1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire d’autorégulation académique (Self-Regulation Questionnaire-Academic ou SRQ-A), issu de la famille d’instruments des Self-Regulation Questionnaires développés par Richard M. Ryan et James P. Connell (1989), constitue un instrument psychométrique de référence destiné à évaluer les orientations motivationnelles et les processus de régulation comportementale chez les enfants et adolescents en milieu scolaire (du primaire supérieur au premier cycle du secondaire, environ 8 à 14 ans). Fondé sur la théorie de l’autodétermination (SDT ; Deci & Ryan, 1985, 2000) et plus particulièrement sur la théorie de l’intégration organismique (OIT), le SRQ-A opérationnalise le concept de locus de causalité perçu (Perceived Locus of Causality, PLOC). L’instrument mesure quatre styles de régulation distincts le long d’un continuum d’autonomie : la régulation externe (fondée sur la contrainte externe et l’évitement des punitions), la régulation introjectée (axée sur la valorisation de l’ego, la fierté et l’évitement de la culpabilité), la régulation identifiée (caractérisée par la reconnaissance de la valeur intrinsèque de l’activité) et la motivation intrinsèque (guidée par le plaisir inhérent et la curiosité).
Dans sa version standard, l’instrument se compose de 32 items répartis sous quatre questions fondamentales explorant les raisons sous-jacentes aux comportements scolaires : la réalisation des devoirs à la maison, le travail en classe, la tentative de répondre aux questions difficiles et la volonté de réussir à l’école. Les réponses sont recueillies sur une échelle de Likert en 4 points adaptée au niveau développemental de l’enfant (« Very true » = 4, « Sort of true » = 3, « Not very true » = 2, « Not at all true » = 1). Les analyses psychométriques initiales et contemporaines mettent en évidence une consistance interne satisfaisante pour chaque sous-échelle (coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,69 à 0,82) ainsi qu’une structure corrélationnelle en simplexe quasi-parfaite, confirmant l’organisation continue des construits motivationnels. Le SRQ-A permet tant l’analyse isolée de chaque style de régulation que le calcul de l’indice d’autonomie relative (RAI), faisant de cet outil un dispositif central pour la recherche en psychologie de l’éducation et en psychoéducation.
2. Mots-clés / Keywords
Théorie de l’autodétermination, motivation scolaire, autorégulation, locus de causalité perçu, régulation externe, régulation introjectée, régulation identifiée, motivation intrinsèque, psychométrie éducative, structure en simplexe, évaluation de l’enfant.
3. Auteurs / Authors
Le développement initial du Questionnaire d’autorégulation académique est attribué à :
- Richard M. Ryan, Ph.D. : Professeur clinicien et de recherche en psychologie, Institute for Positive Psychology and Education (Australian Catholic University, Sydney, Australie) et Professeur émérite à l’Université de Rochester (New York, États-Unis). Co-fondateur de la théorie de l’autodétermination.
- James P. Connell, Ph.D. : Psychologue du développement, co-développeur des concepts de locus de causalité perçu appliqué à l’éducation, anciennement affilié au Département de psychologie de l’Université de Rochester et fondateur de l’Institut Youth Development Strategies, Inc. (Philadelphie, États-Unis).
- Edward L. Deci, Ph.D. (contributeur aux versions adaptées, notamment pour enfants avec troubles d’apprentissage) : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Rochester, co-fondateur avec Richard M. Ryan du cadre conceptuel de la théorie de l’autodétermination.
4. Objectif / Purpose
Le Self-Regulation Questionnaire-Academic (SRQ-A) a été spécifiquement conçu pour élucider pourquoi les élèves s’engagent dans leurs activités scolaires quotidiennes. Contrairement aux mesures d’orientation générale de la motivation ou aux évaluations purement quantitatives de l’effort, le SRQ-A capture la qualité sous-jacente de l’autorégulation comportementale. L’évaluation de la motivation des enfants ne peut se résumer à une simple dichotomie « motivé » versus « non motivé » ; il est essentiel de discerner les forces régulatrices internes et externes qui orientent le comportement de l’élève afin de prédire son bien-être psychologique, son persévérance et son adaptation cognitive face aux défis académiques.
Sur le plan développemental, les enfants scolarisés entre 8 et 14 ans (de l’école élémentaire tardive au collège) sont confrontés à une augmentation progressive des contraintes institutionnelles, des exigences normatives et des évaluations formelles. Comprendre comment ils internalisent ces demandes externes représente un enjeu capital. L’objectif pragmatique du SRQ-A est d’identifier si l’engagement scolaire découle d’un sentiment d’hétéronomie (pressions sociales, menaces de sanctions, recherche d’approbation d’autrui) ou d’un fonctionnement autonome (intérêt personnel, identification consciente aux bénéfices éducatifs, plaisir de la découverte intellectuelle).
