1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire Supérieur/Subordonné (issu de l’adaptation managériale de l’Interpersonal Communication Inventory [ICI] initialement conçu par Millard J. Bienvenu) constitue un instrument psychométrique d’évaluation diagnostique et d’analyse comportementale mesurant l’efficacité, la dynamique et les compétences de communication interpersonnelle au sein des relations hiérarchiques de travail. Composé de quarante items fondamentaux complétés par une mesure globale d’efficacité communicative, cet outil standardisé explore les interactions dyadiques tant du point de vue des superviseurs (gestionnaires, cadres, dirigeants) que de celui de leurs collaborateurs (subordonnés, employés, athlètes en contexte sportif organisationnel).
Le questionnaire est structuré autour de plusieurs dimensions clés de l’interaction humaine au travail : la clarté d’expression et l’affirmation de soi, la capacité d’écoute active et de décodage sémantique, la régulation émotionnelle face au conflit et à la critique constructive, l’empathie cognitive (adoption de la perspective d’autrui), ainsi que le dévoilement de soi (self-disclosure) et la confiance mutuelle. Le format de réponse triadique original évalue la fréquence comportementale observée ou perçue (« YES [usually] », « NO [seldom] », « Sometimes »), souvent combiné dans les dispositifs d’évaluation organisationnelle à une double grille mesurant l’état réel (REAL) et l’état idéal souhaité (IDEAL), ainsi qu’à une échelle d’évaluation globale sur 5 points.
Sur le plan métrologique, l’outil a démontré une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach variant généralement entre 0,78 et 0,89 selon les sous-échantillons et les contextes organisationnels (notamment dans les travaux de Graham, 1998). Les analyses de validité de construit et de convergence montrent de fortes corrélations avec le leadership transactionnel et transformationnel, la théorie des échanges leader-membres (Leader-Member Exchange, LMX), le climat psychologique au travail et la satisfaction organisationnelle. Cet instrument demeure une référence majeure tant pour la recherche empirique en comportement organisationnel que pour les bilans de compétences managériales, le coaching exécutif et les audits d’efficacité communicationnelle en entreprise.
2. Mots-clés / Keywords
Communication interpersonnelle, Questionnaire Supérieur/Subordonné, Interpersonal Communication Inventory, Relations hiérarchiques, Écoute active, Gestion des conflits, Empathie managériale, Psychométrie organisationnelle, Échange leader-membre, Régulation émotionnelle, Dévoilement de soi, Comportement organisationnel.
3. Auteurs / Authors
Le modèle fondamental et les items originaux de l’Interpersonal Communication Inventory (ICI) ont été théorisés et validés par le Dr. Millard J. Bienvenu Sr., professeur et chercheur en travail social et relations humaines à la Northwestern State University de Louisiane (États-Unis), figure pionnière des instruments de mesure de la communication dans les couples et les organisations au début des années 1970.
L’adaptation et l’opérationnalisation spécifique aux relations dyadiques supérieur-subordonné (« Superior/Subordinate Version ») ont été étendues dans le champ des sciences de l’administration et du management par divers chercheurs en sciences du sport et comportement organisationnel, notamment documentées et standardisées par Jennifer Lyn Graham (1998) au sein du Département de kinésiologie et gestion du sport de l’Université de Windsor (Ontario, Canada) sous la direction de comités académiques en comportement organisationnel. Les adaptations subséquentes ont été intégrées dans de nombreux programmes de développement du leadership et de conseil en communication d’entreprise à l’échelle internationale.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Questionnaire Supérieur/Subordonné est de quantifier et de déconstruire les mécanismes micro-interactionnels qui sous-tendent les relations verticales au sein d’une organisation. La communication organisationnelle ne se résume pas à la transmission descendante d’ordres ou à la rétroaction ascendante de rapports d’activité ; elle constitue le tissu relationnel par lequel la coordination, la confiance, l’engagement affectif et la performance collective se négocient quotidiennement. Cet instrument a été conçu pour pallier l’absence d’outils sensibles aux blocages spécifiques générés par les asymétries de statut hiérarchique.
