1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire d’évaluation de l’épaule (traduction française du Shoulder Rating Questionnaire [SRQ]), initialement développé par John C. Linsalata et ses collaborateurs en 1997, est un instrument d’auto-évaluation standardisé conçu pour mesurer l’impact fonctionnel, la sévérité des symptômes et la qualité de vie liée à la santé chez les patients présentant diverses pathologies de l’articulation gléno-humérale et de la ceinture scapulaire. L’outil comprend une échelle visuelle analogique (EVA de 0 à 100 mm) évaluant le statut global de l’épaule, ainsi que 20 items structurés explorant six domaines fonctionnels et cliniques majeurs : la douleur (items 1 à 4), les activités de la vie quotidienne (items 5 à 10), les activités récréatives et sportives (items 11 à 13), le travail et les activités professionnelles (items 14 à 17), la satisfaction du patient (item 18), et la hiérarchisation des priorités d’amélioration thérapeutique (items 19 et 20).
Les items des domaines fonctionnels sont cotés au moyen d’échelles ordinales de type Likert en 5 points (de 1 à 5), permettant le calcul de scores spécifiques par sous-échelle ainsi que d’un score global composite pondéré sur 100 points, où un score plus élevé reflète un meilleur niveau fonctionnel et une symptomatologie moindre. Les études psychométriques princeps et transculturelles (notamment l’adaptation néerlandaise menée par Vermeulen et al. en 2005) démontrent une excellente cohérence interne (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,78 et 0,94 selon les sous-échelles), une remarquable reproductibilité test-retest (coefficients de corrélation intraclasse [CCI] supérieurs à 0,85) et une sensibilité au changement élevée chez les patients bénéficiant d’interventions chirurgicales ou de rééducation physique. Le SRQ s’impose ainsi comme une mesure de référence des résultats rapportés par les patients (Patient-Reported Outcome Measure, PROM) dans le domaine de la chirurgie orthopédique, de la rhumatologie et de la kinésithérapie.
2. Mots-clés / Keywords
Questionnaire d’évaluation de l’épaule, Shoulder Rating Questionnaire, SRQ, résultats rapportés par les patients, biomécanique scapulaire, douleur de l’épaule, coiffe des rotateurs, évaluation fonctionnelle, psychométrie, qualité de vie liée à la santé, rééducation orthopédique.
3. Auteurs / Authors
Le Shoulder Rating Questionnaire a été créé et validé à l’origine par une équipe de chirurgiens orthopédistes et de chercheurs rattachés au Hospital for Special Surgery (affilié au Weill Medical College de l’Université Cornell à New York, États-Unis) :
- John C. Linsalata, MD : Département de chirurgie orthopédique, Hospital for Special Surgery, New York, NY, États-Unis.
- Barry L. Marks, MD : Département de chirurgie orthopédique, Hospital for Special Surgery, New York, NY, États-Unis.
- Paul E. Linsalata, BS : Spécialiste en analyse statistique et méthodologie de la recherche clinique.
- Russell F. Warren, MD : Chirurgien en chef émérite, Département de chirurgie orthopédique et médecine du sport, Hospital for Special Surgery, New York, NY, États-Unis.
L’adaptation transculturelle néerlandaise, largement reconnue dans l’espace européen et validée selon les standards internationaux de la méthodologie COSMIN, a été dirigée par H. M. Vermeulen et ses collègues au sein du Département de physiothérapie et d’orthopédie du Centre médical universitaire de Leyde (Leids Universitair Medisch Centrum, LUMC), aux Pays-Bas.
4. Objectif / Purpose
L’articulation scapulo-humérale est l’une des structures articulaires les plus mobiles et intrinsèquement instables du corps humain. Les affections qui l’atteignent — telles que les ruptures ou tendinopathies de la coiffe des rotateurs, l’instabilité gléno-humérale récidivante, la capsulite rétractile (« épaule gelée ») et l’arthrose omarthrosique — engendrent non seulement des douleurs invalidantes, mais également une altération majeure de la cinétique du membre supérieur. Historiquement, l’évaluation des résultats thérapeutiques reposait quasi exclusivement sur des paramètres objectifs mesurés par le clinicien, tels que l’amplitude articulaire passive et active mesurée au goniomètre ou la force musculaire isométrique évaluée au dynamomètre. Toutefois, ces mesures biomécaniques ne corrèlent que modérément avec la détresse perçue, la reprise des rôles sociaux et le handicap quotidien ressenti par le patient.