Dans la recherche fondamentale et appliquée, le questionnaire s’avère précieux pour étudier les répercussions des styles pédagogiques des enseignants et des attitudes parentales (soutien à l’autonomie versus contrôle coercitif) sur les processus d’internalisation chez l’enfant (Grolnick & Ryan, 1989). Sur le plan clinique et psychoéducatif, l’outil permet de diagnostiquer les mécanismes sous-tendant le désengagement, l’anxiété de performance, la procrastination ou les blocages d’apprentissage chez les élèves ordinaires ainsi que chez les élèves manifestant des troubles des apprentissages (Learning Disabilities, Deci et al., 1992). Les cliniciens et psychologues scolaires peuvent ainsi guider les interventions pédagogiques vers le développement du sentiment d’autonomie et de compétence plutôt que vers l’accentuation des mécanismes de contrôle extrinsèques.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par le SRQ-A repose sur le locus de causalité perçu (Perceived Locus of Causality), qui cartographie la façon dont une personne ressent l’origine de son action : perçue soit comme émanant de son soi authentique (locus interne), soit comme imposée par des forces extérieures ou des pressions intrapsychiques aliénantes (locus externe). L’échelle distingue quatre dimensions factorielles indépendantes mais intercorrélées :
1. La régulation externe (External Regulation)
Cette dimension représente la forme la moins autonome de comportement dirigé. L’action est initiée et maintenue dans le but explicite d’obtenir des récompenses tangibles, d’éviter des conséquences négatives ou de se conformer à des exigences d’autorité coercitives. Dans le milieu scolaire, l’élève présentant une régulation externe travaille principalement par crainte d’être grondé par l’enseignant, pour éviter d’avoir des ennuis avec ses parents ou parce qu’« il n’a pas le choix » (ex. : « Because I’ll get in trouble if I don’t » ; « So that the teacher won’t yell at me »). Le locus de causalité est résolument externe.
2. La régulation introjectée (Introjected Regulation)
La régulation introjectée traduit une internalisation partielle des valeurs ou contraintes comportementales. La règle ou l’injonction a été intériorisée dans le système psychologique de l’enfant, mais elle n’a pas été intégrée au soi. L’élève agit sous la pression d’exigences intrapsychiques tyranniques : le comportement est sous-tendu par la volonté d’éviter la culpabilité, la honte ou la dévalorisation de soi, ou à l’inverse par le désir d’alimenter son estime de soi contingente, de paraître intelligent aux yeux de ses pairs ou d’obtenir les louanges de l’enseignant (ex. : « Because I’ll be ashamed of myself if it didn’t get done » ; « Because I want the teacher to think I’m a good student »). Bien qu’interne à la personne, le locus de causalité demeure psychologiquement externe à son sentiment d’autonomie.
3. La régulation identifiée (Identified Regulation)
Au niveau de la régulation identifiée, l’élève attribue une valeur consciente et explicite à l’activité scolaire. Même si l’activité n’est pas plaisante en elle-même, l’enfant s’y engage de façon volontaire parce qu’il comprend son utilité personnelle, son importance pour son développement ou sa pertinence pour ses propres objectifs (ex. : « Because I want to understand the subject » ; « Because it’s important to me to do my homework »). L’action est vécue comme choisie par le soi ; le locus de causalité perçu est relativement interne.
4. La motivation intrinsèque (Intrinsic Motivation)
Forme prototypique du comportement autonome, la motivation intrinsèque implique que l’élève réalise l’activité scolaire pour le plaisir, la satisfaction inhérente, la curiosité cognitive et l’amusement qu’elle procure (ex. : « Because it’s fun » ; « Because I enjoy doing my classwork »). L’enfant agit spontanément, sans nécessiter d’incitation externe ni de justification instrumentale. Le locus de causalité perçu est totalement interne.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique au fondement du SRQ-A est la théorie de l’autodétermination (SDT), développée initialement par Edward L. Deci et Richard M. Ryan à l’Université de Rochester. Plus spécifiquement, le modèle s’appuie sur la théorie de l’intégration organismique (Organismic Integration Theory – OIT), une sous-théorie de la SDT qui postule que les êtres humains possèdent une tendance innée, constructive et adaptative à intégrer et internaliser les normes, coutumes et régulations sociales issues de leur environnement.
