Questionnaire sur le sentiment de solitude et l’insatisfaction sociale

Découvrez le Questionnaire sur le sentiment de solitude et l’insatisfaction sociale (LSDQ) développé par Asher et collaborateurs : cadre théorique, validité psychométrique, cotation et items complets pour mesurer l’isolement chez l’enfant.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 2, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 2, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur le sentiment de solitude et l’insatisfaction sociale (communément désigné sous l’acronyme LSDQ pour Loneliness and Social Dissatisfaction Questionnaire ou Children’s Loneliness Questionnaire) a été développé par Steven R. Asher et ses collègues (Asher, Hymel, & Renshaw, 1984 ; Asher & Wheeler, 1985). Cet instrument psychométrique d’auto-évaluation a été conçu pour mesurer la détresse subjective vécue par les enfants et les jeunes adolescents dans leur environnement scolaire, en ciblant spécifiquement le sentiment d’isolement, le manque de relations d’amitié et l’évaluation subjective de leurs compétences sociales. Composé d’un total de 24 items, l’outil comprend 16 items cibles évaluant le construit central de solitude et d’insatisfaction relationnelle, ainsi que 8 items distracteurs (« filler items ») portant sur les centres d’intérêt, les passe-temps et les activités extrascolaires, destinés à atténuer l’anxiété des répondants et à minimiser les biais de désirabilité sociale.

Les participants évaluent chaque énoncé sur une échelle de type Likert en 5 points, allant de « Pas du tout vrai » (Not at all true) à « Toujours vrai » (Always true). D’un point de vue psychométrique, le LSDQ présente des qualités métrologiques remarquables, attestées par une cohérence interne élevée (coefficient alpha de Cronbach oscillant de manière constante entre .89 et .91) et une fidélité test-retest substantielle sur des intervalles de plusieurs mois. Les analyses factorielles révèlent une structure robuste dominée par un facteur général de détresse socio-émotionnelle et de solitude entre pairs. L’échelle a joué un rôle fondateur dans la psychologie du développement en démontrant que le statut sociométrique objectif (être rejeté ou négligé par ses pairs) ne se superpose pas parfaitement à l’expérience émotionnelle interne de l’enfant, faisant du LSDQ l’instrument de référence mondiale pour l’étude de l’isolement social à l’école primaire et au collège.

2. Mots-clés / Keywords

Solitude infantile, insatisfaction sociale, relations entre pairs, rejet par les pairs, statut sociométrique, psychométrie développementale, adaptation scolaire, échelle de Likert, détresse émotionnelle, auto-évaluation chez l’enfant.

3. Auteurs / Authors

Le questionnaire a été principalement élaboré et validé par :

  • Steven R. Asher, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie et de neurosciences à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (États-Unis), figure pionnière des recherches sur les relations entre pairs, la sociométrie et le rejet social durant l’enfance.
  • Shelley Hymel, Ph.D. : Professeure émérite au département de psychologie de l’éducation et du conseil à l’Université de Colombie-Britannique (UBC, Canada), spécialiste internationalement reconnue du harcèlement scolaire et du développement socio-émotionnel.
  • Peter D. Renshaw, Ph.D. : Chercheur en éducation et psychologie du développement (alors affilié à l’Université de l’Illinois et à l’Université Murdoch), dont les travaux portent sur les interactions entre pairs et l’apprentissage coopératif.
  • Valerie A. Wheeler, Ph.D. : Collaboratrice de Steven R. Asher à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign, ayant co-développé l’adaptation et la comparaison critique entre statuts sociométriques rejetés et négligés en 1983 et 1985.

4. Objectif / Purpose

Avant la parution des travaux d’Asher et de ses collaborateurs au début des années 1980, l’évaluation des difficultés relationnelles chez l’enfant reposait presque exclusivement sur des mesures sociométriques externes, telles que les nominations par les pairs (par exemple : « Indique trois camarades avec qui tu aimes jouer et trois avec qui tu n’aimes pas jouer ») ou les évaluations rapportées par les enseignants. Bien que ces méthodes permettent de cartographier avec précision la réputation sociale et le statut de l’enfant au sein du groupe (statut populaire, rejeté, négligé, controversé ou moyen), elles souffraient d’un angle mort épistémologique majeur : elles ignoraient totalement la phénoménologie et l’expérience subjective interne de l’enfant.

