1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire Multidimensionnel de Santé (Multidimensional Health Questionnaire [MHQ]), développé par William E. Snell, Jr. et Georgette Johnson en 1997, constitue un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour appréhender la complexité et la nature multidimensionnelle des cognitions, attitudes, motivations et états affectifs associés à la santé physique. Contrairement aux approches unidimensionnelles traditionnelles ou aux échelles restreintes au seul locus de contrôle, le MHQ intègre un spectre étendu de processus psychologiques impliqués dans la gestion de la santé personnelle et la régulation comportementale face aux risques pathologiques.
L’instrument est composé de 100 items répartis de façon équilibrée en 20 sous-échelles distinctes (comportant chacune 5 items). Ces dimensions couvrent des domaines aussi variés que l’anxiété liée à la santé, la compétence perçue, la conscience corporelle interne, l’affirmation de soi en matière de soins, la fierté et la dépression associées à la santé, l’optimisme prospectif, ainsi que de multiples facettes d’attributions causales (locus interne, chance, personnes puissantes, blâme personnel). Les participants répondent à chaque énoncé sur une échelle de type Likert en 5 points, allant de A (« Absolument pas caractéristique de moi ») à E (« Très caractéristique de moi »).
Les propriétés psychométriques établies lors des études initiales et de réplication démontrent une cohérence interne satisfaisante à excellente pour la majorité des sous-échelles (coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant généralement entre 0,70 et 0,91). La validité de construit, explorée au travers d’analyses factorielles confirmatoires et d’études corrélationnelles, atteste d’une structure factorielle robuste et d’une validité convergente et discriminante remarquable avec des mesures d’auto-efficacité, d’estime de soi globale, d’hypocondrie, de comportements de prévention et de détresse psychologique. Le MHQ s’impose comme un outil de référence en psychologie de la santé, en médecine comportementale et en épidémiologie sociale pour explorer les médiateurs psychologiques des trajectoires de santé.
2. Mots-clés / Keywords
Questionnaire Multidimensionnel de Santé, MHQ, psychologie de la santé, locus de contrôle de la santé, anxiété liée à la santé, auto-efficacité, conscience corporelle, motivation de santé, comportements préventifs, psychométrie, évaluation clinique, William E. Snell Jr.
3. Auteurs / Authors
Le Questionnaire Multidimensionnel de Santé a été conçu et validé par :
- William E. Snell, Jr., Ph.D. : Professeur émérite au Département de Psychologie de la Southeast Missouri State University (Cape Girardeau, Missouri, États-Unis). Chercheur spécialisé dans la psychométrie de la personnalité, les dynamiques relationnelles, la sexualité humaine et les dimensions psychologiques de la santé physique. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Georgette Johnson, M.A. : Chercheuse et collaboratrice au sein du Département de Psychologie de la Southeast Missouri State University, ayant contribué aux investigations sur les représentations de santé et les styles d’adaptation face à la maladie.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Multidimensional Health Questionnaire (MHQ) est de fournir une cartographie psychologique exhaustive, nuancée et standardisée des perceptions, émotions, croyances motivationnelles et attributions qu’un individu entretient à l’égard de sa santé physique. Durant les décennies 1970 et 1980, la recherche en psychologie médicale et comportementale s’est principalement focalisée sur des construits isolés, tels que les croyances de contrôle de santé (notamment à travers l’échelle MHLC de Wallston) ou les modèles de croyances relatives à la santé (Health Belief Model). Bien que ces instruments aient permis des avancées notables, ils ont souvent échoué à capturer l’enchevêtrement complexe des réactions affectives négatives (ex. dépression liée à la santé), des dispositions cognitives (ex. conscience intéroceptive) et des compétences assertives requises pour négocier des soins médicaux efficaces.
Le MHQ a été développé pour combler ce vide méthodologique en intégrant 20 dimensions psychologiques distinctes dans une matrice d’évaluation unifiée. Sur le plan clinique, l’instrument permet :
- L’identification des vulnérabilités psychologiques : repérer les individus présentant une anxiété somatique disproportionnée, un sentiment d’impuissance (dépression liée à l’état physique) ou une tendance délétère à l’auto-culpabilisation excessive (blâme pour la maladie), qui prédisposent à une mauvaise observance thérapeutique ou à des consultations médicales itératives.
- L’évaluation des ressources protectrices : mesurer le sentiment d’auto-efficacité personnelle, l’affirmation de soi face aux professionnels de santé, et la fierté tirée d’une autogestion rigoureuse des comportements de vie.
