Questionnaire d’inquiétude de Penn State pour adultes (PSWQ-A)

Le Questionnaire d’inquiétude de Penn State pour adultes (PSWQ-A) est l’instrument de référence évaluant l’inquiétude pathologique et le trouble anxieux généralisé (TAG). Découvrez son cadre théorique, ses propriétés psychométriques et ses 16 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

Le Questionnaire d’inquiétude de Penn State pour adultes (Penn State Worry Questionnaire for Adults, PSWQ-A ou PSWQ) constitue la référence internationale absolue pour l’évaluation psychométrique de l’inquiétude pathologique conçue en tant que trait de personnalité chez l’adulte. Élaboré et validé par Thomas J. Meyer, Michael L. Miller, Richard L. Metzger et Thomas D. Borkovec en 1990 à l’Université d’État de Pennsylvanie, cet auto-questionnaire comprend 16 items mesurant la fréquence, l’intensité, le caractère incontrôlable et l’aspect envahissant des pensées d’inquiétude. Les participants répondent au moyen d’une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout typique de moi » / Not at all typical of me) à 5 (« Tout à fait typique de moi » / Very typical of me). Sur les 16 items, 11 sont formulés de manière positive dans le sens de l’inquiétude pathologique, tandis que 5 items (items 1, 3, 8, 10 et 11) nécessitent une inversion de score pour refléter l’absence d’inquiétude dysfonctionnelle.

Le score total varie de 16 à 80 points, un score élevé dénotant une propension sévère et invalidante à l’inquiétude. Sur le plan psychométrique, le PSWQ démontre une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,88 et 0,95 dans les échantillons cliniques, communautaires et universitaires. La stabilité temporelle test-retest sur une période de 8 à 10 semaines s’avère remarquable (r = 0,92). Bien que le PSWQ ne pose pas à lui seul un diagnostic psychiatrique, il fait preuve d’une excellente validité discriminante pour distinguer le trouble anxieux généralisé (TAG) d’autres troubles psychiatriques comme le trouble panique ou le trouble de stress post-traumatique (TSPT), et s’impose comme un outil incontournable pour le dépistage clinique et le suivi des interventions thérapeutiques cognitivo-comportementales.

2. Mots-clés

Inquiétude pathologique, Penn State Worry Questionnaire, PSWQ, Trouble anxieux généralisé, TAG, Psychométrie, Évaluation clinique, Anxiété-trait, Thérapie cognitivo-comportementale, Validité de construit, Échelle de Likert, Thomas D. Borkovec.

3. Auteurs

Le questionnaire a été conçu et validé par une équipe de chercheurs du département de psychologie de l’Université d’État de Pennsylvanie (Pennsylvania State University, États-Unis) :

  • Thomas J. Meyer : Psychologue clinicien et chercheur, Université d’État de Pennsylvanie.
  • Michael L. Miller : Chercheur en psychologie clinique, Université d’État de Pennsylvanie.
  • Richard L. Metzger : Spécialiste des processus cognitifs et des méthodologies quantitatives, Université d’État de Pennsylvanie.
  • Thomas D. Borkovec : Professeur émérite de psychologie clinique à la Pennsylvania State University, pionnier internationalement reconnu de la recherche sur la nature cognitive, la fonction d’évitement et le traitement du trouble anxieux généralisé et des inquiétudes pathologiques.

4. Objectif

L’objectif fondamental du PSWQ est d’isoler, de quantifier et d’évaluer la disposition générale d’un individu à s’inquiéter de manière excessive, incontrôlable et diffuse. Contrairement aux formes saines d’inquiétude qui conduisent à une résolution constructive de problèmes face à une menace objective circonscrite, l’inquiétude pathologique (pathological worry) se caractérise par son automatisme, sa persistance, son队长caractère disproportionné et son indépendance relative par rapport aux stresseurs situationnels réels. Le PSWQ a été spécialement conçu pour saisir cette composante cognitive centrale du trouble anxieux généralisé (TAG) telle que définie dans les nosographies psychiatriques (DSM-III-R, DSM-IV, DSM-5).

