Questionnaire d’intégration communautaire (CIQ)

Le Questionnaire d’intégration communautaire (CIQ) est l’instrument de référence conçu par Barry Willer pour mesurer la réintégration au foyer, la vie sociale et la productivité après un traumatisme crânien.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

Le Questionnaire d’intégration communautaire (Community Integration Questionnaire, CIQ) est un instrument psychométrique de référence élaboré au début des années 1990 par Barry Willer et ses collaborateurs pour évaluer de manière standardisée le niveau de réintégration dans la communauté des personnes ayant subi un traumatisme crânio-cérébral (TCC) ou d’autres atteintes neurologiques acquises. Conçu spécifiquement pour dépasser les simples mesures de déficiences fonctionnelles ou d’autonomie basale dans les activités de la vie quotidienne, le CIQ quantifie la participation effective de l’individu au sein de son environnement écologique naturel. Le questionnaire se compose de 15 items opérationnalisant trois dimensions fondamentales de la participation sociale : l’intégration au foyer (Home Integration, 5 items), l’intégration sociale (Social Integration, 6 items) et la productivité ou intégration productive (Productivity, 4 items).

Le format de réponse varie selon les domaines explorés, combinant des échelles ordinales portant sur l’autonomie et le partage des responsabilités domestiques (seul, avec assistance ou pris en charge par un tiers), la fréquence mensuelle d’activités sociales ou communautaires hors du domicile, ainsi que des questions catégorielles évaluant le statut professionnel, étudiant ou bénévole. Le score global oscille entre 0 et 29 points, où un score plus élevé reflète un degré supérieur d’autonomie et d’insertion communautaire. L’instrument peut être administré sous forme d’auto-questionnaire par le patient ou par l’intermédiaire d’un proche aidant (hétéro-évaluation), ce qui en renforce l’utilité clinique face aux troubles de l’anosognosie fréquents en neurotraumatologie.

Les propriétés psychométriques du CIQ ont été abondamment documentées dans la littérature internationale. Il présente une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach variant généralement de 0,76 à 0,84 pour l’échelle totale, ainsi qu’une excellente stabilité test-retest (coefficients de corrélation intraclasse souvent supérieurs à 0,85 et pouvant atteindre 0,91 à 0,97 selon les sous-échelles). Sa validité factorielle, initialement confirmée par analyses factorielles exploratoires puis confirmatoires, corrobore le modèle trifactoriel classique, tout en démontrant une solide validité convergente avec des outils tels que la mesure d’indépendance fonctionnelle (FIM) et l’échelle d’évaluation des résultats de Glasgow (GOS-E).

2. Mots-clés

Questionnaire d’intégration communautaire, CIQ, traumatisme crânien, réadaptation psychosociale, participation sociale, intégration au foyer, intégration productive, évaluation neuropsychologique, métrologie clinique, activités de la vie quotidienne.

3. Auteurs

Le Questionnaire d’intégration communautaire a été développé par une équipe multidisciplinaire de cliniciens et chercheurs spécialistes de la neuro-réadaptation et de la santé communautaire :

  • Barry Willer, Ph.D. : Professeur émérite au Département de psychiatrie et de médecine comportementale de l’Université de Buffalo (State University of New York, SUNY), Buffalo, New York, États-Unis. Directeur de recherche pionnier dans l’étude des traumatismes crâniens et des commotions cérébrales. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Mitchell Rosenthal, Ph.D., ABPP (décédé) : Neuropsychologue et professeur au Kessler Institute for Rehabilitation et à l’UMDNJ-New Jersey Medical School, Newark, New Jersey, États-Unis. Figure centrale de la réadaptation des lésions cérébrales traumatiques aux États-Unis.
  • Jeffrey S. Kreutzer, Ph.D., ABPP : Professeur au Département de médecine physique et de réadaptation de la Virginia Commonwealth University (VCU), Richmond, Virginie, États-Unis. Directeur du Virginia TBI Model System. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Wayne A. Gordon, Ph.D., ABPP : Professeur au Département de médecine de réadaptation de l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, NY, États-Unis.
  • Roxane Rempel, M.A. : Chercheuse associée au Département de psychiatrie, State University of New York at Buffalo, Buffalo, New York, États-Unis.

