- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire d’examen des troubles des conduites alimentaires (Eating Disorder Examination Questionnaire, EDE-Q) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer la fréquence et la sévérité des attitudes et comportements caractéristiques des troubles des conduites alimentaires (TCA) sur une période rétrospective de 28 jours. Dérivé directement de l’entretien clinique standardisé Eating Disorder Examination (EDE) développé par le Professeur Christopher G. Fairburn et ses collaborateurs à l’Université d’Oxford, l’EDE-Q permet une passation rapide sans nécessiter la présence d’un clinicien formé, ce qui en fait l’outil d’évaluation de référence dans les essais cliniques, les études épidémiologiques et la pratique diagnostique contemporaine.
L’EDE-Q comprend 28 items explorant deux domaines complémentaires : d’une part, les attitudes cognitives dysfonctionnelles à travers quatre sous-échelles factorielles (Restriction cognitive, Préoccupation pour l’alimentation, Préoccupation pour la silhouette, Préoccupation pour le poids) cotées sur une échelle de Likert en 7 points (de 0 à 6) ; d’autre part, la fréquence absolue des comportements clés des TCA (accès hyperphagiques objectifs, vomissements auto-provoqués, prise de laxatifs, pratique compulsive de l’exercice physique). Les propriétés psychométriques de l’EDE-Q démontrent une consistance interne remarquable (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,93 pour les sous-échelles et dépassant 0,90 pour le score global), une excellente fidélité test-retest, ainsi qu’une validité convergente et discriminante robuste pour distinguer les populations cliniques des populations non cliniques.
2. Mots-clés / Keywords
Troubles des conduites alimentaires, EDE-Q, évaluation psychométrique, anorexie mentale, boulimie nerveuse, hyperphagie boulimique, restriction cognitive, préoccupation corporelle, image corporelle, validité psychométrique, fidélité test-retest, Christopher Fairburn, thérapie cognitivo-comportementale transdiagnostique.
3. Auteurs / Authors
L’instrument original a été conçu et validé par :
- Christopher G. Fairburn, DM, FRCPsych, FMedSci — Professeur émérite de psychiatrie au Département de psychiatrie de l’Université d’Oxford (Warneford Hospital, Oxford, Royaume-Uni), directeur fondateur du Centre for Research on Dissemination at Oxford (CREDO). Pionnier mondial de la recherche sur l’étiologie et le traitement cognitivo-comportemental des troubles des conduites alimentaires (CBT-E).
- Sarah J. Beglin, DPhil, ClinPsyD — Psychologue clinicienne chercheuse associée au Département de psychiatrie de l’Université d’Oxford et praticienne au sein du Cambridgeshire and Peterborough NHS Foundation Trust, Royaume-Uni.
Correspondance institutionnelle historique : Department of Psychiatry, University of Oxford, Warneford Hospital, Oxford OX3 7JX, United Kingdom.
4. Objectif / Purpose
Le développement de l’EDE-Q répond à un besoin méthodologique majeur au sein de la psychopathologie quantitative : disposer d’une mesure auto-rapportée standardisée capable de capturer avec fidélité la richesse sémiologique de l’entretien clinique semi-structuré EDE (Eating Disorder Examination), considéré comme le « gold standard » diagnostique, tout en éliminant les contraintes logistiques liées au temps de passation (souvent supérieur à 60 minutes) et au coût élevé de formation des évaluateurs.
L’EDE-Q a été spécifiquement élaboré pour quantifier la sévérité de la psychopathologie centrale des troubles alimentaires telle que définie par les classifications nosographiques internationales (DSM-5-TR et CIM-11), incluant l’anorexie mentale, la boulimie nerveuse, l’accès hyperphagique (Binge Eating Disorder) et les autres troubles de l’alimentation spécifiés (OSFED). L’outil remplit une triple fonction dans les contextes de recherche et de soins :
- Dépistage et évaluation dimensionnelle : Identifier les sujets présentant des niveaux cliniquement significatifs d’insatisfaction corporelle, de restriction alimentaire ou de pulsions alimentaires au sein de cohortes épidémiologiques ou universitaires.
