Questionnaire d’estime de soi

Le Questionnaire d’estime de soi (SEQ), développé par David L. DuBois et ses collaborateurs, est une échelle psychométrique multidimensionnelle de 42 items mesurant l’estime de soi globale et spécifique chez les adolescents à travers six domaines : pairs, école, famille, sports, image corporelle et estime globale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire d’estime de soi (Self-Esteem Questionnaire ou SEQ), développé à l’origine par David L. DuBois, Robert D. Felner et leurs collaborateurs (1994, 1996), est un instrument psychométrique multidimensionnel conçu pour évaluer l’évaluation de soi globale et spécifique au domaine chez les enfants et les jeunes adolescents (âgés d’environ 9 à 15 ans). Ancré dans une perspective écologique et développementale, le questionnaire postule que le concept de soi à l’adolescence précoce ne peut être appréhendé comme une entité purement unitaire, mais émerge plutôt de l’interaction entre des évaluations globales de la valeur personnelle et des compétences perçues dans des contextes socio-écologiques déterminants. L’instrument est constitué de 42 items auto-rapportés évaluant six dimensions distinctes : les pairs (Peers, 8 items), l’école et la réussite académique (School, 8 items), la famille (Family, 8 items), les compétences sportives et physiques (Sports/Athletics, 6 items), l’image corporelle (Body Image, 4 items) et l’estime de soi globale (Global Self-Esteem, 8 items).

Les participants répondent à chaque énoncé à l’aide d’une échelle de réponse ordinale de type Likert à 4 points, graduée de « Fortement en désaccord » (Strongly Disagree) à « Fortement d’accord » (Strongly Agree). Les études psychométriques initiales et de réplication ont démontré des propriétés remarquables : la cohérence interne (mesurée par le coefficient alpha de Cronbach) s’étend généralement de 0,72 à 0,89 pour les sous-échelles spécifiques et atteint 0,85 à 0,90 pour l’échelle globale. Les analyses factorielles confirmatoires appuient vigoureusement une structure hiérarchique à six facteurs corrélés ou subordonnés à un facteur d’ordre supérieur. De plus, la validité convergente, discriminante et prédictive de l’instrument a été établie par des liens robustes avec l’adaptation psychologique, les symptômes dépressifs, l’anxiété, le rendement scolaire et le soutien social perçu au cours des transitions scolaires critiques.

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire d’estime de soi, SEQ, estime de soi globale, concept de soi, adolescence, psychométrie, évaluation écologique, relations avec les pairs, environnement familial, image corporelle.

3. Auteurs / Authors

Le Self-Esteem Questionnaire a été élaboré et validé par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie communautaire, clinique et développementale :

  • David L. DuBois, Ph.D. : Professeur émérite à l’Institute for Health Research and Policy et à la School of Public Health de l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC), États-Unis. Spécialiste reconnu internationalement des transitions développementales, du mentorat et des facteurs socio-écologiques influençant l’adaptation des adolescents. Courriel : [email protected].
  • Robert D. Felner, Ph.D. : Chercheur et professeur en psychologie, affilié notamment au Center for Prevention Research and Development de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign et à l’Université de Rhode Island. Ses travaux portent sur la prévention en milieu scolaire, le stress développemental et les environnements éducatifs.
  • Stephen Brand, Ph.D. : Statisticien et chercheur en psychologie quantitative, affilié au National Center on Public Education and Social Policy à l’Université de Rhode Island. Expert en modélisation par équations structurelles et développement d’échelles.
  • Robert C. Phillips, Ph.D. & A. Michelle Lease, Ph.D. : Chercheurs contributeurs aux premières vagues d’opérationnalisation psychométrique et d’échantillonnage communautaire.