4. Objectif

Le CIQ a été développé sous les auspices du National Institute on Disability and Rehabilitation Research (NIDRR) dans le cadre des Traumatic Brain Injury Model Systems (TBIMS) aux États-Unis. L’objectif cardinal de cet outil est de fournir une mesure objective, brève et standardisée de la participation sociale et de la réintégration des individus ayant subi des lésions cérébrales acquises au sein de leur famille et de leur communauté locale.

Historiquement, l’évaluation des suites d’un traumatisme crânien s’est longtemps cantonnée aux marqueurs physiologiques, neurologiques ou moteurs (comme la motricité globale ou la continence mesurées par la Mesure d’Indépendance Fonctionnelle) ou aux tests cognitifs de laboratoire (mémoire, fonctions exécutives). Bien que ces mesures soient indispensables en phase aiguë ou subaiguë, elles ne permettent pas de prédire fidèlement la capacité d’une personne à reprendre sa vie au sein de la société : habiter de manière autonome, entretenir des relations amicales, participer à des activités récréatives, gérer son budget et réintégrer le marché du travail ou des études. Le CIQ a été formulé précisément pour combler ce vide évaluatif en se focalisant sur des comportements observables et concrets plutôt que sur le sentiment subjectif de détresse ou de satisfaction.

Sur le plan des applications cliniques, le CIQ remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Évaluation initiale et planification des soins : Identifier les domaines précis de restriction de participation (par exemple, dépendance complète pour les tâches ménagères ou absence d’activités sociales externes) afin d’adapter les interventions des ergothérapeutes, neuropsychologues et travailleurs sociaux.
  • Suivi longitudinal des programmes de réadaptation : Évaluer l’efficacité des interventions interdisciplinaires de réadaptation axées sur le milieu communautaire et observer l’évolution du patient à 1 an, 2 ans ou 5 ans post-traumatisme.
  • Comparaison inter-informateurs : Administrer l’outil en parallèle au patient et à son proche aidant pour détecter d’éventuelles divergences pouvant révéler une méconnaissance des déficits (anosognosie) ou un fardeau important pour l’aidant.

En recherche, le CIQ constitue un étalon-or (gold standard) utilisé à l’échelle mondiale dans les essais cliniques randomisés, les études de cohorte épidémiologiques et les registres médico-économiques pour quantifier les bénéfices réels des approches thérapeutiques sur la vie quotidienne des patients.

5. Construit psychologique

L’architecture conceptuelle du CIQ repose sur le construit multidimensionnel de l’intégration communautaire. L’intégration communautaire ne se résume pas à la simple présence physique dans un environnement ouvert ; elle implique l’exercice de rôles sociaux valorisés, l’indépendance fonctionnelle dans les routines quotidiennes, l’engagement interpersonnel significatif et la participation à des activités productives. Le CIQ opérationnalise ce construit à travers trois sous-échelles distinctes mais interconnectées :

1. Intégration au foyer (Home Integration)

Cette sous-échelle (items 1 à 5) explore la participation active et la prise de responsabilité de la personne dans le fonctionnement quotidien du domicile familial. Elle mesure dans quelle mesure le patient contribue aux activités domestiques partagées plutôt que d’être simplement le bénéficiaire passif des soins prodigués par autrui. Les comportements mesurés incluent :

  • La réalisation des courses alimentaires et des biens de première nécessité (item 1).
  • La préparation des repas pour le foyer (item 2).
  • L’exécution des tâches ménagères quotidiennes (vaisselle, ménage, lessive) (item 3).
  • La garde et les soins apportés aux enfants du foyer (item 4).
  • La planification et l’organisation des réceptions et rencontres avec la famille et les amis (item 5).

Une note élevée dans cette dimension indique que la personne assume des responsabilités réelles au sein de sa cellule de vie, restaurant ainsi un rôle contributif au sein du ménage.