- Caractérisation phénotypique et profilage clinique : Fournir un profil multidimensionnel précis distinguant les composantes attitudinales (peur de grossir, culpabilité alimentaire, surévaluation du poids) des composantes comportementales (fréquence brute des crises hyperphagiques et des purges).
- Suivi thérapeutique et mesure d’efficacité : Évaluer la réponse au traitement psychothérapeutique (notamment la thérapie cognitivo-comportementale améliorée ou CBT-E) en mesurant la diminution progressive des scores aux sous-échelles et la rémission des conduites boulimiques ou purgatives au fil des 28 derniers jours.
L’utilisation d’une fenêtre temporelle de 28 jours (quatre semaines complètes) permet de lisser les variations ponctuelles du comportement alimentaire tout en évitant les biais de mémoire rétrospective inhérents aux intervalles temporels plus longs (tels que 3 ou 6 mois).
5. Construit psychologique / Construct
L’EDE-Q opérationnalise la psychopathologie des troubles alimentaires à travers quatre dimensions attitudinales principales et un ensemble d’indicateurs de fréquence comportementale. Chacune de ces dimensions explore des processus cognitifs et émotionnels distincts :
1. Restriction cognitive (Restraint)
Cette sous-échelle (items 1, 2, 3, 4, 5) évalue les tentatives délibérées et systématiques d’un individu visant à limiter son apport calorique ou la quantité d’aliments ingérés afin d’influencer son poids ou sa morphologie. Elle capture :
- L’évitement volontaire d’aliments considérés comme interdits ou anxiogènes (item 3).
- L’imposition de règles diététiques rigides, telles que le comptage obsessionnel des calories ou des horaires stricts de repas (item 4).
- Les périodes prolongées de jeûne (8 heures de veille ou plus sans s’alimenter, item 2).
- Le désir manifeste de maintenir un estomac vide (item 5).
Il est fondamental de noter que cette sous-échelle mesure l’effort et l’intention de restriction, indépendamment de la réussite ou de l’échec effectif de cette restriction.
2. Préoccupation pour l’alimentation (Eating Concern)
La sous-échelle de préoccupation alimentaire (items 7, 9, 19, 20, 21) mesure l’interférence cognitive générée par les pensées relatives à la nourriture, ainsi que la détresse affective et sociale liée à l’acte de manger. Elle explore :
- Les ruminations mentales entourant la nourriture et les calories entravant la concentration sur les tâches quotidiennes (item 7).
- La peur panique de perdre le contrôle sur ses prises alimentaires (item 9).
- Les sentiments de honte et la propension à manger en cachette ou de manière furtive (item 19).
- La culpabilité post-prandiale intense due à l’impact perçu de l’ingestion sur la silhouette ou le poids (item 20).
- L’anxiété sociale éprouvée lorsque d’autres personnes observent le sujet en train de s’alimenter (item 21).
3. Préoccupation pour la silhouette (Shape Concern)
Composée de 8 items (6, 8, 10, 11, 23, 26, 27, 28), cette dimension quantifie la surévaluation de la silhouette corporelle et la dysphorie morphologique. Elle évalue :
- La surévaluation de la forme corporelle dans l’auto-évaluation globale de l’estime de soi (l’individu se jugeant presque exclusivement à travers sa silhouette, item 23).
- Le désir impérieux d’avoir un ventre parfaitement plat (item 6).
- La sensation subjective et diffuse de « se sentir gros(se) » (feeling fat, item 11), indépendamment de la corpulence objective.
- L’inconfort ou l’évitement de l’exposition corporelle (miroirs, reflets, déshabillage, vêtements moulants, douches publiques, items 27 et 28).
4. Préoccupation pour le poids (Weight Concern)
Cette sous-échelle (items 8, 12, 22, 24, 25) cible la fixation cognitive et émotionnelle sur le chiffre de la balance et la masse corporelle :
- L’influence déterminante du poids sur l’estime de soi globale (item 22).
