- 1. Résumé
- 2. Mots-clés
- 3. Auteurs
- 4. Objectif
- 5. Construit psychologique
- 6. Cadre théorique
- 7. Validité
- 8. Fidélité
- 9. Analyse factorielle
- 13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
- 10. Instrument de mesure
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test
- 12. Références
- 13. Questions et items du questionnaire
1. Résumé
Le Questionnaire sur les compétences de régulation émotionnelle (Emotion Regulation Skills Questionnaire, ERSQ-27), initialement développé par Matthias Berking et Hansjörg Znoj en 2008, est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer systématiquement l’application de compétences adaptatives de régulation émotionnelle dans la vie quotidienne. Élaboré sur la base du modèle théorique de l’adaptation cognitive et comportementale aux émotions (Adaptive Coping with Emotions ou modèle ACE), cet instrument opérationnalise la régulation des affects non pas comme une stratégie unitaire, mais comme un ensemble articulé de compétences spécifiques et complémentaires.
L’échelle comprend 27 items répartis de façon équilibrée au sein de neuf sous-échelles factorielles comprenant chacune trois items : la conscience émotionnelle (Awareness), la perception des sensations corporelles (Body Sensations), la clarté émotionnelle (Clarity), la compréhension des émotions (Understanding), la modification des états affectifs (Modification), l’acceptation émotionnelle (Acceptance), la tolérance à la détresse (Tolerance), la disposition à affronter les émotions pénibles (Readiness to confront), et l’auto-soutien bienveillant (Self-support). Les participants évaluent la fréquence à laquelle ils ont réussi à mobiliser ces compétences au cours de la semaine précédente sur une échelle de Likert en 5 points allant de 0 (Not at all / Pas du tout) à 4 (Almost always / Presque toujours).
D’un point de vue psychométrique, l’ERSQ-27 démontre une excellente consistance interne, avec un coefficient alpha de Cronbach pour le score total oscillant généralement entre 0,90 et 0,94 selon les populations cliniques et non cliniques, et des coefficients compris entre 0,68 et 0,86 pour les différentes sous-échelles. Les analyses factorielles confirmatoires appuient une structure hiérarchique avec un facteur général de régulation émotionnelle et neuf facteurs de premier ordre distincts mais corrélés. L’ERSQ-27 s’est imposé comme un standard international incontournable pour la recherche translationnelle en psychopathologie et l’évaluation des processus thérapeutiques au sein des thérapies cognitivo-comportementales de troisième vague, notamment le programme Training Emotional Competencies (TEK).
2. Mots-clés
Régulation émotionnelle, ERSQ-27, modèle ACE, compétences émotionnelles, évaluation psychométrique, thérapie cognitivo-comportementale, conscience corporelle, acceptation émotionnelle, tolérance à la détresse, psychopathologie translationnelle.
3. Auteurs
L’échelle a été développée et validée par :
- Dr. Matthias Berking, Professeur titulaire de psychologie clinique et de psychothérapie à l’Université Friedrich-Alexander d’Erlangen-Nuremberg (FAU), Allemagne. Ancien chercheur invité à l’Université de Washington et à l’Université de Harvard. Spécialiste mondial des mécanismes de régulation des affects et créateur de l’entraînement TEK (Training Emotionaler Kompetenzen). Contact : [email protected].
- Dr. Hansjörg Znoj, Professeur ordinaire de psychologie clinique et psychothérapie à l’Institut de psychologie de l’Université de Berne, Suisse. Expert en recherche sur le deuil, l’adaptation au stress chronique et la régulation émotionnelle. Contact : [email protected].
4. Objectif
Le développement de l’ERSQ-27 répond à une lacune majeure dans le paysage psychométrique des années 2000. Historiquement, l’évaluation de la régulation émotionnelle était dominée par deux approches distinctes : d’une part, l’évaluation de stratégies cognitives spécifiques considérées isolément (par exemple la réévaluation cognitive ou la suppression expressive mesurées par l’ERQ de James Gross et Oliver John), et d’autre part, la mesure des déficits globaux de régulation (comme dans l’échelle DERS de Gratz et Roemer). Si ces outils présentaient des qualités indéniables, ils ne permettaient pas de capturer de façon modulaire et exhaustive le répertoire des habiletés adaptatives concrètes mobilisées par les individus confrontés à des affects aversifs.
