Échelles cliniquesPsychologie cognitivePsychométrie

Questionnaire sur les cognitions liées au deuil (GCQ)

Le Grief Cognitions Questionnaire (GCQ) est un instrument psychométrique de 38 items évaluant les cognitions inadaptées et les interprétations catastrophiques dans le trouble du deuil prolongé.

PUBLIÉ

1. Résumé

Le Questionnaire sur les cognitions liées au deuil (Grief Cognitions Questionnaire, GCQ) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la présence et l’intensité des cognitions inadaptées et des interprétations catastrophiques associées au deuil compliqué ou au trouble du deuil prolongé (TDP / Prolonged Grief Disorder). Développé à l’origine par Paul A. Boelen et ses collaborateurs en 2003 au sein du département de psychologie clinique de l’Université d’Utrecht, cet outil a été élaboré pour opérationnaliser les composantes cognitives du modèle cognitivo-comportemental du deuil pathologique. Le GCQ est composé de 38 items évalués au moyen d’une échelle de Likert en 6 points allant de 0 (« Fortement en désaccord ») à 5 (« Fortement d’accord »), générant un score total compris entre 0 et 190, ainsi que 9 scores factoriels distincts.

Ces neuf sous-échelles capturent des dimensions fondamentales de la détresse cognitive post-deuil : les croyances négatives globales sur soi (4 items), les croyances négatives globales sur le monde et la vie (4 items), les croyances négatives concernant l’avenir (5 items), les interprétations catastrophiques des réactions de deuil (4 items), l’auto-accusation et la culpabilité (5 items), les croyances relatives à l’incompréhension et au jugement d’autrui (4 items), les croyances négatives sur le maintien du deuil comme signe d’attachement (3 items), la menace pour l’identité et le soi en l’absence du défunt (4 items), et enfin les croyances négatives relatives au manque de soutien et à la méfiance envers autrui (5 items).

Sur le plan psychométrique, le GCQ démontre une cohérence interne exceptionnelle, avec un coefficient alpha de Cronbach global généralement supérieur à .90 (variant souvent entre .94 et .97 dans la littérature clinique) et des coefficients de sous-échelles oscillant entre .72 et .90. La validité convergente est solidement établie par de fortes corrélations positives avec l’Inventory of Complicated Grief (ICG), les échelles de dépression (BDI-II), d’anxiété (BAI) et de stress post-traumatique (PCL-5). L’outil présente également une excellente sensibilité au changement thérapeutique lors de protocoles de thérapie cognitivo-comportementale (TCC) centrée sur le deuil prolongé.

2. Mots-clés

Deuil prolongé, deuil compliqué, cognitions inadaptées, thérapie cognitivo-comportementale, psychométrie, interprétations catastrophiques, auto-accusation, deuil traumatique, évaluation clinique, restructuration cognitive.

3. Auteurs

Le Grief Cognitions Questionnaire a été initialement conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs néerlandais spécialisés dans la psychopathologie du deuil et le psycho-traumatisme :

  • Paul A. Boelen, Ph.D. — Professeur de psychologie clinique, Département de psychologie clinique, Faculté des sciences sociales et comportementales, Université d’Utrecht, Utrecht, Pays-Bas ; chercheur senior à Arq Psychotrauma Expert Group, Diemen, Pays-Bas. Courriel institutionnel : [email protected]
  • Hennie Kip, M.Sc. — Département de psychologie clinique, Université d’Utrecht, Pays-Bas.
  • Jolanda Voorsluijs, M.Sc. — Département de psychologie clinique, Université d’Utrecht, Pays-Bas.
  • Jos van den Bout, Ph.D. — Professeur émérite de psychologie clinique et de psychopathologie, Université d’Utrecht, Pays-Bas.

4. Objectif

La perte d’un être cher constitue l’une des expériences de vie les plus déstabilisantes sur le plan émotionnel. Si la majorité des individus endeuillés traversent une période d’affliction aiguë qui s’estompe progressivement au fil du temps sans intervention spécialisée, environ 10 % développent un tableau clinique chronique et invalidant, désigné sous le terme de trouble du deuil prolongé (reconnu dans la CIM-11 et le DSM-5-TR). L’objectif premier du GCQ est de repérer, quantifier et caractériser précisément les schémas cognitifs dysfonctionnels et les croyances inadaptées qui entravent le processus naturel d’intégration de la perte et pérennisent la souffrance psychologique.

