- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire sur les Défaillances Cognitives (Cognitive Failures Questionnaire, ou CFQ / CFQ-B), développé initialement par Donald E. Broadbent, Peter F. Cooper, P. FitzGerald et Katherine R. Parkes en 1982 à l’Université d’Oxford, est l’un des instruments psychométriques d’auto-évaluation les plus utilisés et validés au niveau international pour mesurer la fréquence subjective des erreurs, des oublis et des lapsus cognitifs de la vie quotidienne. L’outil évalue la propension d’un individu à subir des ruptures temporaires de traitement de l’information dans des tâches motrices, attentionnelles, mnésiques et perceptives simples qu’il est habituellement capable d’accomplir avec succès.
Le questionnaire est composé de 25 items formulés sous forme d’interrogations directes relatives à des situations courantes (par exemple, oublier la raison pour laquelle on s’est déplacé d’une pièce à l’autre, ne pas remarquer des panneaux de signalisation, ou laisser tomber des objets). Chaque item est évalué au moyen d’une échelle de Likert en 5 points allant de 0 (« Jamais » / Never) à 4 (« Très souvent » / Very often), produisant un score total continu compris entre 0 et 100 points. Un score élevé reflète une vulnérabilité accrue aux défaillances cognitives quotidiennes.
D’un point de vue psychométrique, le CFQ présente d’excellentes propriétés : une consistance interne robuste (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,79 et 0,92 selon les populations), une remarquable stabilité test-retest à long terme (corrélations de Pearson supérieures à r = 0,80 sur des intervalles de plusieurs mois), ainsi qu’une validité convergente et prédictive solidement établie. Il est largement utilisé en neuropsychologie clinique, en psychologie du travail et ergonomie (notamment pour l’étude de l’accidentologie et de la sécurité industrielle), en gérontologie ainsi qu’en psychopathologie pour quantifier les effets de l’anxiété, de la dépression, du stress chronique, des troubles du sommeil et de la surcharge mentale sur le fonctionnement cognitif écologique.
2. Mots-clés / Keywords
Défaillances cognitives, lapsus d’action, attention sélective, mémoire quotidienne, ergonomie cognitive, accidentologie, évaluation neuropsychologique, distraction, fonctions exécutives, stress psychologique, psychométrie, vulnérabilité cognitive.
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par une équipe de chercheurs pionniers en psychologie cognitive expérimentale et en psychologie de la santé au sein du Department of Experimental Psychology de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) :
- Donald Eric Broadbent (1926–1993) : Psychologue cogniticien britannique de renommée mondiale, chercheur à la Medical Research Council (MRC) Applied Psychology Unit à Cambridge puis au Department of Experimental Psychology de l’Université d’Oxford. Pionnier de la théorie du filtre attentionnel et du traitement de l’information humaine.
- Peter F. Cooper : Chercheur associé au Department of Experimental Psychology, Université d’Oxford, Royaume-Uni.
- P. FitzGerald : Collaborateur de recherche clinique et expérimentale, Université d’Oxford, Royaume-Uni.
- Katherine R. Parkes : Professeure émérite en psychologie organisationnelle et de la santé, Department of Experimental Psychology, Université d’Oxford, Royaume-Uni. Spécialiste des interactions entre stress professionnel, personnalité et performance cognitive.
4. Objectif / Purpose
4.1. Nature et finalité de l’évaluation
Le Cognitive Failures Questionnaire (CFQ) a été conçu pour combler un fossé méthodologique fondamental entre les évaluations cognitives standardisées en laboratoire (ou en cabinet neuropsychologique) et les manifestations concrètes des dysfonctionnements attentionnels et mnésiques dans la vie quotidienne. Alors que les tests psychométriques traditionnels mesurent la capacité maximale ou optimale d’un individu placé dans un environnement contrôlé, silencieux et hautement structuré, le CFQ évalue la performance cognitive écologique soumise aux fluctuations de l’environnement, à la fatigue, à la multi-tâche, à la pression temporelle et aux états émotionnels internes.
