la version pour enfants (Childhood EQ ; Auyeung et al., 2009) s’adresse aux 4-11 ans, les adolescents présentent des particularités développementales qui rendent les auto-évaluations parfois sujettes à des biais majeurs de métacognition, de désirabilité sociale ou d’anosognosie socio-émotionnelle, particulièrement en cas de trouble neurodéveloppemental.

L’objectif fondamental de cet instrument est double :

  • Dans le contexte clinique : Fournir aux pédopsychiatres, neuropédiatres et psychologues cliniciens une mesure robuste, standardisée et rapide à administrer des manifestations comportementales associées au déficit ou à l’altération de l’empathie. Il sert d’adjuvant diagnostique de premier ordre pour caractériser le phénotype comportemental dans le cadre de suspicions de troubles du spectre de l’autisme, de troubles de la communication sociale pragmatique ou de profils psychopathologiques apparentés, caractérisés par des ruptures dans les relations interpersonnelles, une cécité mentale relative ou des comportements d’inadaptation sociale.
  • Dans le contexte de la recherche fondamentale et translationnelle : Éprouver empiriquement les hypothèses relatives aux différences interindividuelles et sexuées dans les compétences sociales, évaluer les corrélats neurobiologiques de l’empathie au cours de la puberté et tester la validité du modèle Empathisation-Systématisation (E-S) et de la théorie du cerveau masculin extrême (Extreme Male Brain theory) durant la phase critique de maturation cortico-limbique de l’adolescent.

Le recours à une évaluation hétéro-rapportée par les parents capitalise sur l’observation écologique et longitudinale que ceux-ci effectuent au quotidien dans des contextes variés (environnement familial, interactions amicales rapportées, réactions face aux médias, gestion des conflits entre pairs), offrant une granularité comportementale que ne permettent pas toujours de capturer les entretiens cliniques structurés ou les tests de laboratoire artificiels.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique d’empathie opérationnalisé par Baron-Cohen et ses collaborateurs est expressément multidimensionnel. L’empathie y est définie non pas comme une simple réponse émotionnelle réflexe, mais comme la capacité dynamique à attribuer des états mentaux appropriés (pensées, désirs, intentions, émotions) à autrui, et à réagir à ces états par une émotion appropriée. L’EQ pour adolescents articule trois composantes interactives principales :

1. L’empathie cognitive (Mentalisation / Théorie de l’esprit)

Cette dimension renvoie à la compétence intellectuelle permettant d’identifier, de décoder et de prédire les pensées, croyances et affects d’une autre personne sans nécessairement les ressentir. Elle implique une décentration cognitive et la maîtrise des règles pragmatiques de la communication. Dans le questionnaire, cette dimension est illustrée par des items tels que :

  • Item 11 : « My child can pick up quickly if someone says one thing but means another » (décodage du sous-texte, de l’ironie ou de l’implicite).
  • Item 13 : « My child finds it easy to put him/herself in somebody else’s shoes » (flexibilité perspective, prise de rôle).
  • Item 36 : « My child can tell if someone is masking their true emotion » (distinction entre expression faciale affichée et affect sous-jacent).

2. L’empathie affective (Réactivité émotionnelle)

L’empathie affective désigne la résonance émotionnelle viscérale ou affective spontanée face à l’état éprouvé par autrui, condition indispensable à l’émergence de la compassion et des comportements prosociaux d’aide. L’adolescent ne se contente pas de savoir qu’autrui souffre : cette perception engendre chez lui une réponse affective congruente. Ce domaine est ciblé par :

  • Item 19 (inversé) : « Seeing people cry doesn’t really upset my child ».
  • Item 24 : « It upsets my child to see an animal in pain ».
  • Item 27 : « My child gets upset if s/he sees people suffering on news programmes ».
  • Item 39 : « My child tends to get emotionally involved with a friend’s problems ».