Dans la pratique clinique, le PSWQ remplit trois fonctions majeures :

  • Le dépistage et le triage diagnostique : Il permet d’identifier rapidement les individus dont le niveau d’inquiétude dépasse le seuil adaptatif. Bien qu’il ne remplace pas un entretien clinique structuré (comme le SCID), des scores égaux ou supérieurs à 50 (voire 60 selon les contextes cliniques) indiquent une probabilité très élevée de trouble anxieux généralisé.
  • La discrimination différentielle : Il aide les cliniciens à différencier le TAG d’autres affections anxieuses telles que le trouble panique, l’anxiété sociale ou le trouble de stress post-traumatique, dans lesquelles l’anxiété n’adopte pas cette structure cognitive diffuse et permanente.
  • La mesure de l’efficacité thérapeutique : Utilisé avant, pendant et après une prise en charge (notamment en thérapie cognitivo-comportementale), le PSWQ mesure avec précision la réduction des pensées dysfonctionnelles et la restauration de la flexibilité cognitive.

Dans le domaine de la recherche, l’instrument fournit une métrique standardisée permettant de comparer des cohortes, d’étudier les corrélats neurobiologiques de la rumination anxieuse, et d’explorer les interactions entre la vulnérabilité cognitive, la régulation émotionnelle et le stress perçu.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par le PSWQ est l’inquiétude pathologique en tant que trait. Dans les travaux fondateurs de Borkovec et de ses collaborateurs, l’inquiétude est définie comme une chaîne de pensées et d’images à tonalité affective négative, dominée par une activité verbale-linguistique, représentant une tentative de résolution mentale d’un problème dont l’issue est incertaine mais redoutée comme néfaste. Le PSWQ opérationnalise ce construit à travers plusieurs dimensions interconnectées :

L’intensité et le débordement (Incontrôlabilité)

Les items du PSWQ ciblent la perception subjective d’impuissance face à l’avalanche des pensées anxieuses. L’individu s’inquiète malgré lui et se sent submergé (« My worries overwhelm me », item 2 ; « Once I start worrying, I cannot stop », item 14). L’incontrôlabilité est le marqueur distinctif entre l’inquiétude normale et l’inquiétude pathologique.

La permanence temporelle et la chronicité

L’inquiétude est appréhendée comme un mode de fonctionnement chronique et stable plutôt que comme un état émotionnel transitoire suscité par un événement aigu. L’individu perçoit ce trait comme constitutif de sa biographie (« I have been a worrier all my life », item 12 ; « I worry all the time », item 15).

La généralisation et la diffusion

Contrairement aux phobies spécifiques où l’appréhension se focalise sur un objet circonscrit, l’inquiétude pathologique s’étend à tous les domaines de l’existence (santé, finances, famille, travail, organisation du temps). Dès qu’un sujet d’inquiétude trouve une issue, un autre émerge immédiatement (« As soon as I finish one task, I start to worry about everything else I have to do », item 9).

L’absence de résolution adaptative

L’individu pathologique maintient son processus d’inquiétude même lorsque l’action est impossible ou inutile, contrastant avec l’individu non anxieux qui abandonne les pensées stériles (« When there is nothing more I can do about a concern, I do not worry about it anymore », item 11 inversé).

6. Cadre théorique

Le PSWQ s’enracine directement dans le modèle cognitif de l’inquiétude et de l’anxiété généralisée développé par Thomas D. Borkovec (1994, 2004). Selon ce modèle, l’inquiétude pathologique fonctionne comme une stratégie cognitive d’évitement émotionnel. Borkovec postule que les personnes sujettes au TAG éprouvent une intolérance marquée aux réactions émotionnelles et physiologiques intenses déclenchées par des images mentales aversives ou des peurs fondamentales (perte, rejet, traumatisme, mort).