4. Objectif / Purpose

Le Self-Esteem Questionnaire a été conçu pour pallier les limites conceptuelles et méthodologiques des outils traditionnels d’évaluation de l’estime de soi chez les préadolescents et adolescents. Historiquement, la recherche psychologique s’est souvent polarisée entre, d’une part, des instruments unidimensionnels évaluant uniquement le sentiment global de valeur personnelle (tels que l’Échelle d’estime de soi de Rosenberg), et d’autre part, des instruments multidimensionnels cloisonnant les domaines sans ancrage clair dans l’écologie sociale immédiate des jeunes (comme le profil d’auto-perception de Susan Harter). L’objectif primordial du SEQ est de proposer une stratégie de mesure intégrative qui saisit la manière dont les adolescents s’auto-évaluent au sein des contextes sociaux concrets qui structurent leur quotidien.

Au niveau de la recherche fondamentale, le SEQ permet d’examiner les interactions dynamiques entre les compétences perçues dans des niches écologiques spécifiques (la famille, le groupe de pairs, la classe, le terrain de sport) et la consolidation d’une identité positive globale. Il offre un niveau de granularité particulièrement pertinent pour analyser les trajectoires d’adaptation lors du passage charnière de l’école primaire vers l’école secondaire (middle school ou collège), une période notoire pour sa vulnérabilité face aux baisses d’estime de soi, à l’émergence des troubles internalisés et à la détérioration de la motivation académique.

Sur le plan des applications cliniques et psychoéducatives, le SEQ est un instrument diagnostique et de dépistage de grande utilité. Il permet aux psychologues scolaires, aux cliniciens de l’enfance et aux intervenants sociaux d’identifier avec précision les zones spécifiques de détresse ou de sentiment d’incompétence d’un jeune. Par exemple, un adolescent peut maintenir un sentiment de valeur globale relativement préservé tout en manifestant une détresse aiguë dans le domaine familial ou corporel ; inversement, une défaillance globale peut être spécifiquement alimentée par un sentiment de rejet par les pairs. Cette cartographie détaillée facilite la conception d’interventions ciblées axées sur les forces et les ressources adaptatives (strengths-based assessment), ainsi que l’évaluation des programmes de mentorat, de prévention du harcèlement et de promotion des compétences socio-émotionnelles.

5. Construit psychologique / Construct

L’estime de soi, au sein de l’architecture du SEQ, est conceptualisée comme une structure hiérarchique et multidimensionnelle reflétant les attitudes évaluatives qu’un individu entretient envers lui-même, tant globalement qu’à travers divers domaines de compétence et de relation. Le modèle opérationnalisé dans le questionnaire comprend six composantes rigoureusement définies :

1. Relations avec les pairs (Peers — 8 items)

Cette dimension évalue la satisfaction de l’adolescent quant à sa popularité perçue, son aisance à nouer des amitiés, la qualité de ses relations interpersonnelles avec les jeunes de son âge et le sentiment d’être apprécié et inclus dans le groupe de référence (ex. item 1 : « I am as popular with kids my own age as I want to be » ; item 25 : « I feel good about how well I get along with other kids »). Ce domaine capture le besoin fondamental d’appartenance sociale et de validation par les pairs, particulièrement central au cours de la puberté.

2. Domaine scolaire et académique (School — 8 items)

La sous-échelle scolaire mesure l’auto-évaluation des aptitudes intellectuelles, du travail scolaire, des résultats aux examens et des compétences spécifiques dans les matières fondamentales telles que les mathématiques, la lecture et l’écriture (ex. item 8 : « I am doing as well on school work as I would like to do » ; item 14 : « I am good enough at math »). Elle reflète le sentiment d’efficacité scolaire et l’adéquation perçue entre les aspirations académiques de l’élève et ses performances réelles.

3. Environnement familial (Family — 8 items)

Ce construit examine la perception de l’adolescent concernant son statut, son acceptation, l’affection reçue et sa contribution au sein du système familial (ex. item 3 : « I am happy about how much my family likes me » ; item 37 : « I am happy with how much my family loves me »). Il intègre également les perceptions négatives ou de fardeau (ex. item 9 : « I am too much trouble to my family »), mesurant ainsi la sécurité émotionnelle apportée par le microsystème familial.

