Questionnaire sur les pensées automatiques (ATQ-N)

Le Questionnaire sur les pensées automatiques (ATQ-N), développé par Hollon et Kendall (1980), est un instrument psychométrique de référence de 30 items mesurant la fréquence des cognitions négatives dépressogènes.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur les pensées automatiques (Automatic Thoughts Questionnaire, ou ATQ-N) est un instrument psychométrique auto-rapporté composé de 30 items, élaboré à l’origine par Steven D. Hollon et Phillip C. Kendall en 1980. Conçu dans le prolongement direct de la théorie cognitive de la dépression développée par Aaron T. Beck, cet outil opérationnalise et quantifie la fréquence des cognitions négatives spontanées orientées vers le soi, le monde et le futur, communément désignées sous le terme de pensées automatiques négatives (PAN).

Chaque proposition est évaluée à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points (variant de 1 = « Jamais / Pas du tout » à 5 = « Toujours / Tout le temps »), mesurant l’occurrence des pensées au cours de la semaine écoulée. Bien que le score global reflète un indice dimensionnel unitaire de charge cognitive dépressive (variant de 30 à 150 points), l’analyse factorielle sous-jacente met en évidence quatre dimensions psychologiques robustes : la maladaptation personnelle et le désir de changement (Personal Maladjustment and Desire for Change), les concepts de soi négatifs et attentes négatives (Negative Self-Concepts and Negative Expectations), la faible estime de soi (Low Self-Esteem) et le sentiment d’impuissance (Helplessness).

Sur le plan psychométrique, l’ATQ-N bénéficie d’une excellente consistance interne (coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,96 et 0,98) et d’une fidélité test-retest confirmée. Sa validité convergente et sa validité discriminante sont remarquables, permettant de différencier avec précision les personnes souffrant de troubles dépressifs majeurs des populations cliniques non dépressives et des sujets sains. L’ATQ-N constitue à ce jour l’un des piliers empiriques de l’évaluation cognitive en thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et en psychopathologie quantitative.

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire sur les pensées automatiques, ATQ-N, cognitions dépressives, thérapie cognitive, Aaron T. Beck, Steven D. Hollon, psychométrie, évaluation clinique, schémas cognitifs, triade cognitive, distorsions cognitives, dépression majeure.

3. Auteurs / Authors

L’ATQ-N a été développé et validé conjointement par deux figures majeures de la psychologie clinique contemporaine et des sciences cognitivo-comportementales :

  • Steven D. Hollon, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université Vanderbilt (Vanderbilt University, Nashville, Tennessee, États-Unis). Spécialiste mondialement reconnu de l’étiologie et du traitement cognitif de la dépression unipolaire, ancien président de l’Association for Behavioral and Cognitive Therapies (ABCT). Courriel académique : [email protected].
  • Phillip C. Kendall, Ph.D., ABPP : Professeur émérite de psychologie et titulaire de la chaire Distinguished University Professor à l’Université Temple (Temple University, Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis). Directeur de la Child and Adolescent Anxiety Disorders Clinic (CAADC) et pionnier des interventions empiriquement fondées chez l’enfant et l’adulte. Courriel académique : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Questionnaire sur les pensées automatiques (ATQ-N) réside dans la quantification précise et standardisée de la fréquence des verbalisations internes négatives chez les individus présentant des manifestations thymiques dépressives. Avant l’introduction de cet instrument au début des années 1980, l’évaluation des processus cognitifs en psychopathologie reposait essentiellement sur des entretiens cliniques qualitatifs ou sur des échelles globales mesurant les symptômes affectifs et somatiques, telles que le Beck Depression Inventory (BDI) ou l’échelle de dépression de Hamilton (HAM-D). L’ATQ-N a comblé un vide méthodologique crucial en isolant le contenu idéationnel spécifique associé aux états dépressifs.