Contrairement aux modèles motivationnels classiques d’inspiration béhavioriste ou cognitiviste qui opposaient de façon dichotomique la motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque (tels que ceux de Bruner ou de Harter), l’approche de Ryan et Connell (1989) a démontré que la motivation extrinsèque n’est pas unitaire. Elle se déploie le long d’un gradient de différenciation selon le degré d’assimilation des régulations externes dans le fonctionnement personnel :
Comportement non-autodéterminé ➔ Régulation externe ➔ Régulation introjectée ➔ Régulation identifiée ➔ Régulation intrinsèque ➔ Comportement hautement autodéterminé
Ce continuum motivationnel reflète la transformation progressive de l’hétéronomie vers l’autonomie. Connell et Ryan ont formalisé cette différenciation à travers l’opérationnalisation empirique du concept heiderien de « causalité personnelle » (Heider, 1958) et de la proposition de DeCharms (1968) relative au statut d’« Origine » versus « Pion ». Le SRQ-A a fourni la première démonstration psychométrique robuste de cette taxonomie chez les enfants scolarisés, en prouvant que ces styles régulateurs ne sont pas des entités conceptuelles isolées mais des étapes ordonnées traduisant une dynamique fonctionnelle continue.
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques du SRQ-A ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses, initialement conduites par Ryan et Connell (1989) auprès d’échantillons totalisant plusieurs centaines d’élèves des grades 3 à 6 (âgés de 8 à 12 ans), puis répliquées internationalement.
Validité de construit et structure en simplexe
La validité de construit du SRQ-A est soutenue de manière empirique par l’émergence d’une structure corrélationnelle en simplexe (simplex-like pattern). Conformément aux prédictions de la théorie de l’intégration organismique, les corrélations entre les quatre sous-échelles suivent un gradient régulier le long du continuum théorique :
- Les sous-échelles conceptuellement adjacentes affichent des corrélations positives modérées à fortes (par exemple, la régulation externe est positivement corrélée à la régulation introjectée, $r \approx 0,35$ à $0,45$ ; la régulation identifiée est fortement corrélée à la motivation intrinsèque, $r \approx 0,55$ à $0,65$).
- Les sous-échelles conceptuellement plus éloignées présentent des corrélations beaucoup plus faibles ou négatives (par exemple, la corrélation entre régulation externe et motivation intrinsèque est nulle ou négative, $r \approx -0,15$ à $0,05$).
Cette topologie corrélationnelle valide l’existence d’un continuum sous-jacent d’autodétermination plutôt que de quatre traits complètement indépendants.
Validité convergente et discriminante
La validité convergente et discriminante a été corroborée en associant les sous-échelles du SRQ-A à des construits tiers :
- Régulation externe : associée positivement à l’anxiété scolaire évaluée par l’enseignant, à la tendance à attribuer les échecs à des facteurs incontrôlables, au désengagement face aux obstacles et au blâme dirigé vers autrui.
- Régulation introjectée : corrélée positivement à l’effort scolaire observable mais accompagnée d’un niveau d’anxiété de performance élevé, d’une grande vulnérabilité émotionnelle et d’une instabilité de l’estime de soi après les évaluations formelles.
- Régulation identifiée : associée à une plus grande persévérance face à des devoirs complexes, à l’utilisation de stratégies cognitives autorégulées et à une valorisation positive de l’apprentissage.
- Motivation intrinsèque : prédictive de la curiosité active, de l’affects positif en classe, du sentiment d’auto-efficacité et de la compétence perçue (Patrick et al., 1993 ; Miserandino, 1996).
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne des sous-échelles du SRQ-A a été largement établie dans la littérature psychométrique de langue anglaise et dans les adaptations internationales.
Dans l’étude princeps de Ryan et Connell (1989), les coefficients alpha de Cronbach rapportés pour chaque domaine d’autorégulation sont les suivants :
- Régulation externe (External Regulation) : $\alpha = 0,75$ à $0,81$
- Régulation introjectée (Introjected Regulation) : $\alpha = 0,69$ à $0,75$
- Régulation identifiée (Identified Regulation) : $\alpha = 0,72$ à $0,80$
- Motivation intrinsèque (Intrinsic Motivation) : $\alpha = 0,78$ à $0,84$
Dans l’adaptation de Deci et al. (1992) pour les élèves présentant des difficultés et troubles d’apprentissage (version à 17 items), les indices de consistance interne demeurent stables, oscillant entre 0,68 et 0,79 malgré la réduction du nombre d’items. Les corrélations test-retest calculées sur des intervalles de plusieurs mois chez des cohortes scolaires indiquent une stabilité temporelle satisfaisante ($r = 0,60$ à $0,72$), reflétant à la fois la nature dispositionnelle des styles motivationnels et leur sensibilité mesurable aux variations contextuelles de l’environnement éducatif (comme le passage d’une classe très contrôlante à une classe favorisant l’autonomie).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’évaluation psychométrique de la structure factorielle du SRQ-A a mobilisé tant des analyses factorielles exploratoires (AFE) que des analyses factorielles confirmatoires (AFC) et des modélisations d’échelonnage multidimensionnel (Multidimensional Scaling, MDS).