3. Les compétences sociales et la sensibilité interpersonnelle

Cette composante opérationnelle traduit la mise en œuvre pratique de l’empathie dans la dynamique conversationnelle et la régulation des interactions de groupe. Elle implique l’ajustement du comportement personnel afin d’éviter l’embarras, la gêne ou la blessure morale d’autrui :

  • Item 15 : « My child is quick to spot when someone in a group is feeling awkward or uncomfortable ».
  • Item 20 (inversé) : « My child is very blunt, which some people take to be rudeness, even though this is unintentional ».
  • Item 29 : « My child can sense if s/he is intruding, even if the other person doesn’t tell him/her ».

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le socle théorique de l’Adolescent EQ repose de manière prépondérante sur la théorie Empathisation-Systématisation (E-S) élaborée par Simon Baron-Cohen (2002, 2003, 2009). Selon ce paradigme cognitif et différentiel, l’esprit humain est gouverné par deux dimensions psychologiques orthogonales majeures :

  • L’empathisation (E) : Le moteur qui pousse l’individu à identifier les émotions et pensées d’autrui et à y répondre par une émotion appropriée, favorisant la prédiction du comportement humain sur la base d’états intentionnels et contextuels non déterministes.
  • La systématisation (S) : Le moteur qui pousse à analyser, comprendre, prédire, contrôler et construire des systèmes régis par des règles (mécaniques, abstraits, naturels, taxinomiques).

Dans ce cadre conceptuel, le trouble du spectre de l’autisme est conceptualisé comme une manifestation d’un profil cognitif extrême (la théorie du cerveau masculin extrême ou Extreme Male Brain theory), caractérisé par des aptitudes de systématisation préservées voire supérieures (S >> E), associées à des difficultés substantielles dans l’empathisation (E << S). Les études normatives chez les sujets neurotypiques montrent de façon constante un dimorphisme sexuel : en moyenne, les filles obtiennent des scores significativement plus élevés en empathisation (EQ) que les garçons, tandis que l’inverse s’observe pour le Quotient de Systématisation (SQ).

Ce cadre théorique intègre également les découvertes de la neuropsychologie du développement et des neurosciences sociales, notamment les travaux sur le réseau du cerveau social (amygdale, sillon temporal supérieur, cortex préfrontal ventromédian, jonction temporo-pariétale et système des neurones miroirs). Durant l’adolescence, le remodelage synaptique et la myélinisation de ces régions soutiennent une transition critique vers des formes d’empathie plus abstraites et sophistiquées, rendant impérative l’utilisation d’outils sensibles aux dysfonctionnements de ces réseaux intégrateurs.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du Quotient du spectre de l’empathie pour adolescents (version parents) a été rigoureusement démontrée dans l’étude princeps de validation (Auyeung et al., 2012) ainsi que dans diverses réplications internationales indépendantes :

Validité discriminante et diagnostique

L’EQ-Adolescent présente une validité discriminante remarquable. Dans l’échantillon de validation d’Auyeung et al. (2012) comparant des adolescents neurotypiques (n > 400) et des adolescents diagnostiqués avec un trouble du spectre de l’autisme ou un syndrome d’Asperger (n > 150) appariés selon l’âge et le niveau intellectuel, les scores moyens à l’EQ étaient drastiquement et significativement inférieurs dans le groupe clinique (p < 0,001, d de Cohen > 1,50). De plus, l’instrument réplique avec exactitude les différences de genre au sein de la population générale : les filles adolescentes obtiennent systématiquement des scores moyens significativement plus élevés que les garçons neurotypiques (p < 0,01), confirmant les postulats du modèle E-S.

Validité convergente

L’EQ-Adolescent corrèle négativement de manière très robuste avec le Quotient du spectre de l’autisme pour adolescents (AQ-Adolescent, r ≈ -0,60 à -0,75, p < 0,001) et avec l’Échelle de réactivité sociale (Social Responsiveness Scale, SRS), attestant que les scores faibles à l’EQ reflètent fidèlement les difficultés de réciprocité sociale et de communication propres aux phénotypes autistiques. De surcroît, des corrélations positives significatives ont été rapportées avec des tests objectifs de cognition sociale administrés aux adolescents, tels que le test de lecture de l’esprit dans les yeux (Reading the Mind in the Eyes Test).