En substituant une activité cognitive majoritairement verbale et abstraite (« s’inquiéter avec des mots ») aux images visuelles menaçantes, l’individu parvient à atténuer temporairement l’activation somatique et autonome liée à la peur. Cette baisse transitoire de la réactivité physiologique renforce négativement l’acte de s’inquiéter, installant un cercle vicieux : l’inquiétude empêche le traitement émotionnel complet de la peur (l’habituation ne peut avoir lieu), consolidant ainsi les croyances dysfonctionnelles relatives à l’utilité magique de l’inquiétude (« Si je m’inquiète, la catastrophe ne se produira pas » ou « S’inquiéter me prépare au pire »).

Le PSWQ a été expressément élaboré pour mesurer cette propension cognitive à l’évitement sans la confondre avec les manifestations purement physiologiques de l’anxiété (tachycardie, tremblements, tensions musculaires) ou avec l’affect dépressif général, répondant ainsi aux exigences de spécificité théorique de l’approche cognitivo-comportementale.

7. Validité

Les propriétés métrologiques du PSWQ ont été documentées à travers des centaines d’études empiriques internationales.

Validité convergente

Le PSWQ affiche des corrélations robustes avec d’autres échelles mesurant les processus d’inquiétude et d’appréhension cognitive :

  • Forte corrélation avec le Worry Domains Questionnaire (WDQ ; Tallis et al., 1992) avec des coefficients variant entre r = 0,60 et r = 0,67.
  • Corrélation substantielle avec la Student Worry Scale (Davey et al., 1992) à hauteur de r = 0,59.
  • Corrélations élevées avec les mesures de méta-cognitions négatives liées à l’incontrôlabilité de l’anxiété (Meta-Cognitions Questionnaire, Wells & Cartwright-Hatton, 2004).

Validité discriminante

Le PSWQ corrèle positivement mais modérément avec les outils d’évaluation de la dépression, tels que le Beck Depression Inventory (BDI ; Beck et al., 1961), avec des coefficients compris entre r = 0,36 et r = 0,62 (Meyer et al., 1990 ; Chelminski & Zimmerman, 2003). Concernant l’anxiété générale mesurée par l’inventaire anxiété-trait de Spielberger (STAI-T), les corrélations se situent entre r = 0,64 et r = 0,79, traduisant un chevauchement théorique attendu tout en démontrant une variance propre substantielle dédiée à l’inquiétude cognitive.

Validité de critère et clinique

L’échelle discrimine de façon remarquable les patients diagnostiqués avec un TAG des sujets sains et des patients présentant d’autres troubles anxieux (Brown, Antony, & Barlow, 1992). Les patients atteints de TAG obtiennent typiquement des moyennes supérieures à 60 points, tandis que les échantillons non cliniques se situent généralement entre 35 et 45 points. Bien que les patients dépressifs majeurs puissent parfois présenter des scores élevés en raison d’une forte comorbidité anxieuse et de ruminations dépressives (Starcevic, 1995 ; Chelminski & Zimmerman, 2003), l’instrument conserve une spécificité diagnostique élevée.

Validité transculturelle

Le questionnaire a fait l’objet d’adaptations validées dans de multiples langues et cultures, conservant ses propriétés psychométriques fondamentales en Allemagne (Stöber, 1995), en Corée du Sud (Lim et al., 2008), en Inde (Parikh & Chhibber, 2016), en France et au Canada francophone.

8. Fidélité

La fidélité de l’échelle a été examinée sous l’angle de la consistance interne et de la stabilité temporelle :

Consistance interne

Dans l’étude princeps de Meyer et collaborateurs (1990), le coefficient alpha de Cronbach variait de 0,88 à 0,94 selon les sous-groupes de validation. Les synthèses ultérieures (Startup & Erickson, 2006) confirment une homogénéité interne remarquable, avec des valeurs régulières de α = 0,91 à 0,95 dans les cohortes cliniques de patients souffrant de TAG, et de α = 0,88 à 0,93 chez les étudiants et dans la population générale.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle sur un intervalle de 8 à 10 semaines s’élève à r = 0,92 chez les étudiants universitaires (Meyer et al., 1990), confirmant la nature de trait stable du construit. Sur des périodes plus courtes (2 à 4 semaines), les coefficients de corrélation intraclasse dépassent fréquemment 0,90.