- La terreur de la prise de poids et le désir puissant de maigrir (items 10 et 12).
- Le degré d’insatisfaction à l’égard de son poids corporel actuel (item 25).
- La réactivité émotionnelle négative et l’angoisse anticipatoire face à l’obligation de se peser de façon hebdomadaire (item 24).
5. Fréquences comportementales diagnostiques (Comportements d’hyperphagie et de purge)
Les items 13 à 18 n’entrent pas dans le calcul de la moyenne des sous-échelles attitudinales mais fournissent des données épidémiologiques indispensables :
- Accès hyperphagiques objectifs (OBEs – Objective Bulimic Episodes) : Ingestion d’une quantité de nourriture jugée anormalement élevée avec sentiment concomitant de perte de contrôle (items 13, 14, 15).
- Comportements compensatoires inappropriés : Nombre d’épisodes de vomissements auto-induits (item 16), d’utilisation détournée de laxatifs (item 17) et d’exercices physiques compulsifs ou « sous tension » (item 18) réalisés dans le but de réguler le poids ou de brûler des calories.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’EDE-Q repose directement sur le modèle cognitivo-comportemental transdiagnostique des troubles des conduites alimentaires formalisé par Christopher G. Fairburn, Zafra Cooper et Roz Shafran (2003). Ce cadre théorique postule que l’anorexie mentale, la boulimie nerveuse et le trouble de l’accès hyperphagique partagent un noyau psychopathologique commun (« core psychopathology ») : la surévaluation de la silhouette et du poids corporel.
Alors que chez l’individu sain, l’estime de soi s’appuie sur une multiplicité de domaines de vie (relations interpersonnelles, accomplissements professionnels ou scolaires, loisirs, valeurs morales), l’individu souffrant d’un TCA juge sa valeur personnelle de manière quasi exclusive en fonction de son poids, de sa morphologie et de sa capacité à contrôler son alimentation. De ce schéma cognitif central découlent des boucles de rétroaction dysfonctionnelles :
- La restriction diététique rigide : En réponse à la peur panique de grossir, le sujet met en place des règles alimentaires draconiennes. Cette restriction cognitive et biologique augmente la vulnérabilité psychologique et neurobiologique.
- La rupture de contrôle et l’accès hyperphagique : Face à des règles alimentaires impossibles à maintenir en permanence, la moindre déviation perçue (« pensée du tout ou rien ») déclenche une rupture de contrôle menant à un épisode d’hyperphagie boulimique.
- Les comportements compensatoires : L’angoisse suscitée par l’ingestion massive d’énergie induit le recours à des conduites de purge (vomissements, abus de purgatifs) ou à un hyper-engagement dans l’activité physique, renforçant temporairement le sentiment de contrôle mais alimentant en réalité le cercle vicieux de la culpabilité et de la restriction ultérieure.
- Les biais attentionnels et interprétatifs : Le sujet développe une hypervigilance envers son corps (vérifications corporelles compulsives ou au contraire évitement total du miroir) et interprète tout inconfort émotionnel négatif comme une preuve de corpulence excessive (« feeling fat »).
L’EDE-Q a été spécifiquement instrumenté pour capturer l’ensemble des ramifications cognitives, affectives et comportementales de ce modèle théorique, offrant aux chercheurs et cliniciens un miroir fidèle des mécanismes de maintien décrits par la CBT-E.
