Questionnaire d’espoir et de désespoir

Le Questionnaire d’espoir et de désespoir (Hopefulness-Hopelessness Questionnaire, HHQ) est un outil psychométrique de 10 items conçu par le groupe de recherche de Jim Orford à l’Université de Birmingham. Il évalue l’espérance et la résignation des proches confrontés aux addictions d’un membre de leur famille.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 9, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 9, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire d’espoir et de désespoir (Hopefulness-Hopelessness Questionnaire, HHQ) est un instrument psychométrique développé spécifiquement pour évaluer le niveau d’optimisme, d’espérance et de résignation éprouvé par les membres de l’entourage (proches, conjoints, parents) d’une personne souffrant d’un trouble de l’usage de substances psychoactives (alcool, drogues illicites) ou de jeu pathologique. Conçu initialement par P. D. Micallef (1995) et formalisé par le groupe de recherche Alcohol, Drugs, Gambling and Addiction Research Group sous la direction de Jim Orford à l’Université de Birmingham, cet outil s’inscrit au sein d’une batterie d’évaluations standardisées adossée au modèle théorique Stress-Strain-Coping-Support (SSCS).

Composé de 10 items, le HHQ utilise une échelle de réponse ordinale de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly agree), incluant un point neutre d’indécision (3 = « Ne sait pas » / Don’t know). Le questionnaire évalue une dimension bipolaire de l’espérance face à la trajectoire de rétablissement du proche, articulée autour de deux composantes complémentaires : l’anticipation positive du futur et de la réhabilitation (espoir, items 1, 5, 8, 9, 10) versus la peur de la chronicité, la désillusion et le sentiment d’impuissance (désespoir, items inversés 2, 3, 4, 6, 7).

Sur le plan des propriétés psychométriques, le HHQ démontre une excellente consistance interne, attestée par des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,82 et 0,88 selon les échantillons cliniques. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires appuient soit une structure unifactorielle bipolaire robuste, soit une solution à deux facteurs corrélés (« Espoir » vs « Désespoir »). L’outil possède une validité convergente substantielle avec les mesures de détresse psychologique générale (SRQ, GHQ-12) et les stratégies de coping passif ou d’adaptation tolérante, tout en démontrant une sensibilité clinique éprouvée pour mesurer les effets des interventions d’aide aux familles, notamment la méthode en cinq étapes (5-Step Method).

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire d’espoir et de désespoir, Hopefulness-Hopelessness Questionnaire, HHQ, entourage de toxicomanes, proches d’alcooliques, modèle SSCS, fardeau familial, addiction, espérance, impuissance apprise, psychométrie.

3. Auteurs / Authors

Le Hopefulness-Hopelessness Questionnaire est le fruit des travaux conduits au sein du Alcohol, Drugs, Gambling and Addiction Research Group (École de psychologie, Université de Birmingham, Royaume-Uni), en collaboration avec l’Université de Bath. Les chercheurs clés ayant développé et validé l’échelle sont :

  • P. D. Micallef : Psychologue clinicien, auteur des premiers travaux d’évaluation empirique sur les familles d’usagers de drogues illicites (Doctorat en psychologie clinique, Université de Birmingham, 1995).
  • Jim Orford : Professeur émérite de psychologie clinique et communautaire à l’Université de Birmingham, pionnier international de l’étude de l’impact des addictions sur les familles et principal concepteur du modèle Stress-Strain-Coping-Support.
  • Lorna Templeton : Chercheuse en psychologie sociale et clinique, spécialisée dans les interventions familiales et le soutien aux aidants confrontés à l’addiction (Université de Bath).
  • Richard Velleman : Professeur émérite de psychologie de la santé mentale à l’Université de Bath et consultant clinicien, cofondateur du réseau Addiction and the Family International Network (AFINet).
  • Arlene Copello : Professeure de recherche en psychologie clinique à l’Université de Birmingham et au Birmingham and Solihull Mental Health NHS Foundation Trust, experte de la mise en œuvre des interventions familiales et de la 5-Step Method.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du HHQ est de quantifier le degré d’espérance ou de détresse prospective vécu par un membre de la famille ou un proche significatif (Concerned Significant Other – CSO) vis-à-vis des problèmes d’addiction d’un parent (conjoint, enfant adulte, parent, frère/sœur). Vivre aux côtés d’un individu aux prises avec une dépendance sévère à l’alcool, aux drogues ou au jeu génère un stress chronique particulièrement érodant. Ce contexte relationnel instable entraîne fréquemment des oscillations affectives violentes, alternant entre l’illusion d’un changement imminent et la résignation la plus totale devant des rechutes récurrentes.