Applications cliniques

Dans la pratique clinique, le GCQ remplit une triple fonction :

  • Évaluation diagnostique et fonctionnelle : Il permet au psychologue ou au psychiatre d’identifier la nature exacte des blocages cognitifs. Certains patients sont dominés par une culpabilité dévorante (auto-accusation), tandis que d’autres sont paralysés par la peur de sombrer dans la folie s’ils laissent libre cours à leurs émotions (interprétations catastrophiques de la détresse).
  • Planification individualisée du traitement : Le profil factoriel obtenu guide directement les modules d’intervention en TCC. Par exemple, des scores élevés sur la dimension « Préservation du deuil » indiquent la nécessité d’aborder les croyances selon lesquelles atténuer sa peine reviendrait à trahir ou oublier le défunt.
  • Mesure des résultats thérapeutiques (Treatment Monitoring) : Administré avant, pendant et après l’intervention, le questionnaire fournit une mesure objective de la restructuration cognitive et de la réduction des distorsions post-perte.

Applications en recherche

Dans le domaine de la recherche fondamentale et translationnelle, le GCQ est un instrument de référence pour modéliser les médiateurs cognitifs entre l’exposition au deuil et les symptômes comorbides (dépression majeure, anxiété généralisée, somatisation). Il est systématiquement employé dans les essais contrôlés randomisés (ECR) évaluant l’efficacité des thérapies cognitives, des interventions d’exposition narrative et des thérapies basées sur l’acceptation et l’engagement (ACT) appliquées au deuil pathologique.

5. Construit psychologique

Le GCQ repose sur l’opérationnalisation de neuf dimensions cognitives intriquées qui reflètent l’altération de l’image de soi, de la vision du monde, de la projection vers le futur et de la régulation affective consécutive à la perte.

1. Croyances négatives globales sur le Soi (Global Negative Beliefs about the Self)

Cette dimension évalue le sentiment d’indignité, de déchéance et d’échec personnel survenu après le décès. L’endeuillé intègre la perte comme une preuve de son incompétence fondamentale ou de sa nullité. Exemple d’item : « Depuis sa mort, je me sens totalement sans valeur » (Item 1).

2. Croyances négatives globales sur le Monde et la Vie (Global Negative Beliefs about the World/Life)

Ce construit mesure l’effondrement du sentiment de sécurité ontologique, la perception du monde comme un environnement injuste, dangereux et dénué de sens. La perte détruit la croyance en un monde prévisible et bienveillant. Exemple d’item : « Depuis sa mort, le monde est un endroit absolument dangereux pour moi » (Item 2).

3. Croyances négatives concernant l’Avenir (Negative Beliefs about the Future)

Cette échelle quantifie le désespoir prospectif, l’incapacité à envisager une perspective d’épanouissement ou de paix intérieure, et l’anticipation d’une souffrance perpétuelle. Exemple d’item : « Je n’ai plus aucune confiance dans l’avenir » (Item 3).

4. Interprétations catastrophiques des réactions de deuil (Catastrophic Misinterpretations of Grief Reactions)

Inspirée des modèles cognitifs de l’attaque de panique de Clark, cette dimension capte la peur métacognitive de perdre le contrôle, de devenir fou ou de subir une dégradation physique irréversible sous le coup de l’intensité affective. Exemple d’item : « Si je laisse libre cours à mes émotions, je vais devenir fou » (Item 4).

5. Auto-accusation et Culpabilité (Self-Blame/Guilt)

Ce domaine évalue la responsabilité illusoire que s’attribue l’endeuillé quant aux circonstances du décès, à son incapacité perçue à protéger le proche ou à des manquements rétrospectifs. Exemple d’item : « C’est de ma faute s’il/elle est mort(e) » (Item 5).