Dans l’analyse factorielle initiale menée par Ryan et Connell (1989), l’extraction factorielle par facteurs principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) confirme sans ambiguïté l’émergence des quatre facteurs théoriques. Les saturations des items respectifs sur leur facteur cible sont substantielles, la quasi-totalité des saturations primaires dépassant 0,40, avec des saturations croisées minimes :
- Les items formulés autour de la contrainte et des punitions saturent de façon univoque sur le facteur Régulation externe (saturations comprises entre 0,42 et 0,74).
- Les items articulés autour de la valorisation de l’ego, du regard approbateur de l’enseignant et de la honte saturent sur le facteur Régulation introjectée (saturations de 0,45 à 0,71).
- Les items portant sur l’importance personnelle et le désir de compréhension s’organisent autour du facteur Régulation identifiée (saturations de 0,44 à 0,76).
- Les items mentionnant le plaisir (« fun ») et l’amusement saturent distinctement sur le facteur Motivation intrinsèque (saturations de 0,55 à 0,82).
Les modélisations en équations structurelles (SEM) et les analyses confirmatoires (CFA) menées ultérieurement dans la littérature (notamment par Vallerand, Guay ou Hayamizu) ont corroboré que le modèle à 4 facteurs corrélés selon un profil en simplexe (Guttman Simplex) présente des indices d’adéquation nettement supérieurs ($CFI > 0,92$ ; $TLI > 0,90$ ; $RMSEA < 0,06$) par rapport à des modèles rivaux unidimensionnels ou strictement orthogonaux.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (Self-report inventory) évaluant les styles d’autorégulation scolaire.
- Population cible : Enfants et adolescents de l’école élémentaire supérieure et du collège (grades 3 à 8, approximativement 8 à 14 ans).
- Structure de l’instrument : Version standard comprenant 32 items répartis sous 4 questions introductives comportementales (A. Devoirs à la maison ; B. Travail en classe ; C. Questions difficiles ; D. Volonté de réussir à l’école). Version alternative pour élèves en difficulté d’apprentissage (LD) comprenant 17 questions indépendantes.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert en 4 points adaptée aux enfants :
- 4 = Very true (Tout à fait vrai)
- 3 = Sort of true (Plutôt vrai)
- 2 = Not very true (Pas très vrai)
- 1 = Not at all true (Pas vrai du tout)
Remarque : L’option « Very true » est délibérément présentée en premier pour faciliter le repérage cognitif chez l’enfant de moins de 10 ans.
- Méthode de cotation (Scoring) :
- Le score moyen de chaque sous-échelle s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des items correspondants (score oscillant entre 1,00 et 4,00).
- Attribution des items dans la version standard (32 items) :
- Régulation externe (External Regulation) : Items 2, 6, 9, 14, 20, 24, 25, 28, 32.
- Régulation introjectée (Introjected Regulation) : Items 1, 4, 10, 12, 17, 18, 26, 29, 31.
- Régulation identifiée (Identified Regulation) : Items 5, 8, 11, 16, 21, 23, 30.
- Motivation intrinsèque (Intrinsic Motivation) : Items 3, 7, 13, 15, 19, 22, 27.
- Indice d’autonomie relative (Relative Autonomy Index – RAI) : Le RAI est un score composite pondéré calculé selon la formule standard suivante :
$$RAI = (2 \times \text{Intrinsèque}) + (1 \times \text{Identifiée}) – (1 \times \text{Introjectée}) – (2 \times \text{Externe})$$
Un score plus élevé indique un niveau prédominant d’autodétermination et de régulation autonome dans le fonctionnement scolaire.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de parution : 1989 (version standard par Ryan et Connell) ; adaptation pour élèves à besoins particuliers en 1992 (Deci, Hodges, Pierson, & Tomassone).
- Propriété intellectuelle et droits : Élaboré sous l’égide du réseau de recherche sur la théorie de l’autodétermination (Center for Self-Determination Theory).
