Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété (WAQ)

Analyse psychométrique détaillée du Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété (WAQ), outil d’évaluation du trouble anxieux généralisé (TAG) selon les critères du DSM.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété (Worry and Anxiety Questionnaire, WAQ ; Dugas et al., 2001) est un instrument psychométrique auto-rapporté développé pour évaluer les manifestations cardinales du trouble anxieux généralisé (TAG) selon les critères diagnostiques du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV et DSM-5). Contrairement à des inventaires plus longs ou multidimensionnels explorant l’anxiété générale de manière diffuse, le WAQ cible précisément les composantes cognitives et somatiques définissant le TAG : la présence de thèmes d’inquiétude multiples, le caractère excessif et incontrôlable de ces appréhensions, leur chronicité (durée minimale de six mois), les symptômes somatiques associés (agitation, fatigabilité, difficultés de concentration, irritabilité, tension musculaire, perturbations du sommeil), ainsi que la détresse et l’altération fonctionnelle qui en résultent dans les sphères professionnelles, sociales ou familiales.

Dans sa version originale standard, le WAQ se compose de questions qualitatives et quantitatives structurées autour d’échelles de type Likert en 5 points (allant de 1 à 5), tandis que sa version révisée (WAQ-II ; Doucet, 2008) étend certaines modalités sur des échelles de sévérité graduées de 0 à 8. Les propriétés psychométriques du WAQ démontrent une consistance interne satisfaisante (α de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,89 pour les items symptomatiques), une excellente stabilité temporelle test-retest, ainsi qu’une sensibilité et une spécificité diagnostiques élevées (> 80 %) pour discriminer les individus répondant aux critères stricts du TAG des témoins sains ou des patients présentant d’autres troubles anxieux ou affectifs. Son format concis en fait un outil de premier plan tant pour le dépistage épidémiologique que pour le suivi thérapeutique longitudinal en thérapie cognitive et comportementale (TCC).

2. Mots-clés / Keywords

Trouble anxieux généralisé, inquiétude excessive, anxiété cognitive, évaluation psychométrique, DSM-5, dépistage clinique, thérapie cognitive et comportementale, tension musculaire, altération fonctionnelle, intolérance à l’incertitude.

3. Auteurs / Authors

Le développement initial du Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété a été conduit au sein de l’École de psychologie de l’Université Laval (Québec, Canada) et poursuivi au Département de psychologie de l’Université Concordia (Montréal, Canada) :

  • Michel J. Dugas, Ph.D. : Professeur titulaire de psychologie clinique, Université Concordia et chercheur affilié au Centre de recherche de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. Ses travaux pionniers portent sur les mécanismes cognitifs du TAG et le modèle de l’intolérance à l’incertitude.
  • Mark H. Freeston, Ph.D. : Professeur de psychologie clinique à l’Université de Newcastle (Royaume-Uni), ancien chercheur postdoctoral et collaborateur à l’Université Laval.
  • Robert Ladouceur, Ph.D. : Professeur émérite à l’École de psychologie de l’Université Laval, membre de la Société Royale du Canada, pionnier mondial de l’approche cognitivo-comportementale du TAG et du jeu pathologique.
  • Martin D. Provencher, Ph.D. : Professeur titulaire à l’École de psychologie de l’Université Laval et psychologue clinicien.
  • Stéphane Lachance, M.Ps. et Patrick Gosselin, Ph.D. : Chercheurs et cliniciens ayant contribué aux études de validation préliminaire et aux adaptations francophones de l’outil.
  • Amélie Doucet, Ph.D. : Chercheuse clinicienne ayant élaboré la version révisée en format étendu (WAQ-II, 2008).

4. Objectif / Purpose

Le Worry and Anxiety Questionnaire (WAQ) a été conçu pour combler une lacune méthodologique majeure dans l’évaluation psychométrique de l’anxiété. À l’époque de son élaboration, la majorité des questionnaires disponibles — tels que le State-Trait Anxiety Inventory (STAI ; Spielberger et al.) ou le Beck Anxiety Inventory (BAI ; Beck et al.) — mesuraient soit l’activation neurovégétative non spécifique, soit une détresse émotionnelle générale mêlant anxiété et symptômes dépressifs. Bien que le Penn State Worry Questionnaire (PSWQ ; Meyer et al., 1990) offrait une excellente mesure de la tendance générale à s’inquiéter de manière excessive et incontrôlable, il ne permettait pas d’établir une correspondance directe avec l’ensemble des critères diagnostiques nosographiques formalisés par l’American Psychiatric Association (DSM-IV, puis DSM-5).