2. Intégration sociale (Social Integration)

L’intégration sociale (items 6 à 11) examine l’inscription du sujet dans le tissu relationnel extra-familial et communautaire, son indépendance financière et son niveau d’activité récréative externe. Cette dimension couvre :

  • La gestion des finances personnelles, des opérations bancaires et du paiement des factures (item 6).
  • La fréquence des sorties pour faire des emplettes en dehors du domicile (item 7).
  • La participation à des activités de loisirs à l’extérieur (cinéma, sport, restaurants) (item 8).
  • La fréquence des visites rendues à des amis ou à des proches (item 9).
  • La nature des relations sociales lors des loisirs (pratique solitaire, avec d’autres personnes cérébrolésées, ou avec des pairs tout-venant/famille) (item 10).
  • L’existence d’un ami intime ou d’un confident privilégié (item 11).

Cette composante permet de capturer l’isolement social, complication majeure et fréquente du traumatisme crânien, et distingue l’isolement contraint de la présence de réseaux de soutien informels.

3. Intégration productive (Productivity)

La sous-échelle de productivité (items 12 à 15) évalue l’engagement structuré de la personne dans des activités sociétales valorisées qui confèrent un rôle civique ou économique. Les variables étudiées comprennent :

  • La fréquence des déplacements hors du domicile (mobilité géographique) (item 12).
  • Le statut d’emploi au cours du dernier mois (temps plein, temps partiel, recherche active d’emploi, inactivité) (item 13).
  • La fréquentation d’un établissement d’enseignement scolaire, universitaire ou de formation professionnelle (item 14).
  • La participation à des activités bénévoles ou d’engagement citoyen non rémunéré (item 15).

La productivité reflète l’aboutissement optimal de la réhabilitation psychosociale : la reprise d’activités structurées qui structurent le temps, procurent un sentiment d’utilité et rétablissent l’identité socioprofessionnelle de l’individu.

6. Cadre théorique

Le développement du CIQ s’ancre dans l’évolution contemporaine des modèles du handicap et de la sociologie de la réadaptation, s’inspirant directement de la Classification internationale des handicaps (CIH de l’OMS, 1980) de Philip Wood, qui a ensuite évolué vers la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF, OMS, 2001).

Dans le schéma conceptuel de Wood, une distinction formelle est opérée entre :

  1. La déficience (Impairment) : perte ou anomalie d’une structure ou fonction psychologique, physiologique ou anatomique (par ex. lésion du cortex frontal, hémiparésie).
  2. L’incapacité (Disability) : réduction de la capacité d’accomplir une activité dans les limites considérées comme normales (par ex. difficulté à mémoriser des consignes ou à marcher).
  3. Le désavantage social (Handicap) : discordance entre la performance ou le statut de l’individu et les attentes du groupe auquel il appartient (par ex. perte d’emploi, rupture des liens sociaux, dépendance totale au domicile).

Willer et al. (1993, 1994) ont conçu le CIQ explicitement pour mesurer le désavantage social et la participation plutôt que l’incapacité brute. Les auteurs soutiennent que l’intégration communautaire ne dépend pas uniquement de l’intégrité cognitive ou motrice du sujet, mais de son interaction dynamique avec son environnement physique, social et attitudinal. Ce positionnement théorique rejoint le modèle bio-psycho-social et la théorie écologique du développement humain d’Urie Bronfenbrenner, dans laquelle le fonctionnement d’un individu s’articule autour de multiples systèmes interconnectés (le microsystème familial, le mésosystème des relations de voisinage et de travail, et le macrosystème socioculturel).

Par ailleurs, les travaux ultérieurs de McColl et al. (1998, 2001) et Minnes et al. (2003) sur la définition de l’intégration communautaire ont mis en lumière trois éléments fondamentaux perçus par les personnes cérébrolésées elles-mêmes : le sentiment d’appartenance (belonging), la réciprocité dans les relations et le choix autonome. Bien que le CIQ soit une mesure comportementale quantitative plutôt qu’une mesure du sentiment subjectif d’appartenance, il a posé les bases métrologiques empiriques permettant d’opérationnaliser ces concepts dans les protocoles de recherche clinique.