6. Croyances relatives aux réactions d’Autrui (Beliefs about Others/Appropriateness of Grief)

Mesure le sentiment d’incompréhension sociale, la perception que l’entourage juge la peine disproportionnée ou exige que l’endeuillé « passe à autre chose » prématurément. Exemple d’item : « Les autres trouvent mon deuil exagéré » (Item 15).

7. Préservation du deuil comme preuve d’amour (Negative Beliefs about Cherishing Grief)

Cette composante explore l’assimilation de la douleur affective à la loyauté envers le défunt. L’individu croit que ressentir moins de tristesse équivaudrait à un abandon affectif ou à l’oubli de la personne disparue. Exemple d’item : « En restant triste, je montre à quel point il/elle comptait pour moi » (Item 16).

8. Menace pour l’Identité / Soi sans le Défunt (Threat to Self/Identity without Deceased)

Cette dimension évalue la fusion identitaire avec la personne décédée. L’endeuillé éprouve la sensation qu’une part vitale de lui-même a disparu, entraînant une désagrégation de l’identité personnelle. Exemple d’item : « Une partie vitale de moi-même est morte avec lui/elle » (Item 17).

9. Méfiance et manque de soutien social perçu (Negative Beliefs about Others’ Support/Trust)

Ce construit capture le sentiment d’isolement existentiel, l’amertume face au manque présumé de sincérité ou d’empathie d’autrui et la rupture du lien de confiance interpersonnel. Exemple d’item : « On ne peut plus faire confiance à personne » (Item 18).

6. Cadre théorique

Le développement du GCQ s’ancre directement dans le modèle cognitivo-comportemental du deuil compliqué formulé par Paul A. Boelen, Jos van den Bout et Marcel A. van den Hout (2006), lui-même tributaire des théories cognitives fondamentales d’Aaron T. Beck sur la dépression et des travaux d’Ehlers et Clark sur le trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Selon ce cadre théorique, l’ajustement adaptatif après une perte nécessite trois processus majeurs :

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Below is a list of beliefs that people can hold after the death of a loved one. Please read each statement carefully and indicate the extent to which you agree with each statement by choosing the appropriate number.
Response Scale: 6-point Likert scale (0 = Disagree strongly, 1 = Disagree, 2 = Disagree slightly, 3 = Agree slightly, 4 = Agree, 5 = Agree strongly)
Scoring / Reverse Items: Items are summed to produce a total score (ranging from 0 to 190) and 9 subscale scores: Global Negative Beliefs about the Self (items 1, 10, 19, 28), Global Negative Beliefs about the World/Life (items 2, 11, 20, 29), Negative Beliefs about the Future (items 3, 12, 21, 30, 35), Catastrophic Misinterpretations of Grief Reactions (items 4, 13, 22, 31), Self-Blame/Guilt (items 5, 14, 23, 32, 36), Beliefs about Others/Appropriateness of Grief (items 6, 15, 24, 33), Negative Beliefs about Cherishing Grief (items 7, 16, 25), Threat to Self/Identity without Deceased (items 8, 17, 26, 37), and Negative Beliefs about Others' Support/Trust (items 9, 18, 27, 34, 38). No items are reverse-scored.
1