L’objectif premier du Loneliness and Social Dissatisfaction Questionnaire est de combler cette lacune en mesurant directement la souffrance émotionnelle, le sentiment de vide relationnel et l’insatisfaction de l’enfant quant à ses liens interpersonnels dans le cadre scolaire. Les auteurs ont postulé que deux enfants partageant un même profil de rejet sociométrique objectif pouvaient éprouver des degrés radicalement différents de détresse psychologique : l’un pouvant être profondément conscient de son isolement et en souffrir intensément, tandis que l’autre pouvait développer des mécanismes de défense, attribuer son isolement à des facteurs externes ou préférer des activités solitaires.

Sur le plan clinique et scolaire, le questionnaire remplit plusieurs fonctions essentielles :

  • Dépistage précoce : Identifier les élèves « invisibles » (notamment les enfants négligés ou passifs) qui ne perturbent pas la classe mais qui vivent une détresse affective et une solitude chroniques.
  • Évaluation des interventions socio-émotionnelles : Mesurer l’efficacité des programmes d’entraînement aux habiletés sociales, des dispositifs de tutorat entre pairs et des interventions anti-rejet.
  • Recherche fondamentale : Élucider les liens longitudinaux entre l’exclusion sociale précoce, l’internalisation des troubles (dépression, anxiété sociale), le désengagement scolaire et l’abandon des études.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le LSDQ articule deux composantes intrinsèquement interconnectées : la solitude subjective (loneliness) et l’insatisfaction sociale (social dissatisfaction). Loin d’être un indicateur de temps objectif passé seul, la solitude est définie dans la littérature psychologique comme un état affectif négatif et aversif survenant lorsqu’un individu perçoit un écart significatif entre ses relations sociales souhaitées et ses relations sociales réelles.

Le LSDQ opérationnalise ce construit multidimensionnel autour de quatre facettes sous-jacentes interconnectées :

A. Le sentiment direct d’isolement affectif

Cette facette capte la douleur subjective d’être séparé des autres et de se sentir esseulé sur le plan affectif. L’enfant ressent un vide intime et une aliénation au milieu de ses camarades (ex. Item 9 : « I feel alone at school » ; Item 21 : « I’m lonely at school »). Elle traduit une résonance émotionnelle douloureuse face à l’environnement scolaire.

B. L’évaluation de l’adéquation et de la compétence interpersonnelle

Cette composante explore le sentiment d’auto-efficacité relationnelle de l’enfant, c’est-à-dire sa croyance en sa propre capacité à initier et maintenir des relations harmonieuses avec autrui. Les scores élevés sur les items inversés dénotent une perception d’incompétence et de rejet actif (ex. Item 6 : « It’s hard for me to make friends at school » ; Item 12 : « It’s hard to get kids in school to like me » ; Item 20 : « I don’t get along with other children in school »).

C. La disponibilité d’un réseau de pairs et de soutien instrumental

L’échelle examine si l’enfant perçoit la présence d’alliés ou d’amis vers qui se tourner lors des temps informels de la vie scolaire (récréation, repas, travaux de groupe) ou en cas de détresse (ex. Item 3 : « I have nobody to talk to in class » ; Item 14 : « I don’t have anyone to play with at school » ; Item 18 : « There are no other kids I can go to when I need help at school »).

D. Le sentiment de marginalisation et d’exclusion sociale

Cette dimension mesure l’expérience subjective d’être délibérément mis à l’écart des activités partagées et des dynamiques de groupe (ex. Item 17 : « I feel left out of things at school »). À l’opposé, les items formulés positivement évaluent le sentiment d’appartenance et de popularité perçue (ex. Item 8 : « I have lots of friends in my class » ; Item 22 : « I am well liked by the kids in my class »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique du LSDQ s’inscrit au carrefour de deux courants majeurs de la psychologie contemporaine :

A. Le modèle cognitif du déficit relationnel de Peplau et Perlman

Selon l’approche cognitive de la solitude théorisée par Letitia Anne Peplau et Daniel Perlman (1982), la solitude n’est pas déterminée par des facteurs situationnels objectifs (comme le nombre absolu de camarades de classe), mais par un processus cognitif d’évaluation comparant les aspirations relationnelles de l’individu à son réseau perçu. Lorsque l’enfant évalue ses liens actuels comme quantitativement insuffisants ou qualitativement déficients par rapport à ses attentes normatives, il éprouve une détresse spécifique qualifiée de solitude. Asher, Hymel et Renshaw (1984) ont transposé ce cadre au milieu scolaire de l’enfance intermédiaire (8-12 ans), période au cours de laquelle les compétences métacognitives et comparatives se développent vigoureusement.