L’objectif principal de l’ERSQ-27 est d’offrir une mesure processuelle standardisée et pragmatique, capable de quantifier le degré d’acquisition, de maîtrise et de déploiement effectif de neuf compétences de régulation émotionnelle. L’instrument est conçu pour remplir plusieurs fonctions critiques :
- Évaluation diagnostique et fonctionnelle : Identifier le profil singulier des forces et des vulnérabilités émotionnelles d’un patient. Un individu souffrant de trouble panique peut, par exemple, présenter une conscience aiguë des sensations corporelles mais un déficit marqué d’acceptation et de tolérance, tandis qu’un patient souffrant d’alexithymie ou de trouble dépressif majeur présentera des scores particulièrement bas en conscience, clarté et compréhension.
- Mesure de résultats et de processus thérapeutique : Servir de thermomètre continu lors d’interventions psychothérapeutiques focalisées sur les émotions. L’ERSQ permet de déterminer précisément quelles compétences progressent au fil des séances et si ces gains médiatisent la réduction des symptômes dépressifs, anxieux, addictifs ou somatoformes.
- Recherche translationnelle et expérimentale : Permettre aux chercheurs d’étudier l’interaction dynamique entre les différentes composantes de la régulation émotionnelle et d’autres variables neurobiologiques, physiologiques ou psychosociales (par exemple la variabilité de la fréquence cardiaque, la réactivité de l’amygdale ou le soutien social perçu).
En clinique, l’ERSQ-27 fournit un cadre de formulation de cas précieux pour orienter les modules d’entraînement aux compétences émotionnelles, renforçant la personnalisation des soins en santé mentale.
5. Construit psychologique
L’ERSQ-27 repose sur une conception multidimensionnelle de la régulation émotionnelle, intégrant neuf facettes étroitement coordonnées. Chaque sous-échelle explore une composante essentielle de la chaîne de traitement adaptatif des émotions :
1. Conscience émotionnelle (Awareness)
Cette compétence renvoie à la capacité d’un individu à remarquer et à diriger délibérément son attention vers ses états affectifs intérieurs dès leur émergence. Elle implique d’être attentif aux fluctuations de son humeur plutôt que de fonctionner en mode de pilote automatique ou de dissociation émotionnelle. Exemple : Remarquer immédiatement un sentiment naissant d’irritation ou de tristesse au cours d’une interaction sociale.
2. Perception des sensations corporelles (Sensations / Body Awareness)
Cette dimension évalue l’aptitude à identifier les manifestations physiologiques et intéroceptives qui accompagnent l’activation émotionnelle. L’ancrage somatique de l’émotion constitue une source fondamentale d’information que les individus adaptatifs savent décoder. Exemple : Percevoir une tension dans la mâchoire, un resserrement thoracique ou des battements cardiaques accélérés comme des signaux d’une montée d’anxiété.
3. Clarté émotionnelle (Clarity)
La clarté correspond à la capacité de discriminer avec précision la nature exacte de l’émotion ressentie, de la différencier d’autres états affectifs voisins et de la nommer explicitement (étiquetage verbal ou affect labeling). Exemple : Être capable de distinguer nettement si l’on éprouve de la honte, de la culpabilité, de la peur ou de la déception, plutôt que de rapporter un malaise global indifférencié.
4. Compréhension des émotions (Understanding)
Cette composante implique l’analyse causale et fonctionnelle de l’expérience émotionnelle. L’individu comprend les facteurs déclencheurs internes et environnementaux de son état, ainsi que le sens profond ou le message véhiculé par l’émotion quant à ses besoins et ses valeurs. Exemple : Comprendre que la colère ressentie provient du fait qu’une limite personnelle importante a été transgressée.
5. Modification des émotions (Modification)
La modification évalue la capacité à réduire l’intensité, la durée ou la valence aversive d’un état émotionnel négatif au profit d’états plus constructifs, à travers diverses stratégies cognitives (réévaluation), attentionnelles ou comportementales (activités ressources). Exemple : Parvenir à apaiser un sentiment d’abattement en recadrant ses pensées et en s’engageant dans une action valorisante.
6. Acceptation émotionnelle (Acceptance)
L’acceptation représente la disposition non jugeante à autoriser la présence d’émotions désagréables sans chercher à les fuir, les supprimer ou les condamner moralement. Elle s’oppose directement à l’évitement expérientiel. Exemple : Se donner la permission d’éprouver une profonde tristesse après une perte sans se juger faible ou défaillant.
7. Tolérance à la détresse (Tolerance)
Cette compétence réfère à l’endurance psychologique face à des émotions négatives d’une intensité élevée, en maintenant son intégrité comportementale sans s’effondrer ni recourir à des conduites impulsives dysfonctionnelles (automutilation, abus de substances). Exemple : Être capable de traverser une vague d’angoisse aiguë sans céder à la panique ni fuir de manière désordonnée.