Validité de construit

Les analyses corrélationnelles avec le Quotient de systématisation pour adolescents (SQ-Adolescent) confirment l’indépendance relative des deux construits psychologiques (faible corrélation ou quasi-orthogonalité), renforçant la validité théorique du modèle bidimensionnel de Baron-Cohen.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité et de précision métrologique de l’Adolescent EQ (version parents) ont été documentées empiriquement par diverses métriques quantitatives :

  • Cohérence interne (Consistance interne) : L’analyse de l’homogénéité des items révèle un coefficient alpha de Cronbach (α) d’une grande robustesse, systématiquement rapporté entre 0,86 et 0,91 pour le score total dans les cohortes d’adolescents au développement typique, et supérieur à 0,88 dans les sous-groupes cliniques TSA. Ces indices surpassent largement le seuil conventionnel de 0,80 requis pour une utilisation clinique individualisée.
  • Fidélité test-retest : Évaluée sur des intervalles de temps allant de 3 à 6 mois auprès d’un sous-échantillon de parents, la stabilité temporelle des scores est excellente, avec des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) ou de corrélation de Pearson oscillant entre r = 0,83 et r = 0,89 (p < 0,001). Ce niveau de fidélité atteste que le questionnaire capture des traits dispositionnels et développementaux stables plutôt que des fluctuations émotionnelles situationnelles ou passagères.
  • Fidélité inter-évaluateurs : Dans les protocoles où les deux parents (père et mère) ont complété l’échelle de façon indépendante pour le même adolescent, les corrélations inter-juges demeurent élevées (r > 0,75), attestant d’une convergence observationnelle substantielle concernant les compétences sociales et empathiques du jeune.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que l’EQ ait été initialement conceptualisé pour délivrer un indice global unifié de l’empathie (score unidimensionnel), les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites sur les versions enfants, adolescents et adultes ont enrichi la compréhension de sa structure latente interne.

Les études factorielles menées sur l’EQ-Adolescent font ressortir une organisation hiérarchique :

  • Modèle unifactoriel de second ordre : Un facteur général robuste d’« Empathie globale » sous-tend l’ensemble des 40 items, justifiant pleinement l’utilisation clinique d’un score composite unique allant de 0 à 80.
  • Structure trifactorielle de premier ordre : Plusieurs modélisations en équations structurelles confirment l’existence de trois dimensions intercorrélées distinctes :
    1. Empathie cognitive / Prise de perspective : Ce facteur regroupe les items relatifs à la déduction des pensées, à la compréhension de l’ironie, à la prédiction des conduites et à la flexibilité cognitive face au point de vue d’autrui (ex. items 1, 11, 13, 14, 22, 35, 36, 40). Les saturations factorielles de ces items oscillent typiquement entre 0,45 et 0,72.
    2. Réactivité émotionnelle (Empathie affective) : Ce facteur capture les items reflétant l’émoi, la détresse par procuration et l’attendrissement face à la souffrance d’êtres vivants ou dans des contextes fictionnels (ex. items 3, 19, 24, 27, 39), affichant des saturations comprises entre 0,40 et 0,68.
    3. Aptitudes sociales / Sensibilité pragmatique : Ce facteur regroupe les comportements de tact relationnel, l’évitement de l’indiscrétion ou des maladresses sociales (ex. items 4, 8, 15, 20, 29, 31), avec des saturations factorielles souvent supérieures à 0,50.