L’objectif fondamental du WAQ est donc de proposer un instrument bref, standardisé et opérationnel qui reflète fidèlement la structure diagnostique du trouble anxieux généralisé. Ses applications s’articulent autour de plusieurs axes essentiels :

  • Le dépistage clinique rapide : Dans les cabinets de médecine générale, les cliniques ambulatoires et les services hospitaliers de santé mentale, le WAQ permet d’identifier promptement les patients susceptibles de présenter un TAG avant une entrevue clinique structurée telle que le SCID (Structured Clinical Interview for DSM) ou l’ADIS (Anxiety and Related Disorders Interview Schedule).
  • La recherche clinique et épidémiologique : Le questionnaire sert d’indicateur dimensionnel de sévérité du TAG dans les cohortes universitaires ou communautaires. Il permet également de catégoriser les participants selon des algorithmes diagnostiques empiriques robustes, facilitant l’étude des processus cognitifs sous-jacents sans imposer de longues entrevues coûteuses.
  • L’évaluation de l’efficacité thérapeutique : Le WAQ est particulièrement sensible au changement. Utilisé au début, en cours et à l’issue d’une intervention psychothérapeutique — notamment dans le cadre de la thérapie cognitivo-comportementale ciblant l’intolérance à l’incertitude développée par l’équipe de Dugas et Ladouceur — il permet de quantifier la réduction des inquiétudes excessives, l’atténuation des symptômes physiques et la diminution du retentissement fonctionnel.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique appréhendé par le WAQ est le trouble anxieux généralisé, conceptualisé non pas comme une simple manifestation émotionnelle transitoire, mais comme un syndrome complexe associant des processus cognitifs d’anticipation négative, une hypervigilance somatique et une détérioration de l’adaptation psychosociale. Le questionnaire décompose ce syndrome en dimensions interconnectées :

1. Les thèmes d’inquiétude (Critère DSM A)

Le WAQ recueille d’abord de manière semi-ouverte les sujets récurrents de préoccupation. Les individus souffrant de TAG se distinguent de la population générale non pas nécessairement par le contenu thématique de leurs inquiétudes (finances, santé des proches, obligations professionnelles, tâches ménagères, relations interpersonnelles), mais par la multiplicité des domaines investis et leur persistance face à des probabilités d’événements négatifs infimes.

2. Le caractère excessif et la disproportion cognitive (Critère DSM A)

L’inquiétude est considérée comme excessive dès lors qu’elle est disproportionnée par rapport à la probabilité réelle ou à la gravité objective de l’événement appréhendé. Le sujet évalue lui-même dans quelle mesure ses préoccupations apparaissent exagérées ou démesurées. Cette prise de recul métacognitive permet de mesurer la conscience qu’a le patient du décalage entre la menace perçue et la réalité.

3. La chronicité temporelle (Critère DSM A)

Le critère diagnostique impose une présence des inquiétudes sur au moins six mois, plus d’un jour sur deux. Le WAQ quantifie précisément cette fréquence temporelle, discriminant les épisodes d’anxiété réactionnelle liée à un stresseur aigu de la trajectoire chronique propre au TAG.

4. L’incontrôlabilité de l’activité d’inquiétude (Critère DSM B)

Caractéristique cardinale théorisée par Borkovec et consolidée par l’équipe de Dugas, l’incontrôlabilité renvoie à l’impossibilité d’interrompre la chaîne de pensées verbales anxiogènes une fois celle-ci enclenchée. Le sujet ressent une impuissance cognitive majeure, expérimentant l’inquiétude comme intrusive et autonome.

5. Les manifestations somatiques et physiologiques (Critère DSM C)

Le questionnaire évalue de façon exhaustive les six manifestations physiologiques et neuropsychologiques retenues par le DSM :

  • Agitation ou sensation d’être survolté / à cran (Restlessness or feeling keyed up or on edge) ;
  • Fatigabilité rapide (Being easily fatigued) ;
  • Difficultés de concentration ou trous de mémoire (Difficulty concentrating or mind going blank) ;
  • Irritabilité (Irritability) ;
  • Tension musculaire (Muscle tension), souvent localisée au cou, aux épaules et au dos ;
  • Perturbations du sommeil (Sleep disturbance : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, sommeil agité non réparateur).