7. Validité / Validity
L’EDE-Q a fait l’objet de très nombreuses études d’évaluation psychométrique à travers le monde, confirmant la robustesse de ses différentes facettes de validité :
Validité de construit et validité concourante
La validité concourante de l’EDE-Q a été établie dès l’étude princeps de Fairburn et Beglin (1994) en comparant les scores obtenus au questionnaire auto-rapporté avec ceux issus de l’entretien clinique EDE administré par un expert. Les coefficients de corrélation de Pearson entre les deux versions sont remarquablement élevés pour les sous-échelles attitudinales :
- Restriction cognitive : $r = 0,78$ à $0,85$
- Préoccupation pour la silhouette : $r = 0,81$ à $0,88$
- Préoccupation pour le poids : $r = 0,75$ à $0,86$
- Préoccupation pour l’alimentation : $r = 0,68$ à $0,79$
Pour les comportements de purge (vomissements et laxatifs), la concordance entre l’auto-questionnaire et l’entretien est quasi parfaite ($r > 0,90$). Une légère surestimation de la fréquence des accès hyperphagiques objectifs est toutefois classiquement observée dans l’EDE-Q par rapport à l’entretien EDE, certains participants classant à tort des prises alimentaires subjectives (ressenties comme excessives sans dépasser le volume normal) comme des crises objectives.
Validité convergente
L’EDE-Q présente de fortes corrélations positives avec d’autres instruments psychométriques validés mesurant la psychopathologie alimentaire et corporelle :
- L’Eating Disorder Inventory (EDI-2 / EDI-3), notamment avec les échelles de « Recherche de minceur » ($r = 0,82$) et d’« Insatisfaction corporelle » ($r = 0,79$).
- Le Bulimic Investigatory Test, Edinburgh (BITE) et le Binge Eating Scale (BES), avec des coefficients compris entre $0,65$ et $0,80$.
- Les mesures d’estime de soi (Échelle d’estime de soi de Rosenberg, avec laquelle l’EDE-Q corrèle négativement, $r = -0,50$ à $-0,65$) et d’affect dépressif (BDI-II, $r = 0,45$ à $0,60$).
Validité discriminante et différentielle
L’instrument démontre une excellente capacité à discriminer de manière statistiquement significative les patients porteurs d’un diagnostic formel de TCA (anorexie, boulimie, hyperphagie) des groupes contrôles sains issus de la population générale (tests $t$ de Student avec des tailles d’effet de Cohen $d > 1,50$). Des scores seuils globaux (généralement situés entre 2,30 et 2,80 selon les populations et les normes socioculturelles) permettent une sensibilité diagnostique supérieure à 80 % et une spécificité supérieure à 85 % pour la détection des cas cliniques probables.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité métrologique de l’EDE-Q a été répliquée dans des dizaines d’échantillons cliniques, communautaires et universitaires à travers différentes tranches d’âge et contextes linguistiques.
Consistance interne (Cohérence interne)
Les indices d’homogénéité mesurés par l’alpha de Cronbach ($lpha$) et le coefficient oméga de McDonald ($\omega$) attestent d’une excellente consistance interne :
- Score Global de l’EDE-Q : $lpha = 0,93$ à $0,97$
- Sous-échelle Restriction (5 items) : $lpha = 0,78$ à $0,85$
- Sous-échelle Préoccupation pour l’alimentation (5 items) : $lpha = 0,73$ à $0,82$
- Sous-échelle Préoccupation pour la silhouette (8 items) : $lpha = 0,89$ à $0,93$
- Sous-échelle Préoccupation pour le poids (5 items) : $lpha = 0,82$ à $0,89$
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle de l’outil a été évaluée sur des intervalles allant de 24 heures à 4 semaines auprès d’échantillons non cliniques et cliniques stables. Dans l’étude de référence de Luce et Crowther (1999) sur un intervalle de 2 semaines, les coefficients de corrélation intra-classe (ICC) et les coefficients de Pearson ont révélé une stabilité remarquable :
- Score Global : $r = 0,92$ ($p < 0,001$)
- Sous-échelle Restriction : $r = 0,81$
- Sous-échelle Préoccupation alimentaire : $r = 0,83$
- Sous-échelle Préoccupation silhouette : $r = 0,94$
- Sous-échelle Préoccupation poids : $r = 0,91$
- Fréquences des comportements purgatifs (vomissements) : $r = 0,92$
Ces données démontrent que les scores aux sous-échelles reflètent des traits attitudinaux stables tout en demeurant sensibles aux modifications cliniques induites par une intervention psychothérapeutique efficace.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de l’EDE-Q a fait l’objet de débats méthodologiques substantiels au sein de la communauté psychométrique.