Since he/she died, I feel completely worthless.
2

Since he/she died, the world is a totally unsafe place for me.
3

I have no confidence at all in the future.
4

If I let go of my emotions completely, I will go crazy.
5

It is my fault that he/she is dead.
6

Other people cannot understand how terrible this is for me.
7

If I am no longer sad, I will lose him/her completely.
8

Without him/her, I am nothing.
9

People are not genuinely interested in my grief.
10

Since he/she died, I am a failure.
11

Since he/she died, life is totally meaningless to me.
12

I will never be able to handle this grief.
13

If I really confront my feelings, I will lose complete control.
14

I should have done more to prevent his/her death.
15

Other people find my grief exaggerated.
16

By remaining sad, I show how much he/she meant to me.
17

A vital part of myself has died with him/her.
18

You cannot trust anyone anymore.
19

Because of his/her death, I have become an incomplete person.
20

The world is an unfair place.
21

I can never become happy again.
22

My grief will eventually make me physically ill.
23

I am to blame for what happened.
24

Others think that I should have gotten over it by now.
25

I must not forget him/her, and therefore I have to keep feeling this pain.
26

Since his/her death, I don't know who I am anymore.
27

In the end, you are all alone in life.
28

I am a bad person because I couldn't protect him/her.
29

Nothing in this world has any value anymore.
30

My life will always remain empty and useless.
31

If I talk about my feelings, I will completely break down.
32

If I had done things differently, he/she would still be alive.
33

Others try to avoid me because of my grief.
34

People only care about themselves.
35

I will never find peace again.
36

I have failed toward him/her.
37

Without his/her presence, I cannot function.
38

People let you down when you need them most.

Dans le deuil prolongé, des croyances négatives globales et des interprétations catastrophiques créent un cercle vicieux. Lorsque la détresse émotionnelle est interprétée comme le signe d’un effondrement psychiatrique imminent (« Je vais devenir fou ») ou d’une faute morale (« Si je cesse d’avoir mal, je l’oublie »), l’individu met en place des stratégies de contrôle inadaptées : évitement des rappels de la perte, rumination anxieuse, retrait social ou maintien délibéré de l’affliction. Ces comportements d’évitement empêchent l’intégration cognitive de la réalité de la mort, perpétuant ainsi l’état de deuil aigu.

7. Validité

Les propriétés métrologiques du GCQ ont fait l’objet de nombreuses validations empiriques au sein de cohortes cliniques et non-cliniques dans divers pays (Pays-Bas, États-Unis, Allemagne, Chine, etc.).

Validité de construit et convergente

La validité convergente est démontrée par des corrélations statistiquement significatives et élevées avec les mesures standardisées de la psychopathologie post-deuil :

  • Symptômes de deuil prolongé : Corrélations positives substantielles avec l’Inventory of Complicated Grief (ICG) et le Traumatic Grief Inventory (TGI) (coefficients r variant de .60 à .78, p < .001).
  • Symptomatologie dépressive : Corrélations modérées à fortes avec l’inventaire de dépression de Beck (BDI-II) (r = .55 à .70).
  • Anxiété et détresse post-traumatique : Corrélations significatives avec les scores de la PCL-5 et de l’IES-R (r = .45 à .65).

Validité discriminante et différentielle

Le GCQ démontre une excellente validité discriminante en différenciant nettement les personnes présentant un deuil normal/intégré des patients répondant aux critères diagnostiques du trouble du deuil prolongé. De plus, les analyses de régression multiple hiérarchique ont prouvé que les scores du GCQ expliquent une part de variance unique et significative des symptômes de deuil prolongé, même après avoir contrôlé l’impact de la dépression, de l’anxiété générale, du temps écoulé depuis le décès, de l’âge et de la cause de la mort (violente vs naturelle).

8. Fidélité

Le GCQ présente des indices de fidélité et de cohérence métrique d’un niveau remarquable à travers les différentes études internationales :

  • Cohérence interne globale : Le coefficient alpha de Cronbach (α) pour l’échelle globale de 38 items se situe systématiquement entre .93 et .97, témoignant d’une excellente homogénéité conceptuelle. Le coefficient Oméga de McDonald (ω) confirme cette robustesse avec des valeurs similaires (> .94).
  • Cohérence interne des sous-échelles : Les indices de Cronbach pour les 9 facteurs s’établissent comme suit dans les cohortes princeps et de réplication :
    • Soi global : α = .84 – .89
    • Monde / Vie : α = .78 – .86
    • Avenir : α = .83 – .88
    • Interprétations catastrophiques : α = .77 – .85
    • Auto-accusation / Culpabilité : α = .81 – .87
    • Réactions d’autrui : α = .72 – .81
    • Préservation du deuil : α = .75 – .83
    • Menace identitaire : α = .80 – .86
    • Méfiance / Soutien d’autrui : α = .79 – .85
  • Fidélité test-retest : Dans les groupes témoins sans intervention clinique évalués à un intervalle de 4 à 8 semaines, les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de Pearson se maintiennent entre .80 et .89, attestant d’une grande stabilité temporelle des croyances en l’absence de thérapie active.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle du GCQ a été rigoureusement éprouvée par analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Structure exploratoire initiale (AFE)