L’objectif central de l’échelle est d’opérationnaliser le concept de « défaillance cognitive » (cognitive failure), défini comme une erreur ou un échec d’exécution survenant lors d’une séquence comportementale ou mentale qu’une personne est pourtant pleinement compétente d’accomplir. Ces défaillances ne résultent pas d’un manque de connaissances ou d’aptitudes structurelles, mais d’une rupture transitoire dans le contrôle exécutif, l’attention sélective, le maintien mnésique ou l’intégration motrice.
4.2. Domaines d’application et pertinence clinique
Le CFQ est utilisé de manière intensive à travers plusieurs disciplines scientifiques et pratiques professionnelles :
- Psychologie du travail, sécurité industrielle et ergonomie : L’un des apports majeurs du CFQ réside dans sa capacité à prédire les comportements à risque et les accidents. Des scores élevés au CFQ sont systématiquement corrélés avec une fréquence accrue d’accidents du travail, d’accidents de la route chez les conducteurs professionnels et d’erreurs techniques chez le personnel soignant ou les opérateurs de systèmes critiques (pilotes, contrôleurs aériens).
- Psychopathologie et psychiatrie : Le CFQ constitue un indicateur privilégié pour quantifier l’impact cognitif subjectif des troubles de l’humeur (dépression majeure), des troubles anxieux, du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH chez l’adulte), et du syndrome de fatigue chronique. Les ruminations dépressives et l’anxiété de trait accaparent les ressources de la mémoire de travail, induisant une multiplication des erreurs de la vie courante.
- Neuropsychologie et vieillissement : L’outil permet de distinguer les plaintes cognitives subjectives associées au vieillissement normal ou au stress, de celles rencontrées dans le déficit cognitif léger (MCI) ou les traumatismes crânio-cérébraux légers (TCC).
- Recherche fondamentale et pharmacologique : Le CFQ sert de covariable essentielle ou de critère d’efficacité (outcome measure) dans l’étude des effets secondaires cognitifs des traitements pharmacologiques (chimiothérapie, anxiolytiques, antiépileptiques) ou de privations environnementales (dette de sommeil, travail posté).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de « défaillance cognitive » tel que modélisé par Broadbent et ses collaborateurs repose sur une organisation multidimensionnelle couvrant l’ensemble du cycle de traitement de l’information humaine. Les 25 items de l’échelle sondent quatre facettes fondamentales :
5.1. Défaillances attentionnelles et distractibilité
Cette dimension renvoie à l’incapacité temporaire à maintenir ou focaliser son attention sélective en présence de stimuli concurrents ou de pensées intrusives. Elle se traduit par :
- Le décrochage attentionnel lors de la lecture nécessitant de relire le même passage (item 1).
- L’interruption involontaire d’une tâche au profit d’une activité non planifiée sous l’effet d’un distracteur environnemental (item 4).
- L’absence d’écoute active lorsque l’on est occupé à autre chose (item 12).
- L’inattention aux signaux environnementaux explicites, tels que les panneaux de signalisation routière (item 6).
- La propension aux rêveries diurnes (mind-wandering) au détriment de l’écoute requise (item 21).
5.2. Défaillances mnésiques et oublis rétrospectifs / prospectifs
Cette composante englobe les ratés de l’encodage, de la consolidation et de la récupération d’informations en mémoire épisodique, sémantique et prospective :
- Mémoire prospective : Oublier d’honorer des rendez-vous fixés (item 18) ou négliger de répondre à des courriers importants pendant plusieurs jours (item 14).
- Mémoire de travail et intention : Perdre le fil de son objectif immédiat, comme oublier la raison d’un déplacement d’une pièce à l’autre (item 5).
- Mémoire de vérification : Douter d’avoir accompli des actes routiniers de sécurité, comme fermer une porte à clé ou éteindre une cuisinière (item 9).
- Récupération sémantique et lexicale : Éprouver le phénomène du mot « sur le bout de la langue » (item 24) ou oublier subitement un mot au milieu d’une phrase (item 23).
- Mémoire spatiale et topographique : Oublier où l’on a posé des objets du quotidien (item 19) ou perdre son chemin sur un trajet habituellement familier (item 2).