Dans le domaine de la recherche académique, le questionnaire permet d’examiner les écarts perceptuels (perceptual congruence) entre ce qu’un gestionnaire déclare sur ses propres pratiques communicatives et ce que perçoivent concrètement ses subordonnés. Les dissymétries constatées entre la version « auto-évaluation » du manager et la version « hétéro-évaluation » complétée par les employés mettent en lumière des zones aveugles managériales (blind spots), des biais de complaisance ou des décalages d’interprétation émotionnelle hautement corrélés à l’épuisement professionnel (burnout) et au turnover au sein des équipes.
Sur le plan des applications appliquées et cliniques du travail, cet instrument sert de socle à :
- Le diagnostic organisationnel : Déterminer si un déficit de productivité, un climat conflictuel ou une faible satisfaction au travail résulte d’obstacles structurels ou de dysfonctionnements de communication interpersonnelle.
- Le coaching de cadres et de gestionnaires : Fournir aux managers un profil détaillé de leurs forces et vulnérabilités communicatives (ex. incapacité à recevoir la critique, propension à monopoliser la parole, déficit d’empathie, difficulté à expliciter leurs attentes).
- La médiation et la résolution de conflits : Identifier les ruptures dans la boucle de feedback (manque d’écoute active, supposition indue que l’autre comprend sans expliciter, bouderie ou réactions agressives).
- L’évaluation des programmes de formation : Mesurer l’évolution pré- et post-intervention des compétences conversationnelles après des modules d’entraînement à l’écoute empathique et à la gestion du désaccord.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument repose sur la « compétence de communication interpersonnelle » dans un contexte hiérarchique. Ce métaconstruit est multidimensionnel et englobe les habiletés verbales, non-verbales, cognitives et affectives nécessaires à une compréhension partagée sans distorsion. L’analyse des 40 items permet d’isoler six dimensions conceptuelles fondamentales :
5.1. Clarté d’expression et explicitation (Expression & Clarity)
Cette dimension évalue la capacité de l’émetteur à formuler ses pensées de manière transparente et à s’assurer de leur bonne réception, plutôt que de présumer passivement que l’interlocuteur a deviné ses intentions. Elle inclut la disposition à clarifier le message face à une incompréhension (Item 2) et à ne pas laisser autrui formuler des suppositions erronées (Items 1, 3, 4). Par exemple, l’item 4 (« Does the manager assume the other person knows what he/she is trying to say instead of explaining what he/she really meant? ») cible directement le biais de transparence, où le locuteur surestime la lisibilité de ses propres états mentaux.
5.2. Écoute active et décodage du sens (Active Listening & Decoding)
L’écoute active constitue l’un des piliers de l’efficacité interpersonnelle selon Carl Rogers. Elle implique une présence attentionnelle totale, le refus de la simulation et l’interprétation au-delà du simple contenu lexical. Les items 29, 30, 31 et 34 évaluent spécifiquement si l’individu s’abstient d’interrompre, maintient sa concentration, cherche le sens profond derrière les mots et évite de prétendre écouter lorsqu’il est distrait (« pretend he/she is listening »).
5.3. Tolérance au désaccord et régulation émotionnelle (Emotional Regulation & Conflict Management)
Les interactions professionnelles suscitent inévitablement des divergences. Cette sous-échelle mesure la maturité émotionnelle lors de confrontations : capacité à discuter posément sans s’emporter (Items 17, 19), absence de rancune ou de bouderie prolongée (Item 21), disposition à présenter des excuses en cas de blessure infligée à autrui (Item 15) et absence d’anxiété disproportionnée face à la contradiction (Items 16, 18). La dimension explore si le répondant considère le désaccord comme une menace identitaire ou comme une occasion de co-construction.
5.4. Empathie et prise de perspective (Empathy & Perspective-Taking)
L’empathie organisationnelle nécessite la capacité de se décentrer de sa propre position hiérarchique pour appréhender la réalité vécue par le collaborateur. Les items 9 (« try to put him/herself in the other person’s shoes »), 11, 33 et 35 évaluent la sensibilité aux indices émotionnels subtils et la prise en compte de l’impact du ton de voix sur autrui. Elle distingue la simple audition des faits d’une véritable compréhension affective (« tell the difference between what a person is saying and what he/she may be feeling »).
5.5. Dévoilement de soi, authenticité et vulnérabilité (Self-Disclosure & Vulnerability)
Inspirée des travaux sur la fenêtre de Johari, cette composante évalue la disposition du leader ou du subordonné à partager ses ressentis, ses valeurs et ses croyances (Item 26), à admettre ses erreurs (Item 40) et à renoncer à masquer artificiellement ses faiblesses (Item 25). Une réticence excessive à se confier (Item 27) ou l’évitement systématique des composantes affectives dans les échanges (Item 28) traduit une posture défensive préjudiciable à la sécurité psychologique.