Sur le plan clinique, l’ATQ-N remplit plusieurs fonctions thérapeutiques déterminantes :

  • Évaluation initiale et conceptualisation de cas : En identifiant le profil cognitif du patient, l’outil permet au thérapeute d’analyser la nature des distorsions prédominantes (autocritique, sentiment d’échec, catastrophisme, désespoir) et d’orienter le travail cognitif de restructuration.
  • Suivi de la réponse au traitement : Administré de manière longitudinale au fil des séances de psychothérapie ou lors de l’instauration d’un traitement pharmacologique, l’ATQ-N mesure la diminution de l’activité cognitive dépressogène, servant ainsi de marqueur de changement thérapeutique direct.
  • Détection de la réactivité cognitive et prévention des rechutes : Une persistance de scores élevés à l’ATQ-N en phase de rémission symptomatique constitue un indicateur pronostique de vulnérabilité cognitive et de risque accru de rechute dépressive.

Dans le domaine de la recherche empirique, l’ATQ-N est utilisé pour tester les hypothèses causales et médiatrices des modèles cognitifs. Il sert notamment à investiguer la spécificité cognitive différentielle (par exemple, distinguer l’idéation dépressive de l’idéation anxieuse selon l’hypothèse de spécificité de contenu de Beck), à calibrer des paradigmes de psychologie expérimentale et à évaluer l’efficacité différentielle des protocoles d’intervention empiriquement validés.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit théorique opérationnalisé par l’ATQ-N est celui des pensées automatiques négatives (PAN). Dans la perspective cognitive, les pensées automatiques sont des représentations cognitives discrètes, spontanées et fugaces qui émergent involontairement dans le flux de la conscience en réaction à des événements déclencheurs internes (sensations corporelles, souvenirs) ou externes (difficultés interpersonnelles, échecs perçus). Contrairement aux réflexions analytiques délibérées, elles sont perçues par le sujet comme plausibles, évidentes et incontestables, sans examen préalable de leur véracité.

Bien que l’instrument génère un score composite unidimensionnel de détresse cognitive, l’analyse des items révèle quatre sous-construits psychologiques distincts et complémentaires :

1. Maladaptation personnelle et désir de changement (Personal Maladjustment and Desire for Change – PMDC)

Cette composante regroupe des pensées reflétant une profonde détresse face à son propre fonctionnement psychologique ou comportemental, accompagnée d’un sentiment d’urgence ou d’impuissance quant à la nécessité de modifier la situation. Le sujet expérimente un décalage aigu entre son état présent et un idéal normatif inaccessible. Les items illustratifs incluent : « I wish I were a better person » (item 7), « I’m so disappointed in myself » (item 10), « What’s wrong with me? » (item 14), « What’s the matter with me? » (item 20) et « Something has to change » (item 26).

2. Concepts de soi négatifs et attentes négatives (Negative Self-Concepts and Negative Expectations – NSNE)

Ce sous-construit renvoie au noyau central de la dévalorisation de soi et du pessimisme quant à l’avenir. Il capture l’attribution causale interne, stable et globale des revers de la vie. L’individu s’auto-désigne comme intrinsèquement déficitaire et anticipe une trajectoire existentielle vouée à l’échec permanent. Parmi les formulations caractéristiques figurent : « I’m no good » (item 2), « Why can’t I ever succeed? » (item 3), « My life’s not going the way I want it to » (item 9), « I’m a loser » (item 21), « I’m a failure » (item 23), « I’ll never make it » (item 24) et « My future is bleak » (item 28).

3. Faible estime de soi (Low Self-Esteem – LSE)

Cette dimension isole la forme la plus aiguë et destructrice de l’autodépréciation, se manifestant par une hostilité envers sa propre personne et un sentiment d’absence totale de valeur intrinsèque. L’individu ne se sent pas simplement inadéquat : il s’auto-déteste et s’attribue une indignité fondamentale. Ce facteur est particulièrement représenté par des items explicites tels que : « I hate myself » (item 17) et « I’m worthless » (item 18).