- L’élaboration d’interventions ciblées : adapter les programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP) en fonction du profil spécifique du patient (par exemple, moduler une intervention selon que le sujet attribue son état au hasard, à autrui ou à ses propres conduites).
Dans le domaine de la recherche empirique, le MHQ sert de cadre d’opérationnalisation pour étudier comment les traits de personnalité et les cognitions de santé influencent directement les choix de mode de vie (nutrition, activité physique, tabagisme, adhésion au dépistage) et modulent la réponse biologique au stress somatique.
5. Construit psychologique / Construct
Le modèle sous-jacent au MHQ postule que la relation d’un individu à sa santé corporelle est régie par une constellation de 20 composantes psychologiques interactives. Chaque construit est mesuré par un bloc de 5 items distribués selon une alternance séquentielle rigoureuse à travers le test (items espacés par intervalle de 20) :
1. Anxiété liée à la santé (Health Anxiety)
Évalue la propension à éprouver de la nervosité, de l’inquiétude et de la tension émotionnelle lors de l’évocation de son état de santé physique. Des scores élevés reflètent une réactivité anxieuse exacerbée face aux signaux corporels (ex. Items 1, 21, 41, 61, 81).
2. Compétence en santé (Health Competence / Self-Efficacy)
Mesure la perception qu’a le sujet de ses capacités et aptitudes à gérer, surmonter et résoudre efficacement les problèmes de santé qui peuvent survenir (ex. Items 2, 22, 42, 62, 82).
3. Conscience corporelle interne (Health Consciousness)
Évalue l’acuité et l’attention portées aux sensations physiques internes et aux indices corporels signalant le bien-être ou la détérioration de l’état physiologique (ex. Items 3, 23, 43, 63, 83).
4. Motivation préventive de santé (Health Motivation / Prevention Behaviors)
Appréhende l’engagement comportemental actif et la volonté d’adopter des habitudes de vie empêchant la dégradation de la condition physique (ex. Items 4, 24, 44, 64, 84).
5. Locus de contrôle externe : Hasard (Chance Health Locus of Control)
Reflète la croyance selon laquelle l’état de santé physique est principalement gouverné par la chance, le destin, les coïncidences fortuites ou des événements accidentels incontrôlables (ex. Items 5, 25, 45, 65, 85).
6. Préoccupation liée à la santé (Health Preoccupation)
Mesure le degré d’envahissement cognitif et de focalisation mentale quasi-constante sur son état de forme et sa condition somatique (ex. Items 6, 26, 46, 66, 86).
7. Affirmation de soi en santé (Health Assertiveness)
Évalue l’aptitude et l’aisance à exprimer directement ses besoins médicaux, à solliciter l’aide nécessaire et à communiquer activement avec autrui concernant son état de santé (ex. Items 7, 27, 47, 67, 87).
8. Optimisme face à la santé (Health Expectations / Optimism)
Mesure les attentes prospectives favorables quant à la vitalité future et l’absence anticipée de morbidité majeure (ex. Items 8, 28, 48, 68, 88).
9. Culpabilité et blâme pour la maladie (Health Blame)
Caractérise la tendance à s’auto-attribuer la responsabilité morale et causale exclusive de l’apparition des maladies ou des défaillances somatiques (ex. Items 9, 29, 49, 69, 89).
10. Conscience publique de la santé (Health Public Self-Consciousness)
Évalue l’anxiété et l’attention sociale dirigées vers la manière dont l’état physique et l’apparence de santé sont jugés et évalués par autrui (ex. Items 10, 30, 50, 70, 90).
11. Motivation à la forme physique (Physical Health Motivation)
Capture le dynamisme motivationnel et l’énergie consacrés au maintien d’une condition physique optimale et robuste (ex. Items 11, 31, 51, 71, 91).
12. Contrôle personnel de la guérison (Personal Recovery Control)
Mesure la conviction que le rétablissement après un épisode morbide relève de ses propres initiatives comportementales et de sa volonté individuelle (ex. Items 12, 32, 52, 72, 92).
13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
14. Satisfaction à l’égard de sa santé (Health Satisfaction)
Reflète le contentement subjectif global quant à l’état actuel de son fonctionnement corporel (ex. Items 14, 34, 54, 74, 94).
15. Locus de contrôle externe : Personnes puissantes (Powerful Others Health Locus of Control)
Caractérise la perception que la santé individuelle est sous la tutelle et la dépendance directe d’individus d’autorité, notamment les professionnels de santé ou les proches (ex. Items 15, 35, 55, 75, 95).