B. La théorie du développement interpersonnel de Harry Stack Sullivan

La théorie interpersonnelle de la psychiatrie formulée par Harry Stack Sullivan (1953) postule que le besoin d’intégration au groupe et, plus particulièrement, l’émergence du besoin d’une amitié intime (« chumship ») deviennent cruciaux à l’orée de la préadolescence. Selon Sullivan, l’incapacité à satisfaire ce besoin fondamental de camaraderie étroite et de validation par les pairs engendre une angoisse existentielle et une solitude profonde, entravant durablement l’estime de soi. Le LSDQ puise dans cette perspective le postulat que la solitude à l’école primaire n’est pas une simple mélancolie passagère, mais le signal d’une entrave sévère au développement socio-affectif.

C. La sociométrie et la typologie du statut par les pairs

Les travaux de Coie, Dodge et Coppotelli (1982) ont formalisé la classification sociométrique des enfants selon deux axes : l’impact social et la préférence sociale, permettant de distinguer les enfants rejetés (faible préférence, fort impact négatif), négligés (faible préférence, très faible impact social), populaires, controversés et moyens. Asher et Wheeler (1985) ont ancré le LSDQ dans ce cadre sociométrique pour démontrer une dissociation essentielle : les enfants rejetés manifestent les niveaux de solitude et d’insatisfaction les plus extrêmes, tandis que les enfants négligés (souvent perçus comme silencieux ou timides par leurs pairs) rapportent des niveaux de solitude modérés, similaires à ceux des enfants au statut moyen. Cela confirme que l’hostilité et le rejet actif des pairs infligent une blessure psychologique distincte du simple oubli social.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité du LSDQ ont été largement étayées dans les cohortes initiales et confirmées par des réplications transculturelles sur plusieurs décennies :

A. Validité de construit et validité liée au critère

L’étude séminale d’Asher et Wheeler (1985), menée auprès de 506 enfants de la 3e à la 6e année scolaire, a démontré une validité de construit remarquable en confrontant les scores du LSDQ aux statuts sociométriques déterminés par leurs pairs. Les enfants identifiés comme « rejetés » présentaient un score moyen de solitude significativement plus élevé ($M = 44.11$) que les enfants des autres groupes sociométriques : « populaires » ($M = 26.69$), « moyens » ($M = 31.42$) et « négligés » ($M = 31.64$). L’analyse de variance a confirmé un effet robuste ($F(3, 442) = 28.32, p < .001$), établissant que le LSDQ discrimine avec une haute sensibilité les enfants subissant une exclusion active.

B. Validité convergente

Le LSDQ présente de fortes corrélations convergentes avec d’autres indices de détresse psychologique chez l’enfant :

  • Corrélations positives modérées à fortes ($r = .50$ à $.65, p < .001$) avec les échelles de dépression infantile, notamment le Children’s Depression Inventory (CDI) de Kovacs.
  • Corrélations significatives positives ($r = .35$ à $.48$) avec les mesures d’anxiété sociale en milieu scolaire (par exemple, la Social Anxiety Scale for Children de La Greca).
  • Corrélations négatives stables ($r = -.40$ à $-.55$) avec les mesures de réciprocité amicale (nombre d’amis réciproques identifiés par nomination mutuelle).

C. Validité discriminante

Les 8 items distracteurs portant sur les goûts personnels (ex. « I like to read », « I play sports a lot ») n’entretiennent aucune corrélation statistiquement significative avec le score global de solitude ($r < .08$, non significatif), ce qui démontre que l’échelle ne mesure pas une propension générale à acquiescer ou un pessimisme indifférencié. De plus, les corrélations entre le LSDQ et le quotient intellectuel ou les compétences académiques restent proches de zéro ($r < .10$), confirmant que la mesure est indépendante des performances cognitives ou scolaires pures.

8. Fidélité / Reliability

Les qualités de fidélité du LSDQ se situent parmi les plus élevées pour les auto-questionnaires destinés aux enfants d’âge scolaire :

A. Cohérence interne

Dans l’échantillon princeps d’Asher, Hymel et Renshaw (1984), qui comprenait 522 enfants de 3e, 4e et 5e années primaires, le coefficient alpha de Cronbach pour les 16 items cibles atteignait .90. L’étude ultérieure d’Asher et Wheeler (1985) a confirmé cette stabilité avec un alpha de .91. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnent de .40 à .72, illustrant une très forte homogénéité des énoncés sans redondance excessive. Les indices de fidélité par moitié (« split-half reliability ») corrigés par la formule de Spearman-Brown dépassent régulièrement .88.

B. Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La fidélité test-retest a été éprouvée sur plusieurs intervalles temporels :

  • Sur un intervalle court de deux à quatre semaines, les coefficients de corrélation de Pearson se situent entre $r = .79$ et $r = .83$, attestant d’une grande stabilité métrologique à court terme.
  • Sur un intervalle long d’une année scolaire complète (environ 10 à 12 mois), les corrélations test-retest demeurent significatives et substantielles ($r = .55$ à $.68, p < .001$), reflétant à la fois la stabilité relative du sentiment de solitude chez les enfants chroniquement rejetés et la sensibilité de l’outil aux changements contextuels de réseau social.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

A. Analyses factorielles exploratoires (AFE)

Les analyses factorielles exploratoires initiales conduites par Asher et ses collègues (1984) à l’aide d’une décomposition en composantes principales avec rotation varimax ont mis en évidence l’émergence nette d’un premier facteur général dominant. Ce facteur capture à lui seul entre 40 % et 48 % de la variance totale des 16 items cibles, affichant une valeur propre (eigenvalue) très supérieure à celles des facteurs secondaires (souvent > 6.5 contre < 1.3 pour le second facteur). Les 16 items cibles présentent tous des saturations factorielles substantielles sur ce facteur principal, comprises entre .45 et .78.

B. Modélisation factorielle confirmatoire (AFC) et débats structurels

Bien que Steven R. Asher ait préconisé l’usage d’un score unidimensionnel global pour des raisons de parcimonie clinique, des investigations ultérieures par modélisation d’équations structurelles (notamment Cassidy & Asher, 1992 ; Renshaw & Brown, 1993) ont testé des modèles multidimensionnels emboîtés. Ces analyses confirment qu’un modèle hiérarchique bi-factoriel ou un modèle à trois facteurs corrélés offre un ajustement robuste aux données :

  • Facteur 1 : Sentiment de solitude et sentiment d’exclusion (items tels que 9, 14, 17, 21, 24).
  • Facteur 2 : Compétence relationnelle et facilité à nouer des liens (items inversés tels que 1, 4, 8, 16, 22).
  • Facteur 3 : Disponibilité du soutien instrumental des pairs (items 3, 10, 18).

Néanmoins, en raison des très fortes inter-corrélations entre ces sous-dimensions ($r > .70$), la majorité des chercheurs et praticiens recommandent de conserver la sommation unidimensionnelle globale, qui maximise la consistance interne et la sensibilité diagnostique.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Loneliness and Social Dissatisfaction Questionnaire (LSDQ).
  • Auteurs : Steven R. Asher, Shelley Hymel, Peter D. Renshaw (1984) ; Valerie A. Wheeler (1985).
  • Population cible : Enfants et préadolescents scolarisés du niveau CE2 au collège (approximativement de 8 à 13 ans ; 3rd to 7th grades). Des versions adaptées existent pour la maternelle et les adolescents plus âgés.
  • Format d’administration : Auto-questionnaire individuel ou collectif (passation en classe entière avec lecture orale des consignes et items par l’administrateur pour neutraliser les difficultés de lecture).
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Nombre total d’items : 24 énoncés.
  • Items distracteurs (8 items) : Items 2, 5, 7, 11, 13, 15, 19 et 23 (portent sur les loisirs et préférences d’activités ; non pris en compte dans le score de solitude).
  • Items cibles (16 items) : Items 1, 3, 4, 6, 8, 9, 10, 12, 14, 16, 17, 18, 20, 21, 22 et 24.
  • Échelle de réponse (5 points) :
    1. Always true (Toujours vrai)
    2. True most of the time (Vrai la plupart du temps)
    3. Sometimes true (Parfois vrai)
    4. Hardly ever true (Presque jamais vrai)
    5. Not at all true (Pas du tout vrai)
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Les 10 items cibles libellés négativement (items 3, 6, 9, 12, 14, 17, 18, 20, 21, 24) sont cotés de 1 (« Not at all true ») à 5 (« Always true ») reflétant une détresse maximale.
    • Les 6 items cibles formulés positivement (items 1, 4, 8, 10, 16, 22) doivent faire l’objet d’une inversion de cotation : « Always true » = 1, « True most of the time » = 2, « Sometimes true » = 3, « Hardly ever true » = 4, « Not at all true » = 5.
    • Les items distracteurs ne sont pas additionnés.
  • Interprétation du score global : Le score total aux 16 items cibles oscille entre un minimum de 16 (absence totale de solitude et intégration relationnelle optimale) et un maximum de 80 (solitude et insatisfaction sociale extrêmes). Un score supérieur ou égal à 40 ou 45 (selon les normes locales) signale généralement un enfant en situation de détresse socio-émotionnelle nécessitant une attention éducative ou clinique spécifique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1984 (première présentation en conférence en 1983 ; validation comparative approfondie en 1985).
  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : Le questionnaire relève du domaine de la recherche académique ouverte. Il n’est pas commercialisé sous licence par un éditeur payant de tests psychotechniques.
  • Conditions d’utilisation : L’outil peut être utilisé librement par les chercheurs, psychologues scolaires et praticiens à des fins scientifiques, pédagogiques ou cliniques non commerciales, sous réserve expresse de citer formellement les publications originales de référence (Asher et al., 1984 ; Asher & Wheeler, 1985).
  • Coût financier : Gratuit d’accès (aucun coût d’achat par protocole).