4. Sentiment d’impuissance et abandon (Helplessness)

Ce domaine cognitif appréhende la résignation dépressive et l’effondrement de l’agentivité. L’individu juge toute tentative d’action comme vaine, coûteuse et inutile, ce qui engendre une paralysie comportementale et une perte totale de motivation. Les énoncés emblématiques incluent : « It’s just not worth it » (item 29) et « I can’t finish anything » (item 30).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre conceptuel de l’ATQ-N s’ancre dans le modèle cognitif de la dépression formulé par Aaron T. Beck (Beck, Rush, Shaw & Emery, 1979). Ce modèle postule que les troubles affectifs résultent d’une distorsion systématique du traitement de l’information, médiée par des structures cognitives stables et profondes appelées schémas cognitifs (ou croyances fondamentales). Chez les individus vulnérables à la dépression, ces schémas sont caractérisés par des thématiques de perte, de défaillance, d’abandon et d’incompétence.

La théorie beckienne articule l’architecture cognitive autour de trois niveaux hiérarchiques :

  1. Les schémas et croyances fondamentales : Structures mnésiques profondes, tacites et rigides, consolidées au cours du développement précoce (« Je suis fondamentalement indigne d’être aimé », « Je suis incapable »).
  2. Les croyances intermédiaires (règles et postulats) : Présomptions conditionnelles guidant l’adaptation (« Si je ne réussis pas tout parfaitement, alors je suis un raté absolu »).
  3. Les pensées automatiques : Manifestations conscientes et directes des schémas sous-jacents, activées lors de situations de stress ou d’échec perçu. L’ATQ-N cible précisément ce troisième niveau d’observation clinique.

Le contenu des items de l’ATQ-N reflète rigoureusement la triade cognitive négative de Beck, qui décrit la vision pathologiquement biaisiée que le patient entretient sur :

  • Le Soi : Perception de soi comme défectueux, méprisable, malade ou rejeté (ex. « I’m worthless », « There must be something wrong with me »).
  • Le Monde et les expériences actuelles : Interprétation de l’environnement comme hostile, exigeant et insurmontable (ex. « I feel like I’m up against the world », « No one understands me »).
  • L’Avenir : Anticipation d’un futur sombre, d’une souffrance indéfinie et d’un échec perpétuel (ex. « My future is bleak », « I don’t think I can go on »).

En opérationnalisant ces pensées, l’ATQ-N permet de vérifier expérimentalement l’hypothèse centrale de la TCC : la fréquence et l’intensité des pensées automatiques négatives sont directement proportionnelles à la sévérité des manifestations dépressives affectives et physiologiques.

7. Validité / Validity

L’ATQ-N a fait l’objet de validations psychométriques approfondies qui attestent de sa robustesse méthodologique à travers de multiples contextes cliniques et transculturels.

Validité de construit et convergente

La validité convergente de l’instrument a été établie par des corrélations hautement significatives et positives avec d’autres échelles mesurant la dépression. Dans l’étude princeps de Hollon et Kendall (1980), les corrélations entre le score total de l’ATQ et le Beck Depression Inventory (BDI) atteignaient des coefficients compris entre r = 0,70 et r = 0,77 dans des échantillons universitaires et cliniques. Des études ultérieures (Harrell & Ryon, 1983) ont confirmé une corrélation élevée avec l’échelle de dépression de Hamilton administrée par un clinicien (HAM-D, r = 0,65 à 0,72), démontrant que la fréquence des cognitions rapportées correspond fidèlement à la sévérité globale du syndrome dépressif.

Validité discriminante

L’un des atouts psychométriques majeurs de l’ATQ-N réside dans son pouvoir discriminant exceptionnel. Dans les travaux de Hollon, Kendall et Lumry (1986), l’ATQ-N a démontré une capacité nette à discriminer :

  • Les patients souffrant de trouble dépressif majeur unipolaire des témoins sains non psychiatriques (différences de moyennes hautement significatives, p < 0,001) ;
  • Les patients dépressifs des groupes cliniques psychiatriques non dépressifs (notamment les patients schizophrènes ou présentant des troubles anxieux sans comorbidité dépressive caractérisée).