Spécificités liées à l’âge

Chez les adultes âgés, des études ont révélé des scores moyens significativement inférieurs à ceux des cohortes plus jeunes (Gillis et al., 1995 ; Hopko et al., 2003). De plus, si la consistance interne demeure acceptable, la fidélité test-retest peut fléchir chez les personnes très âgées (Davey & Wells, 2006), ce qui a conduit certains auteurs à proposer des versions abrégées spécifiquement adaptées à la gérontologie.

9. Analyse factorielle

L’élaboration initiale du PSWQ reposait sur l’analyse factorielle exploratoire (AFE) d’un ensemble de 161 items théoriquement reliés à l’anxiété et à l’inquiétude, réduits aux 16 items les plus saturés et les plus représentatifs du construit (Meyer et al., 1990). Bien que Meyer et al. aient initialement conclu à une structure strictement unidimensionnelle, la littérature psychométrique contemporaine a mis en évidence des subtilités méthodologiques majeures.

Débat entre unidimensionnalité et modèle à deux facteurs

De nombreuses analyses factorielles confirmatoires (AFC) ont identifié deux facteurs distincts :

  • Facteur 1 : Inquiétude générale / Présence d’inquiétude (composé des 11 items formulés positivement).
  • Facteur 2 : Absence d’inquiétude (composé des 5 items inversés : 1, 3, 8, 10 et 11).

Cependant, les travaux méthodologiques de référence (notamment Brown, 2003 ; Hazlett-Stevens et al., 2004) ont démontré de manière convaincante que ce second facteur ne reflète pas une dimension psychologique substantielle distincte, mais plutôt un artefact méthodologique lié au sens de formulation des items (method effect induit par les items inversés). Lorsque ce biais de méthode est modélisé (soit par un modèle bifactoriel, soit par des erreurs résiduelles corrélées entre les items inversés), le PSWQ se conforme parfaitement à un modèle unifactoriel, justifiant pleinement l’utilisation clinique d’un score total composite unique.

Les saturations factorielles des 11 items positifs sur le facteur principal d’inquiétude sont particulièrement élevées, s’échelonnant habituellement de 0,55 à 0,85, confirmant l’excellente validité de contenu et d’échantillonnage des items retenus.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (évaluation rapportée par le patient / self-report inventory).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée / numérique.
  • Population cible : Adultes (18 ans et plus), adaptable aux adolescents âgés.
  • Durée moyenne de passation : 5 à 8 minutes.
  • Nombre total d’items : 16 items.
  • Échelle de réponse (authentique) : Échelle de Likert en 5 points :
    • 1 = Not at all typical of me (Pas du tout typique de moi)
    • 2 = Rarely typical of me (Rarement typique de moi)
    • 3 = Somewhat typical of me (Assez typique de moi)
    • 4 = Often typical of me (Souvent typique de moi)
    • 5 = Very typical of me (Tout à fait typique de moi)
  • Règles de cotation et inversion :
    • Les items 1, 3, 8, 10 et 11 sont formulés négativement et doivent être inversés avant le calcul du score total (1 devient 5, 2 devient 4, 3 reste 3, 4 devient 2, et 5 devient 1).
    • Le score total s’obtient en additionnant l’ensemble des 16 items (items directs + items recodés).
  • Étendue des scores et interprétation clinique :
    • Étendue théorique : 16 à 80 points.
    • Score de 16 à 39 : Niveau d’inquiétude faible ou non pathologique.
    • Score de 40 à 59 : Niveau d’inquiétude modéré, surveillance requise.
    • Score de 60 à 80 : Niveau d’inquiétude sévère et pathologique, très hautement prédictif d’un trouble anxieux généralisé (TAG).