4. Compétences sportives et physiques (Sports/Athletics — 6 items)

Cette dimension cible le sentiment de compétence dans les activités physiques, le sport d’équipe ou individuel, la facilité perçue d’apprentissage de nouvelles habiletés motrices et le niveau d’engagement dans l’exercice (ex. item 5 : « I am as good at sports/physical activities as I want to be » ; item 23 : « I am happy about how many different kinds of sports/physical activities I am good at »). Dans la culture juvénile, les aptitudes sportives constituent un levier majeur de statut social et d’affirmation de soi.

5. Image corporelle et apparence physique (Body Image — 4 items)

La sous-échelle d’image corporelle mesure le degré de satisfaction et d’acceptation de son corps, de sa taille, de son poids et de son apparence générale (ex. item 4 : « I am happy with the way I look » ; item 10 : « I like my body just the way it is » ; item 16 : « I feel good about my height and weight »). En pleine poussée pubertaire, la concordance entre l’apparence réelle et les idéaux corporels intériorisés joue un rôle déterminant dans le bien-être psychologique.

6. Estime de soi globale (Global Self-Esteem — 8 items)

Distincte de la somme arithmétique des domaines spécifiques, l’estime de soi globale évalue le sentiment général de valeur personnelle, l’acceptation inconditionnelle de soi en tant qu’être humain et l’absence de honte ou de sentiment d’échec (ex. item 18 : « I am happy with myself as a person » ; item 24 : « I am the kind of person I want to be » ; item 29 inversé : « I often feel ashamed of myself »). Elle correspond au regard holistique que l’individu porte sur sa propre existence.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le SEQ s’articule autour de deux courants théoriques majeurs : la théorie bioécologique du développement humain d’Urie Bronfenbrenner et les modèles cognitivo-développementaux du concept de soi élaborés par Susan Harter et Morris Rosenberg.

Selon l’approche socio-écologique de DuBois et ses collaborateurs (1996), le développement psychologique de l’adolescent ne s’opère pas en vase clos, mais s’inscrit au sein de microsystèmes interconnectés (famille, groupe de pairs, école, communauté). À l’adolescence précoce, les individus effectuent des transitions écologiques majeures : ils passent d’un univers centré sur la famille à un réseau social élargi où l’acceptation par les pairs et le rendement scolaire institutionnalisé prennent une prépondérance inédite. Par conséquent, l’évaluation de soi n’est pas un trait purement endogène ; elle est le produit d’expériences transactionnelles répétées dans ces multiples contextes de vie. Le SEQ a été expressément architecturé pour refléter cette écologie sociale, permettant de situer précisément la source des sentiments de compétence ou de dévalorisation.

Parallèlement, le cadre théorique intègre la distinction conceptuelle classique entre les perceptions de compétence dans des domaines spécifiques et le sentiment global d’estime de soi (Harter, 1985 ; Rosenberg, 1965). Harter postulait que l’estime de soi globale est médiatisée par l’importance que l’individu attribue aux domaines dans lesquels il se perçoit compétent (principe inspiré de William James). DuBois et al. (1996, 1999) ont approfondi cette modélisation en démontrant que les profils d’estime de soi (par exemple, des évaluations uniformément positives, uniformément négatives, ou conditionnelles et discordantes selon les domaines) prédisent de manière différentielle les capacités de résilience face au stress. L’estime de soi agit ainsi tantôt comme une ressource psychologique protectrice (« vaccin »), tantôt comme un marqueur de vulnérabilité, selon la concordance écologique entre les attentes de l’environnement et les perceptions du jeune.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du Self-Esteem Questionnaire a fait l’objet d’investigations approfondies à travers de multiples cohortes longitudinales et transversales menées par DuBois et ses collaborateurs :

Validité de construit

La structure dimensionnelle du SEQ a été confirmée par modélisation d’équations structurelles dans des échantillons diversifiés sur le plan ethnique et socio-économique (DuBois et al., 1996). Les analyses factorielles confirment que les six domaines représentent des construits corrélés mais empiriquement dissociables. De plus, les corrélations inter-facteurs modérées (se situant généralement entre 0,30 et 0,55) attestent que chaque sous-échelle apporte une variance unique non expliquée par l’estime de soi globale.