L’objectif fondamental du Shoulder Rating Questionnaire est de fournir une mesure standardisée, auto-administrée et centrée sur le patient, exempte de tout biais d’évaluation introduit par le praticien. En plaçant l’expérience subjective du patient au cœur du paradigme diagnostique et évaluatif, le SRQ quantifie avec précision l’impact des troubles musculosquelettiques de l’épaule sur les dimensions les plus déterminantes de la vie de l’individu. L’outil a été spécifiquement conçu pour :
- Évaluer l’efficacité des interventions cliniques : Permettre le suivi longitudinal des trajectoires de récupération après réparation chirurgicale (par arthroscopie ou chirurgie ouverte), arthroplastie totale ou inversée de l’épaule, infiltrations thérapeutiques et protocoles de kinésithérapie.
- Distinguer les différents niveaux de dysfonctionnement : Offrir des sous-scores étanches explorant des composantes variées allant de la douleur nocturne et au repos jusqu’à l’impact spécifique sur la productivité au travail et la pratique sportive de haute intensité.
- Identifier les objectifs thérapeutiques prioritaires : Grâce à ses items décisionnels (items 19 et 20), le questionnaire offre une perspective clinique unique en demandant explicitement au patient d’identifier les domaines fonctionnels pour lesquels une amélioration est la plus urgente ou désirable, favorisant ainsi une prise de décision partagée et des soins personnalisés.
- Harmoniser la recherche clinique internationale : Faciliter les méta-analyses et les essais contrôlés randomisés en proposant une échelle dont le calcul du score global pondéré standardisé sur 100 points autorise des comparaisons rigoureuses entre cohortes hétérogènes.
5. Construit psychologique / Construct
Le SRQ opérationnalise le construit de l’état fonctionnel de l’épaule et de l’incapacité associée (shoulder-specific disability). Ce construit multidimensionnel s’ancre dans l’intersection entre les altérations biomécaniques de l’appareil locomoteur et les répercussions comportementales, professionnelles et affectives de la douleur musculosquelettique chronique. Le questionnaire explore six dimensions primaires complémentaires :
1. Évaluation globale (Global Assessment)
Mesurée via une échelle visuelle analogique continue de 0 à 100 mm, cette dimension capture la perception holistique que le patient a du fonctionnement de son épaule. Elle intègre des facteurs difficilement dissociables sur le plan analytique, tels que le sentiment de vulnérabilité articulaire, la proprioception altérée et la fatigue neuromusculaire globale.
2. Sévérité et fréquence de la douleur (Pain Domain)
La composante algique (items 1 à 4) est examinée sous l’angle de son intensité maximale (au pire), de sa persistance lors des périodes de repos passif, de son interférence avec le sommeil (douleur nocturne, marqueur classique d’inflammation sous-acromiale) et de sa fréquence temporelle. La douleur n’est pas uniquement envisagée comme une sensation nociceptive, mais comme un facteur limitant l’engagement physique et altérant la récupération physiologique par la perturbation des cycles de sommeil.
3. Activités de la vie quotidienne (Daily Activities)
Ce domaine (items 5 à 10) évalue les limitations fonctionnelles dans les gestes d’autonomie basale requérant divers degrés d’élévation antérieure, d’abduction et de rotation interne ou externe. Les tâches investiguées incluent l’enfilage d’un vêtement chaud (coordination bilatérale et élévation), le placement d’une charge dans un réfrigérateur (force et stabilité en antépulsion), l’hygiène du dos et du creux axillaire controlatéral (rotations internes et externes extrêmes), le coiffage ou le lavage des cheveux (élévation supérieure à 90° et rotation externe), le port d’une sacoche ou de commissions (traction axiale et port de charge), et la préhension d’objets en hauteur (élévation complète au zénith).
4. Activités récréatives et sportives (Recreational/Athletic Activities)
Ce volet (items 11 à 13) sonde la restriction dans les activités de loisir choisies par le patient, évaluant le niveau de difficulté éprouvé lors de la pratique, la réduction de la durée temporelle consacrée à l’activité, et la dégradation de la performance sportive perçue. Cette dimension est particulièrement sensible chez les patients jeunes ou athlétiques pratiquant des disciplines avec armé du bras ou gestes au-dessus de la tête (overhead athletes).
5. Travail et productivité professionnelle (Work Domain)
L’incapacité professionnelle liée à l’épaule (items 14 à 17) est appréhendée sous les angles de la difficulté globale à accomplir ses tâches, de l’altération de la qualité du travail rendu (présentéisme avec baisse de rendement), de la diminution du nombre d’heures travaillées et de la régularité avec laquelle la pathologie entrave l’activité professionnelle. Ce domaine ancre l’évaluation clinique dans une perspective socio-économique tangible.