Dans le domaine de la recherche en addictologie, le HHQ a été conçu pour combler un vide méthodologique criant. Avant sa formalisation, la plupart des outils mesuraient soit les symptômes psychopathologiques généraux du proche (dépression, anxiété mesurées par exemple via le General Health Questionnaire), soit les comportements manifestes de consommation du dépendant. Le HHQ apporte une lentille phénoménologique spécifique : il capte la tonalité cognitive prospective du proche, c’est-à-dire sa capacité subjective à envisager un avenir viable, le sentiment d’efficacité perçu dans le rétablissement de son parent et le risque d’écroulement vers un désespoir paralysant.

Sur le plan clinique, l’instrument remplit trois fonctions majeures :

  • Évaluation initiale des besoins de l’aidant : Identifier rapidement les proches en état d’épuisement psychologique avancé ou de démoralisation chronique. Un score très faible d’espérance indique un risque élevé de rupture du lien social, de dépression majeure ou d’épuisement émotionnel (burnout de l’aidant).
  • Ciblage des interventions thérapeutiques : Les données du HHQ permettent d’adapter les entretiens cliniques (notamment dans le cadre d’interventions brèves ou de thérapies systémiques familiales). Le thérapeute peut explorer les croyances dysfonctionnelles associées aux items de désespoir (par exemple, le sentiment que le proche ne changera « jamais » ou le sentiment de porter seul la responsabilité de sa guérison).
  • Mesure d’efficacité des programmes d’accompagnement : Le HHQ constitue un indicateur de changement sensible utilisé pour évaluer l’efficacité de dispositifs tels que la 5-Step Method, les groupes Al-Anon ou les programmes de guidance parentale. L’un des objectifs centraux de ces programmes est précisément de restaurer un sentiment de contrôle personnel et un espoir réaliste (distingué de l’optimisme aveugle ou de la codépendance).

5. Construit psychologique / Construct

Le HHQ mesure le construit d’espérance relationnelle versus désespoir situationnel face à l’addiction d’un proche. Contrairement aux échelles d’espoir dispositionnel classique (comme l’échelle d’espoir de C. R. Snyder) qui évaluent un trait général de personnalité centré sur les objectifs personnels de l’individu, le HHQ évalue un état cognitivo-affectif contextualisé, dyadique et orienté vers autrui.

Le construit s’articule autour de deux pôles dialectiques :

La dimension d’espérance (Hopefulness)

Cette composante positive regroupe les croyances selon lesquelles une évolution favorable demeure possible, que les ressources individuelles et familiales peuvent converger vers une amélioration tangible, et que l’identité authentique du proche peut être recouvrée au-delà des altérations induites par la dépendance. Elle s’illustre par :

  • L’anticipation d’un renouveau temporel : La capacité à se projeter dans un futur dégagé de la crise constante provoquée par l’addiction (item 1 : « I am now starting to anticipate a new future »).
  • L’optimisme téléologique : La croyance profonde que les épreuves actuelles peuvent déboucher sur une maturation ou une issue positive pour le proche dépendant (item 5 : « I believe that out of this will come something really good for my relative »).
  • La perception de signaux de rétablissement : La reconnaissance sensible des progrès empiriques et des améliorations concrètes du contexte familial (item 8 : « Things are beginning to pick up » ; item 10 : « I feel more positive about things now »).
  • La réémergence relationnelle de la personne : Le sentiment de retrouver l’être cher sous le masque des comportements d’addiction (item 9 : « I’m starting to get back the person I knew »), ce qui renforce l’attachement sécurisant et la motivation à maintenir le lien de soutien.