Validité convergente

Le SEQ démontre une convergence robuste avec d’autres échelles de référence. La sous-échelle d’estime de soi globale présente de fortes corrélations positives (r variant de 0,68 à 0,78) avec l’Échelle d’estime de soi de Rosenberg (RSES) et avec la sous-échelle de valeur globale (General Self-Worth) du Self-Perception Profile for Children (SPPC) de Harter. Les sous-échelles spécifiques (Pairs, École, Famille, Sports, Image corporelle) corrèlent de façon hautement significative (r compris entre 0,55 et 0,72) avec les dimensions homologues du SPPC et avec les mesures de soutien social perçu (mesuré par le Social Support Scale for Children and Adolescents).

Validité discriminante

La validité discriminante est appuyée par des corrélations négatives attendues et substantielles avec les mesures de psychopathologie juvénile. Des niveaux faibles d’estime de soi globale et d’image corporelle sont fortement associés aux scores de dépression (évalués par le Children’s Depression Inventory, r = -0,50 à -0,65) et d’anxiété générale (DuBois et al., 1994, 2002). Les sous-échelles familiale et des pairs corrèlent négativement avec les problèmes de comportement externalisés et les troubles des conduites rapportés par les enseignants et les parents.

Validité prédictive et longitudinale

Les études longitudinales (DuBois et al., 1998, 2002) démontrent que les scores initiaux au SEQ prédisent de manière prospective l’adaptation psychosociale, la réussite académique (moyennes scolaires cumulées) et l’absence de décrochage sur des périodes de deux à trois ans, y compris après contrôle statistique des niveaux initiaux de détresse psychologique. Ces résultats confirment le rôle déterminant du construit mesuré dans l’ajustement à long terme.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés métrologiques de fidélité du SEQ ont été documentées de façon exhaustive dans des échantillons totalisant plusieurs milliers de préadolescents :

Cohérence interne

Les indices de cohérence interne mesurés par le coefficient alpha de Cronbach sont systématiquement satisfaisants à excellents selon les critères conventionnels :

  • Relations avec les pairs (8 items) : α = 0,82 à 0,86
  • Domaine scolaire (8 items) : α = 0,83 à 0,87
  • Environnement familial (8 items) : α = 0,84 à 0,89
  • Compétences sportives/athlétiques (6 items) : α = 0,78 à 0,84
  • Image corporelle (4 items) : α = 0,75 à 0,82
  • Estime de soi globale (8 items) : α = 0,81 à 0,87
  • Échelle totale composite (42 items) : α = 0,91 à 0,94

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

La stabilité test-retest a été évaluée à différents intervalles temporels. Sur un intervalle court de 2 à 4 semaines, les coefficients de corrélation test-retest oscillent entre 0,76 et 0,88 pour l’ensemble des sous-échelles, témoignant d’une remarquable constance de la mesure en l’absence d’événement de vie majeur. Sur des intervalles longitudinaux plus longs (de 6 mois à 1 an), les coefficients se maintiennent entre 0,55 et 0,70, ce qui reflète à la fois la stabilité du trait et la sensibilité de l’instrument aux variations développementales et contextuelles inhérentes à l’adolescence.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure interne du SEQ a été rigoureusement analysée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) dès sa phase de standardisation (DuBois et al., 1996) :

Modélisation confirmatoire et adéquation empirique

Les analyses factorielles confirmatoires ont mis en concurrence plusieurs modèles concurrents : un modèle unidimensionnel à un facteur général, un modèle orthogonal à facteurs indépendants, un modèle oblique à six facteurs corrélés et un modèle hiérarchique incluant un facteur général d’estime de soi de second ordre coiffant les facteurs spécifiques. Le modèle à six facteurs corrélés et le modèle hiérarchique de second ordre ont tous deux montré une excellente adéquation aux données empiriques, surpassant nettement le modèle unidimensionnel :