Lors des études initiales de Boelen et collaborateurs (2003), une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax) a été menée sur un échantillon d’individus endeuillés. Les résultats ont confirmé l’existence de 9 facteurs distincts ayant des valeurs propres supérieures à 1.0 (critère de Kaiser) et expliquant ensemble plus de 62 % de la variance totale. Chaque item a présenté une saturation factorielle primaire substantielle (supérieure à .50) sur son facteur théorique d’appartenance, avec des saturations croisées minimes (< .30).

Validation confirmatoire (AFC)

Des analyses factorielles confirmatoires menées sur des échantillons cliniques indépendants ont comparé plusieurs modèles concurrents : un modèle unifactoriel, un modèle hiérarchique de second ordre et le modèle à 9 facteurs corrélés. Le modèle à 9 facteurs corrélés a présenté l’ajustement le plus optimal aux données empiriques, satisfaisant aux critères statistiques usuels :

  • χ²/dl < 2.5
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) ≤ .055 (IC à 90 % : [.048 – .062])
  • CFI (Comparative Fit Index) ≥ .94
  • TLI (Tucker-Lewis Index) ≥ .93
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) ≤ .051

10. Instrument de mesure

  • Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-questionnaire).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique.
  • Nombre total d’items : 38 items rédigés sous forme d’affirmations à la première personne.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 6 points :
    • 0 = Fortement en désaccord (Disagree strongly)
    • 1 = En désaccord (Disagree)
    • 2 = Légèrement en désaccord (Disagree slightly)
    • 3 = Légèrement d’accord (Agree slightly)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Fortement d’accord (Agree strongly)
  • Modalités de cotation :
    • Score total : Somme arithmétique de l’ensemble des 38 items (étendue : de 0 à 190 points). Un score élevé reflète une charge cognitive dysfonctionnelle majeure liée au deuil.
    • Sous-échelles :
      • Global Negative Beliefs about the Self (Soi) : Items 1, 10, 19, 28 (Étendue : 0–20)
      • Global Negative Beliefs about the World/Life (Monde/Vie) : Items 2, 11, 20, 29 (Étendue : 0–20)
      • Negative Beliefs about the Future (Avenir) : Items 3, 12, 21, 30, 35 (Étendue : 0–25)
      • Catastrophic Misinterpretations of Grief Reactions (Interprétations catastrophiques) : Items 4, 13, 22, 31 (Étendue : 0–20)
      • Self-Blame/Guilt (Culpabilité/Auto-accusation) : Items 5, 14, 23, 32, 36 (Étendue : 0–25)
      • Beliefs about Others/Appropriateness of Grief (Jugement d’autrui) : Items 6, 15, 24, 33 (Étendue : 0–20)
      • Negative Beliefs about Cherishing Grief (Préservation de la peine) : Items 7, 16, 25 (Étendue : 0–15)
      • Threat to Self/Identity without Deceased (Menace identitaire) : Items 8, 17, 26, 37 (Étendue : 0–20)
      • Negative Beliefs about Others’ Support/Trust (Méfiance envers autrui) : Items 9, 18, 27, 34, 38 (Étendue : 0–25)
    • Items inversés : Aucun item n’est inversé. La cotation se fait par addition directe.
  • Temps de passation estimé : Environ 8 à 12 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication princeps : 2003.
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Le questionnaire est la propriété intellectuelle du Pr Paul A. Boelen et de ses collaborateurs, ainsi que de l’éditeur scientifique d’origine (Springer Science+Business Media).
  • Conditions d’utilisation clinique et de recherche : Le GCQ est mis à la disposition gratuite des chercheurs universitaires et des cliniciens dans le cadre d’un usage non commercial, éducatif ou d’évaluation clinique directe. La citation formelle de l’article princeps de 2003 est obligatoire lors de toute publication ou communication de données.
  • Tarifs : Aucun coût de licence pour l’usage académique et clinique individuel standard.