6. Satisfaction et priorisation des attentes (Satisfaction & Areas of Improvement)
L’item 18 mesure le contentement global quant à l’état actuel de l’épaule, traduisant l’ajustement psychologique entre les attentes du patient et son statut réel. Les items 19 et 20 introduisent une dimension hiérarchique inédite, permettant d’identifier quel domaine (douleur, AVQ, loisirs, travail ou autre) constitue la priorité absolue de réadaptation pour le sujet.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement du Shoulder Rating Questionnaire s’inscrit au carrefour du modèle biomédical classique de la chirurgie orthopédique et du modèle biopsychosocial de la santé conceptualisé par George Engel, ainsi que de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) promue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Selon le cadre conceptuel de la CIF, une pathologie structurale (par exemple, une déchirure transfixiante du tendon supraspinatus) induit :
- Des déficiences des structures et fonctions anatomiques (perte de force musculaire, conflit sous-acromial, douleur aiguë ou neuropathique) ;
- Des limitations d’activité (difficulté à lever le bras, impossibilité de porter des charges lourdes) ;
- Des restrictions de participation (incapacité de maintenir une activité professionnelle manuelle, retrait des activités sportives récréatives, isolement social).
Historiquement, les échelles créées dans les années 1980 (comme le score de Constant-Murley ou l’indice de l’UCLA) agrégeaient arbitrairement des mesures physiques prises par l’examinateur (degrés de flexion, force en livres) avec des réponses subjectives sur la douleur. Ce mélange méthodologique a été vigoureusement critiqué par la psychométrie moderne, car il viole les principes de mesure univariée de la théorie classique des tests et génère une forte variabilité inter-observateurs. En rupture avec cette approche hybride, Linsalata et al. (1997) ont appliqué les principes rigoureux de la psychométrie contemporaine pour fonder le SRQ sur le paradigme des Patient-Reported Outcomes (PROs). L’instrument postule que l’individu est l’unique observateur légitime et fiable de son propre niveau de douleur, de sa tolérance à l’effort et de ses restrictions dans sa niche écologique quotidienne.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du SRQ a été documentée à travers de multiples investigations cliniques portant sur des cohortes de patients souffrant de pathologies sous-acromiales, de ruptures de coiffe réparées ou non, d’arthroses et d’instabilités gléno-humérales.
Validité de contenu et d’apparence
Lors de la phase initiale d’ingénierie de l’échelle par Linsalata et al., un panel d’experts en chirurgie orthopédique, en biomécanique et en recherche clinique a généré un ensemble d’items reflétant les plaintes fonctionnelles les plus récurrentes rapportées en consultation spécialisée. Une phase pilote d’entretiens qualitatifs avec des patients a permis de clarifier la formulation des énoncés, d’éliminer les redondances et de s’assurer de l’exhaustivité des gestes quotidiens évalués (atteinte des zones hautes, médianes et postérieures du tronc).
Validité convergente et de construit
La validité convergente a été démontrée par des corrélations robustes et théoriquement cohérentes avec d’autres échelles de référence reconnues :
- Corrélation avec les sous-échelles du SF-36 : Le score global du SRQ montre des corrélations élevées avec les composantes physiques du Medical Outcomes Study 36-Item Short-Form Health Survey (SF-36), notamment le fonctionnement physique ($r = 0,67$ à $0,73$) et la douleur physique ($r = 0,70$ à $0,78$). À l’inverse, les corrélations avec les dimensions de santé mentale du SF-36 sont modérées à faibles ($r = 0,25$ à $0,38$), confirmant une excellente validité discriminante (l’instrument mesure spécifiquement l’incapacité physique et non la détresse émotionnelle globale).
- Corrélation avec l’indice ASES et l’indice de Constant : Les scores du SRQ corrèlent fortement avec l’échelle de l’American Shoulder and Elbow Surgeons ($r > 0,80$) et la composante subjective du score de Constant-Murley ($r > 0,75$).
Sensibilité au changement et réactivité clinique
La réactivité clinique (responsiveness) du SRQ est l’une de ses forces majeures. Dans la cohorte prospective de Linsalata et al. (1997) examinée avant et après chirurgie réparatrice de la coiffe des rotateurs, la taille d’effet standardisée (Standardized Response Mean, SRM) et la taille d’effet de Cohen dépassaient régulièrement $1,20$, indiquant une sensibilité exceptionnelle aux améliorations post-thérapeutiques. De plus, la différence minimale cliniquement importante (Minimal Clinically Important Difference, MCID) a été estimée entre 11 et 14 points sur le score global pondéré de 100 points dans la plupart des études longitudinales.