7. Validité

Le CIQ bénéficie d’une validation psychométrique exhaustive menée sur des cohortes diversifiées de patients cérébrolésés, de témoins sains et de populations avec d’autres affections chroniques.

Validité de construit et validité discriminante

Dans l’étude princeps de Willer et al. (1993) comparant des patients avec traumatisme crânien à des témoins sains appariés, le CIQ a démontré une validité discriminante remarquable. Les scores totaux moyens et les scores des trois sous-échelles étaient significativement plus bas chez les individus ayant subi un TCC par rapport aux témoins non cérébrolésés (p < 0,001), attestant de la capacité du test à quantifier les répercussions écologiques de l’atteinte cérébrale. De surcroît, Willer, Ottenbacher et Coad (1994) ont confirmé que le CIQ distingue avec acuité les patients vivant en milieu institutionnel de ceux vivant dans des résidences autonomes supervisées ou au sein de leur propre famille.

Validité convergente et concourante

Le CIQ présente de fortes corrélations avec d’autres mesures de réadaptation validées :

  • Mesure d’Indépendance Fonctionnelle (FIM) : Corrélations positives modérées à élevées (généralement r = 0,45 à 0,65) entre le CIQ total et la sous-échelle cognitive de la FIM, ainsi qu’avec la FIM motrice, indiquant que l’autonomie basale conditionne en partie la réinsertion communautaire sans toutefois s’y substituer.
  • Échelle d’évaluation des résultats de Glasgow (GOS et GOS-E) : Corrélations significatives (r > 0,55) montrant que les patients classés en « bonne récupération » obtiennent des scores CIQ nettement supérieurs à ceux présentant un « handicap modéré » ou « sévère ».
  • Échelle de handicap de Craig (CHART) : De fortes corrélations convergentes sont retrouvées entre les dimensions correspondantes (intégration physique, mobilité, occupation).

Concordance patient-aidant (Accord inter-informateurs)

Sander et al. (1997) ont étudié l’accord entre les réponses auto-rapportées par les personnes avec TCC et les hétéro-évaluations fournies par leurs proches aidants sur un échantillon de 170 dyades. Les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et les coefficients kappa ont révélé une concordance globale substantielle (ICC global = 0,81), les niveaux d’accord les plus élevés concernant l’intégration au foyer (ICC = 0,89) et la productivité (ICC = 0,88), tandis que l’intégration sociale présentait un accord modéré (ICC = 0,68), reflétant la subjectivité inhérente à l’intimité relationnelle.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité du CIQ ont été rigoureusement établies à travers plusieurs études métrologiques majeures :

Cohérence interne

Dans la cohorte de validation initiale de Willer et al. (1993), la cohérence interne mesurée par le coefficient alpha de Cronbach s’élevait à 0,76 pour l’ensemble du questionnaire chez les personnes avec TCC. Les analyses conduites par Corrigan (1995) sur un échantillon indépendant de 221 patients ont retrouvé un alpha de Cronbach global de 0,84, confirmant une homogénéité satisfaisante sans redondance excessive d’items. Les valeurs d’alpha pour les sous-échelles individuelles sont respectivement :

  • Intégration au foyer : alpha = 0,81 à 0,84 ;
  • Intégration sociale : alpha = 0,61 à 0,67 ;
  • Intégration productive : alpha = 0,71 à 0,78.

Le coefficient légèrement plus bas pour l’intégration sociale s’explique par la nature hétérogène des items qui la composent (gestion budgétaire, sorties récréatives et présence d’un confident).

Fidélité test-retest et inter-examinateurs

Willer et al. (1993) ont mesuré la stabilité temporelle du CIQ à un intervalle moyen de 10 jours. Les coefficients de fidélité test-retest obtenus sont particulièrement élevés :

  • Échelle totale : r = 0,91 pour les auto-évaluations des patients, et r = 0,97 pour les évaluations fournies par les membres de la famille.
  • Sous-échelle Intégration au foyer : r = 0,93 (patient) et r = 0,96 (proche).
  • Sous-échelle Intégration sociale : r = 0,86 (patient) et r = 0,90 (proche).
  • Sous-échelle Intégration productive : r = 0,83 (patient) et r = 0,97 (proche).