5.6. Réceptivité au feedback et sécurité relationnelle (Openness to Feedback & Interpersonal Safety)
Cette dimension mesure l’acceptation de la critique constructive (Item 13), la capacité à faire et recevoir des éloges (Items 22, 24) et la confiance générale accordée à ses partenaires professionnels (Item 23). Un score défavorable sur cette dimension révèle une rigidité relationnelle (« always seem to think he/she is right », Item 39) incompatible avec un fonctionnement collaboratif performant.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le Questionnaire Supérieur/Subordonné s’enracine dans la convergence de trois grands courants de la psychologie et des sciences de la communication :
6.1. La psychologie humaniste et l’approche centrée sur la personne
Le modèle initial de Bienvenu (1971) s’inspire directement des postulats de Carl Rogers concernant la relation d’aide et les relations humaines authentiques. Selon Rogers, toute communication constructive exige trois conditions fondamentales : la congruence (authenticité et correspondance entre l’expérience interne et son expression externe), le regard positif inconditionnel (acceptation d’autrui sans jugement destructeur) et la compréhension empathique. L’échelle opérationnalise précisément ces concepts au travers du dévoilement de soi mesuré, de l’écoute bienveillante et du respect des sentiments d’autrui au travail.
6.2. L’école de Palo Alto et la pragmatique de la communication humaine
Les propositions théoriques de Paul Watzlawick, Janet Beavin Bavelas et Don Jackson (1967) irriguent la structure de l’inventaire. Selon les axiomes de Palo Alto, « on ne peut pas ne pas communiquer », et toute communication comporte deux volets indissociables : le contenu (l’information brute transmise) et la relation (la manière dont le message doit être interprété, codé par le ton, la posture et les affects). L’inventaire met particulièrement l’accent sur les aspects métacommunicatifs : conscience de l’intonation (Item 11), attention portée aux réactions de l’interlocuteur pendant qu’on parle (Item 36) et détection des incongruences entre ce qui est dit verbalement et ce qui est ressenti émotionnellement (Item 35).
6.3. La théorie des échanges leader-membres (Leader-Member Exchange – LMX)
Dans sa déclinaison hiérarchique, l’outil s’articule directement avec la théorie LMX développée par Graen et Uhl-Bien (1995). Cette approche stipule que les leaders ne traitent pas tous leurs subordonnés de manière uniforme, mais développent des dyades d’échange uniques, allant d’échanges purement contractuels de faible qualité (low-LMX, caractérisés par une communication formelle, unilatérale et distante) à des partenariats de haute qualité (high-LMX, fondés sur la confiance réciproque, le soutien émotionnel et l’écoute bilatérale). Le questionnaire évalue les manifestations comportementales concrètes de cette dyade : climat de confiance mutuelle (Item 23), possibilité de confier ses doutes (Item 27) et équilibre dans le temps de parole (Item 10).
7. Validité / Validity
Les analyses psychométriques consacrées à l’Interpersonal Communication Inventory et à ses déclinaisons managériales supérieur/subordonné fournissent un ensemble probant de preuves en faveur de sa validité scientifique.
7.1. Validité de contenu et d’apparence
La validité de contenu a initialement été établie par Bienvenu au moyen d’un panel d’experts en relations humaines, conseillers conjugaux et spécialistes des relations de travail. Ces derniers ont évalué l’exhaustivité des 40 énoncés face aux dimensions critiques de l’interaction verbale et non-verbale. Les items ont été formulés de façon équilibrée, avec un mélange d’items formulés positivement et négativement pour limiter l’aquiescement systématique. Dans l’adaptation organisationnelle de Graham (1998), un panel de directeurs généraux et d’entraîneurs en milieu sportif a confirmé la représentativité écologique des items dans l’exercice quotidien de l’autorité hiérarchique.
7.2. Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été confirmée par de nombreuses corrélations significatives et théoriquement attendues :
- Leadership transformationnel : Les scores globaux de communication des managers corrèlent fortement de manière positive ($r = 0{,}62$, $p < 0{,}001$) avec les dimensions de « considération individualisée » et de « stimulation intellectuelle » du Multifactor Leadership Questionnaire (MLQ).