- Statut d’accès et frais d’utilisation : L’instrument est disponible en libre accès à des fins exclusives de recherche scientifique universitaire et d’évaluation pédagogique/clinique non-commerciale. Aucun coût de licence n’est exigé pour une telle utilisation.
- Conditions d’autorisation : Les utilisateurs académiques sont tenus de citer la publication princeps de Ryan et Connell (1989) dans leurs travaux et peuvent télécharger les versions du questionnaire directement via le portail officiel de la théorie de l’autodétermination (selfdeterminationtheory.org). Toute exploitation commerciale requiert l’autorisation préalable expresse des titulaires des droits.
12. Références / References
- Deci, E. L., Hodges, R., Pierson, L., & Tomassone, J. (1992). Autonomy and competence as motivational factors in students with learning disabilities and emotional handicaps. Journal of Learning Disabilities, 25(7), 457–471. https://doi.org/10.1177/002221949202500707
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
- Grolnick, W. S., & Ryan, R. M. (1987). Autonomy in children’s learning: An experimental and individual difference investigation. Journal of Personality and Social Psychology, 52(5), 890–898. https://doi.org/10.1037/0022-3514.52.5.890
- Grolnick, W. S., & Ryan, R. M. (1989). Parent styles associated with children’s self-regulation and competence in school. Journal of Educational Psychology, 81(2), 143–154. https://doi.org/10.1037/0022-0663.81.2.143
- Grolnick, W. S., Ryan, R. M., & Deci, E. L. (1991). Inner resources for school achievement: Motivational mediators of children’s perceptions of their parents. Journal of Educational Psychology, 83(4), 508–517. https://doi.org/10.1037/0022-0663.83.4.508
- Hayamizu, T. (1997). Between intrinsic and extrinsic motivation: Examination of reasons for academic study based on the theory of internalization. Japanese Psychological Research, 39(2), 98–108. https://doi.org/10.1111/1468-5884.00043
- Miserandino, M. (1996). Children who do well in school: Individual differences in perceived competence and autonomy in above-average children. Journal of Educational Psychology, 88(2), 203–214. https://doi.org/10.1037/0022-0663.88.2.203
- Patrick, B. C., Skinner, E. A., & Connell, J. P. (1993). What motivates children’s behavior and emotion? Joint effects of perceived control and autonomy in the academic domain. Journal of Personality and Social Psychology, 65(4), 781–791. https://doi.org/10.1037/0022-3514.65.4.781
- Ryan, R. M., & Connell, J. P. (1989). Perceived locus of causality and internalization: Examining reasons for acting in two domains. Journal of Personality and Social Psychology, 57(5), 749–761. https://doi.org/10.1037/0022-3514.57.5.749
- Yamauchi, H., & Tanaka, K. (1998). Relations of autonomy, self-referenced beliefs and self-regulated learning among Japanese children. Psychological Reports, 82(3), 803–816. https://doi.org/10.2466/pr0.1998.82.3.803
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
WHY I DO THINGS
Name: ________________________________________
Age: ___________
Grade: _____________
( ) Boy or Girl ( )
Teacher: ________________
• Very true (4)
• Sort of true (3)
• Not very true (2)
• Not at all true (1)
A. Why do I do my homework?
- Because I want the teacher to think I’m a good student.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I’ll get in trouble if I don’t.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because it’s fun.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I will feel bad about myself if I don’t do it.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I want to understand the subject.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because that’s what I’m supposed to do.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I enjoy doing my homework.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because it’s important to me to do my homework.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
B. Why do I work on my classwork?
- So that the teacher won’t yell at me.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I want the teacher to think I’m a good student.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I want to learn new things.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I’ll be ashamed of myself if it didn’t get done.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because it’s fun.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because that’s the rule.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I enjoy doing my classwork.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because it’s important to me to work on my classwork.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
C. Why do I try to answer hard questions in class?
- Because I want the other students to think I’m smart.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I feel ashamed of myself when I don’t try.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I enjoy answering hard questions.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because that’s what I’m supposed to do.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- To find out if I’m right or wrong.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because it’s fun to answer hard questions.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because it’s important to me to try to answer hard questions in class.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I want the teacher to say nice things about me.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
D. Why do I try to do well in school?
- Because that’s what I’m supposed to do.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- So my teachers will think I’m a good student
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I enjoy doing my school work well.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I will get in trouble if I don’t do well.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I’ll feel really bad about myself if I don’t do well.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because it’s important to me to try to do well in school.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I will feel really proud of myself if I do well.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true
- Because I might get a reward if I do well.
[ ] Very true [ ] Sort of true [ ] Not very true [ ] Not at all true