  • Chi-carré normé (χ²/df) : < 2,5
  • Comparative Fit Index (CFI) : 0,92 à 0,95
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : 0,91 à 0,94
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,042 à 0,051 (intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,038 et 0,056)

Saturations factorielles des items

Toutes les saturations factorielles standardisées (λ) des items sur leurs dimensions respectives sont statistiquement significatives (p < 0,001) et substantielles, oscillant majoritairement entre 0,48 et 0,82. Aucun item ne présente de saturation croisée inadéquate (cross-loading) excédant le seuil critique de 0,30 sur une dimension théoriquement non ciblée. L’invariance factorielle de mesure (configurale, métrique et scalaire) a également été étayée selon le genre et les groupes ethniques majeurs, démontrant que les concepts mesurés possèdent la même signification psychologique entre garçons et filles durant l’adolescence précoce.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le SEQ se caractérise par des modalités de passation et de cotation simples et standardisées :

  • Type d’évaluation : Questionnaire auto-rapporté (self-report inventory).
  • Population cible : Enfants et adolescents âgés de 9 à 15 ans (de l’école élémentaire supérieure au premier cycle du secondaire).
  • Nombre total d’items : 42 énoncés concis et clairs rédigés à la première personne du singulier.
  • Format et échelle de réponse : Échelle de Likert à 4 points :
    • Strongly Disagree (SD — Fortement en désaccord)
    • Disagree (D — En désaccord)
    • Agree (A — D’accord)
    • Strongly Agree (SA — Fortement d’accord)
  • Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes en passation individuelle ou collective (en classe ou en ligne).
  • Procédure de cotation :
    • Chaque item est coté de 1 à 4 points.
    • Pour les items formulés positivement, l’attribution des points est la suivante : SD = 1, D = 2, A = 3, SA = 4.
    • Items inversés : Les items libellés de manière négative doivent obligatoirement être recodés à l’envers avant le calcul des scores (SD = 4, D = 3, A = 2, SA = 1). Il s’agit des items : 9, 11, 12, 15, 22, 28, 29, 30, 40, et 42.
    • Calcul des sous-échelles : Les scores moyens ou totaux sont calculés pour chaque domaine :
      • Pairs (Peers) : items 1, 7, 13, 19, 25, 30*, 35, 39.
      • École (School) : items 2, 8, 14, 20, 26, 31, 36, 40*.
      • Famille (Family) : items 3, 9*, 15*, 21, 27, 32, 37, 41.
      • Sports / Activités physiques (Sports/Athletics) : items 5, 11*, 17, 23, 28*, 33.
      • Image corporelle (Body Image) : items 4, 10, 16, 22*.
      • Estime de soi globale (Global Self-Esteem) : items 6, 12*, 18, 24, 29*, 34, 38, 42*.

      (* Indique un item à cotation inversée).

    • Un score plus élevé reflète une estime de soi plus favorable dans la dimension concernée ou au niveau global.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1994 (publications préliminaires) ; standardisation complète publiée en 1996 dans le Journal of Research on Adolescence.
  • Statut des droits et accessibilité : Le questionnaire a été élaboré dans un cadre académique et de recherche subventionnée. Les auteurs accordent généralement l’autorisation d’utiliser l’instrument à des fins de recherche non commerciale, d’enseignement ou d’évaluation clinique standard, sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse des travaux originaux de DuBois et al. (1996).
  • Tarification : Gratuit pour une utilisation académique et scientifique. L’outil intégral avec ses instructions de cotation est également reproduit dans des recueils d’instruments axés sur l’évaluation des forces psychosociales (ex. Simmons & Lehmann, 2013).
  • Contact et demandes : Les chercheurs souhaitant des protocoles informatisés ou des tables de normes spécifiques peuvent contacter directement David L. DuBois ([email protected]).