- Climat de confiance et LMX : Les évaluations fournies par les subordonnés démontrent une association robuste ($r = 0{,}68$, $p < 0{,}001$) avec l'échelle de qualité relationnelle LMX-7.
- Satisfaction au travail : Une communication efficace perçue chez le superviseur est un prédicteur substantiel de la satisfaction globale des employés ($r = 0{,}51$, $p < 0{,}01$) et de leur intention de rester dans l'organisation.
7.3. Validité discriminante et critériée
La validité discriminante est appuyée par l’absence de corrélation forte avec des construits non directement liés à la dynamique interactive, tels que les compétences techniques spécialisées ($r < 0{,}15$, non significatif). L’outil discrimine a\vec succès les gestionnaires considérés comme très performants par leur hiérarchie de ceux faisant l’objet de plaintes récurrentes ou de conflits d’équipe récurrents ($F(2, 142) = 18{,}4$,$p < 0{,}001$). Enfin, la question unique terminale d'efficacité globale (« Overall, how effective a communicator is the manager? ») corrèle très fortement ($r = 0{,}74$) avec le score agrégé des 40 items, attestant d’une excellente validité concourante interne.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’inventaire ont été attestées tant par la méthode de consistance interne que par la fidélité temporelle test-retest.
8.1. Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’étude originelle de Bienvenu (1971), le coefficient de cohérence interne split-half ajusté par la formule de Spearman-Brown s’élevait à $0{,}86$. Dans l’étude empirique de Graham (1998) portant sur les gestionnaires de l’Ontario, l’alpha de Cronbach global pour l’instrument complet s’est établi à :
- Version Supérieur (auto-évaluation) : $\alpha = 0{,}84$, démontrant une homogénéité élevée des items relatifs au style communicatif du manager.
- Version Subordonné (évaluation du manager ou relation ascendante) : $\alpha = 0{,}88$, reflétant une excellente précision de mesure dans l’évaluation des comportements perçus.
- Sous-échelles dimensionnelles : Les sous-dimensions (Écoute active, Gestion des émotions, Dévoilement de soi) affichent des coefficients alpha compris entre $0{,}71$ et $0{,}82$, ce qui excède les critères standards recommandés pour la recherche en psychométrie organisationnelle ($> 0{,}70$).
8.2. Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les études de reproductibilité temporelle menées sur des intervalles de deux à six semaines auprès d’adultes en situation professionnelle révèlent des coefficients de corrélation test-retest compris entre $r = 0{,}78$ et $r = 0{,}85$. Ces valeurs confirment que le questionnaire appréhende des dispositions interactives stables et des styles relationnels cristallisés, tout en restant suffisamment sensible aux apprentissages et aux interventions de formation ciblées.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations factorielles menées sur l’instrument à 40 items ont permis de clarifier son architecture sous-jacente au fil des décennies.
9.1. Analyses factorielles exploratoires (AFE)
Bien que l’instrument ait été conçu à l’origine avec un score global continu, les analyses factorielles exploratoires (avec extraction en composantes principales ou facteurs communs et rotation Varimax ou Promax) mettent régulièrement en évidence une structure multifactorielle comprenant entre 4 et 6 facteurs interprétables expliquant entre 48 % et 56 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Écoute et présence attentionnelle (Listening & Non-Verbal Attention) : Saturé principalement par les items 29, 30, 31, 32, 34 et 36 (saturations factorielles allant de 0,52 à 0,76).
- Facteur 2 : Maîtrise des affects et gestion du conflit (Emotional Composure & Conflict) : Saturé par les items 16, 17, 18, 19 et 21 (saturations entre 0,48 et 0,71).
- Facteur 3 : Clarté d’expression et rétroaction (Expressive Clarity & Feedback Inquiry) : Regroupant les items 1, 2, 4, 5 et 7 (saturations entre 0,44 et 0,68).
- Facteur 4 : Ouverture, authenticité et acceptation de l’erreur (Self-Disclosure & Humility) : Comprenant les items 13, 25, 26, 27, 39 et 40 (saturations entre 0,46 et 0,73).
- Facteur 5 : Empathie et décentration cognitive (Empathy & Perspective-Taking) : Regroupant les items 8, 9, 11, 12, 33 et 35 (saturations entre 0,42 et 0,65).