6. Le retentissement et la détresse fonctionnelle (Critère DSM E/F)

Enfin, le construit englobe l’interférence significative générée par l’anxiété sur le fonctionnement quotidien du sujet (vie professionnelle, études, dynamique relationnelle et familiale) ainsi que le degré de détresse subjective perçue.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique au fondement du WAQ s’ancre dans les avancées majeures de la psychologie cognitive et de la psychopathologie expérimentale menées par Thomas D. Borkovec, Michel J. Dugas et Robert Ladouceur dans les années 1990 et 2000.

Le modèle cognitif de l’intolérance à l’incertitude

Le groupe de recherche de l’Université Laval (Dugas, Gagnon, Ladouceur, & Freeston, 1998) a formalisé un modèle théorique structuré autour de quatre composantes clés, au cœur desquelles trône l’intolérance à l’incertitude (II) :

  • L’intolérance à l’incertitude : Biais cognitif dispositionnel dans lequel l’individu perçoit l’ambiguïté et l’incertitude comme inacceptables, menaçantes et sources de détresse intense, amenant l’équation cognitive dysfonctionnelle : « Si une issue incertaine existe, le pire peut survenir, et je ne pourrai y faire face. »
  • Les croyances positives sur les inquiétudes : Le patient entretient l’idée métacognitive que s’inquiéter prévient les catastrophes, aide à trouver des solutions, ou prépare émotionnellement au pire.
  • L’orientation négative face aux problèmes : Manque de confiance dans sa propre capacité à résoudre les difficultés de la vie quotidienne, vision des problèmes comme des menaces plutôt que comme des défis, et faible tolérance à la frustration.
  • L’évitement cognitif : S’appuyant sur les travaux de Borkovec (1994), le modèle stipule que l’inquiétude se déploie principalement sous forme de pensée verbale abstraite plutôt que sous forme d’images mentales. Cette activité cognitive verbale permet d’atténuer temporairement les réactions physiologiques intenses associées aux images aversives, agissant comme un renforcement négatif qui perpétue le cycle de l’anxiété.

Le WAQ a été spécialement conçu pour opérationnaliser la manifestation clinique de ce système cognitif : lorsque les mécanismes d’évitement et de compensation échouent à endiguer l’angoisse de l’inconnu, l’individu bascule dans une chaîne incontrôlée de scénarios catastrophes se traduisant par une activation musculaire chronique et une altération du fonctionnement exécutif mesurée par l’outil.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du WAQ a été rigoureusement démontrée dans des échantillons non cliniques (étudiants, population générale) et cliniques (patients consultants en psychiatrie ambulatoire ou en centres spécialisés de psychothérapie) :

Validité de construit et convergente

Dans l’étude princeps de validation (Dugas et al., 2001), les scores aux items du WAQ ont présenté de fortes corrélations positives avec d’autres échelles validées de mesure des inquiétudes et de l’anxiété :

  • Une corrélation robuste avec le Penn State Worry Questionnaire (PSWQ ; r compris entre 0,65 et 0,76, p < 0,001), confirmant que l’outil capte adéquatement la propension à s’inquiéter de façon excessive.
  • Des corrélations significatives modérées à fortes avec l’inventaire d’anxiété de Beck (Beck Anxiety Inventory, BAI ; r = 0,55 à 0,64) et le State-Trait Anxiety Inventory — forme Trait (STAI-T ; r = 0,60 à 0,70).
  • Une association théoriquement conforme avec l’Échelle d’intolérance à l’incertitude (IUS ; r ≈ 0,58, p < 0,001).

Validité discriminante et diagnostique

Le WAQ démontre une excellente capacité à distinguer les patients atteints de TAG de ceux présentant d’autres troubles psychiatriques (tels que le trouble panique, l’anxiété sociale ou le trouble dépressif majeur) ainsi que des témoins sans antécédents anxieux. Lorsque l’algorithme diagnostique du WAQ est comparé à l’entrevue diagnostique structurée pour les troubles anxieux (ADIS-IV), les résultats révèlent :

  • Une sensibilité diagnostique oscillant entre 80 % et 88 % ;
  • Une spécificité diagnostique située entre 82 % et 89 % ;
  • Un taux de concordance diagnostique global (indice Kappa de Cohen) supérieur à 0,70, ce qui correspond à un accord substantiel à excellent entre l’auto-questionnaire et l’évaluation clinique experte.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété a été évaluée à travers l’homogénéité de ses items somatiques et sa reproductibilité temporelle :