8. Disposition à affronter les émotions pénibles (Readiness to Confront)
Cette dimension mesure la volonté proactive de s’exposer à des situations, des tâches ou des interactions potentiellement anxiogènes ou douloureuses lorsque cela est nécessaire pour atteindre des objectifs personnels ou préserver ses valeurs. Exemple : Prendre la parole en public ou avoir une conversation difficile malgré l’inconfort émotionnel prévisible.
9. Auto-soutien bienveillant (Self-Support)
L’auto-soutien désigne l’adoption d’une attitude d’auto-compassion, d’encouragement et de réconfort envers soi-même lors des moments de souffrance psychologique, contrastant avec l’autocritique destructive. Exemple : Se traiter avec douceur, se prodiguer des paroles réconfortantes et prendre soin de soi face à un échec cuisant.
6. Cadre théorique
Le cadre conceptuel de l’ERSQ-27 s’enracine dans le modèle de l’adaptation cognitive et comportementale aux émotions (Adaptive Coping with Emotions – ACE) formulé par Matthias Berking. Ce modèle intègre harmonieusement les théories cognitivo-comportementales classiques, les modèles neurobiologiques des émotions et les principes des thérapies de troisième vague, notamment la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) et la thérapie comportementale dialectique (TCD) de Marsha Linehan.
Le modèle ACE postule que la dérégulation émotionnelle n’est pas simplement un symptôme secondaire des troubles mentaux, mais un facteur étiologique et de maintien transdiagnostique central. Selon Berking, une régulation émotionnelle réussie repose sur une séquence fonctionnelle structurée en deux grandes phases interdépendantes :
Phase 1 : L’évaluation et le traitement de l’information émotionnelle
Pour qu’un individu puisse réguler efficacement une émotion, il doit d’abord être en mesure de la percevoir et de la décoder. Cette première phase mobilise les compétences de Conscience, de détection des Sensations corporelles, de Clarté et de Compréhension. Sans une identification claire de l’état émotionnel et de sa signification fonctionnelle, toute tentative d’action risque d’être inadaptée ou prématurée.
Phase 2 : La régulation active et la modulation expérientielle
Une fois l’émotion décodée, l’individu fait face à un choix dynamique entre plusieurs processus adaptatifs complémentaires :
- L’acceptation et la tolérance : Si l’émotion découle d’une situation non modifiable (par exemple un deuil ou une contrariété inévitable), les compétences d’Acceptation, de Tolérance et d’Auto-soutien permettent de traverser l’épreuve sans escalade dysphorique.
- La modification active et la confrontation : Si la situation peut être influencée ou nécessite une action orientée vers un but, les compétences de Modification et de Disposition à affronter permettent de canaliser l’énergie de l’émotion pour surmonter les obstacles.
Le modèle ACE insiste sur la flexibilité contextuelle : aucune compétence n’est suffisante à elle seule, et c’est l’orchestration harmonieuse de ces neuf habiletés qui protège l’individu contre l’émergence de troubles psychopathologiques majeurs.
7. Validité
La validité psychométrique de l’ERSQ-27 a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques rigoureuses au sein d’échantillons communautaires, universitaires et cliniques (patients hospitalisés pour dépression, troubles anxieux, addictions ou troubles des conduites alimentaires).
Validité de construit et convergente
Les études initiales de Berking et Znoj (2008) ainsi que les réplications ultérieures ont démontré une validité convergente robuste. Le score global de l’ERSQ-27 et ses sous-échelles présentent des corrélations positives statistiquement significatives avec :
- La sous-échelle de réévaluation cognitive de l’Emotion Regulation Questionnaire (ERQ ; r = 0,45 à 0,60).
- L’intelligence émotionnelle trait mesurée par le TMMS (Trait Meta-Mood Scale ; r = 0,50 à 0,72).
- L’auto-compassion évaluée par la Self-Compassion Scale (SCS ; r = 0,55 à 0,68).
- Le bien-être psychologique subjectif et la satisfaction de vie (r = 0,40 à 0,58).
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente validité discriminante vis-à-vis des construits de dysrégulation et de souffrance psychologique. Des corrélations négatives modérées à fortes sont systématiquement observées avec :
- L’échelle des difficultés de régulation émotionnelle (DERS ; r = -0,60 à -0,78).
- La suppression expressive de l’ERQ (r = -0,25 à -0,40).