Les indices d’ajustement globaux obtenus dans les analyses confirmatoires (CFI > 0,90 ; RMSEA ≤ 0,055) soutiennent la pertinence de ce découpage conceptuel, tout en préservant la pertinence clinique du score global sommatif.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Adolescent Empathy Spectrum Quotient – Parent version (EQ-Adolescent).
  • Population cible : Adolescents âgés de 12 à 15 ans (12 ans 0 mois à 15 ans 11 mois).
  • Informateur : Hétéro-évaluation complétée par un parent, tuteur ou responsable légal ayant une connaissance approfondie de l’adolescent.
  • Format d’administration : Questionnaire papier-crayon ou formulaire numérique standardisé.
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Nombre total d’items : 40 items comportementaux.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 4 points obligatoires (aucun point neutre) :
    • Definitely Agree (Tout à fait d’accord)
    • Slightly Agree (Plutôt d’accord)
    • Slightly Disagree (Plutôt pas d’accord)
    • Definitely Disagree (Pas du tout d’accord)
  • Système de cotation (Scoring) : Afin d’éviter les biais de réponse d’acquiescement, l’échelle combine des items formulés positivement et des items inversés (négatifs) :
    • Items formulés positivement (ex. items 1, 3, 11, 13, 14, 15, 21, 22, 23, 24, 26, 27, 28, 29, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40) :
      • Definitely Agree = 2 points
      • Slightly Agree = 1 point
      • Slightly Disagree = 0 point
      • Definitely Disagree = 0 point
    • Items formulés négativement / inversés (ex. items 2, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 12, 16, 17, 18, 19, 20, 25, 30, 31, 32, 33) :
      • Definitely Disagree = 2 points
      • Slightly Disagree = 1 point
      • Slightly Agree = 0 point
      • Definitely Agree = 0 point
  • Étendue du score total : De 0 à 80 points. Un score élevé reflète un niveau supérieur d’empathie ; un score faible (typiquement inférieur ou égal à 30) indique d’importantes difficultés d’empathie fréquemment associées au phénotype autistique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2012 (développement et validation par B. Auyeung et al.).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : © 2012, Simon Baron-Cohen et l’Autism Research Centre (ARC), University of Cambridge.
  • Conditions d’accès et tarif : L’instrument est mis à disposition gratuitement (Open Access pour la recherche et la pratique clinique non commerciale). Le questionnaire ainsi que sa grille de correction peuvent être téléchargés directement via le portail officiel de l’ARC : Autism Research Centre Tests.
  • Utilisation commerciale : Toute reproduction dans un ouvrage payant, intégration logicielle propriétaire ou usage à des fins commerciales nécessite l’autorisation formelle préalable écrite des auteurs et de l’Université de Cambridge.

12. Références / References

  • Auyeung, B., Allison, C., Wheelwright, S., & Baron-Cohen, S. (2012). Brief Report: Development of the Adolescent Empathy and Systemizing Quotients. Journal of Autism and Developmental Disorders, 42(10), 2225–2235. https://doi.org/10.1007/s10803-012-1454-7
  • Auyeung, B., Wheelwright, S., Allison, C., Atkinson, M., Samarawickrema, N., & Baron-Cohen, S. (2009). The Children’s Empathy Quotient and Systemizing Quotient: Sex Differences in Typical Development and in Autism Spectrum Conditions. Journal of Autism and Developmental Disorders, 39(11), 1509–1521. https://doi.org/10.1007/s10803-009-0772-x
  • Baron-Cohen, S. (2002). The extreme male brain theory of autism. Trends in Cognitive Sciences, 6(6), 248–254. https://doi.org/10.1016/S1364-6613(02)01904-6
  • Baron-Cohen, S., & Wheelwright, S. (2004). The Empathy Quotient: An Investigation of Adults with Asperger Syndrome or High Functioning Autism, and Normal Sex Differences. Journal of Autism and Developmental Disorders, 34(2), 163–175. https://doi.org/10.1023/B:JADD.0000022607.19833.00
  • Baron-Cohen, S., Knickmeyer, R. C., & Belmonte, M. K. (2005). Sex differences in the brain: implications for explaining autism. Science, 310(5749), 819–823. https://doi.org/10.1126/science.1115455
  • Wakabayashi, A., Baron-Cohen, S., Wheelwright, S., Goldenfeld, N., Delaney, J., Fine, D., Smith, R., & Weil, L. (2006). Development of short forms of the Empathy Quotient (EQ-Short) and the Systemizing Quotient (SQ-Short). Personality and Individual Differences, 41(5), 929–940. https://doi.org/10.1016/j.paid.2006.03.017