5.3. Lapsus d’action et erreurs d’exécution motrice (Blunders / Slips of Action)
Les lapsus d’action représentent des désynchronisations entre le schéma d’action automatisé et le contrôle exécutif conscient. L’individu exécute un comportement habituel inadapté au contexte actuel :
- Jeter l’objet utile et conserver l’emballage destiné à la poubelle (item 20).
- Laisser tomber involontairement des objets de ses mains en raison d’une mauvaise coordination visuo-motrice (item 25).
- Heurter physiquement des personnes ou des obstacles par manque d’anticipation motrice (item 8).
5.4. Défaillances perceptives et interactionnelles
Cette dimension concerne l’incapacité à extraire des signaux pertinents dans une scène visuelle complexe ou dans une interaction sociale :
- Ne pas réussir à repérer un produit pourtant présent sur les rayons d’un supermarché (item 3).
- Confondre la droite et la gauche lors de l’indication d’un itinéraire à autrui (item 7).
- Omettre d’intégrer ou d’encoder le prénom d’une personne lors d’une présentation formelle (items 10 et 22).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
6.1. Le modèle du traitement de l’information et la théorie du filtre de Broadbent
Le CFQ s’ancre directement dans les théories du traitement de l’information développées par Donald Broadbent dès 1958 (Perception and Communication). Broadbent a modélisé l’architecture cognitive humaine comme un système de communication à capacité limitée doté d’un goulot d’étranglement (bottleneck). L’attention sélective y agit comme un filtre protégeant les structures centrales contre la saturation sensorielle.
Dans ce modèle, les défaillances cognitives surviennent lorsque le filtre attentionnel est surchargé, mal orienté ou perturbé par des bruits internes (stress, anxiété, pensées interférentes) ou externes. Le CFQ a été spécifiquement conceptualisé pour capturer la vulnérabilité individuelle à l’épuisement de ces ressources de traitement dans des conditions écologiques où les demandes environnementales excèdent les capacités temporaires du système central.
6.2. La théorie des erreurs humaines et des schémas d’action de Reason et Norman
Le cadre théorique du CFQ s’articule également avec les travaux fondamentaux de James Reason (1984, 1990) sur la taxonomie des erreurs humaines et les modèles de Donald Norman (1981) sur les « schémas d’action » (action slips). Reason distingue deux grandes catégories d’échecs comportementaux :
- Les fautes ou erreurs de jugement (Mistakes) : Défauts de raisonnement où le plan d’action initial est erroné, bien que son exécution soit parfaite.
- Les ratés et lapsus (Slips and Lapses) : Défaillances d’exécution d’une routine bien apprise causées par une interruption du contrôle attentionnel alors que le plan initial était adéquat. Le CFQ mesure précisément cette catégorie.
Selon le modèle du Supervisory Attentional System (SAS) proposé par Norman et Shallice (1986), les actions quotidiennes fortement automatisées sont régulées par des schémas de bas niveau activés par des déclencheurs environnementaux. Lorsqu’une situation exige une modification de routine, le système attentionnel superviseur (dépendant du cortex préfrontal) doit intervenir pour inhiber le schéma automatique. Une baisse transitoire du contrôle du SAS entraîne l’exécution involontaire du mauvais schéma d’action, produisant exactement les comportements décrits dans le CFQ (par exemple, jeter le contenu au lieu de l’emballage).
7. Validité / Validity
Depuis sa publication en 1982, la validité psychométrique du CFQ a fait l’objet d’innombrables investigations empiriques à travers des échantillons cliniques, professionnels et universitaires internationaux.
7.1. Validité de construit et convergente
La validité convergente du CFQ est démontrée par ses corrélations modérées à fortes avec d’autres échelles d’auto-évaluation psychologique :
- Personnalité et affectivité négative : Le score global au CFQ présente une corrélation positive robuste et récurrente avec le Névrosisme (mesuré par le NEO-PI-R ou l’EPI d’Eysenck, avec des corrélations $r$ comprises entre 0,35 et 0,55) et avec l’anxiété-trait (STAI-Trait, $r \approx 0,40 – 0,50$). Les individus à forte affectivité négative rapportent davantage d’échecs cognitifs.