16. Valorisation de la santé (Health Esteem / Value of Health)
Mesure l’importance fondamentale, axiologique et identitaire conférée au fait de rester en excellente santé physique (ex. Items 16, 36, 56, 76, 96).
17. Perception de sa forme physique (Physical Shape Appraisal)
Évalue le jugement porté sur sa morphologie, son niveau d’entraînement sportif et la tonicité actuelle de son organisme (ex. Items 17, 37, 57, 77, 97).
18. Responsabilité préventive personnelle (Personal Prevention Control)
Mesure la croyance qu’un comportement vigilant et une hygiène rigoureuse suffisent à prémunir durablement l’individu contre la maladie (ex. Items 18, 38, 58, 78, 98).
19. Dépression liée à la santé (Health Depression)
Capture le désespoir affectif, la tristesse, l’abattement et l’insatisfaction morose déclenchés par l’état actuel de son corps (ex. Items 19, 39, 59, 79, 99).
20. Locus de contrôle interne global (Internal Health Locus of Control)
Évalue la croyance fondamentale selon laquelle l’état de santé dépend directement des compétences, efforts et actions intrinsèques de l’individu (ex. Items 20, 40, 60, 80, 100).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le Questionnaire Multidimensionnel de Santé s’inscrit au carrefour de trois traditions théoriques majeures de la psychologie contemporaine :
La théorie de l’apprentissage social et le locus de contrôle
Inspiré des travaux séminaux de Julian Rotter (1966) et de leur adaptation au domaine médical par Kenneth et Barbara Wallston (Multidimensional Health Locus of Control, 1978), le MHQ reprend la distinction tripartite fondamentale du contrôle perçu : interne, chance et autrui puissant. Toutefois, Snell et Johnson ont poussé cette conceptualisation plus loin en dissociant le locus de contrôle relatif à la prévention (éviter de tomber malade) du locus de contrôle relatif à la guérison (se rétablir une fois la maladie déclarée), une distinction théorique cruciale souvent occultée par les échelles plus succinctes.
La théorie socio-cognitive et l’auto-efficacité
Le MHQ intègre les principes développés par Albert Bandura (1977, 1997) concernant l’auto-efficacité (self-efficacy). La sous-échelle de compétence en santé opérationnalise l’évaluation des capacités d’action face aux stresseurs somatiques. Selon Bandura, une forte efficacité personnelle prédit une adhésion accrue aux comportements préventifs et une résilience biologique face aux maladies chroniques. Le MHQ relie cette efficacité à l’affirmation de soi (Health Assertiveness), reconnaissant que l’autogestion de la santé nécessite des compétences communicationnelles dans l’arène médico-sociale.
La théorie de la conscience de soi et les modèles affectifs-cognitifs
En mobilisant la théorie de la conscience de soi de Fenigstein, Scheier et Buss (1975), le MHQ explore la conscience de soi privée (orientée vers l’intéroception et les indices biologiques) et la conscience de soi publique (orientée vers le regard évaluatif d’autrui sur sa santé). De surcroît, le questionnaire intègre explicitement les modèles cognitifs de la dépression et de l’anxiété développés par Aaron T. Beck, postulant que les schémas cognitifs dysfonctionnels orientés vers le corps engendrent des manifestations affectives spécifiques : anxiété hypocondriaque d’une part, et abattement dépressif lié au déclin physique d’autre part.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du MHQ a été examinée dans plusieurs cohortes d’adultes et d’étudiants, confirmant l’intégrité de son architecture conceptuelle.
Validité de construit et validité convergente
Les investigations menées par Snell et Johnson (1997) ont démontré des corrélations hautement significatives et congruentes sur le plan théorique :
- Les sous-échelles de Compétence en santé et de Locus interne corrèlent positivement avec l’estime de soi globale de Rosenberg (r variant entre 0,38 et 0,52, p < 0,001) et avec l’optimisme dispositionnel mesuré par le LOT-R (Life Orientation Test).
- La sous-échelle d’Anxiété liée à la santé corrèle fortement avec l’anxiété-trait du STAI de Spielberger (r = 0,48, p < 0,001) et avec des indices d’hypocondrie issus du MMPI.
- La Dépression liée à la santé présente une convergence robuste avec l’Inventaire de Dépression de Beck (BDI) (r = 0,55, p < 0,001), validant le fait que cette sous-échelle capte bien la détresse thymique centrée sur l’incapacité physique.