Consistance interne

Pour la sous-échelle évaluant les six symptômes physiologiques (item 5 dans la version originale, item 6 dans le WAQ-II), les analyses de consistance interne indiquent un alpha de Cronbach (α) systématiquement élevé, généralement mesuré entre 0,80 et 0,87 dans les populations cliniques, et entre 0,75 et 0,83 dans les cohortes non cliniques. L’indice composite d’homogénéité globale des items quantitatifs de sévérité atteint des valeurs comparables.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été testée sur des intervalles de deux à quatre semaines auprès d’échantillons non cliniques n’ayant reçu aucune intervention thérapeutique. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de Pearson se sont révélés élevés :

  • Pour les items individuels d’incontrôlabilité et de chronicité : r = 0,72 à 0,81 (p < 0,001).
  • Pour la somme des symptômes somatiques : r = 0,79 à 0,85.
  • La concordance kappa test-retest pour la classification diagnostique globale est demeurée supérieure à 0,75, confirmant la stabilité temporelle du profil mesuré lorsque l’état clinique ne change pas.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les études factorielles menées sur le WAQ confirment une structure psychométrique cohérente avec les deux grands versants théoriques du TAG : le versant cognitif (souvent désigné sous le terme de worry process) et le versant somatique (somatic tension).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

L’extraction factorielle (en composantes principales avec rotation orthogonale Varimax ou oblique Promax) appliquée aux items quantitatifs du WAQ révèle de manière prédominante une solution à deux facteurs expliquant entre 54 % et 63 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Symptômes somato-physiologiques — Ce facteur rassemble l’ensemble des six sous-items somatiques (tension musculaire, agitation, irritabilité, troubles du sommeil, concentration altérée, fatigue rapide). Les saturations factorielles de ces items sur ce premier facteur sont généralement très fortes, oscillant entre 0,60 et 0,82.
  • Facteur 2 : Dimension cognitive et retentissement fonctionnel — Ce facteur regroupe le caractère excessif des inquiétudes, la difficulté de contrôle, la fréquence temporelle et le niveau d’interférence dans la vie quotidienne, avec des saturations factorielles s’étalant de 0,55 à 0,78.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Des analyses confirmatoires conduites dans des études subséquentes ont testé tant le modèle unifactoriel global (un construit général de sévérité du TAG) qu’un modèle hiérarchique à deux facteurs de premier ordre reliés à un facteur de second ordre. Les indices d’ajustement soutiennent ce dernier modèle :

  • Indice de comparabilité (CFI ≥ 0,94) ;
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI ≥ 0,92) ;
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA ≤ 0,06 [IC 90 %: 0,04 – 0,08]).

Ces données confirment que bien que l’inquiétude cognitive et les tensions somatiques soient étroitement corrélées au sein du TAG, elles représentent deux facettes distinctes mais synergiques du trouble.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom de l’instrument : Worry and Anxiety Questionnaire (WAQ) / Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété. Version révisée : WAQ-II.
  • Type de passation : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé.
  • Durée de passation : Environ 5 à 10 minutes.
  • Nombre d’items :
    • Version originale (WAQ) : 6 questions comprenant 1 question d’inventaire thématique qualitatif, 3 questions de caractéristiques cognitives/temporelles, 1 question somatique décomposée en 6 sous-items (a à f), et 1 question d’interférence fonctionnelle (soit un total de 11 cotes chiffrées).
    • Version révisée (WAQ-II) : 8 questions comprenant un inventaire qualitatif étendu, des évaluations de fréquence et sévérité sur échelles de 0 à 8, 6 sous-items somatiques, et des questions distinctes pour l’interférence et la détresse.
  • Format des réponses :
    • WAQ original : Échelles de type Likert en 5 points avec ancrages comportementaux explicites (ex. : 1 = Pas du tout excessif, 3 = Modérément excessif, 5 = Totalement excessif).
    • WAQ-II : Échelles graduées de 0 à 8 (0 = Not at all / Never, 2 = Slightly / Some days, 4 = Moderately / 50% of days, 6 = Very Much / Most days, 8 = Extremely / Everyday).
  • Méthode de cotation :
    • Approche dimensionnelle : Calcul d’un score continu de sévérité somatique (somme des items somatiques) et d’un score global composite reflétant l’intensité du TAG.
    • Approche catégorielle / Critères diagnostiques DSM : Un sujet répond aux critères du TAG sur le WAQ s’il satisfait simultanément aux conditions suivantes : (1) rapporte au moins un thème d’inquiétude ; (2) cote au moins 4 (sur l’échelle de 1 à 5) ou au moins 6 (sur l’échelle de 0 à 8) aux questions évaluant le caractère excessif et l’incontrôlabilité ; (3) rapporte une fréquence supérieure à 50 % des jours sur les 6 derniers mois ; (4) cote au moins 3 (ou 4) sur au moins trois des six symptômes somatiques ; (5) rapporte une interférence significative (≥ 3 ou ≥ 4) dans son fonctionnement quotidien.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2001 (Dugas et al., Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive ; premières ébauches dès 1995-1998). Version WAQ-II révisée en 2008 (Amélie Doucet).
  • Droits d’auteur et permissions : L’outil est protégé par le droit d’auteur des concepteurs originaux (Dugas, Freeston, Ladouceur et collaborateurs). Toutefois, il a été mis à la disposition de la communauté scientifique et clinique internationale dans un but de recherche et d’usage clinique sans but lucratif. L’utilisation clinique individuelle et la recherche académique ne requièrent généralement aucun paiement de redevance, sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales de validation. Pour toute utilisation commerciale ou inclusion dans des essais cliniques parrainés par l’industrie pharmaceutique, l’autorisation expresse des auteurs ou des ayants droit est requise.
  • Tarification : Accès libre (open access à des fins non commerciales dans le cadre de la recherche et de la pratique psychothérapeutique).