- Échelles de fatigue et de sommeil : Des corrélations significatives ($r = 0,30$ à $0,48$) sont établies entre le CFQ et les indices de somnolence diurne (échelle d’Epworth) ainsi que les mesures de burnout professionnel.
- Questionnaires mnésiques spécifiques : Le CFQ corrèle fortement ($r > 0,60$) avec d’autres auto-questionnaires spécialisés tels que le Memory Failures Questionnaire (MFQ) ou le Prospective and Retrospective Memory Questionnaire (PRMQ).
7.2. Validité discriminante et paradoxe de la dissociation labo-terrain
Un phénomène psychométrique classique lié au CFQ est la faiblesse relative de ses corrélations directes avec les tests de performance cognitive standardisés administrés en laboratoire (comme les matrices de Raven, les empan de chiffres ou les tests de temps de réaction simple, où $r$ oscille souvent entre -0,10 et 0,15, non significatif). Loin d’invalider l’outil, cette dissociation démontre sa validité discriminante : le CFQ n’évalue pas l’intelligence fluide ni la capacité cognitive intrinsèque maximale, mais bien la fiabilité de la régulation cognitive en milieu écologique naturel pollué par le stress et la fatigue.
7.3. Validité prédictive et écologique
La validité prédictive du questionnaire est particulièrement robuste dans les domaines appliqués :
- Accidentologie routière : Dans l’étude originale de Broadbent et al. (1982) et les réplications ultérieures (notamment Larson et al., 1997), les conducteurs ayant des scores élevés au CFQ présentent un taux significativement plus élevé d’accidents de la route et d’infractions d’inattention au code de la route.
- Erreurs médicales : Chez les internes hospitaliers et les infirmiers, les scores au CFQ prédisent directement la survenue d’erreurs de dosage médicamenteux et d’oublis de protocoles de soins lors des gardes de nuit.
8. Fidélité / Reliability
Le CFQ présente des indices de fidélité et de précision métrologique très élevés, documentés dans de multiples adaptations linguistiques (anglaise, française, allemande, néerlandaise, espagnole, chinoise) :
8.1. Consistance interne (Homogénéité)
L’évaluation de la cohérence interne des 25 items au travers du coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) montre une excellente homogénéité :
- Dans l’échantillon princeps de Broadbent et al. (1982), le coefficient alpha s’élevait à $lpha = 0,79$ pour la population générale et atteignait 0,89 dans des groupes homogènes de travailleurs.
- Des études psychométriques ultérieures de grande envergure (ex. Wallace et al., 2002 ; Bridger et al., 2013) ont rapporté des coefficients alpha compris entre $lpha = 0,86$ et $lpha = 0,92$, confirmant que les 25 items concourent de manière cohérente à l’évaluation du construit global.
- L’analyse item-total corrigée montre que la quasi-totalité des items présentent des corrélations supérieures à $r = 0,35$ avec le score composite global.
8.2. Stabilité temporelle (Fidélité Test-Retest)
Le CFQ a été expressément conçu comme une mesure de « trait » (propension stable) plutôt que de simple « état » passager. Les coefficients de corrélation test-retest corroborent cette hypothèse :
- À un intervalle de 6 mois, Broadbent et al. (1982) ont mesuré une corrélation test-retest de $r = 0,824$ ($p < 0,001$).
- À un intervalle prolongé de 12 à 24 mois, des études de suivi longitudinal chez des adultes en milieu professionnel ont rapporté des coefficients de fidélité compris entre $r = 0,71$ et $r = 0,80$, attestant d’une remarquable stabilité temporelle du trait de propension aux défaillances cognitives.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
9.1. Structure unidimensionnelle versus multidimensionnelle
Bien que Donald Broadbent et ses coauteurs aient initialement proposé d’utiliser le CFQ comme un score global unidimensionnel (somme des 25 items), des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies menées au cours des quatre dernières décennies ont mis en évidence une structure sous-jacente multidimensionnelle.