12. Références

  • Beck, A. T. (1979). Cognitive therapy of depression. Guilford Press.
  • Boelen, P. A., Kip, H., Voorsluijs, J., & van den Bout, J. (2003). Irrational beliefs and catastrophic interpretations in pathological grief. Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 25(2), 103–111. https://doi.org/10.1023/A:1022490320147
  • Boelen, P. A., van den Hout, M. A., & van den Bout, J. (2006). A cognitive-behavioral conceptualization of complicated grief. Clinical Psychology: Science and Practice, 13(2), 109–128. https://doi.org/10.1111/j.1468-2850.2006.00013.x
  • Boelen, P. A., & Lensvelt-Mulders, G. J. (2005). Psychometric properties of the Grief Cognitions Questionnaire (GCQ). Journal of Psychopathology and Behavioral Assessment, 27(4), 291–303. https://doi.org/10.1007/s10862-005-2409-5
  • Ehlers, A., & Clark, D. M. (2000). A cognitive model of posttraumatic stress disorder. Behaviour Research and Therapy, 38(4), 319–345. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(99)00123-0
  • Prigerson, H. G., Horowitz, M. J., Jacobs, S. C., Parkes, C. M., Aslan, M., Goodkin, K., Raphael, B., Marwit, S. J., Wortman, C., Neimeyer, R. A., Bonanno, G. A., Block, S. D., Kissane, D., Boelen, P. A., Maercker, A., Litz, B. T., Johnson, J. G., First, M. B., & Maciejewski, P. K. (2009). Prolonged grief disorder: Psychometric validation of criteria proposed for DSM-V and ICD-11. PLoS Medicine, 6(8), e1000121. https://doi.org/10.1371/journal.pmed.1000121

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: 6-point Likert scale (0 = Disagree strongly, 1 = Disagree, 2 = Disagree slightly, 3 = Agree slightly, 4 = Agree, 5 = Agree strongly)

  1. Since he/she died, I feel completely worthless.
  2. Since he/she died, the world is a totally unsafe place for me.
  3. I have no confidence at all in the future.
  4. If I let go of my emotions completely, I will go crazy.
  5. It is my fault that he/she is dead.
  6. Other people cannot understand how terrible this is for me.
  7. If I am no longer sad, I will lose him/her completely.
  8. Without him/her, I am nothing.
  9. People are not genuinely interested in my grief.
  10. Since he/she died, I am a failure.
  11. Since he/she died, life is totally meaningless to me.
  12. I will never be able to handle this grief.
  13. If I really confront my feelings, I will lose complete control.
  14. I should have done more to prevent his/her death.
  15. Other people find my grief exaggerated.
  16. By remaining sad, I show how much he/she meant to me.
  17. A vital part of myself has died with him/her.
  18. You cannot trust anyone anymore.
  19. Because of his/her death, I have become an incomplete person.
  20. The world is an unfair place.
  21. I can never become happy again.
  22. My grief will eventually make me physically ill.
  23. I am to blame for what happened.
  24. Others think that I should have gotten over it by now.
  25. I must not forget him/her, and therefore I have to keep feeling this pain.
  26. Since his/her death, I don’t know who I am anymore.
  27. In the end, you are all alone in life.
  28. I am a bad person because I couldn’t protect him/her.
  29. Nothing in this world has any value anymore.
  30. My life will always remain empty and useless.
  31. If I talk about my feelings, I will completely break down.
  32. If I had done things differently, he/she would still be alive.
  33. Others try to avoid me because of my grief.
  34. People only care about themselves.
  35. I will never find peace again.
  36. I have failed toward him/her.
  37. Without his/her presence, I cannot function.
  38. People let you down when you need them most.

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Questionnaire sur les cognitions liées au deuil (GCQ). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-sur-les-cognitions-liees-au-deuil-gcq/
memjavad. “Questionnaire sur les cognitions liées au deuil (GCQ).” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-sur-les-cognitions-liees-au-deuil-gcq/.
memjavad. “Questionnaire sur les cognitions liées au deuil (GCQ).” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-sur-les-cognitions-liees-au-deuil-gcq/.