12. Références / References

Les publications fondatrices et études psychométriques de référence relatives au Self-Esteem Questionnaire incluent :

  • DuBois, D. L., Felner, R. D., Sherman, M. D., & Bull, C. A. (1994). Socio-environmental experiences, self-esteem, and emotional/behavioral problems in early adolescence. American Journal of Community Psychology, 22(3), 371–397. https://doi.org/10.1007/BF02506871
  • DuBois, D. L., Felner, R. D., Brand, S., & Phillips, R. C. (1996). Early adolescent self-esteem: A developmental–ecological framework and assessment strategy. Journal of Research on Adolescence, 6(4), 543–579.
  • DuBois, D. L., Bull, C. A., Sherman, M. D., & Roberts, M. (1998). Self-esteem and adjustment in early adolescence: A social-contextual perspective. Journal of Youth and Adolescence, 27(5), 557–583. https://doi.org/10.1023/A:1022830819777
  • DuBois, D. L., & Tevendale, H. D. (1999). Self-esteem in childhood and adolescence: Vaccine or epiphenomenon? Applied and Preventive Psychology, 8(2), 103–117. https://doi.org/10.1016/S0962-1849(99)80002-8
  • DuBois, D. L., Felner, R. D., Brand, S., & George, G. R. (1999). Profiles of self-esteem in early adolescence: Identification and investigation of adaptive correlates. American Journal of Community Psychology, 27(6), 899–932. https://doi.org/10.1023/A:1022204918520
  • DuBois, D. L., Burk-Braxton, C., Swenson, L. P., Tevendale, H. D., Lockerd, E. M., & Moran, B. L. (2002). Getting by with a little help from self and others: Self-esteem and social support as resources during early adolescence. Developmental Psychology, 38(5), 822–839. https://doi.org/10.1037/0012-1649.38.5.822
  • Simmons, C. A., & Lehmann, P. (Eds.). (2013). Tools for strengths-based assessment and evaluation. New York, NY: Springer Publishing Company, pp. 506–508.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: Strongly Disagree (SD), Disagree (D), Agree (A), Strongly Agree (SA)

  1. I am as popular with kids my own age as I want to be.
  2. I am as good a student as I would like to be.
  3. I am happy about how much my family likes me.
  4. I am happy with the way I look.
  5. I am as good at sports/physical activities as I want to be.
  6. I am happy with the way I can do most things.
  7. I am as good as I want to be at making new friends.
  8. I am doing as well on school work as I would like to do.
  9. I am too much trouble to my family.
  10. I like my body just the way it is.
  11. I wish I was better at sports/physical activities.
  12. I sometimes think I am a failure (a “loser”).
  13. I have as many close friends as I would like to have.
  14. I am good enough at math.
  15. I get in trouble too much at home.
  16. I feel good about my height and weight.
  17. I feel OK about how well I do when I participate in sports/activities.
  18. I am happy with myself as a person.
  19. I am as well liked by other kids as I want to be.
  20. I am as good at reading and writing as I want to be.
  21. I feel OK about how important I am to my family.
  22. I wish I looked a lot different.
  23. I am happy about how many different kinds of sports/physical activities I am good at.
  24. I am the kind of person I want to be.
  25. I feel good about how well I get along with other kids.
  26. I get grades that are good enough for me.
  27. I get along as well as I would like to with my family.
  28. I wish it were easier for me to learn new kinds of sports/physical activities.
  29. I often feel ashamed of myself.
  30. I wish my friends liked me more than they do.
  31. I feel OK about how good of a student I am.
  32. My family pays enough attention to me.
  33. I participate in as many different kinds of sports/physical activities as I want to.
  34. I like being just the way I am.
  35. I feel good about how much my friends like my ideas.
  36. I do as well on tests in school as I want to.
  37. I am happy with how much my family loves me.
  38. I am as good a person as I want to be.
  39. I feel OK about how much other kids like doing things with me.
  40. I get too many bad grades on my report cards.
  41. I feel good about how much my family cares about my ideas.
  42. I wish I had more to be proud of.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Questionnaire d’estime de soi. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-estime-de-soi-seq/
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’estime de soi.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-estime-de-soi-seq/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’estime de soi.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-estime-de-soi-seq/.