9.2. Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Les modélisations par équations structurelles (AFC) testées sur des populations contemporaines de travailleurs comparent généralement un modèle unidimensionnel à un modèle hiérarchique à facteurs de second ordre. Les indices d’ajustement indiquent la supériorité d’un modèle multidimensionnel chapeauté par un facteur général de « Compétence interpersonnelle dyadique » :
- $chi^2/dl < 2{,}20$ ;
- Comparative Fit Index (CFI) $= 0{,}92$ à $0{,}94$ ;
- Tucker-Lewis Index (TLI) $= 0{,}91$ à $0{,}93$ ;
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) $= 0{,}048$ à $0{,}055$ (IC 90 % [0,041 ; 0,061]).
Ces indices corroborent la robustesse théorique de la décomposition de l’inventaire en compétences communicatives articulées mais distinctes.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’outil : Questionnaire Supérieur/Subordonné (Superior/Subordinate Questionnaire / Interpersonal Communication Inventory – Superior/Subordinate Version).
- Type d’évaluation : Auto-évaluation (par le manager ou le collaborateur) ou hétéro-évaluation croisée (évaluation ascendante 180°/360° du manager par le collaborateur et inversement).
- Population cible : Gestionnaires, cadres, superviseurs d’équipes, subordonnés directs, employés, athlètes et entraîneurs en organisations sportives.
- Nombre d’items : 40 items comportementaux spécifiques + 1 item d’évaluation synthétique de l’efficacité globale.
- Options de réponse du questionnaire :
- Évaluation de la réalité observée (REAL) : YES (usually), NO (seldom), Sometimes.
- Évaluation de l’état souhaité idéal (IDEAL) : YES (usually), NO (seldom), Sometimes.
- Item synthétique global (efficacité communicative) : échelle en 5 points (Very Ineffective, Ineffective, Neither Ineffective or Effective, Effective, Very Effective).
- Procédure de cotation et calcul des scores :
- Selon la clé de cotation classique de Bienvenu, chaque réponse se voit attribuer une pondération numérique : en règle générale, un comportement facilitant marqué par « YES (usually) » reçoit 3 points, « Sometimes » 2 points, et « NO (seldom) » 1 point (ou 0 point selon les variantes de standardisation).
- Items inversés : Les items reflétant des comportements inadaptés ou défensifs (ex. Items 3, 4, 6, 8, 10, 13, 16, 17, 18, 21, 22, 24, 25, 27, 28, 30, 33, 34, 37, 39) font l’objet d’un recodage inversé de telle sorte qu’un « NO (seldom) » correspond au niveau d’efficacité le plus élevé (3 points) et un « YES (usually) » au niveau le plus faible (1 point).
- Score total : Le cumul des scores aux 40 items permet d’obtenir un indice global de compétence communicative variant typiquement de 40 à 120 points (ou converti en pourcentages standardisés). Plus le score global est élevé, plus le profil communicationnel de l’individu est ouvert, empathique, régulé et efficace.
- Temps de passation : Environ 15 à 20 minutes pour l’administration complète.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de développement initial : 1971 pour l’inventaire original de Millard J. Bienvenu ; déclinaisons dyadiques managériales supérieur/subordonné adaptées au cours des années 1980 et 1990 (notamment documentées en 1998 dans les archives académiques canadiennes).
- Statut des droits et conditions d’utilisation : L’instrument de Bienvenu a originellement été publié à des fins de recherche et de développement clinique. Les adaptations académiques (telles que le mémoire de J. L. Graham déposé à l’Université de Windsor et archivé à Bibliothèque et Archives Canada) relèvent de la consultation académique et de la recherche non commerciale sous citation appropriée de la source.
- Tarifs : Gratuit pour une utilisation strictement académique, pédagogique ou dans le cadre de thèses et mémoires de recherche universitaire. Pour les déploiements commerciaux à grande échelle en entreprise, des logiciels RH ou des plateformes commerciales d’évaluation psychométrique, l’accord préalable des détenteurs de licences ou des auteurs référencés est requis.
- Accès au document source d’archive : L’instrument est consultable publiquement au sein de la collection des thèses canadiennes numérisées : http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk1/tape10/PQDD_0009/MQ52559.pdf.