Cette spécificité confirme l’hypothèse cognitive selon laquelle les pensées captées par l’ATQ-N sont spécifiques à la diathèse dépressive et ne reflètent pas simplement un malaise émotionnel non différencié ou un facteur de détresse générale non spécifique.

Validité prédictive et sensibilité au changement

L’ATQ-N fait preuve d’une excellente sensibilité thérapeutique au changement. Les recherches évaluant les effets des protocoles de thérapie cognitive (Dobson, Hollon & Evans, 1991) démontrent que la décroissance des scores à l’ATQ-N précède ou accompagne étroitement la rémission clinique. De surcroît, la persistance de scores résiduels élevés d’idéation négative après traitement prédit de manière prospective la rechute thymique à 12 et 24 mois.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques relatives à la fidélité de l’ATQ-N démontrent une précision de mesure remarquable, homogène à travers les sous-groupes d’âge, de sexe et de sévérité symptomatique.

Consistance interne

La cohérence interne globale de l’échelle des 30 items est particulièrement élevée :

  • Dans l’échantillon initial de développement (Hollon & Kendall, 1980), le coefficient alpha de Cronbach rapporté était de 0,96 pour la population étudiante et de 0,98 pour les échantillons cliniques dépressifs.
  • Le coefficient de fidélité par bissection (split-half reliability) atteignait 0,97.
  • Toutes les corrélations item-total corrigées étaient statistiquement significatives et supérieures à 0,50, la majorité oscillant entre 0,60 et 0,82, ce qui indique que chaque énoncé participe de manière cohérente à la mesure du macro-construit de pensée automatique dépressive.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle de l’ATQ-N reflète fidèlement la nature d’état (state) des cognitions évaluées. Chez des sujets témoins stables non traités sur des intervalles courts (de 48 heures à une semaine), les coefficients de corrélation test-retest s’établissent entre r = 0,80 et r = 0,88. Chez les populations cliniques soumises à une intervention psychothérapeutique ou pharmacologique active, la fidélité test-retest sur un intervalle de plusieurs semaines baisse substantiellement (r = 0,45 à 0,65), ce qui ne traduit pas une déficience psychométrique de l’outil mais valide au contraire sa réactivité dynamique aux fluctuations symptomatiques induites par le traitement.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’exploration de la structure dimensionnelle de l’ATQ-30 a donné lieu à d’importants débats méthodologiques en psychométrie, articulés entre modèles multidimensionnels et modèles factoriels hiérarchiques ou unifactoriels.

Analyse factorielle exploratoire (AFE) originale

Lors de la publication inaugurale de 1980, Hollon et Kendall ont soumis les 30 items à une analyse en composantes principales suivie d’une rotation oblique (quartimin) auprès d’un échantillon normatif. Cette modélisation a extrait quatre facteurs majeurs expliquant une large part de la variance totale :

  1. Facteur 1 : Maladaptation personnelle et désir de changement (PMDC) : Items 7, 10, 14, 20 et 26. Les saturations factorielles pour ces items s’échelonnent de 0,54 à 0,78.
  2. Facteur 2 : Concepts de soi négatifs et attentes négatives (NSNE) : Items 2, 3, 9, 21, 23, 24 et 28. Les saturations factorielles varient entre 0,58 et 0,81.
  3. Facteur 3 : Faible estime de soi (LSE) : Items 17 et 18, présentant des saturations extrêmement élevées (> 0,80) sur cette dimension hautement autodestructrice.
  4. Facteur 4 : Sentiment d’impuissance (Helplessness) : Items 29 et 30, captant la démotivation et le sentiment d’inutilité de l’effort personnel.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC) et versions abrégées

Les modélisations par équations structurelles (AFC) conduites dans des études modernes (notamment Netemeyer et al., 2002) ont révélé que si le modèle à quatre facteurs corrélés présente des indices d’ajustement adéquats (ex. CFI > 0,93, RMSEA < 0,06), un modèle factoriel de second ordre — où les quatre sous-dimensions saturent massivement sur un facteur général d’idéation dépressive négative — s’avère particulièrement parcimonieux.