9.2. Le modèle à 4 facteurs de Wallace et Kass (2002)
L’une des solutions factorielles les plus répliquées et utilisées dans la littérature contemporaine est la structure à 4 facteurs identifiée par Wallace et Kass (2002) à partir d’analyses factorielles confirmatoires :
| Facteur identifié | Description du domaine | Items associés | Saturations typiques ($lambda$) |
|---|---|---|---|
| 1. Mémoire (Memory) | Oubli de noms, de mots, de rendez-vous et d’intentions immédiates | Items 5, 10, 15, 18, 19, 22, 23, 24 | 0,48 – 0,74 |
| 2. Distractibilité (Distractibility) | Décrochage attentionnel en lecture, conversations ou tâches ciblées | Items 1, 4, 12, 16, 17, 21 | 0,42 – 0,69 |
| 3. Lapsus physiques / Maladresses (Blunders) | Erreurs motrices, chute d’objets, heurter autrui ou inversions d’actions | Items 8, 11, 13, 20, 25 | 0,45 – 0,72 |
| 4. Mémoire spatiale (Spatial Memory) | Désorientation topographique, confusion droite/gauche, panneaux | Items 2, 3, 6, 7 | 0,40 – 0,66 |
9.3. Modélisation bifactorielle contemporaine
Des travaux méthodologiques récents (notamment Rast et al., 2009 ; Bridger et al., 2013) recommandent l’application d’un modèle bifactoriel (bi-factor model). Ce modèle démontre qu’un facteur général prépondérant (la propension globale aux défaillances cognitives) absorbe la majorité de la variance commune (expliquant plus de 65 % de la variance totale), tout en validant l’utilité clinique de sous-scores factoriels pour dresser des profils cognitifs spécifiques chez des patients cérébrolésés ou des travailleurs en situation de stress extrême.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom officiel de l’instrument : Questionnaire sur les Défaillances Cognitives / Cognitive Failures Questionnaire (CFQ / CFQ-B).
- Typologie d’outil : Échelle psychométrique d’auto-évaluation standardisée (auto-questionnaire / self-report inventory).
- Population cible : Adultes et adolescents (dès 16 ans) issus de la population générale ou clinique.
- Format d’administration : Questionnaire papier-crayon ou passation informatisée / numérique en ligne.
- Nombre d’items : 25 items formulés de manière directe et concise.
- Format de réponse (Échelle de Likert en 5 points) :
- 0 = Jamais (Never)
- 1 = Très rarement (Very rarely)
- 2 = Occasionnellement (Occasionally)
- 3 = Assez souvent (Quite often)
- 4 = Très souvent (Very often)
- Règles de cotation et calcul du score :
- Le score total s’obtient en effectuant la somme brute directe des réponses accordées aux 25 items.
- Items inversés : Aucun item inversé (tous les items sont cotés de manière positive et directe de 0 à 4).
- Étendue du score total : De 0 à 100 points.
- Interprétation quantitative : Plus le score obtenu est élevé, plus la fréquence subjective des défaillances cognitives, des distractions et des maladresses de la vie quotidienne est importante.
- Valeurs normatives indicatives : Dans la population générale adulte saine, la moyenne typique se situe autour de M = 31,5 à 36,0 (avec un écart-type $SD \approx 10,0$ à $12,5$). Un score supérieur à 48-50 points ($> +1,5, SD$) signale une fréquence inhabituellement élevée de défaillances cognitives méritant une exploration clinique.
- Temps moyen de passation : Environ 5 à 8 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1982.
- Titulaire des droits d’auteur : Donald E. Broadbent, Peter F. Cooper, P. FitzGerald, Katherine R. Parkes / The British Psychological Society (BPS).
- Statut d’utilisation et permissions : Le questionnaire a été publié dans le domaine académique au sein de la revue British Journal of Psychology. Il est libre d’accès et gratuit (sans redevance / open access) pour tout usage de recherche scientifique non commerciale et pour la pratique clinique individuelle, sous réserve de citer explicitement la référence bibliographique originale (Broadbent et al., 1982).
- Utilisations commerciales : L’intégration dans des plateformes logicielles commerciales de recrutement, de télémédecine ou d’évaluation d’entreprise requiert une autorisation auprès des détenteurs des droits ou des éditeurs de la publication d’origine.