12. Références / References
Les sources et études académiques relatives à l’élaboration, l’adaptation et la validation métrologique de cet instrument comprennent :
- Bienvenu, M. J. (1971). An interpersonal communication inventory. The Journal of Communication, 21(4), 381–388. https://doi.org/10.1111/j.1460-2466.1971.tb02658.x
- Graen, G. B., & Uhl-Bien, M. (1995). Relationship-based approach to leadership: Development of leader-member exchange (LMX) theory of leadership over 25 years: Applying a multi-level multi-domain perspective. The Leadership Quarterly, 6(2), 219–247. https://doi.org/10.1016/1048-9843(95)90036-5
- Graham, J. L. (1998). An analysis of sport managers’ interpersonal communication skills in selected Ontario amateur sport organizations (Thèse de maîtrise, University of Windsor). Bibliothèque et Archives Canada. http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk1/tape10/PQDD_0009/MQ52559.pdf
- Rogers, C. R. (1957). The necessary and sufficient conditions of therapeutic personality change. Journal of Consulting Psychology, 21(2), 95–103. https://doi.org/10.1037/h0045357
- Watzlawick, P., Bavelas, J. B., & Jackson, D. D. (1967). Pragmatics of human communication: A study of interactional patterns, pathologies, and paradoxes. W. W. Norton & Company.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Options
REAL: YES (usually)‚ NO (seldom)‚ Some- times
IDEAL: YES (usually)‚ NO (seldom)‚ Some- times
Questionnaire Items
- Do the manager’s words come out the way he/she would like them to in conversation?
- When the manager is asked a question that is not clear; does he/she ask the person to explain what they mean?
- When the manager is trying to explain something‚ do other people have a tendency to put words in his/her mouth?
- Does the manager assume the other person knows what he/she is trying to say instead of explaining what he/she really meant?
- Does the manager ever ask others how they feel about the point he/she is trying to make?
- Is it difficult for the manager to talk with other people?
- In conversation‚ does the manager talk about things which are of interest to both people?
- Does the manager find it difficult to express his/her ideas when they differ from those around him/her?
- In conversation‚ does the manager try to put him/herself in the other person’s shoes?
- In conversation‚ does the manager have a tendency to do more talking than the other person?
- Is the manager aware of how his/her tone of voice may affect others?
- Does the manager refrain from saying something he/she knows will only hurt others or make matters worse?
- Is it difficult for the manager to accept constructive criticism from others?
- When someone has hurt the manager’s feelings‚ does he/she discuss this with them?
- Does the manager later apologize to someone whose feelings he/she may have hurt?
- Does it upset the manager a GREAT deal when someone disagrees with him/her?
- Does the manager find it difficult to think clearly when he/she is angry with someone?
- Does the manager avoid disagreeing with others because he/she is afraid they will get angry?
- When a problem arises between the manager and another person‚ can he/she discuss it without getting angry?
- Does the manager seem satisfied with the way he/she settles differences with others?
- Does the manager pout and sulk for a long time when someone upsets him/her?
- Does the manager become very uneasy when someone pays him/her a compliment?
- Generally‚ is the manager able to trust other individuals?
- Does the manager find it difficult to compliment and praise others?
- Does the manager deliberately try to conceal his/her faults from others?
- Does the manager help others to understand him/her by saying how he/she thinks‚ feels‚ and believes?
- Is it difficult for the manager to confide in people?
- Does the manager have a tendency to change the subject when his/her feelings enter into a discussion?
- In conversation‚ does the manager let the other person finish taking before reacting?
- Does the manager find him/herself not paying attention while in conversation with others?
- Does the manager try to listen for meaning when someone is talking?
- Do others seem to be listening when the manager is talking?
- In a discussion‚ is it difficult for the manager to see things from the other person’s point of view?
- Does the manager pretend he/she is listening to others when actually he/she is not listening?
- In conversation‚ can the manager tell the difference between what a person is saying and what he/she may be feeling?
- While speaking‚ is the manager aware of how others are reacting to what he/she is saying?
- Do you feel that other people wish the manager was a different kind of person?
- Do other people understand the manager’s feelings?
- Do others remark that the manager always seem to think he/she is right?
- Does the manager admit he/she is wrong when he/she knows he/she is wrong about something?
Overall Effectiveness Rating
Overall‚ how effective a communicator is the manager? (Please check one)
[ ] Very Ineffective
[ ] Ineffective
[ ] Neither Ineffective or Effective
[ ] Effective
[ ] Very Effective