Le modèle originel à 4 facteurs de Fairburn & Beglin
Le modèle initialement dérivé de l’entretien clinique postule l’existence de quatre facteurs distincts mais corrélés : Restriction, Préoccupation pour l’alimentation, Préoccupation pour la silhouette et Préoccupation pour le poids. Plusieurs items partagent des saturations conceptuelles (notamment l’item 8 « Difficulté de concentration liée à la silhouette ou au poids », qui contribue simultanément aux échelles de silhouette et de poids dans le calcul théorique original).
Analyses factorielles confirmatoires (AFC) et modèles alternatifs
Lorsque des analyses factorielles confirmatoires (AFC) ont été conduites sur de larges cohortes (par exemple Peterson et al., 2007 ; Grilo et al., 2001), des indices d’ajustement sous-optimaux pour le modèle strict à 4 facteurs ont parfois été relevés (ex. RMSEA $> 0,08$, CFI $< 0,90$), principalement en raison de la très forte corrélation (souvent $r > 0,85$) entre la Préoccupation pour la silhouette et la Préoccupation pour le poids. Cette colinéarité a conduit plusieurs auteurs à proposer des structures alternatives :
- Le modèle à 3 facteurs de Peterson et al. (2007) : Fusionnant la préoccupation pour le poids et la silhouette en un facteur unique « Insatisfaction corporelle / Préoccupation corporelle », séparé de la « Restriction » et de la « Préoccupation alimentaire ».
- Le modèle bifactoriel : Comprenant un facteur général de sévérité de la psychopathologie des TCA et des facteurs spécifiques orthogonaux.
- Versions abrégées (EDE-Q-7 et EDE-Q-8) : Versions courtes épurées éliminant les items redondants ou à doubles saturations, offrant des indices d’ajustement optimaux (CFI $> 0,95$, TLI $> 0,95$, RMSEA $< 0,05$) tout en conservant une corrélation supérieure à $0,95$ avec le score global de l’EDE-Q complet.
Néanmoins, la cotation standard à 4 facteurs issue de l’algorithme de Fairburn demeure universellement adoptée dans la littérature internationale afin d’assurer la comparabilité des cohortes cliniques et des méta-analyses.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire auto-rapporté (self-report measure) en passation papier-crayon ou informatisée.
- Population cible : Adolescents (à partir de 12-14 ans avec adaptation possible) et adultes.
- Période de référence : Les 28 derniers jours (4 semaines).
- Nombre total d’items : 28 items.
- Format des réponses :
- Items 1 à 12, 19 à 21, 22 à 28 : Échelle de Likert à 7 points graduée de 0 à 6 :
0 = No days / Not at all ; 1 = 1-5 days / Slightly ; 2 = 6-12 days / Slightly ; 3 = 13-15 days / Moderately ; 4 = 16-22 days / Moderately ; 5 = 23-27 days / Markedly ; 6 = Every day / Markedly. - Items 13 à 18 : Réponses ouvertes quantitatives (fréquence brute : nombre de fois / nombre de jours).
- Items 1 à 12, 19 à 21, 22 à 28 : Échelle de Likert à 7 points graduée de 0 à 6 :
- Règles de cotation et calcul des scores :
- Sous-échelle Restriction (Restraint) : Moyenne des items 1, 2, 3, 4, 5 (Somme des items / 5).
- Sous-échelle Préoccupation pour l’alimentation (Eating Concern) : Moyenne des items 7, 9, 19, 20, 21 (Somme des items / 5).
- Sous-échelle Préoccupation pour la silhouette (Shape Concern) : Moyenne des items 6, 8, 10, 11, 23, 26, 27, 28 (Somme des items / 8).