Ces travaux ont également conduit au développement et à la validation empirique de formes abrégées destinées à réduire la charge cognitive d’évaluation en contexte médical aigu ou en protocoles répétés :

  • ATQ-15 : Composé de 15 items sélectionnés (items 2, 6, 10, 11, 12, 13, 14, 18, 24, 25, 26, 27, 28, 29 et 30), conservant une corrélation supérieure à 0,97 avec l’échelle totale de 30 items.
  • ATQ-8 : Forme ultra-brève de 8 items (items 2, 10, 14, 18, 25, 26, 28 et 30), optimisée pour le suivi hebdomadaire informatisé ou les designs d’évaluation écologique momentanée (EMA).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Automatic Thoughts Questionnaire – Negative (ATQ-N / ATQ-30)
  • Dénomination francophone : Questionnaire sur les pensées automatiques
  • Nature de l’outil : Échelle psychométrique d’auto-évaluation standardisée (auto-questionnaire)
  • Nombre d’items : 30 items dans sa version complète (versions abrégées : ATQ-15 et ATQ-8)
  • Période de référence : La semaine écoulée (« au cours des 7 derniers jours »)
  • Format et métrique de réponse : Échelle de type Likert en 5 points évaluant la fréquence d’apparition :
    • 1 = Not at all (Jamais / Pas du tout)
    • 2 = Sometimes / Once in a while (Parfois / De temps en temps)
    • 3 = Moderately / Fairly often (Modérément / Assez souvent)
    • 4 = Often / Frequently (Souvent / Très souvent)
    • 5 = All the time (Tout le temps / En permanence)
  • Format additionnel optionnel (Degré de croyance / Degree of Belief) : Certaines versions cliniques évaluent également le degré d’adhésion cognitive à chaque pensée au moment où elle survient (1 = Pas du tout convaincu à 5 = Totalement convaincu).
  • Modalités de cotation et calcul des scores : Sommation brute directe des 30 items. Aucun item n’est inversé. Le score total s’étend de 30 à 150 points.
  • Interprétation générale des scores :
    • Score de 30 à 45 : Fréquence normale de pensées automatiques négatives (population asymptomatique saine).
    • Score de 46 à 65 : Présence légère à modérée de cognitions négatives (détresse thymique subsyndromique ou adaptation réactionnelle).
    • Score de 66 à 89 : Charge cognitive négative cliniquement significative, hautement corrélée à un état dépressif caractérisé modéré.
    • Score ≥ 90 : Densité sévère de pensées automatiques négatives, associée à des formes aiguës ou graves d’épisode dépressif majeur.
  • Temps de passation estimé : 5 à 10 minutes pour la version complète de 30 items ; 2 minutes pour la version ATQ-8.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1980 (article princeps de Steven D. Hollon et Phillip C. Kendall).
  • Statut des droits d’auteur et diffusion : Les items de l’ATQ-30 ont été publiés dans le domaine public académique au sein de la revue Cognitive Therapy and Research (Springer / Association for Behavioral and Cognitive Therapies).
  • Tarification et frais d’utilisation : L’utilisation de l’ATQ-N est entièrement gratuite pour les travaux de recherche scientifique, la formation académique et la pratique clinique à visée non lucrative. Aucun droit de licence commerciale propriétaire n’est exigé sous réserve de citation rigoureuse des auteurs fondateurs.
  • Directives d’utilisation : Les cliniciens et chercheurs sont invités à reproduire l’instrument en mentionnant systématiquement la référence originale : Hollon, S. D., & Kendall, P. C. (1980). Toute modification substantielle des items ou intégration dans des progiciels commerciaux payants nécessite l’autorisation formelle expresse des auteurs ou de leurs ayants droit institutionnels.