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: Definitely Agree, Slightly Agree, Slightly Disagree, Definitely Disagree

  1. My child can easily tell if someone else wants to enter a conversation.
  2. My child finds it difficult to explain to others things that s/he understands easily‚ when they don’t understand it the first time.
  3. My child really enjoys caring for other people.
  4. My child finds it hard to know what to do in a social situation.
  5. My child often goes too far in driving his/her point home in a discussion.
  6. It doesn’t bother my child too much if s/he is late meeting a friend.
  7. Friendships and relationships are just too difficult‚ so my child tends not to bother with them.
  8. My child often finds it difficult to judge if something is rude or polite.
  9. In a conversation‚ my child tends to focus on his/her own thoughts rather than on what his/her listener might be thinking.
  10. When s/he was younger‚ my child enjoyed cutting up worms to see what would happen.
  11. My child can pick up quickly if someone says one thing but means another.
  12. It is hard for my child to see why some things upset people so much.
  13. My child finds it easy to put him/herself in somebody else’s shoes.
  14. My child is good at predicting how someone will feel.
  15. My child is quick to spot when someone in a group is feeling awkward or uncomfortable.
  16. If my child says something that someone else is offended by‚ s/he thinks that that’s their problem‚ not his/hers.
  17. If anyone asked my child if s/he liked their haircut‚ s/he would reply truthfully‚ even if s/he didn’t like it.
  18. My child can’t always see why someone should have felt offended by a remark.
  19. Seeing people cry doesn’t really upset my child.
  20. My child is very blunt‚ which some people take to be rudeness‚ even though this is unintentional.
  21. My child doesn’t tend to find social situations confusing.
  22. My child is good at understanding how people are feeling and what they are thinking.
  23. When my child talks to other people‚ s/he tends to talk about the other person’s experience rather this his/her own.
  24. It upsets my child to see an animal in pain.
  25. My child is able to make decisions without being influenced by people’s feeling.
  26. My child can easily tell if someone else is interested or bored with what s/he is saying.
  27. My child gets upset if s/he sees people suffering on news programmes.
  28. His/her friends usually talk to my child about their problems as they say that s/he is very understanding.
  29. My child can sense if s/he is intruding‚ even if the other person doesn’t tell him/her.
  30. My child sometimes goes too far with teasing.
  31. My child is often insensitive‚ though s/he doesn’t always see why.
  32. If my child saw a stranger in a group‚ s/he would think that it is up to them to make an effort to join in.
  33. My child usually stays emotionally detached when watching a film.
  34. My child can tune into how someone else feels rapidly and intuitively.
  35. My child can easily work out what another person might want to talk about.
  36. My child can tell if someone is masking their true emotion.
  37. My child doesn’t consciously work out the rules of social situations.
  38. My child is good at predicting what someone will do.
  39. My child tends to get emotionally involved with a friend’s problems.
  40. My child can usually appreciate the other person’s viewpoint‚ even if s/he doesn’t agree with it.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Quotient du spectre de l’empathie pour adolescents (EQ) – Version parents. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/quotient-du-spectre-de-l-empathie-pour-adolescents-eq-version-parents/
Looti, Mohammed. “Quotient du spectre de l’empathie pour adolescents (EQ) – Version parents.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/quotient-du-spectre-de-l-empathie-pour-adolescents-eq-version-parents/.
Looti, Mohammed. “Quotient du spectre de l’empathie pour adolescents (EQ) – Version parents.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/quotient-du-spectre-de-l-empathie-pour-adolescents-eq-version-parents/.