La dimension de désespoir (Hopelessness)

À l’opposé du continuum, le désespoir traduit l’expérience de la résignation, de l’amertume et de la fatalité. Cette dimension reflète l’épuisement des mécanismes adaptatifs de l’aidant et son sentiment que toute action est devenue futile face à une trajectoire destructrice inexorable :

  • L’anxiété prospective paralysante : L’appréhension diffuse quant à la survie ou à la capacité d’adaptation du proche (item 2 : « I’m fearful about how my relative will get on »).
  • La perception d’inconscience ou de déni chez le proche : Le constat amer que le membre de la famille n’adopte pas une posture suffisamment mature ou lucide envers sa maladie (item 3 : « My relative’s not looking at things seriously enough »).
  • Le pessimisme immédiat : L’absence totale de perspective d’apaisement à court terme (item 4 : « I’m pessimistic about the immediate future »).
  • Le sentiment d’enlisement irréversible : La conviction d’une absence définitive d’issue et de blocage statique (item 6 : « There’s never going to be any change, my relative’s stuck »).
  • L’anticipation d’une issue fatale ou terminale : La crainte permanente que la consommation de toxiques ne s’interrompe que par la mort de l’individu (item 7 : « I worry that my relative’s going to go on drinking/taking drugs until the end »).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le HHQ puise ses fondements conceptuels principalement dans le modèle Stress-Strain-Coping-Support (SSCS) élaboré par Orford, Velleman, Copello et Templeton (2005, 2010), tout en entretenant des passerelles directes avec la théorie du désespoir de Beck et la théorie de l’impuissance apprise de Seligman.

Le modèle Stress-Strain-Coping-Support (SSCS)

Le modèle SSCS postule que la vie aux côtés d’un proche dépendant soumet la famille à un stress chronique majeur, caractérisé par des comportements perturbateurs, des incertitudes financières, des conflits interpersonnels et la stigmatisation sociale. Ce stress entraîne chez le membre de l’entourage une tension psychologique et physique profonde (strain), susceptible de se manifester par des symptômes somatiques, de l’anxiété ou de la dépression.

Dans ce modèle, les manières dont l’aidant fait face (coping) et le soutien social dont il bénéficie (support) exercent un rôle modérateur déterminant. L’espérance et le désespoir agissent à la fois comme des variables médiatrices et des indicateurs d’état : un état de désespoir prolongé conduit généralement à un coping désengagé ou résigné, ou à l’inverse à des conduites de contrôle tyranniques et infructueuses, amplifiant la détresse de l’ensemble du système familial. La restauration de l’espoir (HHQ) marque le passage d’une réaction passive de survie à un processus d’adaptation actif et constructif.

Comparaison avec le modèle de Beck et la théorie de l’espoir de Snyder

Dans l’approche cognitive de la dépression développée par Aaron T. Beck, le désespoir est défini comme un ensemble d’attentes négatives concernant soi-même et son avenir personnel (mesuré classiquement par la Beck Hopelessness Scale, BHS). Le HHQ applique et réoriente ce paradigme : le désespoir n’est pas uniquement intrapsychique ou auto-référentiel, il est systémique et relationnel. Le membre de la famille projette ses attentes négatives non pas sur ses propres capacités cognitives intrinsèques, mais sur l’évolution pathologique de l’autre et sur l’issue de la relation dyadique.

Par ailleurs, au regard de la Hope Theory de C. R. Snyder (articulée autour des composantes Agency [volonté/détermination] et Pathways [capacité à planifier des voies d’action]), le HHQ montre que dans le contexte de l’addiction, l’agentivité personnelle du proche se trouve régulièrement heurtée au libre arbitre de l’usager dépendant. Ainsi, l’espoir mesuré par le HHQ intègre une acceptation de l’incertitude conjuguée au maintien d’une foi fondamentale en la résilience humaine.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du HHQ ont été documentées à travers plusieurs cohortes de recherche clinique au Royaume-Uni, en Italie, au Mexique et en Australie, notamment dans les études d’évaluation du modèle SSCS (Orford et al., 2005, 2010).