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité et de précision métrologique du SRQ ont fait l’objet d’évaluations exhaustives, confirmant son adéquation pour un usage à la fois individuel (en pratique clinique courante) et agrégé (en recherche épidémiologique).
Cohérence interne
La cohérence interne de l’ensemble de l’instrument et de ses sous-échelles a été calculée à l’aide de l’alpha de Cronbach. Dans l’étude princeps (Linsalata et al., 1997) :
- Score global composite : $\alpha = 0,93$
- Domaine Douleur : $\alpha = 0,86$
- Domaine Activités quotidiennes : $\alpha = 0,88$
- Domaine Activités récréatives/sportives : $\alpha = 0,85$
- Domaine Travail : $\alpha = 0,89$
Dans l’étude d’adaptation et de validation néerlandaise menée par Vermeulen et al. (2005) auprès de patients atteints de capsulite rétractile et de tendinopathies, les coefficients de Cronbach se sont maintenus entre 0,79 et 0,92 pour l’ensemble des domaines, attestant de l’homogénéité unidimensionnelle de chaque sous-groupe d’items.
Fidélité test-retest et accord inter-temporel
La reproductibilité temporelle a été mesurée chez des patients cliniquement stables à un intervalle de 48 heures à 2 semaines :
- Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) pour le score total pondéré a atteint $0,94$ dans l’étude d’origine et $0,88$ ($IC;95% : [0,81 – 0,93]$) dans l’étude de Vermeulen et al. (2005).
- Les CCI des sous-domaines individuels variaient entre $0,77$ (pour le domaine travail chez des patients aux horaires flexibles) et $0,92$ (pour le domaine douleur).
- L’erreur standard de mesure (Standard Error of Measurement, SEM) s’est avérée remarquablement basse, assurant que les fluctuations observées au cours d’un suivi de rééducation reflètent de réels changements fonctionnels plutôt que du bruit de mesure.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les investigations psychométriques de la structure interne du Shoulder Rating Questionnaire ont fait appel à l’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis à l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Structure factorielle exploratoire (AFE)
L’analyse en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax) menée lors du développement initial a corroboré l’existence de composantes distinctes correspondant fidèlement aux dimensions théoriques prédéfinies. Les critères d’extraction (valeurs propres supérieures à 1 selon la règle de Kaiser et examen du diagramme d’éboulis de Cattell) ont fait émerger 4 à 5 facteurs majeurs expliquant plus de 65 % de la variance totale des scores :
- Facteur 1 (Activités quotidiennes / élévation fonctionnelle) : Les items 5 à 10 saturent fortement sur ce facteur (saturations factorielles comprises entre 0,64 et 0,86), confirmant qu’ils partagent une variance commune liée à la mobilité active de l’épaule.
- Facteur 2 (Incapacité professionnelle) : Les items 14 à 17 forment un facteur homogène avec des saturations supérieures à 0,75, démontrant la spécificité des contraintes de productivité par rapport aux activités de la vie de tous les jours.
- Facteur 3 (Symptomatologie douloureuse) : Les items 1 à 4 saturent très nettement sur une composante algique unifiée (charges factorielles oscillant entre 0,68 et 0,84).
- Facteur 4 (Loisirs et tolérance à l’effort physique) : Les items 11 à 13 se regroupent nettement sur un facteur dédié aux exigences physiques de haute intensité.
Modélisation confirmatoire et saturation des items
Des travaux d’analyse factorielle confirmatoire conduits lors des réévaluations méthodologiques modernes ont testé un modèle hiérarchique de second ordre, postulant qu’un facteur d’incapacité globale de l’épaule chapeaute les sous-facteurs de premier ordre. Les indices d’ajustement structurel confirment une bonne adéquation du modèle (Comparative Fit Index [CFI] $> 0,92$, Tucker-Lewis Index [TLI] $> 0,90$, et Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA] $< 0,07$). Ces éléments démontrent que si chaque domaine possède sa validité clinique propre autorisant des sous-scores indépendants, l'agrégation en un score global composite pondéré est mathématiquement et conceptuellement fondée.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation standardisé (Patient-Reported Outcome Measure — PROM).
- Format d’administration : Papier-crayon ou formulaire électronique informatisé (auto-passation sans aide requise du clinicien).