12. Références / References

  • Asher, S. R., & Coie, J. D. (Eds.). (1990). Peer rejection in childhood. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511571183
  • Asher, S. R., Hymel, S., & Renshaw, P. D. (1984). Loneliness in children. Child Development, 55(4), 1456–1464. https://doi.org/10.2307/1130015
  • Asher, S. R., Parkhurst, J. T., Hymel, S., & Williams, G. A. (1990). Peer rejection and loneliness in childhood. In S. R. Asher & J. D. Coie (Eds.), Peer rejection in childhood (pp. 253–273). Cambridge University Press.
  • Asher, S. R., & Wheeler, V. A. (1983). Children’s loneliness: A comparison of rejected and neglected peer status. Paper presented at the 91st Annual Meeting of the American Psychological Association, Anaheim, CA. https://files.eric.ed.gov/fulltext/ED237229.pdf
  • Asher, S. R., & Wheeler, V. A. (1985). Children’s loneliness: A comparison of rejected and neglected peer status. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 53(4), 500–505. https://doi.org/10.1037/0022-006X.53.4.500
  • Cassidy, J., & Asher, S. R. (1992). Loneliness and peer relations in young children. Child Development, 63(2), 350–365. https://doi.org/10.2307/1131484
  • Coie, J. D., Dodge, K. A., & Coppotelli, H. (1982). Dimensions and types of social status: A cross-age perspective. Developmental Psychology, 18(4), 557–570. https://doi.org/10.1037/0012-1649.18.4.557
  • Peplau, L. A., & Perlman, D. (Eds.). (1982). Loneliness: A sourcebook of current theory, research, and therapy. John Wiley & Sons.
  • Renshaw, P. D., & Brown, P. J. (1993). Loneliness in middle childhood: Concurrent and longitudinal predictors. Child Development, 64(4), 1271–1284. https://doi.org/10.2307/1131338
  • Sullivan, H. S. (1953). The interpersonal theory of psychiatry. W. W. Norton & Company.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Response Scale: Always true, true most of the time, sometimes true, hardly ever true, not at all true
Note: * denotes reverse-scored items. Items 2, 5, 7, 11, 13, 15, 19, and 23 are filler items assessing hobbies and interests.
  1. It’s easy for me to make new friends at school.
  2. I like to read.
  3. I have nobody to talk to in class.*
  4. I’m good at working with other children in my class.
  5. I watch TV a lot.
  6. It’s hard for me to make friends at school.*
  7. I like school.
  8. I have lots of friends in my class.
  9. I feel alone at school.*
  10. I can find a friend in my class when I need one.
  11. I play sports a lot.
  12. It’s hard to get kids in school to like me.*
  13. I like science.
  14. I don’t have anyone to play with at school.*
  15. I like music.
  16. I get along with my classmates.
  17. I feel left out of things at school.*
  18. There are no other kids I can go to when I need help at school.*
  19. I like to paint and draw.
  20. I don’t get along with other children in school.*
  21. I’m lonely at school.*
  22. I am well liked by the kids in my class.
  23. I like playing board games a lot.
  24. I don’t have any friends in class.*
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Looti, M. (2026, octobre 2). Questionnaire sur le sentiment de solitude et l’insatisfaction sociale. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-sur-le-sentiment-de-solitude-et-linsatisfaction-sociale/
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur le sentiment de solitude et l’insatisfaction sociale.” Base de données de psychologie en français, 2 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-sur-le-sentiment-de-solitude-et-linsatisfaction-sociale/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur le sentiment de solitude et l’insatisfaction sociale.” Base de données de psychologie en français. octobre 2, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-sur-le-sentiment-de-solitude-et-linsatisfaction-sociale/.