- Sous-échelle Préoccupation pour le poids (Weight Concern) : Moyenne des items 8, 12, 22, 24, 25 (Somme des items / 5). (Note : L’item 8 est inclus à la fois dans Shape Concern et Weight Concern).
- Score Global (Global Score) : Moyenne arithmétique des scores des 4 sous-échelles (Somme des 4 sous-échelles / 4). Les scores varient de 0 à 6, un score élevé témoignant d’une sévérité psychopathologique accrue.
- Données comportementales (Items 13-18) : Ne sont pas incluses dans les moyennes des sous-échelles attitudinales mais analysées comme fréquences brutes épisodiques pour l’attribution des critères diagnostiques nosographiques (DSM-5-TR).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1994 (Fairburn & Beglin).
- Statut du droit d’auteur : © Christopher G. Fairburn. Tous droits réservés.
- Conditions d’accès et tarif : L’instrument est accessible en libre accès (Open Access sans frais) à des fins d’évaluation clinique non commerciale, d’enseignement académique et de recherche scientifique indépendante.
- Conditions d’utilisation : Le questionnaire doit être utilisé dans son format intégral sans altération du libellé des items ni modification de l’échelle de cotation. Pour toute utilisation dans le cadre d’essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ou d’applications commerciales numériques, une autorisation formelle préalable doit être sollicitée auprès des détenteurs des droits via le Centre for Research on Dissemination at Oxford (CREDO).
12. Références / References
- Berg, K. C., Peterson, C. B., Frazier, P., & Crow, S. J. (2012). Psychometric evaluation of the Eating Disorder Examination and Eating Disorder Examination-Questionnaire: A systematic review. International Journal of Eating Disorders, 45(3), 428–438. https://doi.org/10.1002/eat.20931
- Fairburn, C. G., & Beglin, S. J. (1994). Assessment of eating disorders: Interview or self-report questionnaire? International Journal of Eating Disorders, 16(4), 363–370. https://doi.org/10.1002/1098-108X(199412)16:4<363::AID-EAT2260160405>3.0.CO;2-#
- Fairburn, C. G., Cooper, Z., & Shafran, R. (2003). Cognitive behaviour therapy for eating disorders: A « transdiagnostic » theory and treatment. Behaviour Research and Therapy, 41(5), 509–528. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(02)00088-8
- Grilo, C. M., Masheb, R. M., & Wilson, G. T. (2001). A comparison of different methods for assessing the features of eating disorders in patients with binge eating disorder. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 69(2), 317–322. https://doi.org/10.1037/0022-006X.69.2.317
- Luce, K. H., & Crowther, J. H. (1999). The reliability of the Eating Disorder Examination-Self-Report Questionnaire Version (EDE-Q). International Journal of Eating Disorders, 25(3), 349–351. https://doi.org/10.1002/(SICI)1098-108X(199904)25:3<349::AID-EAT15>3.0.CO;2-M
- Mond, J. M., Hay, P. J., Rodgers, B., Owen, C., & Beumont, P. J. (2004). Validity of the Eating Disorder Examination Questionnaire (EDE-Q) in screening for eating disorders in community samples. Behaviour Research and Therapy, 42(5), 551–567. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(03)00161-X
- Peterson, C. B., Crosby, R. D., Wonderlich, S. A., Joiner, T., Crow, S. J., Mitchell, J. E., Bardone-Cone, A. M., Klein, M., & Le Grange, D. (2007). Psychometric properties of the Eating Disorder Examination-Questionnaire: Factor structure and functional significance of subscales. International Journal of Eating Disorders, 40(4), 386–393. https://doi.org/10.1002/eat.20373
- Rose, C. W., Vaewsorn, A., Rosselli-Navarra, F., Wilson, G. T., & Weissman, R. S. (2013). Test-retest reliability of the Eating Disorder Examination-Questionnaire (EDE-Q) in a college sample. Journal of Eating Disorders, 1(1), 42. https://doi.org/10.1186/2050-2974-1-42