- Temps de passation : Environ 8 à 12 minutes pour l’évaluation initiale ; 5 à 8 minutes lors des consultations de suivi.
- Structure de l’instrument :
- Évaluation globale : 1 échelle visuelle analogique continue (EVA de 0 à 100 mm allant de « Pauvre / Mauvais » à « Excellent »).
- Questions de domaines : 20 items numérotés couvrant la douleur (items 1-4), les activités quotidiennes (items 5-10), le sport/loisirs (items 11-13), le travail (items 14-17), la satisfaction (item 18) et deux questions de priorisation clinique (items 19 et 20).
- Échelle de réponse :
Visual Analogue Scale (0-100 mm) for global assessment; 5-point Likert-type scales (1 to 5) for domain questions with varying response anchors (e.g., 1=Severe/All of the time/Unable/Very dissatisfied to 5=None/None of the time/No difficulty/Very satisfied). - Règles de cotation et calcul des scores :
- Sens de la cotation : La note 1 correspond au niveau le plus défavorable (douleur sévère, incapacité totale, très insatisfait) tandis que la note 5 correspond à l’absence de plainte fonctionnelle (aucune douleur, aucune difficulté, très satisfait). Les scores plus élevés indiquent donc un fonctionnement optimal.
- Scores de domaines : La somme des points de chaque domaine peut être transformée sur une échelle de 0 à 100 ou rapportée à sa moyenne brute.
- Score global composite pondéré (Overall Score sur 100 points) : Linsalata et al. ont établi une formule de pondération attribuant des poids relatifs aux domaines : Douleur (40 %), Activités quotidiennes (20 %), Loisirs/Sport (17 %), Travail (13 %), et Évaluation globale / Satisfaction (10 %). Cette formule intègre les réponses pour générer un score total de 0 (incapacité maximale) à 100 (fonction normale absolue).
- Items 19 et 20 : Non inclus dans le calcul numérique du score ; ils fournissent une analyse qualitative et prescriptive des priorités d’amélioration (Douleur, Activités quotidiennes, Activités récréatives ou sportives, Travail, Autre).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1997 (publication dans The Journal of Bone and Joint Surgery).
- Année de la version néerlandaise de référence : 2005 (publication dans Physical Therapy).
- Statut des droits d’auteur et permissions : Le Shoulder Rating Questionnaire a été mis à la disposition de la communauté médicale et scientifique par ses concepteurs afin de promouvoir la recherche clinique et l’amélioration de la qualité des soins. Il est généralement accessible sans frais de redevance (royalty-free) pour un usage clinique direct, la pratique médicale hospitalière et la recherche académique non commerciale sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de Linsalata et al. (1997).
- Utilisation commerciale : L’intégration de l’échelle au sein de logiciels propriétaires à visée lucrative, d’essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique ou de dispositifs médicaux commerciaux peut nécessiter une autorisation formelle préalable auprès des détenteurs de copyright ou des éditeurs de la publication d’origine.
12. Références / References
- Beaton, D. E., & Richards, R. R. (1996). Assessing the reliability and responsiveness of 5 shoulder questionnaires. Journal of Shoulder and Elbow Surgery, 5(6), 447–464. https://doi.org/10.1016/S1058-2746(96)80053-X
- Linsalata, J. C., Marks, B. L., Linsalata, P. E., & Warren, R. F. (1997). A self-administered questionnaire for assessment of symptoms and function of the shoulder. The Journal of Bone and Joint Surgery. American Volume, 79(5), 738–748. https://doi.org/10.2106/00004623-199705000-00014
- Mokkink, L. B., Terwee, C. B., Patrick, D. L., Alonso, J., Stratford, P. W., Knol, D. L., Bouter, L. M., & de Vet, H. C. W. (2010). The COSMIN checklist for assessing the methodological quality of studies on measurement properties of health status measurement instruments: An international Delphi study. Quality of Life Research, 19(4), 539–549. https://doi.org/10.1007/s11136-010-9606-8
- Roy, J. S., MacDermid, J. C., & Woodhouse, L. J. (2009). Measuring shoulder function: A systematic review of four questionnaires. Arthritis & Rheumatism: Arthritis Care & Research, 61(5), 623–632. https://doi.org/10.1002/art.24396
- Vermeulen, H. M., Boonman, D. C. G., Schuller, H. M., Obermann, W. R., & Rozing, P. M. (2005). Translation and validation of the Dutch Shoulder Rating Questionnaire (SRQ). Physical Therapy, 85(7), 664–672. https://doi.org/10.1093/ptj/85.7.664