- L’inventaire de dépression de Beck (BDI-II ; r = -0,45 à -0,62).
- L’anxiété état-trait du STAI (r = -0,48 à -0,65).
- Le névrosisme mesuré par le NEO-PI-R (r = -0,42 à -0,58).
Validité prédictive et sensibilité au changement
La validité prédictive de l’ERSQ-27 a été confirmée dans plusieurs essais cliniques longitudinaux. Les scores pré-thérapeutiques à l’ERSQ prédisent significativement la rémission des symptômes dépressifs à la fin du traitement. De plus, les études d’intervention (notamment sur le programme TEK) ont prouvé une remarquable sensibilité au changement : l’accroissement des compétences évaluées par l’ERSQ-27 au cours de la psychothérapie médie la réduction ultérieure de la symptomatologie clinique (Berking et al., 2013).
8. Fidélité
La fidélité de l’ERSQ-27 a été établie à travers plusieurs indices psychométriques de référence :
Consistance interne
La consistance interne de l’échelle globale est excellente dans l’ensemble des études publiées, avec des coefficients alpha de Cronbach variant généralement entre 0,90 et 0,94 dans les échantillons sains et cliniques. Le coefficient oméga de McDonald ($\omega$) confirme cette homogénéité élevée ($\omega$ > 0,92).
Au niveau des neuf sous-échelles composées chacune de 3 items, les valeurs d’alpha de Cronbach se situent dans des plages tout à fait satisfaisantes pour des échelles aussi courtes :
- Conscience : $lpha pprox 0,72 – 0,81$
- Sensations corporelles : $lpha pprox 0,75 – 0,84$
- Clarté : $lpha pprox 0,78 – 0,86$
- Compréhension : $lpha pprox 0,74 – 0,82$
- Modification : $lpha pprox 0,77 – 0,85$
- Acceptation : $lpha pprox 0,70 – 0,79$
- Tolérance : $lpha pprox 0,76 – 0,83$
- Disposition à affronter : $lpha pprox 0,68 – 0,78$
- Auto-soutien : $lpha pprox 0,75 – 0,84$
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été examinée sur des intervalles de deux à quatre semaines auprès d’échantillons en attente de prise en charge ou non cliniques. Le coefficient de corrélation intra-classe (CCI) pour le score total est élevé ($r_{tt} = 0,80 – 0,87$), démontrant une stabilité temporelle solide tout en conservant la sensibilité nécessaire pour détecter les modifications induites par les interventions thérapeutiques.
9. Analyse factorielle
Les investigations de la structure interne de l’ERSQ-27 ont mobilisé des analyses factorielles exploratoires (AFE) lors de la phase initiale d’élaboration, suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) approfondies.
Structure factorielle confirmatoire
Les travaux de Berking et Znoj (2008) ont comparé plusieurs modèles concurrents par modélisation d’équations structurelles :
13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
Les résultats ont démontré la supériorité statistique du modèle hiérarchique de second ordre ainsi que du modèle à 9 facteurs corrélés, affichant d’excellents indices d’ajustement aux données :
- $\chi^2 / ext{ddl} < 2,2$
- Comparative Fit Index (CFI) $ge 0,94$
- Tucker-Lewis Index (TLI) $ge 0,93$
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $le 0,048$ (intervalle de confiance à 90 % : [0,041 ; 0,055])
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) $le 0,042$
Saturations factorielles
Toutes les saturations factorielles standardisées des items sur leurs facteurs respectifs sont hautement significatives ($p < 0,001$) et dépassent le seuil critique de 0,60, oscillant pour la plupart entre 0,65 et 0,88. De même, les contributions des neuf sous-facteurs au facteur général de second ordre sont très robustes (coefficients compris entre 0,62 et 0,89), justifiant pleinement l’utilisation clinique d’un score total composite aux côtés des scores de sous-échelles.
10. Instrument de mesure
- Nom complet de l’outil : Emotion Regulation Skills Questionnaire (ERSQ-27) / Questionnaire sur les compétences de régulation émotionnelle.
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report inventory).
- Nombre total d’items : 27 items formulés sous forme d’affirmations comportementales et expérientielles.
- Période de référence : La semaine écoulée (« Au cours de la semaine dernière… »).
- Format de réponse : Échelle ordinale de type Likert en 5 points :
- 0 = Not at all (Pas du tout)
- 1 = Seldom (Rarement)
- 2 = Sometimes (Parfois)
- 3 = Often (Souvent)
- 4 = Almost always (Presque toujours)
- Calcul des scores et cotation :
- Aucun item inversé : Tous les items sont formulés dans le sens positif du développement de la compétence.