Ces indices démontrent une stabilité métrologique robuste, permettant d’utiliser le CIQ en pratique clinique pour mesurer de réels changements longitudinaux imputables aux soins et non à l’erreur de mesure.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle du CIQ a fait l’objet de nombreuses vérifications empiriques, confirmant la pertinence de son découpage trifactoriel :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de la conception initiale par Willer et al. (1993), une analyse en composantes principales avec rotation varimax a été appliquée sur les réponses de 341 participants. Les résultats ont extrait trois facteurs principaux expliquant collectivement plus de 52 % de la variance totale :

  • Facteur 1 (Intégration au foyer) : Fortes saturations des items 1 (courses, 0,78), 2 (préparation des repas, 0,84), 3 (tâches ménagères, 0,82), 4 (garde d’enfants, 0,64) et 5 (planification sociale, 0,55).
  • Facteur 2 (Intégration sociale) : Saturations substantielles des items 6 (finances personnelles, 0,51), 7 (courses extérieures, 0,61), 8 (loisirs, 0,70), 9 (visites amicales, 0,66), 10 (compagnie lors des loisirs, 0,58) et 11 (ami intime, 0,47).
  • Facteur 3 (Productivité) : Saturations élevées des items 12 (déplacements hors du domicile, 0,62), 13 (travail, 0,79), 14 (études/formation, 0,68) et 15 (bénévolat, 0,56).

Analyses factorielles confirmatoires (AFC) et réplications

L’étude indépendante menée par Corrigan (1995) a soumis le modèle original à une réplication factorielle. Corrigan a retrouvé la même configuration trifactorielle sous-jacente, bien qu’il ait noté que l’item 6 (finances personnelles) présente parfois une saturation croisée entre l’intégration sociale et l’intégration au foyer selon le mode de vie des sujets. Des travaux transculturels ultérieurs (notamment en versions française, espagnole, chinoise et brésilienne) ont testé le modèle par AFC et confirmé des indices d’ajustement acceptables (RMSEA < 0,06, CFI > 0,92), confortant la robustesse interculturelle du modèle trifactoriel originel.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Questionnaire comportemental standardisé d’évaluation de la participation et de l’intégration sociale ; auto-évaluation ou hétéro-évaluation par un proche aidant.
  • Nombre d’items : 15 items répartis en trois sous-échelles.
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Sous-échelles et cotation :
    • Intégration au foyer (Items 1 à 5) : Évaluée sur une échelle de responsabilité : Seul (2 points), Avec quelqu’un d’autre (1 point), Quelqu’un d’autre (0 point). Pour l’item 4 (enfants), en cas d’absence d’enfant mineur, des règles de pondération standardisées s’appliquent (moyenne des autres items du foyer ou exclusion proratisée). Score maximum : 10 ou 12 points selon la méthode de proratisation (score standard de référence = 10 points).
    • Intégration sociale (Items 6 à 11) : Cotée selon la gestion financière (0 à 2 points), la fréquence mensuelle des sorties/loisirs/visites (0 = Jamais, 1 = 1-4 fois, 2 = 5 fois ou plus), le statut relationnel des loisirs (0 à 1 point) et la présence d’un ami intime (0 = Non, 1 = Oui). Score maximum : 12 points.
    • Intégration productive (Items 12 à 15) : Combinaison de la fréquence des sorties du domicile (item 12 : 0 à 1 point) et d’une matrice pondérée de productivité basée sur les items 13 (travail), 14 (formation) et 15 (bénévolat). Le travail ou les études à temps plein confèrent la cotation maximale. Score maximum : 7 points.
  • Score total : Varie de 0 à 29 points (la somme des trois sous-échelles : Foyer [0-10 ou 12 standardisé à 10] + Social [0-12] + Productivité [0-7]). Un score élevé indique une intégration communautaire optimale.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 1993 (par Barry Willer et al. dans le Journal of Head Trauma Rehabilitation).
  • Droits d’auteur et permissions : Le CIQ est un instrument du domaine public, développé avec le soutien financier d’agences gouvernementales fédérales américaines (NIDRR). Il est librement accessible à des fins cliniques, de recherche et d’enseignement sans paiement de redevances.
  • Accès et tarification : L’utilisation du CIQ est entièrement gratuite. Les protocoles d’administration et les grilles de cotation officielles peuvent être consultés et téléchargés librement via le site des Traumatic Brain Injury Model Systems (TBIMS) : https://www.tbims.org/ciq/.