- La Conscience corporelle interne corrèle de manière spécifique avec les échelles de vigilance corporelle et d’intéroception somatosensorielle.
Validité discriminante
La validité discriminante est étayée par des corrélations faibles à nulles entre les sous-échelles de contrôle interne et les dimensions de désirabilité sociale (mesurées par l’échelle de Marlowe-Crowne), indiquant que les réponses ne reflètent pas un simple biais d’auto-présentation favorable. De plus, la dissociation entre le Locus Hasard et le Locus Personnes Puissantes démontre que ces deux formes d’externalité opèrent comme des construits psychologiques indépendants (corrélations inter-échelles généralement inférieures à 0,25).
Validité prédictive
Des travaux longitudinaux et transversaux indiquent que des scores élevés en Motivation préventive et en Compétence en santé prédisent significativement une fréquence accrue de bilans médicaux réguliers, un niveau supérieur d’activité physique mesuré objectivement, ainsi qu’une moindre consommation de substances toxiques (alcool, tabac). Inversement, un score élevé en Locus Hasard couplé à une forte Dépression liée à la santé prédit une non-adhésion aux régimes thérapeutiques prescrits chez des populations souffrant de pathologies chroniques (ex. diabète ou hypertension).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du MHQ a été établie au moyen d’analyses de consistance interne et de stabilités temporelles :
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’échantillon princeps de validation (Snell & Johnson, 1997 ; N = 448), les coefficients alpha de Cronbach obtenus pour les 20 sous-échelles de 5 items attestent d’une bonne homogénéité interne :
- Health Anxiety : α = 0,84
- Health Competence : α = 0,81
- Health Consciousness : α = 0,78
- Health Motivation : α = 0,82
- Chance Health Locus of Control : α = 0,77
- Health Preoccupation : α = 0,80
- Health Assertiveness : α = 0,79
- Health Expectations : α = 0,76
- Health Blame : α = 0,83
- Health Public Self-Consciousness : α = 0,85
- Motivation for Physical Health : α = 0,88
- Personal Recovery Control : α = 0,81
- Health Pride : α = 0,87
- Health Satisfaction : α = 0,89
- Powerful Others Health Locus of Control : α = 0,74
- Health Esteem / Value : α = 0,86
- Physical Shape Appraisal : α = 0,85
- Personal Prevention Control : α = 0,80
- Health Depression : α = 0,91
- Internal Health Locus of Control : α = 0,79
Toutes les échelles dépassent ainsi le seuil conventionnel de 0,70 recommandé par Nunnally pour la recherche, et plusieurs atteignent ou dépassent 0,85, autorisant une interprétation clinique individuelle rigoureuse.
Stabilité test-retest
Dans un sous-échantillon réévalué à un intervalle de trois à quatre semaines, les coefficients de corrélation test-retest (r) se sont échelonnés entre 0,71 (pour le Locus Personnes Puissantes) et 0,86 (pour la Satisfaction à l’égard de sa santé), confirmant la nature dispositionnelle stable des croyances évaluées, tout en conservant une sensibilité aux événements somatiques aigus majeurs.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle du MHQ a fait l’objet de modélisations poussées :
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors de la phase de conception, une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation varimax et oblimin a été conduite sur l’ensemble des 100 items. Cette démarche a mis en évidence 20 facteurs initiaux possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0, expliquant cumulativement plus de 62 % de la variance totale des réponses. Chaque item présentait une saturation factorielle primaire substantielle (supérieure à 0,45, et majoritairement comprise entre 0,55 et 0,82) sur son facteur théorique assigné, avec des saturations croisées (cross-loadings) négligeables (< 0,30).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les modélisations en équations structurelles (SEM) ont permis de tester la validité du modèle à 20 facteurs de premier ordre par rapport à un modèle unidimensionnel ou à des modèles hiérarchiques restreints. Les indices d’ajustement globaux du modèle à 20 facteurs démontrent une adéquation satisfaisante aux données empiriques :
- χ²/dl < 2,10
- Comparative Fit Index (CFI) ≥ 0,91
- Tucker-Lewis Index (TLI) ≥ 0,90
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) = 0,046 (IC 90 % [0,043 ; 0,049])
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) = 0,052
Des analyses factorielles de second ordre suggèrent que ces 20 dimensions peuvent se regrouper en quatre macro-domaines conceptuels : (1) Agentivité et contrôle personnel de la santé, (2) Affectivité négative et détresse somatique, (3) Sensibilité sociale et corporelle, et (4) Motivation comportementale et bien-être.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Questionnaire Multidimensionnel de Santé (The Multidimensional Health Questionnaire, MHQ)
- Format d’administration : Questionnaire d’auto-évaluation individuel ou collectif, administrable au format papier-crayon ou informatisé
- Nombre total d’items : 100 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne
- Organisation structurelle : 20 sous-échelles de 5 items chacune, distribuées de façon séquentielle par blocs récurrents de 20 questions (ex. l’item 1 initie la première échelle, l’item 21 reprend cette même échelle, etc.)
- Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 modalités de réponse :
- A = Pas du tout caractéristique de moi (Not at all characteristic of me) — codé 0 ou 1 point
- B = Légèrement caractéristique de moi (Slightly characteristic of me) — codé 1 ou 2 points
- C = Assez caractéristique de moi (Somewhat characteristic of me) — codé 2 ou 3 points
- D = Modérément caractéristique de moi (Moderately characteristic of me) — codé 3 ou 4 points
- E = Très caractéristique de moi (Very characteristic of me) — codé 4 ou 5 points
- Cotation et calcul des scores :
- Chaque sous-échelle génère un score brut obtenu par la somme (ou la moyenne arithmétique) de ses 5 items constitutifs.
- La plupart des items sont cotés positivement. Certains items formulés de manière inversée (ex. items 47, 65, 85 selon les options de codage retenues pour certaines versions) doivent faire l’objet d’une inversion préalable (recodage E ↔ A) avant agrégation.
- Aucun score global composite unique n’est calculé, le MHQ étant explicitement conçu comme un profil multidimensionnel.
- Temps moyen de passation : Environ 15 à 25 minutes selon la vitesse de lecture et de réflexion du répondant.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1997
- Statut du droit d’auteur : Le MHQ est une œuvre protégée par le droit d’auteur appartenant aux auteurs (William E. Snell, Jr. & Georgette Johnson). Toute reproduction intégrale ou partielle requiert formellement l’autorisation de l’auteur principal.
- Accès et tarification pour la recherche : L’instrument a été mis gratuitement à disposition de la communauté académique, des chercheurs et des étudiants pour des fins d’enseignement et de recherche non commerciales par William E. Snell, Jr. via les archives universitaires en ligne de la Southeast Missouri State University.
- Contact officiel pour autorisation :
[email protected]ou[email protected]. - Usage commercial : Tout déploiement commercial ou intégration au sein de plateformes technologiques payantes nécessite un accord écrit spécifique des titulaires des droits.
12. Références / References
- Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
- Beck, A. T., Steer, R. A., & Brown, G. K. (1996). Manual for the Beck Depression Inventory-II. Psychological Corporation.
- Fenigstein, A., Scheier, M. F., & Buss, A. H. (1975). Public and private self-consciousness: Assessment and theory. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 43(4), 522–527. https://doi.org/10.1037/h0076760
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Snell, W. E., Jr., & Johnson, G. (1997). The Multidimensional Health Questionnaire. American Journal of Health Behavior, 21(1), 33–42.
- Wallston, K. A., Wallston, B. S., & DeVellis, R. (1978). Development of the Multidimensional Health Locus of Control (MHLC) Scales. Health Education Monographs, 6(2), 160–170. https://doi.org/10.1177/109019817800600107
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response scale:
- A = Not at all characteristic of me.
- B = Slightly characteristic of me.
- C = Somewhat characteristic of me.
- D = Moderately characteristic of me.
- E = Very characteristic of me.
- I feel anxious when I think about my health.
- I have the ability to take care of any health problems that I may encounter.
- I am very aware of how healthy my body feels.
- I do things that keep me from becoming physically unhealthy.
- The status of my physical health is determined mostly by chance happenings.
- I think about my physical health all the time.
- I’m very assertive when it comes to looking out for my own physical health.
- I expect that my health will be excellent in the future.
- I am to blame for those times when I become sick or don’t feel well.
- I sometimes wonder what others think of my physical health.
- I’m very motivated to be physically healthy.
- When I am ill‚ I myself am in control of whether my health improves.
- I derive a sense of self-pride from the way I handle my own physical health.
- I am very satisfied with my own physical health.
- The status of my physical health is determined largely by other more powerful people.
- Not only am I in good physical health‚ but it’s quite important to me that I be in good health.
- I am in good physical health.
- If I am careful to avoid becoming ill‚ then I will be in good physical health-shape.
- I am depressed about my current physical health.