12. Références / References

  • Beck, A. T., Rush, A. J., Shaw, B. F., & Emery, G. (1979). Cognitive therapy of depression. Guilford Press. https://www.guilford.com/books/Cognitive-Therapy-of-Depression/Beck-Rush-Shaw-Emery/9780898629194
  • Dobson, K. S., Hollon, S. D., & Evans, M. D. (1991). Cognitive therapy and pharmacotherapy for depression: So which is better? Clinical Psychology Review, 11(4), 449-479. https://doi.org/10.1016/0272-7358(91)90117-G
  • Ghassemzadeh, H., Mojtabai, R., Karamghadiri, N., & Ebrahimkhani, N. (2006). Psychometric properties of a Persian-language version of the Automatic Thoughts Questionnaire: ATQ-Persian. International Journal of Social Psychiatry, 52(2), 127-137. https://doi.org/10.1177/0020764006062095
  • Harrell, T. H., & Ryon, N. B. (1983). Cognitive-behavioral assessment of depression: Clinical validation of the Automatic Thoughts Questionnaire. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(5), 721-725. https://doi.org/10.1037/0022-006X.51.5.721
  • Hollon, S. D., & Kendall, P. C. (1980). Cognitive self-statements in depression: Development of an automatic thoughts questionnaire. Cognitive Therapy and Research, 4(4), 383-395. https://doi.org/10.1007/BF01178214
  • Hollon, S. D., Kendall, P. C., & Lumry, A. (1986). Specificity of depressotypic cognitions in clinical depression. Journal of Abnormal Psychology, 95(1), 52-59. https://doi.org/10.1037/0021-843X.95.1.52
  • Ingram, R. E., & Wisnicki, K. S. (1988). Assessment of positive automatic cognition. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 56(6), 898-902. https://doi.org/10.1037/0022-006X.56.6.898
  • Kazdin, A. E. (1990). Evaluation of the Automatic Thoughts Questionnaire: Negative cognitive processes and depression among children. Psychological Assessment: A Journal of Consulting and Clinical Psychology, 2(1), 73-77. https://doi.org/10.1037/1040-3590.2.1.73
  • Netemeyer, R. G., Williamson, D. A., Burton, S., Biswas, D., Jindal, S., Landreth, S., Cowart, K., & Bichel, S. (2002). Psychometric properties of shortened versions of the Automatic Thoughts Questionnaire. Educational and Psychological Measurement, 62(1), 111-129. https://doi.org/10.1177/0013164402062001008

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Instructions: Listed below are a variety of thoughts that pop into people’s heads. Please read each thought and indicate how frequently, if at all, the thought occurred to you over the last week. Please read each item carefully and rate it on the following scale:

Rating Scale (Frequency):
1 = Not at all
2 = Sometimes
3 = Moderately
4 = Often
5 = All the time
  1. I feel like I’m up against the world.
  2. I’m no good.
  3. Why can’t I ever succeed?
  4. No one understands me.
  5. I’ve let people down.
  6. I don’t think I can go on.
  7. I wish I were a better person.
  8. I’m so weak.
  9. My life’s not going the way I want it to.
  10. I’m so disappointed in myself.
  11. Nothing feels good anymore.
  12. I can’t stand this anymore.
  13. I can’t get started.
  14. What’s wrong with me?
  15. I wish I were somewhere else.
  16. I can’t get things together.
  17. I hate myself.
  18. I’m worthless.
  19. I wish I could just disappear.
  20. What’s the matter with me?
  21. I’m a loser.
  22. My life is a mess.
  23. I’m a failure.
  24. I’ll never make it.
  25. I feel so helpless.
  26. Something has to change.
  27. There must be something wrong with me.
  28. My future is bleak.
  29. It’s just not worth it.
  30. I can’t finish anything.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Questionnaire sur les pensées automatiques (ATQ-N). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-sur-les-pensees-automatiques-atq-n/
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur les pensées automatiques (ATQ-N).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-sur-les-pensees-automatiques-atq-n/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur les pensées automatiques (ATQ-N).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-sur-les-pensees-automatiques-atq-n/.