12. Références

  • Agonis, J. (2012). Family resiliency, family needs and community re-integration in persons with brain injury (Doctoral dissertation). Florida Atlantic University.
  • Corrigan, J. D., & Deming, R. (1995). Psychometric characteristics of the Community Integration Questionnaire: Replication and extension. Journal of Head Trauma Rehabilitation, 10(4), 41–53. https://doi.org/10.1097/00001199-199508000-00006
  • McColl, M. A., Carlson, P., Johnston, J., Minnes, P., Shue, K., Davies, D., & Karlovits, T. (1998). The definition of community integration: Perspectives of people with brain injuries. Brain Injury, 12(1), 15–30. https://doi.org/10.1080/026990598122827
  • McColl, M. A., Davies, D., Carlson, P., Johnston, J., & Minnes, P. (2001). The Community Integration Measure: Development and preliminary validation. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 82(4), 429–434. https://doi.org/10.1053/apmr.2001.22195
  • Minnes, P., Carlson, P., McColl, M. A., Nolte, M. L., Johnston, J., & Buell, K. (2003). Community integration: A useful construct, but what does it really mean? Brain Injury, 17(2), 149–159. https://doi.org/10.1080/0269905021000030823
  • Sander, A. M., Seel, R. T., Kreutzer, J. S., Hall, K. M., High, W. M., & Rosenthal, M. (1997). Agreement between persons with traumatic brain injury and their relatives regarding psychosocial outcome using the Community Integration Questionnaire. Archives of Physical Medicine and Rehabilitation, 78(4), 353–357. https://doi.org/10.1016/S0003-9993(97)90224-3
  • Willer, B., Rosenthal, M., Kreutzer, J. S., Gordon, W. A., & Rempel, R. (1993). Assessment of community integration following rehabilitation for traumatic brain injury. Journal of Head Trauma Rehabilitation, 8(2), 75–87. https://doi.org/10.1097/00001199-199306000-00009
  • Willer, B., Ottenbacher, K. J., & Coad, M. L. (1994). The Community Integration Questionnaire: A comparative examination. American Journal of Physical Medicine & Rehabilitation, 73(2), 103–111. https://doi.org/10.1097/00002060-199404000-00006

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Who usually does shopping for groceries or other necessities in your household?
2

Who usually prepares meals in your household?
3

In your home‚ who usually does everyday housework?
4

Who usually cares for the children in your home?
5

Who usually plans social arrangements such as get-togethers with family and friends?
6

Who usually looks after your personal finances‚ such as banking or paying bills?
7

Approximately how many times a month do you usually participate in shopping outside your home? [Approximately how many times in the past month have you gone shopping?]
8

Approximately how many times a month do you usually participate in leisure activities such as movies‚ sports‚ restaurants‚ etc. [Approximately how many times in the past month have you done leisure activities such as sports‚ restaurants‚ etc.?]
9

Approximately how many times a month do you usually visit your friends or relatives? [Approximately how many times in the past month have you visited family or friends?]
10

When you participate in leisure activities‚ do you usually do this alone or with others?
11

Do you have a best friend with whom you can confide?
12

How often do you travel outside the home?
13

Please choose the answer below that best corresponds to your current work situation during the past month:
14

Please choose the answer below that best corresponds to your current (during the past month) school or training program situation:
15

In the past month‚ how often do you engage in volunteer activities?
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Questionnaire d’intégration communautaire (CIQ). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-integration-communautaire-ciq-3/
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’intégration communautaire (CIQ).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-integration-communautaire-ciq-3/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’intégration communautaire (CIQ).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-integration-communautaire-ciq-3/.