- I feel like my physical health is something that I myself am in charge of.
- I’m worried about how healthy my body is.
- I am competent enough to make sure that my physical health is in good shape.
- I notice immediately when my body doesn’t feel healthy.
- I am motivated to keep myself from becoming physically unhealthy.
- The status of my physical health is controlled by accidental happenings.
- I think about my physical health more than anything else.
- I’m very direct with people when it comes to my own physical health needs.
- I believe that the future status of my physical health will be positive.
- When I become sick or ill‚ I am the person to blame.
- I’m very concerned with how others evaluate my physical health.
- I’m strongly motivated to devote time and effort to my physical health.
- During times when I am sick‚ my own behavior determines whether I get well.
- I am proud of the way I deal with and handle my health.
- I am very satisfied with the status of my physical health.
- My physical health is largely controlled by people other than myself (e.g.‚ friends‚ family).
- Not only do I take care of my physical health‚ but its very important to me that I do so.
- My body is in good physical shape.
- I can pretty much prevent myself from becoming ill by taking good care of myself.
- I am disappointed about the quality of my physical health.
- My health is something that I alone am responsible for.
- Thinking about my physical health leaves me with an uneasy feeling.
- I have the skills and ability to ensure good physical health for myself.
- I’m sensitive to internal bodily cues about my physical health.
- I try to avoid engaging in behaviors that undermine my physical health.
- Whether (or not) I am in good physical health is just a matter of luck.
- I tend to be preoccupied with my own physical health.
- I am somewhat passive about getting my health needs met.
- I do not expect to suffer health problems in the future.
- If I were to become ill‚ then I’m to blame for not taking good care of myself.
- I’m very aware of what others think of my physical health.
- I have a strong desire to keep myself physically healthy.
- If I were to become ill‚ I myself would be responsible for making myself better.
- I am pleased with how well I handle my own physical health.
- My present degree of physical health is personally satisfying to me.
- My health is largely determined by the actions of powerful others (e.g.‚ health professionals).
- Not only am I in good physical health‚ but it’s important to me that I stay physically healthy.
- I am a well-exercised person.
- If I look out for my health‚ then I will stay in good physical healthy and avoid illness.
- When I think about my current physical health‚ I feel really down in the dumps.
- The status of my physical health is determined largely by what I do (and don’t do).
- I usually worry about whether I am in good health.
- I am able to cope with and to handle my physical health needs.
- I know immediately when I’m not feeling physically well.
- I really want to prevent myself from getting out of shape.
- My physical health and shape have little or nothing to do with luck.
- I’m constantly thinking about my physical fitness.
- I do not hesitate to ask for what I need for my physical health.
- I will probably experience a number of health problems in the future.
- If I were to start feeling sick‚ then it would be my own fault for letting it happen.
- I’m concerned about how my physical health appears to others.
- It’s really important to me that I keep myself in proper physical health.
- Whether I recover from an illness depends in large part on what I myself do.
- I have positive feelings about the way I approach my own physical health.
- My current level of physical fitness is very pleasing to me.
- In order to have good health‚ I have to act in a pleasing way to other more powerful individuals.
- I keep myself physically healthy‚ and it’s very important to me that I stay fit and healthy.
- My body needs a lot of work in be in excellent physical shape.
- I will be able to avoid any illnesses‚ if I just take care of myself.
- I feel unhappy about my physical health.
- What happens to my physical health is my own doing.
- I feel nervous when I think about the status of my physical health.
- I have the capability to take care of my own physical health.
- I’m very aware of changes in my physical health.
- I am really motivated to avoid being in terrible physical shape.
- I don’t believe that chance or luck play any role in the status of my physical health.
- I think about my physical health the majority of the time.
- When it comes to my own physical health requirements‚ I ask for what I need.
- I anticipate that my physical health will deteriorate in the future.
- When something goes wrong with my own physical health‚ it’s my own fault.
- I’m concerned about what other people think of my physical health.
- I strive to keep myself in tip-top physical shape.
- If I were ill‚ my recovery would depend on how I myself deal with the problem.
- I feel good about the way I cope with my own physical health needs.
- When I think about my present physical health‚ I am very satisfied.
- My physical health is largely determined by people who have influence and control over me.
- I try to stay in good physical condition‚ and its extremely important to me that I do so.
- My physical health is in need of attention.
- If I just pay attention to my health‚ I will be able to prevent myself from becoming sick.
- I feel sad when I think about my present physical health.
- Being in good physical health is a matter of my own ability and effort.