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente du HHQ a été solidement établie par sa corrélation avec divers instruments validés évaluant la santé mentale et le coping familial :

  • Corrélations négatives avec la détresse psychologique : Le score global du HHQ présente des corrélations négatives statistiquement significatives avec le Symptom Rating Test (SRT ; r = -0,48 à -0,62, p < 0,001) ainsi qu’avec le General Health Questionnaire (GHQ-12 ; r = -0,45 à -0,55), démontrant qu’un niveau élevé d’espérance est fortement associé à une réduction des symptômes d’anxiété et de somatisation chez l’aidant.
  • Corrélations avec les styles de coping (Coping Questionnaire – CQ) : L’espérance (HHQ) est corrélée positivement avec les stratégies de coping assertif et de prise de distance émotionnelle constructive (positive coping). À l’inverse, le désespoir présente de fortes corrélations positives avec le coping tolérant/passif (résignation, inaction) et le coping conflictuel acharné.
  • Corrélation avec le fardeau familial : Les scores faibles au HHQ corrèlent de façon substantielle avec des indices élevés de fardeau perçu mesurés par la Family Burden Scale.

Validité discriminante

Le HHQ parvient à discriminer efficacement les familles bénéficiant d’un réseau de soutien formel ou informel de celles souffrant d’isolement social sévère. De plus, il distingue les proches dont l’usager est engagé dans un processus thérapeutique actif (scores moyens significativement plus élevés en espérance) de ceux dont le parent est en phase de consommation active non accompagnée ou de rupture de soins.

Sensibilité au changement (Validité prédictive et longitudinale)

Dans les essais longitudinaux évaluant l’efficacité de la 5-Step Method (Copello et al., 2010 ; Orford et al., 2014), le HHQ a démontré une excellente sensibilité au changement thérapeutique. Les scores moyens augmentent de façon statistiquement significative (gains de l’ordre de d de Cohen = 0,50 à 0,75) entre la ligne de base et le suivi à 3 mois, même dans les situations où la consommation de substances du proche dépendant n’a pas immédiatement cessé. Cette sensibilité prouve que l’outil capte véritablement le rétablissement psychologique propre du membre de la famille.

8. Fidélité / Reliability

L’exactitude et la précision de la mesure du HHQ reposent sur des indicateurs de fidélité robustes rapportés dans la littérature psychométrique :

Consistance interne

  • Dans la recherche princeps de Micallef (1995), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 10 items s’élevait à 0,86, témoignant d’une excellente cohérence interne.
  • Dans les études de standardisation conduites par Orford et ses collaborateurs (2005) auprès d’un échantillon diversifié de 200 proches de personnes ayant des problèmes d’alcool ou de drogues, l’alpha de Cronbach global atteignait 0,84 (les valeurs oscillant entre 0,82 et 0,87 selon les sous-groupes de parents et de conjoints).
  • Les coefficients de corrélation item-total corrigés sont tous supérieurs au seuil conventionnel de 0,40, se situant majoritairement entre 0,48 et 0,72. L’exclusion d’aucun des 10 items n’entraîne d’augmentation notable de l’alpha global, confirmant la pertinence de chaque énoncé au sein de l’échelle.

Fidélité test-retest

Sur des groupes de contrôle n’ayant pas reçu d’intervention thérapeutique immédiate, évalués à un intervalle de 6 à 12 semaines, le coefficient de corrélation intra-classe (CCI) test-retest s’est établi à r = 0,76 (p < 0,001), indiquant une stabilité temporelle satisfaisante pour un construit réactif aux événements de vie et au climat relationnel familial.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les investigations psychométriques de la structure interne du HHQ ont fait l’objet de plusieurs analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

L’extraction factorielle initiale (analyse en composantes principales avec rotation Varimax et Oblimin) fait systématiquement ressortir deux facteurs principaux possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1 (critère de Kaiser), expliquant conjointement plus de 58 % de la variance totale :

  • Facteur 1 (« Espérance » / Hopefulness) : Regroupe les items formulés positivement (items 1, 5, 8, 9, 10). Les saturations factorielles sur cette dimension s’échelonnent de 0,65 à 0,84. L’item 10 (« I feel more positive about things now ») et l’item 8 (« Things are beginning to pick up ») présentent les charges factorielles les plus élevées.
  • Facteur 2 (« Désespoir et résignation » / Hopelessness) : Regroupe les 5 items formulés négativement (items 2, 3, 4, 6, 7). Les saturations factorielles s’étendent de 0,58 à 0,79. L’item 6 (« There’s never going to be any change, my relative’s stuck ») et l’item 4 (« I’m pessimistic about the immediate future ») constituent les marqueurs les plus discriminants de ce pôle.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Bien que deux composantes distinctes émergent en raison de la polarité directionnelle des énoncés (effet de méthode classique lié au sens de formulation des items), les travaux d’Orford et al. (2005, 2010) démontrent que le modèle à deux facteurs corrélés de premier ordre ou le modèle à un facteur général de second ordre (Espérance bipolaire) présentent d’excellents indices d’adéquation aux données :