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication initiale : 1990.
  • Auteurs dépositaires : Thomas J. Meyer, Michael L. Miller, Richard L. Metzger, et Thomas D. Borkovec.
  • Statut des droits et conditions d’utilisation : Le PSWQ relève du domaine de la recherche universitaire et clinique ouverte. Il est accessible sans frais d’acquisition pour un usage clinique non commercial et pour les études scientifiques universitaires, à la condition expresse de citer rigoureusement la publication originale princeps (Meyer et al., 1990).
  • Utilisation commerciale : Toute incorporation dans des logiciels propriétaires ou des applications payantes requiert l’autorisation des détenteurs des droits de publication scientifique (Elsevier / Behaviour Research and Therapy).

12. Références

  • Beck, A. T., Ward, C. H., Mendelson, M., Mock, J., & Erbaugh, J. (1961). An inventory for measuring depression. Archives of General Psychiatry, 4(6), 561–571. https://doi.org/10.1001/archpsyc.1961.01710120031004
  • Borkovec, T. D. (1994). The nature, functions, and origins of worry. In G. C. L. Davey & F. Tallis (Eds.), Worrying: Perspectives on theory, assessment and treatment (pp. 5–33). John Wiley & Sons.
  • Brown, T. A. (2003). Confirmatory factor analysis of the Penn State Worry Questionnaire: Multiple latent factors or method effects? Behaviour Research and Therapy, 41(12), 1411–1426. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(03)00059-7
  • Brown, T. A., Antony, M. M., & Barlow, D. H. (1992). Psychometric properties of the Penn State Worry Questionnaire in a clinical anxiety disorders sample. Behaviour Research and Therapy, 30(1), 33–37. https://doi.org/10.1016/0005-7967(92)90093-V
  • Chelminski, I., & Zimmerman, M. (2003). Pathological worry in depressed and anxious patients. Journal of Anxiety Disorders, 17(5), 533–546. https://doi.org/10.1016/S0887-6185(02)00244-7
  • Davey, G. C. L., Hampton, J., Farrell, J., & Davidson, S. (1992). Some characteristics of worrying: Evidence for worrying and anxiety as separate constructs. Personality and Individual Differences, 13(2), 133–147. https://doi.org/10.1016/0191-8869(92)90036-O
  • Davey, G. C. L., & Wells, A. (Eds.). (2006). Worry and its psychological disorders: Theory, assessment and treatment. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1002/9780470713143
  • Gillis, M. M., Haaga, D. A., & Ford, G. T. (1995). Normative values for the Beck Anxiety Inventory, Fear Questionnaire, Penn State Worry Questionnaire, and Social Phobia and Anxiety Inventory. Psychological Assessment, 7(4), 450–455. https://doi.org/10.1037/1040-3590.7.4.450
  • Hazlett-Stevens, H., Ullman, J. B., & Craske, M. G. (2004). Factor analysis of the Penn State Worry Questionnaire: Further evidence for a two-factor structure. Cognitive Therapy and Research, 28(3), 347–368. https://doi.org/10.1023/B:COTR.0000031807.75549.4d
  • Hopko, D. R., Stanley, M. A., Reas, D. L., Wetherell, J. L., Beck, J. G., Novy, M. D., & Averill, P. M. (2003). Assessing worry in older adults: Confirmatory factor analysis of the Penn State Worry Questionnaire and psychometric properties of an abbreviated model. Psychological Assessment, 15(2), 173–183. https://doi.org/10.1037/1040-3590.15.2.173
  • Lim, Y. J., Kim, Y. H., Lee, E. H., & Kwon, S. M. (2008). The Penn State Worry Questionnaire: Psychometric properties of the Korean version. Depression and Anxiety, 25(10), E125–E130. https://doi.org/10.1002/da.20358
  • Meyer, T. J., Miller, M. L., Metzger, R. L., & Borkovec, T. D. (1990). Development and validation of the Penn State Worry Questionnaire. Behaviour Research and Therapy, 28(6), 487–495. https://doi.org/10.1016/0005-7967(90)90135-6