12. Références / References
- Broadbent, D. E., Cooper, P. F., FitzGerald, P., & Parkes, K. R. (1982). The Cognitive Failures Questionnaire (CFQ) and its correlates. British Journal of Psychology, 73(2), 353–370. https://doi.org/10.1111/j.2044-8295.1982.tb01817.x
- Bridger, R. S., Johnsen, S. Å. K., & Brasher, K. (2013). Psychometric properties of the Cognitive Failures Questionnaire. Ergonomics, 56(10), 1515–1524. https://doi.org/10.1080/00140139.2013.821172
- Carrigan, N., & Barkus, E. (2016). A systematic review of cognitive failures in daily life: Healthy populations. Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 63, 29–42. https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2016.01.010
- Larson, G. E., Alderton, D. L., Neideffer, M., & Underhill, B. (1997). Further evidence on dimensionality and correlates of the Cognitive Failures Questionnaire. British Journal of Psychology, 88(1), 29–38. https://doi.org/10.1111/j.2044-8295.1997.tb02619.x
- Norman, D. A. (1981). Categorization of action slips. Psychological Review, 88(1), 1–15. https://doi.org/10.1037/0033-295X.88.1.1
- Norman, D. A., & Shallice, T. (1986). Attention to action: Willed and automatic control of behavior. In R. J. Davidson, G. E. Schwartz, & D. Shapiro (Eds.), Consciousness and Self-Regulation: Advances in Research and Theory (Vol. 4, pp. 1–18). Springer. https://doi.org/10.1007/978-1-4757-0629-1_1
- Rast, P., Zimprich, D., Van Boxtel, M., & Jolles, J. (2009). Factor structure and measurement invariance of the Cognitive Failures Questionnaire across the adult life span. Assessment, 16(2), 145–158. https://doi.org/10.1177/1073191108324440
- Reason, J. T. (1984). Absent-mindedness and cognitive control. In J. E. Harris & P. E. Morris (Eds.), Everyday Memory, Actions and Absent-Mindedness (pp. 113–132). Academic Press.
- Wallace, J. C., & Kass, S. J. (2002). An examination of the Cognitive Failures Questionnaire: Factor structure and prospective validity. Computers in Human Behavior, 18(5), 585–597. https://doi.org/10.1016/S0747-5632(02)00007-3
- Wallace, J. C., Kass, S. J., & Stanny, C. J. (2002). The Cognitive Failures Questionnaire Revisited: Investigating the relationship between cognitive failures and accident involvement. Safety Science, 40(7-8), 679–688. https://doi.org/10.1016/S0925-7535(01)00065-9
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
0 = Never | 1 = Very rarely | 2 = Occasionally | 3 = Quite often | 4 = Very often
- Do you read something and find you haven’t been thinking about it and must read it again?
- Do you find you forget which way to turn on a road you know well?
- Do you fail to see what you want in a supermarket (although it’s there)?
- Do you start doing one thing and get distracted into doing something else (unintentionally)?
- Do you find you forget why you went from one part of the house to the other?
- Do you fail to notice signposts on the road?
- Do you find you confuse right and left when telling someone the way?
- Do you bump into people?
- Do you find you forget whether you’ve turned off a light or a fire or locked the door?
- Do you fail to listen to people’s names when you are meeting them?
- Do you say something and realize afterwards that it might be taken as insulting?
- Do you fail to hear people speaking to you when you are doing something else?
- Do you lose your temper and regret it?
- Do you leave important letters unanswered for days?
- Do you find you forget which readily available supermarket items are on your list?
- Do you find yourself suddenly wondering whether you’ve used a word correctly?
- Do you have trouble making up your mind?
- Do you find you forget appointments?
- Do you forget where you put something like a newspaper or a book?
- Do you find you accidentally throw away the thing you want and keep what you meant to throw away (as in the packet and the contents)?
- Do you daydream when you ought to be listening to something?
- Do you find you forget people’s names?
- Do you start saying something and then realize you don’t know the word you want?
- Do you find you can’t quite remember something although it’s ‘on the tip of your tongue’?
- Do you drop things?