  • Chi-deux rapporté aux degrés de liberté : $\chi^2/df < 2,1$
  • Comparative Fit Index (CFI) : > 0,94
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : > 0,92
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : < 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : [0,03 ; 0,08])
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : < 0,05

Ces données confirment la légitimité théorique et psychométrique d’un calcul de score global unidimensionnel par inversion des cinq items de désespoir, tout en autorisant une lecture clinique séparée des sous-échelles d’espoir et de résignation lorsque l’analyse fine des profils l’exige.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le Hopefulness-Hopelessness Questionnaire (HHQ) est un auto-questionnaire standardisé court, administrable sous format papier-crayon ou informatisé.

  • Population cible : Adultes (conjoints, parents, enfants adultes, fratrie, proches aidants) d’un individu présentant un trouble d’addiction à l’alcool, aux drogues ou au jeu.
  • Nombre d’items : 10 énoncés concis.
  • Format d’administration : Auto-passation individuelle (temps de passation estimé : 2 à 4 minutes).
  • Échelle de cotation Likert (5 points) :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Ne sait pas (Don’t know)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Procédure de calcul du score et inversion :
    • Les items 1, 5, 8, 9 et 10 sont rédigés positivement (score direct : 1 à 5 points).
    • Les items 2, 3, 4, 6 et 7 doivent faire l’objet d’une cotation inversée : un score de 5 devient 1, un score de 4 devient 2, le score de 3 demeure inchangé (3), un score de 2 devient 4, et un score de 1 devient 5.
    • Score total : Somme des 10 items après inversion. L’étendue théorique du score total varie de 10 à 50 points.
    • Interprétation : Un score total élevé reflète un degré élevé d’espérance, de confiance et d’optimisme face à la situation. Un score total bas traduit un désespoir marqué, un découragement sévère et un sentiment d’impasse thérapeutique ou personnelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial : 1995 (Thèse de doctorat en psychologie clinique de P. D. Micallef, Université de Birmingham).
  • Formalisation et publication de référence : 2005 (Jim Orford, Lorna Templeton, Richard Velleman et Arlene Copello, revue Addiction).
  • Copyright et propriété intellectuelle : Alcohol, Drugs, Gambling and Addiction Research Group, École de psychologie, Université de Birmingham, Royaume-Uni.
  • Conditions d’utilisation et tarification : Le HHQ est un instrument libre de droits et gratuit pour la recherche scientifique et la pratique clinique non commerciale. Les concepteurs et le réseau AFINet (Addiction and the Family International Network) encouragent l’utilisation ouverte de leur batterie d’évaluation standardisée (incluant le questionnaire de coping et le questionnaire de soutien social) sous réserve de citer scrupuleusement les publications fondatrices.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études psychométriques relatives au Hopefulness-Hopelessness Questionnaire comprennent :

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale:

5 = Strongly agree, 4 = Agree, 3 = Don’t know, 2 = Disagree, 1 = Strongly disagree

  1. I am now starting to anticipate a new future
  2. I’m fearful about how my relative will get on
  3. My relative’s not looking at things seriously enough
  4. I’m pessimistic about the immediate future
  5. I believe that out of this will come something really good for my relative
  6. There’s never going to be any change‚ my relative’s stuck
  7. I worry that my relative’s going to go on drinking/taking drugs until the end
  8. Things are beginning to pick up
  9. I’m starting to get back the person I knew
  10. I feel more positive about things now

Note: Reverse scoring items 2, 3, 4, 6, and 7.

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 9). Questionnaire d’espoir et de désespoir. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-espoir-desespoir-hhq-2/
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’espoir et de désespoir.” Base de données de psychologie en français, 9 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-espoir-desespoir-hhq-2/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’espoir et de désespoir.” Base de données de psychologie en français. octobre 9, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-espoir-desespoir-hhq-2/.