  • Parikh, S., & Chhibber, K. (2016). Use of the Penn State Worry Questionnaire to identify individuals with GAD: An Indian perspective. Journal of Psychology & Clinical Psychiatry, 6(5), 00366. https://doi.org/10.15406/jpcpy.2016.06.00366
  • Spielberger, C. D., Gorsuch, R. L., Lushene, R., Vagg, P. R., & Jacobs, G. A. (1983). Manual for the State-Trait Anxiety Inventory (Form Y). Consulting Psychologists Press.
  • Startup, H. M., & Erickson, T. M. (2006). The Penn State Worry Questionnaire (PSWQ). In G. C. L. Davey & A. Wells (Eds.), Worry and its psychological disorders: Theory, assessment and treatment (pp. 101–119). John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1002/9780470713143.ch6
  • Starcevic, V. (1995). Pathological worry in major depression: A preliminary report. Behaviour Research and Therapy, 33(1), 55–56. https://doi.org/10.1016/0005-7967(94)E0028-U
  • Stöber, J. (1995). Besorgnis: Ein Vergleich dreier Fragebogen zur Erfassung alltäglicher Sorgen [Worrying: A comparison of three questionnaires concerning everyday worries]. Zeitschrift für Differentielle und Diagnostische Psychologie, 16(1), 50–63.
  • Stoeber, J., & Bittencourt, J. (1998). Weekly assessment of worry: An adaptation of the Penn State Worry Questionnaire for monitoring changes during treatment. Behaviour Research and Therapy, 36(6), 645–656. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(98)00026-6
  • Tallis, F., Eysenck, M. W., & Mathews, A. (1992). A questionnaire for the measurement of nonpathological worry. Personality and Individual Differences, 13(2), 161–168. https://doi.org/10.1016/0191-8869(92)90038-Q
  • Turk, C. L., Heimberg, R. G., & Mennin, D. S. (2004). Assessment of worry and generalized anxiety disorder. In R. G. Heimberg, C. L. Turk, & D. S. Mennin (Eds.), Generalized anxiety disorder: Advances in research and practice (pp. 219–247). The Guilford Press.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Rate each of the following statements on how typical or characteristic each is of you.
Response Scale: 5-point Likert scale: 1 = Not at all typical of me, 2 = Rarely typical of me, 3 = Somewhat typical of me, 4 = Often typical of me, 5 = Very typical of me
Scoring / Reverse Items: Items 1, 3, 8, 10, and 11 are reverse-scored (1 = 5, 2 = 4, 3 = 3, 4 = 2, 5 = 1). Total score is the sum of all 16 items (ranging from 16 to 80), with higher scores reflecting greater levels of pathological worry.
1

If I do not have enough time to do everything, I do not worry about it.
2

My worries overwhelm me.
3

I do not tend to worry about things.
4

Many situations make me worry.
5

I know I should not worry about things, but I just cannot help it.
6

When I am under pressure I worry a lot.
7

I am always worrying about something.
8

I find it easy to dismiss worrisome thoughts.
9

As soon as I finish one task, I start to worry about everything else I have to do.
10

I never worry about anything.
11

When there is nothing more I can do about a concern, I do not worry about it anymore.
12

I have been a worrier all my life.
13

I notice that I have been worrying about things.
14

Once I start worrying, I cannot stop.
15

I worry all the time.
16

I worry about projects until they are all done.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Questionnaire d’inquiétude de Penn State pour adultes (PSWQ-A). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-inquietude-penn-state-adultes-pswq-a/
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’inquiétude de Penn State pour adultes (PSWQ-A).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-inquietude-penn-state-adultes-pswq-a/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’inquiétude de Penn State pour adultes (PSWQ-A).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-inquietude-penn-state-adultes-pswq-a/.