12. Références / References

Les publications de référence décrivant la validation, les fondements conceptuels et les applications du Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété sont présentées ci-dessous :

  • Dugas, M. J., Freeston, M. H., Doucet, C., Lachance, S., & Ladouceur, R. (1995). Structured versus free-recall measures: Effects on report of worry themes. Personality and Individual Differences, 18(3), 355-362. https://doi.org/10.1016/0191-8869(94)00166-5
  • Dugas, M. J., Freeston, M. H., & Ladouceur, R. (1997). Intolerance of uncertainty and problem orientation in worry. Cognitive Therapy and Research, 21(6), 593-606. https://doi.org/10.1023/A:1021890322153
  • Dugas, M. J., Gagnon, F., Ladouceur, R., & Freeston, M. H. (1998). Generalized anxiety disorder: A preliminary test of a conceptual model. Behaviour Research and Therapy, 36(2), 215-226. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(97)10017-X
  • Dugas, M. J., Freeston, M. H., Provencher, M. D., Lachance, S., Ladouceur, R., & Gosselin, P. (2001). The Worry and Anxiety Questionnaire: Validation in nonclinical and clinical samples. Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 11(1), 31-36.
  • Dugas, M. J., Gosselin, P., & Ladouceur, R. (2001). Intolerance of uncertainty and worry: Investigating narrow specificity in a nonclinical sample. Cognitive Therapy and Research, 25(5), 551-558. https://doi.org/10.1023/A:1005553414688
  • Ladouceur, R., Dugas, M. J., Freeston, M. H., Léger, E., Gagnon, F., & Thibodeau, N. (2000). Efficacy of a cognitive-behavioral treatment for generalized anxiety disorder: Evaluation in a controlled clinical trial. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 68(6), 957-964. https://doi.org/10.1037/0022-006X.68.6.957

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

What subjects do you worry about most often?
2

Do your worries seem excessive or exaggerated?
3

Over the past six months‚ how many days have you been bothered by excessive worry?
4

Do yon have difficulty controlling your worries? For example‚ when you start worrying about something‚ do you have difficulty stopping?
5

Over the past six months‚ to what extent have you been disturbed by the following sensations when you were worried or anxious? Rate each sensation by circling a number (1 to 5).
6

To what extent does worry or anxiety interfere with your life? For example‚ your work‚ social activities‚ family life‚ etc.?
7

To what extent do worries and/or the signs of anxiety listed in question 6 interfere with your life? (For example your job‚ daily routine‚ social life or family life.)
8

To what extent do your worries and/or the signs of anxiety listed in question 6 upset you or bother you?
★

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Looti, M. (2026, octobre 9). Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété (WAQ). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-inquietude-anxiete-waq/
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété (WAQ).” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-inquietude-anxiete-waq/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’inquiétude et l’anxiété (WAQ).” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-inquietude-anxiete-waq/.