- Score total : Moyenne arithmétique de l’ensemble des 27 items (valeur comprise entre 0 et 4).
- Scores des 9 sous-échelles : Moyenne arithmétique des 3 items correspondants (valeur comprise entre 0 et 4) :
- 1. Conscience (Awareness) : Items 1, 10, 19
- 2. Sensations corporelles (Body Sensations) : Items 2, 11, 20
- 3. Clarté (Clarity) : Items 3, 12, 21
- 4. Compréhension (Understanding) : Items 4, 13, 22
- 5. Modification (Modification) : Items 5, 14, 23
- 6. Acceptation (Acceptance) : Items 6, 15, 24
- 7. Tolérance (Tolerance) : Items 7, 16, 25
- 8. Disposition à affronter (Readiness to Confront) : Items 8, 17, 26
- 9. Auto-soutien (Self-Support) : Items 9, 18, 27
- Durée de passation : Environ 4 à 7 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’ERSQ-27 a été initialement publié en 2008 dans la revue scientifique à comité de lecture Journal of Individual Differences. Les auteurs ont placé cet instrument dans le domaine de la recherche académique et de la pratique clinique non commerciale en accès libre.
- Tarif : Gratuit pour l’usage clinique individuel, la recherche universitaire et les contextes pédagogiques non commerciaux.
- Conditions d’utilisation et permissions : Les cliniciens et chercheurs sont autorisés à administrer le questionnaire sous réserve de citer explicitement la publication de référence de Berking et Znoj (2008). Toute intégration dans des solutions logicielles commerciales ou des applications numériques payantes nécessite une autorisation écrite préalable accordée par les auteurs ou les détenteurs des droits.
12. Références
- Berking, M., & Znoj, H. (2008). Development and validation of a self-report measure for the assessment of emotion-regulation skills (ERSQ). Journal of Individual Differences, 29(3), 168–187. https://doi.org/10.1027/1614-0001.29.3.168
- Berking, M., Wupperman, P., Reichardt, A., Pejic, T., Dippel, A., & Znoj, H. (2008). Emotion-regulation skills as a general mechanism of change in psychopathology: An integrative approach to emotion-regulation therapy. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 76(6), 1076–1081. https://doi.org/10.1037/a0013876
- Berking, M., Ebert, D., Cuijpers, P., & Hofmann, S. G. (2013). Emotion regulation skills training enhances the efficacy of inpatient cognitive behavioral therapy for major depressive disorder: A randomized controlled trial. Psychotherapy and Psychosomatics, 82(4), 234–245. https://doi.org/10.1159/000348448
- Gratz, K. L., & Roemer, L. (2004). Multidimensional assessment of emotion regulation and dysregulation: Development, factor structure, and initial validation of the difficulties in emotion regulation scale. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 26(1), 41–54. https://doi.org/10.1023/B:JOBA.0000007455.08539.94
- Gross, J. J., & John, O. P. (2003). Individual differences in two emotion regulation processes: Implications for affect, relationships, and well-being. Journal of Personality and Social Psychology, 85(2), 348–362. https://doi.org/10.1037/0022-3514.85.2.348
13. Questions et items du questionnaire
Response scale:
5-point Likert scale: 0 = Not at all, 1 = Seldom, 2 = Sometimes, 3 = Often, 4 = Almost always
- I paid attention to my feelings.
- I noticed physical sensations that were caused by my feelings.
- I was clear about what feelings I was experiencing.
- I understood why I felt the way I did.
- I was able to influence my negative feelings in a positive way.
- I accepted my negative feelings.
- I was able to tolerate my negative feelings.
- I was ready to face situations that provoked negative feelings.
- I supported myself when I had negative feelings.
- I was aware of my emotional states.
- I felt where my emotions were located in my body.
- I could identify and name my feelings.
- I recognized the causes of my feelings.
- I could do something to make myself feel better.
- I allowed myself to feel negative emotions.
- I could withstand unpleasant feelings.
- I did not avoid situations even though they provoked uncomfortable feelings.
- I treated myself with care and compassion when I felt bad.
- I noticed when my mood changed.
- I perceived bodily signals of my emotions.
- I knew exactly which emotions I was feeling.
- I understood the meaning and messages of my feelings.
- I succeeded in changing my negative feelings into more positive ones.
- I was able to accept uncomfortable emotions without fighting them.
- I could endure intense negative feelings without falling apart.
- I confronted challenges even when they triggered difficult emotions.
- I gave myself encouragement when I experienced negative emotions.